22.07.2009

Paradis hebdo

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Joyce Carol Oates by Jerry Bauer

 

 

C’était samedi dernier,

 

le deuxième samedi de mai.

 

Comme d’habitude j’ai quitté la maison

 

le cœur joyeux. Il devait être 15h

 

l’heure de l’envol vers le ciel des livres,

 

le Chatelet, la Seine, Saint Michel

 

la place Saint Gibert.

 

 

Chanceux, j’ai trouvé plein d’occasions

 

figurant sur mes innombrables listes.

 

j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite

 

chez Stock, « Aux enfers » de Kathryn Davis

 

une écrivaine américaine très inventive

 

qui enseigne à l’Université Washington

 

de Saint Louis et qu’on présente parfois

 

comme une héritière (de plus) de ma Woolfette.

 

 

Une autre Américaine qui pour beaucoup

 

d’entre nous est la Best of the Best, c’est bien sûr

 

 l’Immensissime Joyce Carol Oates

 

avec « La fille du fossoyeur » un de ses derniers

 

livres, paru en 2007 et édité en France en 2008

 

par Philippe Rey, mais elle a une telle production

 

que ses bibliographies sont rarement à jour.

 

 

 et puis un troisième écrivain américain

 

un autre monstre sacré, William Faulkner.

 

« Domaine » publié en France par les éditions Gallimard,

 

l’année de sa disparition en 1962 dans la collection nrf,

 

est l’avant dernier roman écrit par le maître de New Albany

 

distingué en 1949 par le prix Nobel de littérature,

 

un homme qui avait la passion des femmes (normal, quoi !).

 

 

 

On revient en Angleterre avec une très grande dame

 

du roman policier, Ruth Rendell qui vient de publier

 

en France, un de ses romans les plus aboutis :

 

 « Et l’eau devint sang » en février 2009,

 

aux Editions des Deux Terres.

 

 

Toujours en Angleterre, un écrivain mythique dont l’œuvre

considérable lui vaut aujourd’hui d’être reconnu comme

un des plus grands. Je n’ai pas trouvé « Sauvagerie »

son dernier roman traduit en français donc j’ai choisi :

« Que notre règne arrive » publié aux Editions Denoël,

en 2007.

 

Et pour finir, « Julius Winsome », le premier roman traduit

en français de Gerard Donovan, un écrivain irlandais qui

vit aux Etats-Unis. C’est un véritable hymne à l’amour et

à la nature, publié en février 2009 par les Editions du Seuil.

 

 

Dimanche 17 mai 2009 – 22h11

 

18.07.2009

London

William_Turner_-_Music_Party_Petworth 1835.jpg

Music Party, Petworth 1835, par William Turner

 

 

J’ai retrouvé dans mon carnet

 

sans spirale mais à carreaux

 

rouge et bleu, des adresses qui

 

me font rêver tout haut :

 

 

Citadines, South Kensington.

 

Park Plaza County Hall (London Eye).

 

Grosvenor Kensington Hotel.

 

Waverley House Hotel (Bloomsbury)

 

 

Que des hôtels dans les quartiers où

 

My Queen à moi, my Virginia habitait…

 

 

Plus près de chez nous (est-ce bien sûr ?)

 

j’étais également tenté par « Le Gerbot

 

 d’Avoine » à Saint Quay Portrieux ou

 

le « Ker Izel » à Saint Brieuc.

 

 

J’avais trouvée la chambre,

 

il me manquait just le double…

 

 

 

 

Mercredi 4 mars 2009 – 14h22

 

10.07.2009

Cas isolés

Amy avec Kelly Osbourne.jpg

Amy avec Kelly Osbourne



On the same train.


Il faut dire aussi que je n’ai pas

une grande motivation,

personne à qui plaire.


J’abandonne le site de rencontres

qui m’a seulement permis

de visiter quelques expos

ou de faire des déjeuners sympas.


Pour le reste…

… C’est le grand désert.


Et puis les femmes,

c’est bien de loin,

mais dès qu’elles s’approchent

et qu’elles commencent à parler,

à parler…


C’est vrai qu’une fois enlevées

les bourgeoises prétentieuses

et les fonctionnaires ennuyeuses,

il ne reste plus grand monde :

quelques artistes légèrement

frapadingues, quelques cas isolés…


Je ne me sens aucun avenir comme

dompteur de curiosités.


Jeudi 26 février 2009 – 13h29

Un autre Samedi

Desiring women.jpg

Desiring women

 

 

C’était samedi dernier,

 

le premier samedi de mai.

 

Comme dab’ j’ai marché tout droit,

 

le train et tout jusqu’à Saint Lazare,

 

la place du Chatelet, la Seine et la place

 

Saint Michel qu’un jour on pourra appeler

 

la place Saint Gibert.

 

 

Décidé à ne faire que des emplettes légères,

 

j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite

 

chez Stock, deux écrivaines anglaises,

 

des copines de ma Woolfette :

 

 

« Escales sans nom » un court roman de Vita

 

Sackville-West, publié en France en 1962

 

et réédité en 1987 ;

 

 

 et puis le « Cahier de notes » qui est une sorte

 

de journal tenu par Katherine Mansfield et publié

 

par son mari, en 1938, quinze ans après sa

 

disparition. Il paraitra en France en 1944

 

et sera réédité en 1986 ;

 

 

Ensuite toujours dans la même collection rose,

 

encore une auteure mais cette fois-ci, américaine,

 

c’est : « Reflets dans un œil d’or » de la grandissime

 

Carson McCullers. Ce roman, publié en France

 

en 1945, sera réédité en 2001.

 

Après Stock, on entre chez Actes Sud avec

 

« La réserve » de l’Américain Russel Banks,

 

publiée en France, en 2008.

 

 

On reste aux Etats Unis avec une très grande dame,

 

Paula Fox qui a publié « Parure d’emprunt » en 2008

 

aux Editions Joëlle Losfeld.

 

 

Après, cette escapade Atlantique, je reviens

à mes moutons anglais avec « Le jardin de ciment »

de l’immense Ian McEwan, dont je viens de lire

deux chefs d’œuvre (Expiation et Sur la plage de Chesil)

donc, pourquoi pas trois ?

Il s’agit d’une réédition, en 2008, de la traduction de 1978,

dans la très belle collection Signatures chez Points.

 

Ensuite, je me suis fait un petit plaisir avec un commentaire

de Mrs Dalloway, par Catherine Bernard, publié en 2006,

dans la collection Foliothèque, chez Folio.

Il s’agit en fait d’un essai, suivi d’un dossier complet

réalisés par Catherine Bernard qui est une spécialiste

Woolfinienne, qui a notamment traduit « Journal d’un écrivain ».

 

Enfin pour finir, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur un livre

 rare que je désespérais de trouver un jour, il s’agit de

« Mademoiselle Christina » de l’écrivain magique

et roumain, Mircea Eliade. C’est un roman que j’ai entendu

dire par Jean Topaze, il y a très longtemps sur France Culture,

un moment et des mots inoubliables.

Le roman publié par les remarquables Editions de l’Herne,

en 1978, n’a pas dû être réédité depuis, ce qui est

tout à fait incredible pour une œuvre aussi importante.

 

 

Jeudi  7 mai 2009 – 22h47

 

Goinfre

Goinfre Bruges Aout 2007.jpg

Luikse Wafel

 

On train.

 

 

Encore une semaine qui s’en va

 

et un mois qui finit.

 

 

Le froid est revenu

 

mais c’est pour mieux repartir.

 

 

Mon régime marche bien.

 

J’ai perdu deux kilos

 

en deux semaines.

 

 

C’est vrai que les premiers

 

sont les plus faciles à perdre.

 

 

Bon, je suis content

 

car cette fois, j’ai eu beaucoup

 

de mal à m’y mettre.

 

 

Il faut dire que ces temps ci

 

j’étais du genre goinfre obsessionnel,

 

j’avais tout le temps faim,

 

comme la chatte

 

qui devient à moitié tapée…

 

 

 

 

 

Jeudi 26 février 2009 – 13h25

 

Gris passé

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Denise Milani : Enfin du soleil

 

 

Le temps est gris, humide,

 

ma belle lumière de printemps

 

a reculé devant un soubresaut

 

de l’hiver, mais c’est

 

pour mieux sauter,

 

pour revenir encore plus fort

 

dans nos cœurs incertains.

 

 

Des trains à l’arrêt,

 

une bande de quatre,

 

endormis, j’ai l’impression.

 

 

J’ai entendu le président de la Sorbonne

 

qui m’a fait l’effet d’un pauvre con.

 

 

Comment un individu qui a une vie entière

 

de fonctionnaire, derrière lui,

 

peut comprendre quelque chose

 

au monde d’aujourd’hui ?

 

 

Impossible.

 

 

Mercredi 18 février 2009 – 14h49

 

 

21.06.2009

Chaussures cirées

Vision de Bruges.jpg

Vision de Bruges

 

 

On train again

 

En route pour de nouvelles aventures.

 

 

Les chaussures cirées,

 

le pantalon trop grand,

 

le pull neuf trop serré,

 

le cou découvert,

 

je suis sûr que je vais

 

attraper mal à la gorge.

 

 

Tout ça pour un rendez-vous

 

indéfinissable avec une femme

 

qui a just une tête marrante.

 

 

Ma récompense après,

 

sera d’aller me promener seul,

 

la tête dans les nuages.

 

 

Je survolerai la Seine,

 

atterrirai sur un quai ou l’autre

 

et puis je picorerai quelques images

 

chez les bouquinistes,

 

avant de finir chez Gibert,

 

mon vrai rendez-vous de la journée,

 

avec les livres.

 

 

 

Mercredi 18 février 2009 – 14h42

 

 

 

18.06.2009

Samedi dernier

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Fragment

 

 

C’était samedi dernier,

 

le dernier samedi d’avril.

 

Comme dab’ je suis sorti de chez moi,

 

j’ai marché tout droit, jusqu’à la gare.

 

Il faisait beau, mi-froid.

 

 

J’étais équipé avec le coupe-vent

 

et le carnet pour écrire dans le train.

 

Gare, quai, banc, soleil et vent,

 

quelques lignes, le carnet ouvert,

 

le train arrive, repart, voyage, s’arrête

 

et repart en douceur, jusqu’à Saint Lazare.

 

 

Ligne 14, Chatelet, couloirs, escaliers, couloirs,

 

ruban d’acier, couloirs escaliers.

 

La place du Chatelet, le Zimmer, le théâtre,

 

le pont, le Palais de justice, encore un pont,

 

la place Saint Michel, le kiosque à journaux,

 

et on plonge sur la gauche, chez Gibert.

 

 

Bien sûr quand on est là, obligé de faire

 

affaire, de flairer l’odeur des livres qui

 

parlent et qui m’appellent, les acheter,

 

c’est comme les délivrer, une bonne action,

 

Anne comprendra, les autres me pardonneront.

 

 

donc, j’ai ramené quelques orphelins :

 

« Gloire » de Daniel Kehlmann, un roman

en neuf histoires, traduit de l’allemand par

Juliette Aubert, publié par Actes Sud en 2009.

 

Ensuite « Demain », édité par Gallimard en 2008

est le neuvième roman de Graham Swift,

un écrivain anglais qui truste les récompenses

littéraires les plus prestigieuses.

 

« Ceux qui ne dormaient pas » est le journal

de la période 1944 -1946 de Jacqueline

Mesnil-Amar, réédité en 2009 par Stock,

c’est l’inoubliable récit d’une séparation.

 

Roman d’une époque moins sombre :

« Sorbonne Confidential » a été publié par Fayard,

en 2007. C’est le récit ubuesque de l’apprentissage

en France de la langue anglaise, par la Française

d’origine américaine, Laurel Zuckerman qui d’ailleurs

écrit toujours en anglais

 

Un autre livre traduit de l’américain, c’est :

« Autres électricités » par Ander Monson.

Un livre original, noir et sophistiqué qui fait l’objet

d’une édition très soignée par Le Cherche Midi, en 2009.

 

Et puis après, l’Espagnole Almudena Grandes

qui d’après Mario Vargas Llosa est un des plus grands

écrivains de notre temps. « Le Cœur glacé » son dernier

chef d’œuvre, publié en 2008, en France,  par les éditions

Jean Claude Lattès lui a demandé plus de quatre années

de travail et de recherches.

 

Enfin un livre rare, une monographie ancienne

consacrée à Gustave Moreau, dans la collection

« L’art de notre temps » éditée par La Librairie Centrale

des Beaux-arts. La préface est de Léon Deshairs

et les 48 magnifiques planches hors texte sont accompagnées

d’autant de notices rédigées par Jean Laran.

 

 

Dimanche 3 mai 2009 – 0h34

 

14.06.2009

Le reader digeste

Défilé Ralph Lauren Collection Printemps-Eté.jpg


Défilé Ralph Lauren, collection Printemps-Eté


L’autre jour, j’étais content.

Amoureux sûrement et puis

le soleil, le ciel bleu et tout.

Je passe devant chez

mon soldeur-libraire.


Machinalement, je m’arrête,

regarde dans les casiers,

aperçois quelques nouveautés.


Machinalement, je prends trois livres,

intéressants, anglo-saxons, pas chers.

A la caisse, le patron me fait remarquer

que pour un euro de plus, je peux en prendre

encore deux…


Je ne suis pas contrariant, vous me connaissez.

donc je suis encore rentré, chargé, du boulot,

j’ai ramené avec moi :


Le tome 2 des « Chroniques de San Francisco »

d’Armistead Maupin, le surdoué américain.

C’est un très beau gros livre de 873 pages,

publié par les Editions de l’Olivier en 2006.


Ensuite deux Américaines :

Kathryn Davis, avec « A la lisière du monde »

son sixième roman paru en 2007, en France,

dans la très belle collection La Cosmopolite,

chez Stock.


Kaye Gibbons est née en Caroline du Nord en 1960,

elle a déjà écrit une dizaine de romans.

Elle vit à Raleigh avec son mari et leurs cinq enfants.

« La vie qui m’entoure par Ellen Foster » fait l’objet

d’une édition soignée par Christian Bourgois, en 2006.


Et puis après, une grande de la littérature anglaise :

Elisabeth Taylor avec « Une partie de cache-cache »

un roman de 1951 qui a attendu 1996 pour sa publication

en France aux éditions Rivages.


Enfin Margaret Atwood, la Canadienne

qui vient de s’illustrer avec « La femme comestible »

avait publié « Lady Oracle » en 1976 à Montréal.

La très belle édition française chez Autrement

date de 1997 et est illustrée par le célèbre tableau de

William Strang, « Femme au chapeau rouge » qui me

fait furieusement penser à Vita Sackville-West.


Samedi 25 avril 2009 – 23h43

10.06.2009

Toujours des books

Un jour à Londres.JPG


Un jour à Londres


Ecrire si tôt le matin,

la tête dans les livres,

les pieds dans les nuages,

c’est plutôt agréable.


Après les Puces, je me suis

tourné vers Internet pour

me procurer quelques friandises,

des livres neufs vendus à l’état

d’occasions (comme chez Gib-Gib).


« Les Rêves Barbares du Professeur Collie »

le 2ème roman de Laurel Zuckerman, une

talentueuse et caustique écrivaine américaine

qui semble bien connaitre la France.


Ensuite une autre femme (toujours des femmes :

c’est bien la vie, il y a des femmes partout…)

Une Chicagolienne, Deborah Eisenberg

qui comme Paula Fox et Alice Munro excelle

dans l’art de la nouvelle. Son dernier recueil :

« Le crépuscule des superhéros » vient d’être

joliment publié par les Editions de l’Olivier.


Et puis un essai « Bisexualité et littérature »

écrit par Frédéric Monneyron, Autour de

D. H. Lawrence et Virginia Woolf.


Le parallèle entre mes deux monstres préférés

de la littérature anglaise me semble un sujet d’étude

plutôt prometteur.


Rapidement, pour parler du plaisir infini des livres,

je viens de lire deux œuvres magistrales :


« La saison des pluies » un roman très puissant

de Graham Greene, publié pour la première fois en 1960


et le prodigieux « Sur la plage de Chesil »

de Ian McEwan, publié en 2007, en Angleterre.


Par contre, et pour rester dans la littérature anglaise,

vous pouvez vous abstenir de lire « La compagnie

des loups » d’Angela Carter, c’est décevant, sans plus.


Virginia, je t’aime.

Yes,

la folie, c’est la vie.


Jeudi 23 avril 2009 – 10h41

07.06.2009

Un jour de pluie

Un jour de pluie.jpg


Diane Lane


Un nouveau départ ?


Un jour de pluie

après une nuit de neige.


La Reine des Celtes

en vadrouille à La Rochelle.


Et puis toi qui es là,

avec ton sourire timide

mais décidé.


Tu me tends la main.

J’adore ta douceur

et la tendresse que tu me révèles

un peu plus chaque jour.


Yes, il me reste du temps

avant de te rencontrer,

le temps de parfaire ma ligne

qui en a grand besoin.


Tu es le soleil de mes journées.

Je pense à toi.


Vendredi 13 février 2009 – 8h18

04.06.2009

The common lecteur

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Virginia Woolf by Gisèle Freund


Un reader qui lit,

quoi de plus banal

ma chère Watsone.


J’avais commencé un texte

pour Béatrice et puis elle m’a

négligé, alors j’ai laissé tomber.

ça commençait comme ça :


C’est une femme.

Elle marche, elle part, elle revient.

De loin, je me dis qu’elle est pressée.

J’attends mon café. Le soleil et la foule.

J’ai presque faim.

Nous sommes peu nombreux à la Terrasse

de l’hôtel restaurant du Débarcadère.

En avril, la Bretagne est calme, surtout ici,

à Languenec. C’est simple, il n’y a rien.

Le vent, la houle et des moutons blancs,

la mer commence à se former, on doit être en

attente d’une grande marée…



Pour revenir à des valeurs plus sûres,

je vais parler des mes derniers amis

ramenés des puces de Saint Ouen.


« Le message à la planète » est ma connaissance

le dernier ouvrage publié par Iris Murdoch, en 1989.

J’ai trouvé l’édition publié par la nrf en 1992,

qui est un gros pavé de près de 700 pages (pour 7 €).


Ensuite, j’ai eu de la chance, car si je n’ai pas trouvée

d’œuvre Woolfinienne, j’ai quand même déniché

dans le rayon histoire une jolie édition de « La reine Victoria »

qui est le grand roman historique de Lytton Strachey,

le seul homme (avec Keynes peut être) qui éblouissait

Virginia de son génial talent.


C’est une belle édition de 1952 de la Bibliothèque historique

des éditions Payot. Les pages sont naturellement jaunies,

mais les huit gravures hors texte, sont remarquables.


Lytton Strachey voulait l’épouser.

Je suis fou d’elle.

Virginia mérite qu’on vive pour elle.




Samedi 18 avril 2009 – 23h25

01.06.2009

Other books

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Diane Lane


Une vie emplie de livres,

c’est comme l’écriture d’une vie

C’est franchement beau.


Il y a une nouvelle Diva dans ma vie.

Après Ava Gardner, Jennifer Connelly

et Penelope Cruz, je suis tombé raide

dingue de Diane Lane, pour la transcendance

de sa féminité et pour ses pieds, peut être

les plus beaux d’Hollywood…


Pour revenir à mes Puces de l’autre jour,

j’avais ramenés d’autres trésors :


« Marya » de Joyce Carol Oates, dans la belle

édition rose de 1988 du Nouveau Cabinet

Cosmopolite, chez Stock. Le titre original

« Marya : a life » est plus explicite car pour

la première fois la romancière la plus célèbre

des Etats-Unis parle d’elle.

La traduction d’Anne Rabinovitch qui est également

une grande spécialiste de Virginia Woolf,

est comme d’habitude un régal.


J’ai également eu la chance de trouver une très belle

réédition par la nrf de la traduction de 1954

du « Crépuscule sur l’Italie » un recueil d’essais

écrits par D. H. Lawrence sur le thème de la

transformation de l’Italie, de l’harmonie

du classicisme à l’avènement du machinisme

et de l’égalitarisme. Pour moi, tout ce qu’écrit

Lawrence, c’est comme du miel pour le cerveau…



Et puis un très joli bouquin, d’un format un peu

curieux, un peu carré, avec un superbe dessin

ornant la couverture de « Mrs Moggs va voir la

mer
et autres contes de la colline de Madder»

de Theodore Francis Powys, le frère du célèbre

John Cowper Powys, peut être encore plus déjanté !


Ces contes publiés en 1923 en Angleterre ont attendus

jusqu’en 1990 pour être traduits en français et édités

par Hatier dans la très belle collection Terre Etrangère.



Demain sera bien,

aujourd’hui est mieux…



Mercredi 15 avril 2009 – 23h26

29.05.2009

Books and other pieces

The Shrine by John William Waterhouse.jpg


The Shrine by John William Waterhouse


Hier, un jour d’Avril.

Pâques, j’ai oublié les chocolats.

C’était un beau dimanche de printemps.


Avec Oriane nous sommes partis,

la traversée de la banlieue Nord Ouest,

en bus, c’est exotique. C’était l’heure

des marchés, une chose très sérieuse.


Arrivés aux Puces de Saint Ouen,

nous avons eu l’intuition de la chance.


Droit sur le marché des Rosiers,

après juste une hésitation,

une demande de précision,

nous avons retrouvé la grande Librairie.


Nous sommes repartis chargés.

Bien sûr il n’y avait plus aucun livre

de la Woolfette car j’avais tout pris

la dernière fois, mais quand même,

j’ai trouvé mon bonheur :


« Essais, discours et lettres ouvertes »

ce sont les derniers textes écrits par

William Faulkner, entre 1950 et 1960.

Ce recueil publié par la Random House

en 1965 a été édité par Gallimard en 1969.


J’ai également trouvées deux éditions

intéressantes de Georges Simenon,

« Le coup de lune » un de ses premiers

romans qui parut pour la première fois

en 1933, dans une très belle édition

de 1955 du Club Français du Livre,

préfacée par Gilbert Sigaux.


Et puis « Feux rouges » un grand roman

de la période américaine de Simenon,

édité en 1955 et réédité en 2004 par les

Presses de la Cité avec la très belle

couverture de l’édition originale.


Le bonheur à portée des yeux…



Lundi 13 avril 2009 – 10h49

26.05.2009

Partis

Diane Lane.jpg


Diane Lane


On train.


Partis, à travers

vent, tempête et bourrasques.


Drôle comme je pense à toi,

à tes petits pieds de fée.


Drôle comme tu es là,

même si tu t’en défends.


Tu es quand même là,

pour moi.


Mardi 10 février 2009 – 8h18

23.05.2009

Why ? Why not ?

Thisbe, 1909, John William Waterhouse.jpg


Thisbe (1909) by John William Waterhouse



On train, at San Lazaro Station.

J’ai faim. Ecrire, dit-il !

Why ? Why not ?

Pour qui ? Pour elles ?

Pour toi ?


Vendredi, le soleil annonçait

le souffle du printemps,

Samedi était couvert de neige.

Dimanche réchauffé de soleil

et de bleus gris lumineux.


Aujourd’hui, le froid revient

avec la tempête, sur l’Ouest,

mais j’habite l’Ouest de Paris.


Le vieux teuf-teuf basique,

sans étage, grince comme

un chien asthmatique.

Il se balance d’un boggie

sur l’autre, même à l’arrêt.


Parfois, un grand soupir aigu,

plaintif, un chien fatigué.

La porte est fermée,

encore des gémissements grincés

et des bruits comme des portes

qui claquent.


Nous sommes partis,

quelle aventure !


Pas beaucoup dormi,

j’irai bien me coucher,

là-bas, dans tes bras.

J’aime trop quand tu es jalouse,

comme un hommage.



Lundi 9 février 2009 – 13h06

22.05.2009

Bonne nouvelle

Bonne nouvelle Penelope Cruz.jpg



Entendu Sarko hier soir,

de bonnes idées et de belles paroles,

mais comme d’habitude,

l’action est reportée à plus tard.


La bonne nouvelle de la journée,

c’était toi, bien sûr.

Tes mots emplis de douceur,

ton attente, tes yeux concentrés sur l’écran

et tes jolies mains qui dessinent

le début d’arabesques nouvelles.


Je me tue à le dire depuis quelques jours,

mais le printemps est presque là.

Hier soir, quand je rentrais à la maison,

le ciel ne trompait pas,

malgré le jour qui déclinait,

il y avait une sorte de béatitude

parmi les nuages,

une intensité lumineuse,

imparablement printanière.

Yes, it is.


Pour une fois que je trouve une femme

sincère et non pas une qui ment comme

elle respire, c’est toujours étonnant

la rectitude et la simplicité de la vérité,

cela donne comme une impression de fragilité.


Le besoin de douceur, ça c’est une grande chose,

un vrai manque spirituel, le truc qui fait qu’on

tend les bras, qu’on cherche avec les yeux

celle qui déjà nous enveloppe de son inimitable

tendresse de femme.

Really incomparable.



Vendredi 6 février 2009 – 8h16

20.05.2009

Exigences

Le Titien Venus d'Urbino 1538.jpg


La Venus d'Urbino par Le Titien en 1538


On board, at 13h25.

Le train, la pluie,

le ciel qui s’éclaire.


J’aperçois l’ombre du printemps.

Ce n’est pas l’heure, je sais,

mais le principal est d’y croire.


Bon,

beaucoup de travail en ce moment,

c’est bien,

pendant que la Reine

des Celtes s’éloigne,

cela me lave la tête.


Les sapins sont grands,

le long des voies,

à la gare d’Asnières.


Ce sont des thuyas, mais quand même

cela a un petit air de forêt noire,

le pays de là-bas,

où règne une Française

au nom Scandinave.


La mer, la Seine se baigne,

couleur de fin d’hiver,

un vent qui tourne au gris.


Des immeubles et des trains.

Beaucoup de bleus, quelques rouges

et des verts qui vont plus loin,

jusqu’à la mer, en Normandie.


Dans ma boite à lettres,

beaucoup de messages sans réponse,

des mammifères supérieurs femelles

qui attendent sans attendre.


Derrière la douceur des mots

se cachent de terribles exigences.


Il n’y a pas à dire,

elles sont trop femmes

ces femmes-là.


Une seule rayonne,

pourvu que ça dure !



Jeudi 5 février 2009

17.05.2009

Gabriella

gabriellecilmi.jpg




Gabriella Cilmi, c’est le sourire entre les mots.

Un coup de soleil italien qui s’est posé en Australie.

Une voix aussi chaude et aussi puissante,

c’est du miel à sentiments.


Je ne me lasse pas d’écouter Sweet about me,

Nothing sweet about me,

qu’elle a enregistré à 17 ans et qui est sorti

il y a tout juste un an, en Australie et en Angleterre

où elle habite maintenant.


Une voix pour le blues comme quand elle chante

« Sit in the blues »

The way I feel

And what I know

Cause I can’t explain

What’s going down



What I can’t let go.


Une voix,

un rayon de soleil.


C’est quoi le bonheur ?


Mardi 3 mars 2009

14.05.2009

C’était hier

Poucette attend.JPG


Poucette


On train.


Je vais t’écrire, c’est sûr.

Un truc du genre :

Surpris de recevoir un message de toi,

je croyais que tu étais restée bloquée

sur une planète lointaine,


sans possibilité d’envoyer

un signe de vie, par internet

ou par téléphone, une barrière

terrible t’empêchait même

de répondre à mes SMS.


J’ai du mal à comprendre ton attitude.

J’ai beau être habitué

à la dureté des femmes,

je me suis retrouvé devant un grand

point d’interrogation.


La seule explication à l’absolu silence

est que tu as passé ces quatre jours

avec un homme dont tu es amoureuse.


Dans ces situations là,

les femmes oublient tout.


Certaines arrivent même

à oublier leurs enfants,

alors une vague connaissance Internetaire,

tu penses, quelle importance !


Enfin, ce n’est pas grave,

juste des rêves égarés

et des pensées perdues.


Le principal c’est que tu aies

bien profité de ces journées poitevines

où tu as côtoyé les sommets de la félicité.


La chatte me regarde.

Elle connaît le mystère

de l’insondable profondeur

de l’âme féminine.


Mais, rassure-toi,

elle ne dira rien.


Pensées en pointillés.



Mercredi 4 février 2009 - 13h55

11.05.2009

Pulsion

Denise Milani.jpg


Denise Milani


On train.


Quelques mots,

juste pour dire,

juste pour écrire,

réflexe nostalgique,

pulsion d’envie de vivre.


At the moment, je navigue

au point mort,

j’erre sur mon aire,

impulsion minimale,

résultat… Invisible !


Pas trop terrible l’horizon,

le soleil est comme qui dirait voilé.


Heureusement, j’ai beaucoup de travail

en ce moment donc je n’ai pas le temps

de ne penser à rien.


Le seul point positif, c’est la lumière,

les jours qui rallongent

qui nous rapprochent du printemps,

le renouveau, enfin !


Repartir pour un tour,

avec de nouvelles fleurs,

des feuilles vertes et tout

et puis des familles d’oiseaux

qui s’agrandissent…


C’est tout,

c’est peu

et c’est beaucoup.


Mercredi 4 février 2009 - 8h16

09.05.2009

Don’t make me over

gabriella_cilmi_2029456 à Chelmsford England aout 2008.jpg


Gabriella Cilmi en aout 2008, à Chelmsford – England


On train.

Ca y est, je commence
un régime drastique.

Ce matin, je n’ai mangé que trois
biscottes au lieu de quatre.

C’est donc un combat à mort
qui s’engage contre les kilos !

En ce moment, je travaille,
je travaille, je travaille…

Même plus le temps
de m’occuper des blogs.

A peine le temps
d’écrire à toutes,
à peine.

Mardi 3 février 2009 - 8h16

06.05.2009

Noires & blanches

Carson McCullers.jpg


Carson McCullers


Les voies sont blanches,
noires et blanches, en fait.

Le dos montagneux
du ballast de cailloux
est encore plus noir.

Un temps à mettre
une corneille dehors.

Envie de cimetières,
en ce moment.
Je les vois
comme des endroits
plutôt accueillants.

Tant de femmes
qui ont connu
des destins tragiques :

Jeanne d’Arc, Aziyadé,
Hypatia, Virginia, Mata Hari,
les Reines, les Princesses
et les Pharaonnes
et Carson McCullers
et Flannery O’Connor,
et Marylin et tant d’autres,
magiciennes
d’un ailleurs en marche,
vers l’éternité.

lundi 2 février 2009 - 12h51

04.05.2009

Lignes sèches

Lignes sèches.jpg




On train at San Lazaro Station.

Une journée de neige.

Une nouvelle journée sans toi.

Humidité, tout est mouillé,

on patauge.


Je m’habitue à ton absence.

Tu m’as laissé seul,

quatre jours entiers,

et pour finir,

dans ton extrême bonté,

tu m’as envoyé

quelques lignes sèches

d’un message qui tue.


Donc je suis, je suis,

je ne suis plus très bien.

Quelle absence de tout.

Ca me fatigue un peu,

d’aimer pour deux.


J’ai envie de me reposer le cerveau.

Débrancher les fibres synaptiques

de la machine à aimer

qui pilote ma vie.


lundi 2 février 2009 - 12h45

01.05.2009

A la pointe d’Aleth

saint malo vu de la cité d'Aleth.jpg


Saint Malo vue de la cité d’Aleth


On train.

Bien vidé.

Pas de nouvelle.

Je t’attends.

Mardi 27 janvier 2009 - 17h13


On train.

Je dors à moitié.

J’ai envie de te demander :

Nothing sweet about me ?

Rien de neuf à la Pointe d’Aleth.


J’ai l’impression que c’est une habitude,

chez toi, de me laisser là,

au milieu d’une phrase,

de me planter à l’embouchure

de quelque chose,

l’estuaire d’une pensée,

un courant chaud entre nous,

ça te dérange à ce point,

tout ce qu’il y a

en moi, pour toi ?

Vendredi 30 janvier 2009 - 8h20