26.05.2009

Partis

Diane Lane.jpg


Diane Lane


On train.


Partis, à travers

vent, tempête et bourrasques.


Drôle comme je pense à toi,

à tes petits pieds de fée.


Drôle comme tu es là,

même si tu t’en défends.


Tu es quand même là,

pour moi.


Mardi 10 février 2009 – 8h18

23.05.2009

Why ? Why not ?

Thisbe, 1909, John William Waterhouse.jpg


Thisbe (1909) by John William Waterhouse



On train, at San Lazaro Station.

J’ai faim. Ecrire, dit-il !

Why ? Why not ?

Pour qui ? Pour elles ?

Pour toi ?


Vendredi, le soleil annonçait

le souffle du printemps,

Samedi était couvert de neige.

Dimanche réchauffé de soleil

et de bleus gris lumineux.


Aujourd’hui, le froid revient

avec la tempête, sur l’Ouest,

mais j’habite l’Ouest de Paris.


Le vieux teuf-teuf basique,

sans étage, grince comme

un chien asthmatique.

Il se balance d’un boggie

sur l’autre, même à l’arrêt.


Parfois, un grand soupir aigu,

plaintif, un chien fatigué.

La porte est fermée,

encore des gémissements grincés

et des bruits comme des portes

qui claquent.


Nous sommes partis,

quelle aventure !


Pas beaucoup dormi,

j’irai bien me coucher,

là-bas, dans tes bras.

J’aime trop quand tu es jalouse,

comme un hommage.



Lundi 9 février 2009 – 13h06

22.05.2009

Bonne nouvelle

Bonne nouvelle Penelope Cruz.jpg



Entendu Sarko hier soir,

de bonnes idées et de belles paroles,

mais comme d’habitude,

l’action est reportée à plus tard.


La bonne nouvelle de la journée,

c’était toi, bien sûr.

Tes mots emplis de douceur,

ton attente, tes yeux concentrés sur l’écran

et tes jolies mains qui dessinent

le début d’arabesques nouvelles.


Je me tue à le dire depuis quelques jours,

mais le printemps est presque là.

Hier soir, quand je rentrais à la maison,

le ciel ne trompait pas,

malgré le jour qui déclinait,

il y avait une sorte de béatitude

parmi les nuages,

une intensité lumineuse,

imparablement printanière.

Yes, it is.


Pour une fois que je trouve une femme

sincère et non pas une qui ment comme

elle respire, c’est toujours étonnant

la rectitude et la simplicité de la vérité,

cela donne comme une impression de fragilité.


Le besoin de douceur, ça c’est une grande chose,

un vrai manque spirituel, le truc qui fait qu’on

tend les bras, qu’on cherche avec les yeux

celle qui déjà nous enveloppe de son inimitable

tendresse de femme.

Really incomparable.



Vendredi 6 février 2009 – 8h16

20.05.2009

Exigences

Le Titien Venus d'Urbino 1538.jpg


La Venus d'Urbino par Le Titien en 1538


On board, at 13h25.

Le train, la pluie,

le ciel qui s’éclaire.


J’aperçois l’ombre du printemps.

Ce n’est pas l’heure, je sais,

mais le principal est d’y croire.


Bon,

beaucoup de travail en ce moment,

c’est bien,

pendant que la Reine

des Celtes s’éloigne,

cela me lave la tête.


Les sapins sont grands,

le long des voies,

à la gare d’Asnières.


Ce sont des thuyas, mais quand même

cela a un petit air de forêt noire,

le pays de là-bas,

où règne une Française

au nom Scandinave.


La mer, la Seine se baigne,

couleur de fin d’hiver,

un vent qui tourne au gris.


Des immeubles et des trains.

Beaucoup de bleus, quelques rouges

et des verts qui vont plus loin,

jusqu’à la mer, en Normandie.


Dans ma boite à lettres,

beaucoup de messages sans réponse,

des mammifères supérieurs femelles

qui attendent sans attendre.


Derrière la douceur des mots

se cachent de terribles exigences.


Il n’y a pas à dire,

elles sont trop femmes

ces femmes-là.


Une seule rayonne,

pourvu que ça dure !



Jeudi 5 février 2009

17.05.2009

Gabriella

gabriellecilmi.jpg




Gabriella Cilmi, c’est le sourire entre les mots.

Un coup de soleil italien qui s’est posé en Australie.

Une voix aussi chaude et aussi puissante,

c’est du miel à sentiments.


Je ne me lasse pas d’écouter Sweet about me,

Nothing sweet about me,

qu’elle a enregistré à 17 ans et qui est sorti

il y a tout juste un an, en Australie et en Angleterre

où elle habite maintenant.


Une voix pour le blues comme quand elle chante

« Sit in the blues »

The way I feel

And what I know

Cause I can’t explain

What’s going down



What I can’t let go.


Une voix,

un rayon de soleil.


C’est quoi le bonheur ?


Mardi 3 mars 2009

14.05.2009

C’était hier

Poucette attend.JPG


Poucette


On train.


Je vais t’écrire, c’est sûr.

Un truc du genre :

Surpris de recevoir un message de toi,

je croyais que tu étais restée bloquée

sur une planète lointaine,


sans possibilité d’envoyer

un signe de vie, par internet

ou par téléphone, une barrière

terrible t’empêchait même

de répondre à mes SMS.


J’ai du mal à comprendre ton attitude.

J’ai beau être habitué

à la dureté des femmes,

je me suis retrouvé devant un grand

point d’interrogation.


La seule explication à l’absolu silence

est que tu as passé ces quatre jours

avec un homme dont tu es amoureuse.


Dans ces situations là,

les femmes oublient tout.


Certaines arrivent même

à oublier leurs enfants,

alors une vague connaissance Internetaire,

tu penses, quelle importance !


Enfin, ce n’est pas grave,

juste des rêves égarés

et des pensées perdues.


Le principal c’est que tu aies

bien profité de ces journées poitevines

où tu as côtoyé les sommets de la félicité.


La chatte me regarde.

Elle connaît le mystère

de l’insondable profondeur

de l’âme féminine.


Mais, rassure-toi,

elle ne dira rien.


Pensées en pointillés.



Mercredi 4 février 2009 - 13h55

11.05.2009

Pulsion

Denise Milani.jpg


Denise Milani


On train.


Quelques mots,

juste pour dire,

juste pour écrire,

réflexe nostalgique,

pulsion d’envie de vivre.


At the moment, je navigue

au point mort,

j’erre sur mon aire,

impulsion minimale,

résultat… Invisible !


Pas trop terrible l’horizon,

le soleil est comme qui dirait voilé.


Heureusement, j’ai beaucoup de travail

en ce moment donc je n’ai pas le temps

de ne penser à rien.


Le seul point positif, c’est la lumière,

les jours qui rallongent

qui nous rapprochent du printemps,

le renouveau, enfin !


Repartir pour un tour,

avec de nouvelles fleurs,

des feuilles vertes et tout

et puis des familles d’oiseaux

qui s’agrandissent…


C’est tout,

c’est peu

et c’est beaucoup.


Mercredi 4 février 2009 - 8h16

09.05.2009

Don’t make me over

gabriella_cilmi_2029456 à Chelmsford England aout 2008.jpg


Gabriella Cilmi en aout 2008, à Chelmsford – England


On train.

Ca y est, je commence
un régime drastique.

Ce matin, je n’ai mangé que trois
biscottes au lieu de quatre.

C’est donc un combat à mort
qui s’engage contre les kilos !

En ce moment, je travaille,
je travaille, je travaille…

Même plus le temps
de m’occuper des blogs.

A peine le temps
d’écrire à toutes,
à peine.

Mardi 3 février 2009 - 8h16

06.05.2009

Noires & blanches

Carson McCullers.jpg


Carson McCullers


Les voies sont blanches,
noires et blanches, en fait.

Le dos montagneux
du ballast de cailloux
est encore plus noir.

Un temps à mettre
une corneille dehors.

Envie de cimetières,
en ce moment.
Je les vois
comme des endroits
plutôt accueillants.

Tant de femmes
qui ont connu
des destins tragiques :

Jeanne d’Arc, Aziyadé,
Hypatia, Virginia, Mata Hari,
les Reines, les Princesses
et les Pharaonnes
et Carson McCullers
et Flannery O’Connor,
et Marylin et tant d’autres,
magiciennes
d’un ailleurs en marche,
vers l’éternité.

lundi 2 février 2009 - 12h51

04.05.2009

Lignes sèches

Lignes sèches.jpg




On train at San Lazaro Station.

Une journée de neige.

Une nouvelle journée sans toi.

Humidité, tout est mouillé,

on patauge.


Je m’habitue à ton absence.

Tu m’as laissé seul,

quatre jours entiers,

et pour finir,

dans ton extrême bonté,

tu m’as envoyé

quelques lignes sèches

d’un message qui tue.


Donc je suis, je suis,

je ne suis plus très bien.

Quelle absence de tout.

Ca me fatigue un peu,

d’aimer pour deux.


J’ai envie de me reposer le cerveau.

Débrancher les fibres synaptiques

de la machine à aimer

qui pilote ma vie.


lundi 2 février 2009 - 12h45

01.05.2009

A la pointe d’Aleth

saint malo vu de la cité d'Aleth.jpg


Saint Malo vue de la cité d’Aleth


On train.

Bien vidé.

Pas de nouvelle.

Je t’attends.

Mardi 27 janvier 2009 - 17h13


On train.

Je dors à moitié.

J’ai envie de te demander :

Nothing sweet about me ?

Rien de neuf à la Pointe d’Aleth.


J’ai l’impression que c’est une habitude,

chez toi, de me laisser là,

au milieu d’une phrase,

de me planter à l’embouchure

de quelque chose,

l’estuaire d’une pensée,

un courant chaud entre nous,

ça te dérange à ce point,

tout ce qu’il y a

en moi, pour toi ?

Vendredi 30 janvier 2009 - 8h20


30.04.2009

Happiness

Bouguereau,William-Adolphe (1825-1905) l'aurore.jpg

L'aurore par William-Adolphe Bouguereau




La mer est là.

Présente absente,

elle nous souffle des mots,

des signes des incursions.

La mer revient, présente, insouciante.

L'écume blanche siffle et se déchire.

Je regarde, le sel me pique les yeux.

J'attends. Je me dis : aujourd'hui...

C'est incertain, c'est le matin.

Les goélands argentés dessinent

des cercles comme pour m'envouter.

Je vois au loin une flamme, une vague,

l'éclat d'un feu de position, le reflet

d'une âme.

Je vois des cheveux blonds,

une liane, un corps qui danse,

la beauté d'une femme,

Toi.


Samedi 24 janvier 2009

28.04.2009

Un truc

Hopper 1959 Excursion into Philosophy.jpg

Edward Hopper 1959 Excursion into Philosophy


Un truc presque salé

qui me tombe dessus.


Pourtant il ne pleut pas.

Le ciel s’éveille, vaguement bleu.


Un truc au gout amer

qui me tire les lèvres vers le bas

et rend mon pas plus lourd.


Un truc qu’on appelle

la solitude.


Quand on se résigne

à ne plus rien partager

parce qu’il n’y a plus rien.


On se tient là,

plutôt debout, presque assis,

légèrement de biais


et on écoute

le silence du rien.



Mardi 20 janvier 2009 – 8h17


27.04.2009

Bleu profond

Bleu profond.jpg




On train, en retard, c’est rare.

D’habitude, il est supprimé celui-là.


La nuit noire devient bleu profond.

L’air est froid et humide.


Tu as disparu corps et biens,

sûrement anéantie sous un océan

de mensonges divers et variés.


La vie continue.


La Reine des Celtes

a toujours les plus beaux

et les plus étonnants

seins du monde.


Donc, tout va bien,

la planète tourne,

that’s life.


J’ai envoyé mes vœux

à toutes mes connaissances mailesques

et Antiope ?


Je me demande où la joindre,

elle qui est Australisée,

amoureuse d’un Anglais,

en d’autres termes

Kangouroutée…


Vendredi 16 janvier 2009 – 8h23


Flou

John Heartfield Madrid 1936.jpg

Madrid 1936 by John Heartfield



Actuellement je me bagarre

avec Le Carnet d’or

de Doris Lessing.


C’est intéressant et déroutant,

cette succession d’histoires

et de plans différents

qui s’enchainent et reviennent.


Je n’y comprends rien

et en fait je n’en vois pas l’intérêt.

Cela rend la lecture difficile,

c’est tout.


En plus, c’est terriblement daté.

Des amoureux du communisme

dans les années Cinquante,

personnellement ça me gonfle

et je ne trouve même pas ça drôle.


Heureusement, l’écriture est belle

et la traduction remarquable,

c’est toujours ça.


Sans toi, ton espoir,

ton sourire à travers les mots,

le reste est bien gris,

uniforme, sans appétit.


L’absence, c’est pire que le désert,

c’est un gouffre sous le désert,

un endroit vague et indéfini

où le flou reste terriblement flou.



Jeudi 15 janvier 2009 – 8h21

Absente

Absente.jpg

Amy for ever



On train.


Une grande absence.

Toi qui m’ignore et qui m’évite.


J’ai l’impression d’avoir mis le doigt

sur une chose essentielle,

mais laquelle ?


En ce moment, j’ai envie d’écrire,

le printemps va venir,

chaque jour nous rapproche de lui.


C’est vrai que je n’avais pas remarqué

que les jours rallongeaient.


Et pourtant ce matin, sur le quai

le ciel était éclairé de nuances

de rose, très réussies.


J’ai failli faire une photo.


Il faut que je retrouve Ludivine

et que je finisse son histoire



Jeudi 15 janvier 2009 – 8h16


24.04.2009

Un peu partout

Postmen 1952.jpg

Postmen 1952 by Saul Leiter



De la neige,

encore un peu,

là, un peu partout.


Elle est entrée en résistance,

comme la chatte, quand elle s’obstine

à surveiller son assiette calabraise,

lorsqu’elle vient de finir sa terrine.


Elle se bute et elle râle indéfiniment,

comme une femme, et oui elle aussi.


Cate Blanchett de plus en plus

belle (quels yeux),

de moins en moins blanche.


Elles me fatiguent toutes ces femmes

impossibles, difficiles, inaimables,

inconsommables, trop ceci et trop cela,

elles manquent cruellement de poivre,

l’amour sans épice, c’est fade.


Il manque un truc au fond des yeux,

il manque le geste du cerveau

qui te fait ouvrir la main

pour donner un instant,

un soupir, un regret ou un refrain,

un petit quelque chose,

si petit.



Lundi 12 janvier 2009 – 14h21


20.04.2009

Réglisse

1510.jpg

Joseph Mallord William Turner



On train at San Lazaro Station.

Un peu moins froid,

un peu plus seul.


Heureusement, je peux écouter

Virginia Woolf tous les jours,

c’est déjà ça.


Ecouter Virginia c’est beaucoup mieux

qu’une crème glacée à la réglisse.

Chez Pi-Pi elles sont très bonnes,

quand il y en a.


Cette nuit, un mirage s’est enfui,

cet après-midi un autre me poursuivra

là-bas, aux confins de l’Oural.


Finalement j’ai réussi à retrouver

les Tartares qui peuplaient

l’univers fantomatique

de Dino Buzzati.


Quel écrivain, quelle plume !

Comme il savait faire vivre

la transcendance de la transparence



Lundi 12 janvier 2009 – 14h16


18.04.2009

A l’ancienne

Le cauchemar de Fûssli.jpg

Le cauchemar de Füssli


Raté pour une minute

le train de 8h16.

Dans un Tchou-tchou train

sans étage, à l’ancienne,

ça fait drôle.


En fait, j’étais en train de désinstaller

le Messenger, cette idiotie

où je me suis fait mitrailler

jusqu’à Trois heures du matin

par une femme que j’aime

et qui, bien sûr, ne m’aime pas.


Et en plus, je sens parfaitement

qu’elle me ment tout le temps.

En fait, j’ai l’impression qu’elle

est là pour jouer, pour papillonner,

sans rien livrer d’elle, ni de sa vie.


Une impression très curieuse.

Un jour elle me dit qu’elle est

toute à moi et ensuite, elle me précise

que ça ne veut rien dire,

elle a dit cela comme elle aurait dit :

« Sale bête dégage ».


Très curieux.

L’impression de pédaler non pas

dans la choucroute, mais dans le vide,

comme d’escalader une dune de sable

où le sable se dérobe au fur et à mesure

des efforts épuisants que l’on a fournis,

pour finir par ne plus savoir où l’on est.



Lundi 12 janvier 2009 – 8h26

17.04.2009

Inexplicable

Lettres illustrées de VW.jpg



La littérature, c’est plus dur à partager,

finalement c’est ce qu’il y a de plus intime,

le rapport avec une œuvre,

un objet, des mots, une pensée,

un auteur, sa vie.


C’est toujours difficile

d’expliquer pourquoi

on aime l’inexplicable.


Duras et Sagan que j’adore

n’étaient pas des femmes

vraiment désirables.


Proust et Loti avaient un côté

féminin très développé.

Seul Arthaud était beau

et doué pour tout,

c’est peut être ça

qui l’a rendu fou…


Presque tous les jours,

j’écoute la voix de Virginia.

Si je pouvais lui embrasser les pieds,

je serais le plus heureux des hommes.


Il faut que je cherche

à quel endroit elle a été enterrée,

j’irai embrasser la pierre

qu'elle illumine

de son immortalité.



Jeudi 8 janvier 2009 – 13h31

14.04.2009

Zig et puis Zag

1881 L'aurore.jpg

L’aurore en 1881 par William-Adolphe Bouguereau



Le froid rend nos pas incertains,

notre démarche hésitante

entre zigzags et glissade.

Entre le feu et les flammes.


Pour un oiseau envolé,

combien de Princesses

dont la beauté radieuse

illumine mon quotidien,

l’attente de mes jours.

Le degré 34 de mes envies.


Il fait froid,

donc, pas trop envie de sortir,

de folâtrer, le nez glacé

et les pieds en train de geler.


Nos sorties artistiques et culturelles

risquent d’attendre,

sinon le printemps,

du moins un autre temps.


elle est jeune, elle est belle,

quelles sont ses envies ?

La musique emplit ses oreilles,

mais ce n’est qu’un accompagnement.


Où est la palpitation extrême de la vie ?

L’extrémité qui éclaire l’autre,

qui donne à voir,

qui laisse devenir l’anxiété,

la pulsion de quelque chose,

une douceur frappante

qui va la toucher au cœur

et alors…




Vendredi 9 janvier 2009 – 8h19

13.04.2009

Géométrismes

Géométrismes.jpg



On train.

J’ai attendu dix minutes

sur le quai,

un soleil magnifique.


J’ai pris une dizaine de photos

avec du noir et du brillant

et de belles ombres géométriques.


Je suis impatient de voir le résultat.

Le soleil est un grand bonheur,

tout de suite, il fait jour

dans la tête et dans le cœur.


En ce moment, je me promène

avec des Elfes.

Des femmes délicieuses,

avec des noms de fées ou d’oiseaux.


Elles partagent mon besoin

d’art et de culture,

donc elles me donnent des envies

de promenade, de baignade

dans des océans

de brumes vaporeuses

au chemin indécis.



Jeudi 8 janvier 2009 – 13h24


10.04.2009

Strange days

Edward Burne Jones 1833-1898.jpg

Edward Burne Jones, 1833-1898


Quel phénomène étrange,

quelle douce euphorie !

Toutes ces missives et ces lettres

et ces mots parfumés, envoutés

sous les doigts de femmes

attendues et espérées.


Une si longue conversation,

avec toi, ma Princesse !


J’en retiens encore mon souffle,

tellement c’était beau,

inattendu et inespéré,

dans la fulgurance

et dans la justesse

de tout ce que tu m’as révélé.


Yes, je suis là,

je suis en avance,

mes étudiants ne sont pas encore arrivés.


Et puis la neige, le froid

et même les soldes…

Beaucoup de bonnes raisons

pour ne pas venir en cours.


C’est vrai qu’il fait froid,

je sens un courant d’air

me remonter le long des jambes,

du froid partout,

du blanc,

des sourires de neige.


Je t’attends, tu sais,

je cherche ton sourire,

je pense à toi,

tellement fort,

tellement…


Mardi 6 janvier 2009 – 9h10

06.04.2009

Back

Turner Structure de couleur, 1819.jpg

Structure de couleur par William Turner en 1819


Back on train.

Content d’avoir retrouvé

la chaleur de l’école,

l’ambiance sympathique,

le sourire des filles

et l’attention des étudiants.


Et puis, malgré la neige,

j’ai recommencé à marcher.

Elles me manquaient, mes deux

heures de marche par jour.


La Seine est haute,

gris foncé, presque bronze.

On arrive à Asnières,

sous la neige.

C’est beau la neige.

Qu’en pensent les oiseaux ?


Envie de lire, de manger,

de dormir, d’écrire, de travailler.


En résumé, envie d’être à la maison,

parler à la chatte, embrasser Oriane

qui part à la Fac, allumer l’ordi,

mettre à jour les blogs,

admirer les jardins,

chercher les chats et les oiseaux,

sortir les graines.


Embrasser la beauté du monde,

voilà une mission importante.

Arrivo.


Lundi 5 janvier 2009 – 12h46



04.04.2009

Panoplie

Joschi, le chien de Noël.jpg

Joschi, le chien de Noël


Et puis, elles sont contentes

de sortir leur panoplie de Noël

avec bottes, manteau et couvre-chef.


Où sont les pieds sacrés

des femmes ?

Cria-t-il dans la nuit…

Non, ce n’est pas moi !


Ou alors,

je rêvais à des jours meilleurs,

le printemps et tout,

les femmes si belles

encore une fois,

une envie de vivre

si incroyable.


J’irai volontiers me coucher

mais je suis finalement

plutôt bien dans mon

tchou-tchou train,

entouré de femmes

élégantes et sages,

déjà prêtes, toujours efficaces.


That’s life


Lundi 5 janvier 2009 – 8h22