28.03.2007
Un matin
J'attendais le train.
Je regarde les oiseaux aller de poteaux en cheminées,
les corneilles, les pigeons et les pies.
Et puis, tous ces fils électriques tendus dans le ciel
sont beaux, sont comme un tableau,
une géométrie aérienne,
une envie de photo.
Quand je rentre chez moi,
le jardin est colonisé par des jeunes des banlieues,
un peu particuliers, ils ont des plumes ou des poils.
Les pigeons ramiers marchent comme des canards,
les merles chantent, imités par les sansonnets étourneaux,
Un des deux geais vient voir ce qui se passe...
Plus tard, le gros chat noir, balafré de partout
vient faire son tour, il est amoureux de...
24.03.2007
Elle est revenue,
avant de repartir.
Elle plane,
noire,
au dessus de ma vie.
Quelque part,
chez moi,
une rose,
pour Toi.
Tu as du oublier
comme tu aimais le parfum des roses
qui te faisait tourner la tête.
Qui te faisait tant de choses.
Elle est là, maintenant,
elle m'appelle,
elle me parle de toi
et de mes larmes.
10:01 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.03.2007
Soleil caché
Le soleil s'en va parfois.
Le printemps et le vent.
En 2006 aussi,
il y avait un mois de mai.
Entre deux averses de neige fondue,
ce matin, un geai est apparu.
La femme devait rester au nid,
peut être ?
Car avec les femmes d'aujourd'hui,
tout se complique.
Pauvre Ségotine, je n'ai même plus
envie de dire du mal de la royauté,
pour un peu, on oublierait qu'elle n'est
qu'une enfant gatée déguisée en femme.
L'autre jour, les étudiants ont fait un sondage,
Sarko a gagné devant Beeehroux, FacteurNo et BB.
La PS n'a eu aucune voix,
pas même un regret,
ni un soupir.
Ca, c'est mon bébé Camélia.
17:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.03.2007
Primavera
Una rondine
non fa primavera.
Un canapé c'est utile,
pour rêver, dormir, travailler...
Une chatte dans les étoiles,
une féline planétaire,
la reine de son domaine.
L'aile ou la cuisse ?
un dessert pour chatte (elle rafole du poulet).
Une aile photographiée par Oriane,
en ballade transalpine.
Le printemps, les voyages,
l'amour.
20:25 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.03.2007
Vertiges
Abîmes.
Soleil.
C’est comme être devant une montagne,
noire de braises,
rougeoyante d’étincelles,
palpitante de vie,
infinie.
Oui, j’ai envie de crier à la vie,
de lui dire encore,
de braver la mort.
Je veux encore regarder la montagne dans les yeux,
et puis pleurer,
et c’est tant mieux.
Et puis encore, et puis toujours.
Rire de folie, se rouler dans l’amour.
Se battre avec les nuages.
Non, pas encore,
ne tourne pas la page,
un espace, un signe, entre tes cils.
Un battement de pages.
Le bateau là-bas s’éloigne.
Je suis la fumée, je reste à quai.
Le mouchoir qu’elle m’a donné,
qu’elle a oublié...
Une histoire noire,
une strophe à pleurer,
pour rire.
Pour me cacher.
Je ne sais pas te dire.
Je vais partir,
aller chercher,
les mots oubliés.
Tes yeux trop noirs,
plus que belle, trop rare.
Pas une femme, non une image irréelle,
un don.
J’ai regardé, mon cœur a tremblé.
J’ai voulu m’éloigner.
Je suis parti sans partir.
La femme de là-bas m’a attaché.
Je suis rentré, c’était l’automne
et la banlieue tranquille,
toujours aussi grise.
Quand je m’éveille,
j’écarte le brouillard,
la montagne est là, elle attend.
Alors le courage me revient,
je me dis demain,
je me dis,
je vais rêver.
L’espoir est gris, le soleil est noir.
Des traces de pieds.
Le sable se mélange.
C’est le vent qui dessine.
13:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.03.2007
Un bureau en Automne
Ecrire, sans les feuilles.
Un bureau, c'est quoi,
c'est qui, parfois ?
Je veux des livres.
Il y a des bibliothèques, trois.
Il y a des bureaux, trois.
Il y a des tableaux, quatre.
Il a des ordis, deux.
Bon c'est vrai,
ça manque de femme.
Il y a bien une cigale et un goéland
qui me regardent.
Des fois, des ombres.
Et puis la mer, toujours,
qui chante, et les oiseaux
qui reprennent en choeur.
En Novembre, une Divinité
italienne s'est glissée
dans ma maison.
L'absolu a un nom.
13:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2007
Les nuits bostoniennes
Un éclair de piano.
Tes notes me manquent.
La brune est invitée,
j'ai raté la blonde.

Le chat me regarde,
devin, divin.
Adelaïde,
ton sourire.

Ludivine,
Ashiiké t'óó diigis léi' tółikaní ła' ádiilnííł dóó nihaa nahidoonih níigo yee hodeez'ą́ jiní.
Áko t'áá ał'ąą ch'il na'atł'o'ii k'iidiilá dóó hááhgóóshį́į́ yinaalnishgo t'áá áłah ch'il na'atł'o'ii néineest'ą́ jiní.
tu as pris ma vie.

22:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2007
En Avant
En avant,
c'est toujours devant.
On part de nulle part,
on arrive toujours.

La vitesse de la vie
égale le carré de la mort.
C'est nouveau,
jusqu'à demain.

Tiens, un Ange
m'a doublé.
Un ange avec des (gros) seins,
c'était un ange ?

Tout ça, c'est dans le ciel.
Il suffit de savoir,
il faut regarder.
Voir le ciel pleurer.

00:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.02.2007
Routes
C'était l'autoroute,
un truc du mois d'août.
Devant, partout,
le ciel nous suivait.

Rouler dans les nuages,
c'est banal.
Une ballade,
un opéra de lumière.

Voir la vie en gris.
Peut être que tout est gris.
Les couleurs sont une invention
du cerveau, une convention.

Je te voyais partout,
en Noir et Blanc.
Le noir est parti.
La partition est blanche.

00:41 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.01.2007
Signes
des temps.
Ici, là et ailleurs.
Signe que tu es là.

Un clin de clavier,
une photo d'un été d'avant,
un soir.

C'est toujours comme ça.
Des promesses, encore des si.
Des signes sur la route
perdue entre les nuages.

C'est encore comme ça.
Tu es toujours la plus belle.
Je t'appelle.
Nuit.

08:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.01.2007
Une Violette est venue ici...
Un jour, une Violette est venue.
Elle était là, sage et tout.
Elle portait une jolie robe rouge,
un peu comme une robe de bal.

Elle enfila ses ballerines
d'un rose pâle.
Sans un mot, elle se mit à tourner.
Le regard bien haut,
elle commença à danser.

Plus tard, Violette revint souvent
au chateau.
C'est le parc qui lui plaisait, je crois.
Souvent je la trouvais, assise,
sur la balustrade de la terrasse.

Elle avait grandi.
Violette était encore plus brune.
Violette rêvait : elle s'appelait
Vio et elle chantait.
J'applaudissais.

Aujourd'hui, je vote Violette
sur le site du Festival de (Violette) Romans :
http://www.festivalderomans.com/index.php
14:36 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.01.2007
Chemin
Une chatte assise.
Une chatte regarde.
Elle attend.
Elle me regarde.

Je souris.
Je dis : "Viens..."
Elle miaule, se lève
et me suit.
Nous prenons l'ecalier.
Il fait chaud.
Ca sent bon le chèvrefeuille.
"Allez ma fille, dépêche toi, allez..."

En haut, le panorama.
Sur une remorque, une forme noire,
un peu blanche, aussi.
"C'est qui ?" me demande la tigrette.
"Tu ne le connais pas.
Il passe sa vie dans les hauteurs.
Ici, on l'appelle Le Philosophe."

La chatte semblait impressionnée
par tant de hauteur.
"En ce moment, tu crois qu'il réfléchit ?
Oui, bien sûr, il médite.
Tu vois c'est un sage...
- Une sorte de Bouddhachat ?
- Oui, si tu veux, Tigresse.
Viens, allons voir le donjon...
- C'est MonDragon ?"

L'amour, la jeunesse !
La vie éternelle.
12:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.12.2006
Le Poitou pour Elle
Elle, ce n'est pas Ségotine.
Elle pourrait être là
en train d'attendre
derrière les murs royaux
qui ont une histoire de pierres.

Lui, il était toujours là,
stoïque, calme, immobile.
Le chat philosophe attendait
son amie, si douce avec lui.

Au bord de la rivière,
la maison était calme.
Le petit garçon écrivait
à celle qui faisait battre son coeur.
Il regardait sa chatte Lynxette,
c'est toi qu'il voyait.

Enfin tu te décides à quitter l'ombre
du pigeonnier. Tes cheveux blonds
caressent la joue du philosophe.
Il te connaît mieux que nous.
Tu lui abandonnes une boucle blonde.
Tu as rendez vous à l'étang.
Il crie déjà ton nom ou bien,
c'est le murmure du vent :

Axelle !
01:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.12.2006
Femmes du Poitou
C'est une région,
en France, en Europe,
sur Terre, en somme.

Peuplée d'êtres bizares
de sexe non mâle,
qu'on appelle

Femmes.
Femme de vie,
Femme d'Amour,
Femme de toujours.

Toutes,
sont nos mères
et nos filles.
Les femmes

de notre vie.
21:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.11.2006
Un été de ciels
Pour toi,
j'ai cherché la lumière.

J'ai trouvé le ciel
dans le silence
du soleil caché.

Le silence est une foule.
Dans la houle, les déferlantes,
traînantes.

Les vagues font gouttes
de velours...

La lumière,
c'est de l'Art.
18:01 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note