24.07.2009

Books on the rocks

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Virginia en 1935 by Man Ray

 

 

 

Avant les vaches maigres qui s’annoncent

 

une grosse envie de livres.

 

Cette semaine, j’ai reçu les titres introuvables

 

en librairie et commandés sur Internet.

 

 

Deux monuments américains pour commencer :

 

« L’habitude d’être » un recueil de lettres de

 

Flannery O’Connor, réédité en avril 2004

 

par Gallimard dans la collection L’imaginaire.

 

 

 

Puis « N’en faites pas une histoire » un ensemble

 

de textes divers de Raymond Carver, le maître

 

de la nouvelle, réédité en mars 1996 par les éditions

 

de l’Olivier, dans la collection Points.

 

 

Ensuite deux romans d’écrivaines américaines moins

 

connues chez nous :

 

« Transactions dans une monnaie étrangère »,

 

le deuxième roman de Deborah Eisenberg paru en 1994

 

aux Editions Le Promeneur ;

 

 

« Les petits miracles » de Francine Prose,

 

la distinguée Romancière-Voyageuse-Universitaire

 

dont j’avais adoré « Blue Angel »

 

Il s’agit ici d’une très jolie édition de 1993

 

dans la collection Empreinte chez Denoël.

 

 

Et pour finir : « Soleils brillants de la jeunesse »

 

un roman culte de Denton Welch, un écrivain anglais

 

mort en 1948, à l’âge de trente-trois ans,

 

publié par Viviane Hamy en 1997, avec une préface

 

de  William S. Burroughs.

 

 

 

Words,

 

English words…

 

disait la Woolfette

 

au micro de la BBC

 

 

Samedi 18 juillet 2009 – 2h21

 

Ma Woolfette

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Salma Hayek

 

Aujourd’hui, c’est le printemps,

 

donc le soleil est là,

 

donc pas de grève inutile,

 

pas de suppression du train de 8h16,

 

donc tout baigne,

 

everything is baigning.

 

 

 

Hier soir, je me suis acheté

 

un merveilleux gros livre

 

sur l’intérieur des maisons britanniques.

 

 

Une affaire à douze euros,

 

mais surtout une façon de respirer

 

le parfum de Virginia,

 

ma Woolfette adorée.

 

 

Une odeur de papier assez forte,

 

sûrement un parfum de femme,

 

un truc d’ailleurs.

 

 

La mamelle celte

 

est toujours aussi bonne,

 

légèrement salée.

 

 

Que demander de plus ?

 

 

Vendredi 20 mars 2009 – 8h16

 

 

Bleu

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Adriana Karembeu

 

Dans le métro, ligne huit.

 

Pas trop de monde,

 

plutôt propre.

 

 

Tout est bleu

 

avec des touches de gris

 

et de noir fumé.

 

 

Pourquoi avoir choisi

 

des couleurs aussi froides ?

 

Pour déprimer les foules

 

ou pour assagir les excités,

 

les toréadors de la connerie urbaine ?

 

 

Un jour, une femme m’aimera,

 

elle me dira dans un souffle rauque :

 

« Tu me manques ! »

 

 

Yes, je suis prêt, je commence quand ?

 

Demain ?

 

OK, je pars, je fais mes valises,

 

la Lune, Jupiter et les galaxies

 

neuves et anciennes, nous allons

 

pulvériser la voie lactée.

 

 

Je ferme les yeux,

 

je vois, j’entends, je sens

 

la trépidation de ta poitrine,

 

la mamelle sacrée

 

de mes envies,

 

grandes et petites.

 

 

Je t’aime déjà,

 

je suis fou de toi,

 

à tes pieds, déjà

 

et encore et toujours,

 

mon Amour.

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h50

 

 

Des lignes d’envie

 

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La Liseuse de Jean-Jacques Henner 

 

 

 

Une belle semaine de livres,

 

des lignes et des mots,

 

des signes sur des pages,

 

books, partout.

 

 

J’ai bien commencé la semaine

 

avec « Un enfant de l’amour »

 

un Doris Lessing publié en 2007

 

chez Flammarion, trouvé chez

 

mon soldeur préféré, à trois euros.

 

 

 En milieu de semaine, jeudi je crois,

 

un petit tour chez Saint Gib,

 

ma façon à moi de faire les soldes…

 

 

J’ai acheté des livres à 1,50 € :

 

« La vigilante » un roman de l’Américaine

 

Melanie Wallace, publié en 2008 chez Grasset ;

 

 

« Amours défendues », le premier roman

 

de la Canadienne Alissa York paru en 2007

 

aux Editions Joëlle Losfeld ;

 

 

« L’impureté d’Irène » de Philippe Mezescaze

 

c’est un petit livre de 2009 dont le titre m’a intrigué

 

et qui est joliment publié par les éditions Arléa ;

 

 

« Seules les larmes seront comptées » d’Hector

 

Bianciotti, le grand écrivain argentin adopté par la France,

 

 

a été publié chez Gallimard en 1988 dans la prestigieuse nrf.

 

 

Pour quelques euros de plus, j’ai également trouvé :

 

« La femme comestible » et « Faire surface »,

 

deux livres de Margaret Atwood, ma Canadienne préférée,

 

édités dans l’élégante collection Pavillons poche chez Robert

 

 

Laffont, respectivement en 2008 et en 2007.

 

 

Et puis pour me changer les idées deux essais

 

qui concernent l’Angleterre :

 

 « Le modèle anglais, une illusion française » par

 

Agnès Catherine Poirier, une journaliste qui a le double

 

avantage d’une formation d’historienne et d’habiter Londres.

 

C’est un livre publié en 2006 par les éditions Alvik.

 

 

« Keynes ou l’économiste citoyen » par Bernard Maris

 

a été publié par Les Presses de Sciences Po, en 2007,

 

je l’ai choisi pour une étudiante studieuse.

 

 

Que vous dire d’autre ?

 

Qu’il ne faut jamais arrêter

 

d’aimer

 

les mots.

 

 

Samedi 4 juillet 2009 – 23h58

 

23.07.2009

Back is back

 

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Sophie Ellis Bextor

 

 

Après avoir perdu mes mots de passe, j’ai émigré une soirée sur Blogger et puis, je suis revenu at home.

 

Ce soir je ne vais pas être très bavard, pour une fois juste rappeler quelques noms, parmi les très nombreux écrivains que j'ai découverts depuis un an. En gros, ils sont huit à m'avoir vraiment impressionné :

 

Tout d'abord en first l'Anglais Ian McEwan (Sur la plage de Chesil), avec lui, c'est simple, chaque livre est un chef d'œuvre, alors...

 

Ensuite, j'ai adoré l'Américaine Francine Prose (Blue Angel) qui est également professeur d'université et qui me semble marcher dans les sublimes traces de Joyce Carol Oates.

 

En troisième je place la jeune Allemande Juli Zeh qui est la coqueluche littéraire de nos voisins germaniques et quand on lit "La fille sans qualité" on comprend pourquoi !

 

En quatrième position une écrivaine canadienne, Margaret Atwood (Lady Oracle) que je viens juste de découvrir et que j'adore tout simplement.

 

Ensuite je mettrais sur le même plan des auteurs aussi différents que le musicien anglais Wesley Stace (L'infortunée) dont le premier roman est à tomber par terre,

 

l'Américain Richard Powers (La Chambre aux échos) et l'Anglaise Sarah Waters (Affinity),

 

sans oublier le grand écrivain américain Don Delillo (Americana) que la France découvre et j'ai une pensée particulière pour l'écrivain anglais John Fowles (L'obsédé), disparu en 2005.

 

 

Bien sûr j'aurais également aimé parler de Tobias Wolff, de Kaye Gibbons, de Laurel Zuckerman ou de la Française Hélène Berr dont le journal est inoubliable, et de beaucoup d'autres...

 

En ce qui concerne, les talents musicaux, après avoir flashé sur Les Amy puis Gabriela Cilmi, je suis aujourd'hui très intrigué par l'Anglaise Sophie Ellis Bextor qui a une voix, une beauté, une...

 

Le 27 juin 2009

Sur la page

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Ana de la Reguera



Sur la page du carnet,

l’ombre de mes doigts

et du gros stylo bleu,

j’aperçois aussi une mèche

qui se ballade.


Une légère brise tempère

le plein soleil.

Il fait bon, il fait beau,

je suis triste.


Sûrement l’angoisse de la solitude,

le stress du vide.



On a l’habitude de se demander :

Et après ?

Et puis, on continue à avancer.


Pour le moment, l’écho ne répond rien,

il n’a pas d’idée.


Pour me venger de ce vide

auquel je ne m’habitue pas,

je vais consacrer les prochains mois

à acheter les rares livres sur Virginia

qui me manquent.

Un bonheur masqué, un masque de…


Lire, dormir, regarder, me reposer

entre deux journées de cours.


Et puis un jour, un sourire

là où je ne l’attendrai pas,

un jour, un rayon de soleil

qui me fera quelque chose.


Un jour, au gré des larmes

et des vagues,

entre deux averses de lune,

un jour, tu seras là.


Mercredi 18 mars 2009 – 14h19

Lointain

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Ombres

 

On the platform.

 

Le train est parti,

 

en direction du lointain.

 

 

Je reste sur le quai, seul

 

avec le soleil et le ciel bleu.

 

 

C’est comme si le printemps

 

ne s’était jamais arrêté.

 

 

Les avions uniformément blancs

 

se croisent dans le bleu du ciel,

 

promeneurs éclatants.

 

 

Les ombres sont nettes et tranchantes

 

sur le bitume gris fatigué

 

de l’embarcadère déserté.

 

 

Derrière moi,

 

une bête à ailes.

 

 

Je reconnais le discours de la pie

 

avec ses enfants.

 

 

Pour une fois,

 

son cri n’est pas agressif.

 

 

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h15

 

 

Paradis for ever

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Sophie Ellis-Bextor

 

 

 

Une belle journée,

 

avec de bonnes nouvelles

 

de mes deux employeurs

 

au Paradis…

 

 

Des soucis d’horaires en moins,

 

des cours en plus, que demande

 

le peuple ? Du pain et des jeux !

 

 

Tiens en parlant de pain, l’autre jour,

 

j’ai mangé un cheeseburger de Quick,

 

le pain a toujours un gout de carton…

 

Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure

 

maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.

 

 

Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,

 

pour la première fois, ta voix de Reine,

 

je confirme que dans la famille des femmes,

 

tu es une Reine, beauté altière

 

qui règne sur l’infini.

 

 

Comme j’étais en forme et que je cherchais

 

un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.

 

Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise

 

par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :

 

 

 L’Immensissime Joyce Carol Oates,

 

avec « Double Diabolique » publié sous son

 

pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000

 

et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.

 

 

 

 et puis une autre très grande dame, l’Anglaise

 

Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil

 

de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »

 

paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions

 

Calmann-Lévy, en 2007.

 

 

Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis

 

pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,

 

j’ai trouvé au relais de la gare  « Lettre d’une inconnue »

 

de Stefan Zweig, dans la très belle collection

 

La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.

 

 

Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa

« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier

Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,

en mars 2009.

 

 

Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,

 

un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,

 

un recueil d’articles édité par Perrin, en  2006.

 

 

Quoi d’autre ?

 

Je vous aime.

 

 

mardi 16 juin 2009 – 23h58

 

La crise

La crise Bruges Aout 2007.jpg

Lapin et ours de Bruges

 

Prendre le train et écrire,

 

quoi de plus naturel, en somme ?

 

 

Le froid et le soleil.

 

Une belle journée qui s’annonce.

 

 

Pas trop le moral, en ce moment.

 

Est-ce la crise, docteur ?

 

 

Yes, la crise des Celtes,

 

avec la Reine qui s’éloigne

 

de plus en plus.

 

 

Confronté à la lourdeur

 

d’une procédure

 

qui met la vie en équations.

 

 

Tout ça pour préparer le vide

 

de demain, avec uniquement

 

des problèmes et des manques.

 

 

Manque d’enthousiasme.

 

Yes, indeed.

 

 

 

Mardi 17 mars 2009 – 8h17

 

 

Reality show

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Denise Milani

 

 

On Tchou-tchou train.

 

 

Tract.

 

Après l’économie réelle,

 

la grève réelle ?

 

Et la connerie réelle, non ?

 

 

Ce qui est bien avec la crise,

 

c’est que plus personne

 

ne comprend rien (ça ne change

 

pas beaucoup) mais aujourd’hui,

 

nos élites médiatiques ne font

 

même plus semblant de comprendre.

 

 

Donc dans nos médias qui atteignent

 

le pire degré de la stupidité,

 

tout le monde se déchaîne, c’est à qui

 

sortira la plus invraisemblable énormité.

 

 

Alors que tous ces simplets bavards

 

oublient (ou ignorent) que creuser

 

les déficits aujourd’hui, c’est creuser

 

la tombe de l’économie de demain.

 

 

Vive les corporatismes !

 

 

 

Lundi 16 mars 2009 – 8h17

 

 

Seul le poisson rouge

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Jeune mère regardant son enfant par William-Adolphe Bouguereau, en 1871

 

Ca fait drôle, une maison

 

sans chat, ni chien.

 

Seul le poisson rouge résiste.

 

 

Les problèmes que me posent

 

la Reine des Celtes

 

sont d’une telle ampleur

 

que le choc de la disparition

 

est atténué.

 

 

Je me sens en quelque sorte

 

aseptisé contre la douleur.

 

 

Le train roule et la vie continue.

 

La vétérinaire qui a abrégé

 

les souffrances de la chatte

 

était visiblement enceinte,

 

comme un symbole de l’ordre des choses

 

et des minutes qui se remplacent,

 

les unes poussant les autres,

 

le long d’un fil d’or ou de soie,

 

vers les étoiles, là-bas, très loin, l’infini.

 

 

 

Mardi 10 mars 2009 – 8h24

 

 

Humidité

T 1950.jpg


T 1950, Saul Leiter



Pluie, froid, train.

Le parapluie est un auxiliaire précieux.


Si je vivais à Londres,

je serais sans cesse parapluité.


Lors de mon dernier séjour,

c’était un pois d’aout,

il pleuvait tous les jours…


Heureusement, il ne faisait pas froid.

Même pas la peine d’aller en Bretagne !


Hier, c’était une journée de deuil.

La chatte est morte après plus

de 18 années de fidélité acharnée.


Pour l’année prochaine, je suggère

de remplacer la journée de la femme,

par la journée du chat.



Mardi 10 mars 2009 – 8h17

Raisonnable

Rêverie.jpg

Rêverie par Jean-Jacques Henner

 

 

C’était un jour comme ça,

 

il y a une semaine à peine,

 

je me sentais anormalement,

 

terriblement, raisonnable.

 

 

Je suis donc allé le cœur léger,

 

sans voler, chez Saint Gib.

 

En fait, je n’ai trouvé que trois livres :

 

 

« Sur la plage de Chesil » de Ian McEwan,

 

publié en 2008 par les éditions Gallimard.

 

Cela doit faire le 4ème exemplaire que j’achète

 

tant cela me fait plaisir d’offrir une œuvre

 

réellement exceptionnelle.

 

 

 

Ensuite, j’avais tellement aimé Americana

 

de Don Delillo que j’ai pris « L’étoile de Ratner »

 

publié en 1996, par Actes Sud, vingt ans après

 

sa sortie aux Etats-Unis.

 

 

Pour finir, j’ai eu la chance d’enfin trouver :

 

« God’s Pocket » un roman noir très remarqué

 

qui est le premier livre de l’Américain Pete Dexter,

 

publié en 2008 par les remarquables Editions de l’Olivier

 

vingt cinq ans après sa sortie aux Etats-Unis.

 

 

Etant hyper raisonnable, j’ai été obligé de prendre

 

trois petits bouquins pour améliorer mon anglais dont

 

un très sympa dictionnaire Larousse qui semble

 

plus aisé à utiliser que mon vieux gros Robert&Collins.

 

 

Et comme je suis très sage, j’ai également reçu

deux ouvrages commandés par Internet et consacrés

à ma Woolfette :

« Virginia Woolf à Cassis » de Joëlle Gardes

et Christian Ramade aux éditions Images en Manœuvre,

ainsi que le très beau « Virginia Woolf, l’ancrage et le voyage »

de Françoise Pellan aux Presses Universitaires de Lyon.

 

Où commence le bonheur ?

 

 

Jeudi 4 juin 2009

 

Departures

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Poucette

 

 

La chatte est en train de partir,

 

pour un voyage sans retour.

 

Je la conduirai chez le véto,

 

en fin d’après-midi, pour abréger

 

ses souffrances inutiles.

 

 

Une qui ne souffre pas,

 

c’est la Reine des Celtes.

 

Elle est aussi en train de partir,

 

mais elle, elle calcule.

 

 

Ah les sentiments féminins !

 

C’est comment déjà ?

 

 

Bon débarras.

 

La journée des femmes est finie.

 

 

On va pouvoir se consacrer

 

aux formes désintéressées de la vie,

 

les arbres, le ciel, les oiseaux,

 

la pureté de Virginia,

 

un regard incertain sur tout cela,

 

la Seine, la Mer…

 

 

Un lac, où ça ?

 

 

 

Lundi 9 mars 2009 – 8h26

 

 

Unique Déesse

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Photograph by George Charles Beresford, 1902

 

Froid et soleil.

 

 

Pour la première fois

 

depuis très longtemps,

 

je suis entièrement seul.

 

 

Plus de femme qui m’écrit,

 

plus de correspondance

 

en forme d’espoir.

 

 

La page blanche,

 

la place vacante.

 

 

Je reste en tête à tête

 

avec Virginia, la seule déesse

 

qui ne m’a jamais déçu.

 

 

C’est plutôt le contraire,

 

plus je la connais

 

et plus je l’aime.

 

 

 

Lundi 9 mars 2009 – 8h17

 

22.07.2009

Ballerines

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Femme sexy en robe rouge appartement design

 

Femmes de rues, femmes de trains.

 

Certaines ont rangé les bottes

 

et commencent à faire les pieds

 

en ballerines ou en escarpins,

 

certaines déjà pieds nus…

 

 

Et oui, déjà !

 

D’autres commencent à sortir les seins,

 

comme si elles étouffaient

 

et qu’elles avaient besoin d’air,

 

de se montrer,

 

de se libérer de l’hiver.

 

 

Si les femmes n’existaient pas…

 

La vie n’aurait plus d’intérêt.

 

Plus de beauté, plus d’amour.

 

Plus de littérature, plus de livre,

 

plus rien.

 

 

Juste des chats et des chiens,

 

une bande de mammifères errants,

 

déboussolés, sur une planète abandonnée.

 

 

Heureusement, le soleil…

 

 

Vendredi 6 mars 2009 – 8h21

 

Imprévu

 

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Vierge à l'enfant de William-Adolphe Bouguereau 

 

 

Une rencontre devant un théâtre

 

on parle de livres et autres mots.

 

Un dernier café, je m’envole,

 

je traverse la Seine, dépasse

 

le Palais de Justice, les épées

 

les robes et le reste…

 

 

Dieu que les avocates sont jolies

 

à en mourir, oui bien sûr, tellement

 

elles sont belles, irréelles,

 

froides et hautaines comme des déesses,

 

des femmes, en somme.

 

 

Par hasard ( !) j’atterris chez Saint Gib,

 

vous me direz, « Il faut bien atterrir quelque part,

 

n’est-ce pas mon brave ? » I do agree Mrs Dizzy,

 

yes I do. En fait j’écoute l’album

 

« A temporary dive » d’Ane Brun, c’est divin.

 

 

Tout ça pour dire que j’ai trouvées deux occasions

 

que je cherchais depuis assez longtemps :

 

 

Le tome 1 des « Chroniques de San Francisco »

 

d’Armistead Maupin, publié en 2006 par les

 

Editions de l’Olivier. C’est un gros volume

 

de 891 pages qui comprend en fait trois livres :

 

- Chroniques de San Francisco ;

 

- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco ;

 

- Autres Chroniques de San Francisco.

 

 

Et puis j’ai enfin trouvé « Autobiographie »

 

de John Cowper Powys, publiée en 1965,

 

dans la collection de la nrf, chez Gallimard.

 

C’est l’œuvre d’une grande figure de la littérature

 

anglaise qui a séjourné de longues années

 

aux Etats Unis avant de se retirer au Pays de Galles.

 

 Henry Miller le connaissait et l’admirait.

 

 

Ensuite, le hasard a mis sur mon chemin

 

trois bouquins que je n’avais aucune bonne raison

 

de ne pas acheter…

 

 

« Les nouvelles » de Katherine Mansfield,

 

c’est un gros volume de 946 pages publié en 2006,

 

 dans la collection La Cosmopolite, chez Stock,

 

avec une étonnante couverture bleu turquoise.

 

Il s’agit de l’intégrale des nouvelles de la grande

 

rivale-amie de Virginia Woolf, correspondant aux

 

recueils : Pension allemande (1911) ; Félicité (1920) ;

 

La Garden Party(1922) ; Le Nid de Colombes (1923) ;

 

Quelque chose d’enfantin (1924).

 

 

 Ensuite : « La pluie, avant qu’elle tombe » le dernier livre

 

de l’Anglais Jonathan Coe, publié en 2009 par les éditions

 

Gallimard, dans la collection nrf, un auteur reconnu et

 

souvent primé que je vais avoir la joie de découvrir.

 

 

 

Et pour finir, et toujours en Angleterre « Délire d’amour »,

de Ian McEwan, publié en 1999, également par Gallimard

 dans la collection nrf. Après avoir lu « Expiation » et

« Sur la plage de Chesil », je me demande si je vais lire un

troisième chef d’œuvre consécutif… Why not ?

 

 

Dimanche 17 mai 2009 – 22h11

 

Signes

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La beauté de Soraia Chaves

 

On train.

 

Je pars de plus en plus tôt, why ?

 

 

Aujourd’hui, il fait froid,

 

un peu comme en hiver

 

mais le soleil commence à se montrer.

 

 

Tout de suite les esprits se mettent

 

en branle, imagination, planification,

 

espérance de jours meilleurs

 

 

C’est tout ça qui annonce le printemps.

 

Les premiers signes, il y a près d’un mois,

 

c’étaient le ciel, la lumière qui renaissaient.

 

 

Ensuite les oiseaux qui sont comme des fous,

 

avec une envie de vivre incontrôlable.

 

Et puis, il y a de nombreux jeunes

 

qui sont nés depuis peu.

 

 

Aujourd’hui, le printemps

 

est annoncé par les femmes.

 

 

 

Vendredi 6 mars 2009 – 8h16

 

Sauvages

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Laetitia Casta

 

On train.

 

Parmi les sauvages.

 

Deux garçons qui font plus de bruit

 

qu’un wagon et un couple

 

qui se vautre dans les ordures.

 

 

On a beau dire, j’ai du mal

 

à me faire à cette saleté ambiante

 

qui surenlaidit un paysage urbain

 

qui franchement n’a pas besoin de ça.

 

 

Aujourd’hui, tu m’as écrit que je t’amusais.

 

C’est le bouquet ! Comme si mon amour

 

pour toi avait quelque chose de comique.

 

 

Vu d’ici, je trouve que c’est plutôt tragique.

 

 Bon ! Elles commencent à me fatiguer

 

les femmes, je crois que je vais me contenter

 

de ma Virginia, elle suffira amplement

 

à remplir ma vie.

 

 

 

Jeudi 5 mars 2009 – 13h26

 

Paradis hebdo

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Joyce Carol Oates by Jerry Bauer

 

 

C’était samedi dernier,

 

le deuxième samedi de mai.

 

Comme d’habitude j’ai quitté la maison

 

le cœur joyeux. Il devait être 15h

 

l’heure de l’envol vers le ciel des livres,

 

le Chatelet, la Seine, Saint Michel

 

la place Saint Gibert.

 

 

Chanceux, j’ai trouvé plein d’occasions

 

figurant sur mes innombrables listes.

 

j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite

 

chez Stock, « Aux enfers » de Kathryn Davis

 

une écrivaine américaine très inventive

 

qui enseigne à l’Université Washington

 

de Saint Louis et qu’on présente parfois

 

comme une héritière (de plus) de ma Woolfette.

 

 

Une autre Américaine qui pour beaucoup

 

d’entre nous est la Best of the Best, c’est bien sûr

 

 l’Immensissime Joyce Carol Oates

 

avec « La fille du fossoyeur » un de ses derniers

 

livres, paru en 2007 et édité en France en 2008

 

par Philippe Rey, mais elle a une telle production

 

que ses bibliographies sont rarement à jour.

 

 

 et puis un troisième écrivain américain

 

un autre monstre sacré, William Faulkner.

 

« Domaine » publié en France par les éditions Gallimard,

 

l’année de sa disparition en 1962 dans la collection nrf,

 

est l’avant dernier roman écrit par le maître de New Albany

 

distingué en 1949 par le prix Nobel de littérature,

 

un homme qui avait la passion des femmes (normal, quoi !).

 

 

 

On revient en Angleterre avec une très grande dame

 

du roman policier, Ruth Rendell qui vient de publier

 

en France, un de ses romans les plus aboutis :

 

 « Et l’eau devint sang » en février 2009,

 

aux Editions des Deux Terres.

 

 

Toujours en Angleterre, un écrivain mythique dont l’œuvre

considérable lui vaut aujourd’hui d’être reconnu comme

un des plus grands. Je n’ai pas trouvé « Sauvagerie »

son dernier roman traduit en français donc j’ai choisi :

« Que notre règne arrive » publié aux Editions Denoël,

en 2007.

 

Et pour finir, « Julius Winsome », le premier roman traduit

en français de Gerard Donovan, un écrivain irlandais qui

vit aux Etats-Unis. C’est un véritable hymne à l’amour et

à la nature, publié en février 2009 par les Editions du Seuil.

 

 

Dimanche 17 mai 2009 – 22h11

 

18.07.2009

London

William_Turner_-_Music_Party_Petworth 1835.jpg

Music Party, Petworth 1835, par William Turner

 

 

J’ai retrouvé dans mon carnet

 

sans spirale mais à carreaux

 

rouge et bleu, des adresses qui

 

me font rêver tout haut :

 

 

Citadines, South Kensington.

 

Park Plaza County Hall (London Eye).

 

Grosvenor Kensington Hotel.

 

Waverley House Hotel (Bloomsbury)

 

 

Que des hôtels dans les quartiers où

 

My Queen à moi, my Virginia habitait…

 

 

Plus près de chez nous (est-ce bien sûr ?)

 

j’étais également tenté par « Le Gerbot

 

 d’Avoine » à Saint Quay Portrieux ou

 

le « Ker Izel » à Saint Brieuc.

 

 

J’avais trouvée la chambre,

 

il me manquait just le double…

 

 

 

 

Mercredi 4 mars 2009 – 14h22

 

10.07.2009

Cas isolés

Amy avec Kelly Osbourne.jpg

Amy avec Kelly Osbourne



On the same train.


Il faut dire aussi que je n’ai pas

une grande motivation,

personne à qui plaire.


J’abandonne le site de rencontres

qui m’a seulement permis

de visiter quelques expos

ou de faire des déjeuners sympas.


Pour le reste…

… C’est le grand désert.


Et puis les femmes,

c’est bien de loin,

mais dès qu’elles s’approchent

et qu’elles commencent à parler,

à parler…


C’est vrai qu’une fois enlevées

les bourgeoises prétentieuses

et les fonctionnaires ennuyeuses,

il ne reste plus grand monde :

quelques artistes légèrement

frapadingues, quelques cas isolés…


Je ne me sens aucun avenir comme

dompteur de curiosités.


Jeudi 26 février 2009 – 13h29

Un autre Samedi

Desiring women.jpg

Desiring women

 

 

C’était samedi dernier,

 

le premier samedi de mai.

 

Comme dab’ j’ai marché tout droit,

 

le train et tout jusqu’à Saint Lazare,

 

la place du Chatelet, la Seine et la place

 

Saint Michel qu’un jour on pourra appeler

 

la place Saint Gibert.

 

 

Décidé à ne faire que des emplettes légères,

 

j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite

 

chez Stock, deux écrivaines anglaises,

 

des copines de ma Woolfette :

 

 

« Escales sans nom » un court roman de Vita

 

Sackville-West, publié en France en 1962

 

et réédité en 1987 ;

 

 

 et puis le « Cahier de notes » qui est une sorte

 

de journal tenu par Katherine Mansfield et publié

 

par son mari, en 1938, quinze ans après sa

 

disparition. Il paraitra en France en 1944

 

et sera réédité en 1986 ;

 

 

Ensuite toujours dans la même collection rose,

 

encore une auteure mais cette fois-ci, américaine,

 

c’est : « Reflets dans un œil d’or » de la grandissime

 

Carson McCullers. Ce roman, publié en France

 

en 1945, sera réédité en 2001.

 

Après Stock, on entre chez Actes Sud avec

 

« La réserve » de l’Américain Russel Banks,

 

publiée en France, en 2008.

 

 

On reste aux Etats Unis avec une très grande dame,

 

Paula Fox qui a publié « Parure d’emprunt » en 2008

 

aux Editions Joëlle Losfeld.

 

 

Après, cette escapade Atlantique, je reviens

à mes moutons anglais avec « Le jardin de ciment »

de l’immense Ian McEwan, dont je viens de lire

deux chefs d’œuvre (Expiation et Sur la plage de Chesil)

donc, pourquoi pas trois ?

Il s’agit d’une réédition, en 2008, de la traduction de 1978,

dans la très belle collection Signatures chez Points.

 

Ensuite, je me suis fait un petit plaisir avec un commentaire

de Mrs Dalloway, par Catherine Bernard, publié en 2006,

dans la collection Foliothèque, chez Folio.

Il s’agit en fait d’un essai, suivi d’un dossier complet

réalisés par Catherine Bernard qui est une spécialiste

Woolfinienne, qui a notamment traduit « Journal d’un écrivain ».

 

Enfin pour finir, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur un livre

 rare que je désespérais de trouver un jour, il s’agit de

« Mademoiselle Christina » de l’écrivain magique

et roumain, Mircea Eliade. C’est un roman que j’ai entendu

dire par Jean Topaze, il y a très longtemps sur France Culture,

un moment et des mots inoubliables.

Le roman publié par les remarquables Editions de l’Herne,

en 1978, n’a pas dû être réédité depuis, ce qui est

tout à fait incredible pour une œuvre aussi importante.

 

 

Jeudi  7 mai 2009 – 22h47

 

Goinfre

Goinfre Bruges Aout 2007.jpg

Luikse Wafel

 

On train.

 

 

Encore une semaine qui s’en va

 

et un mois qui finit.

 

 

Le froid est revenu

 

mais c’est pour mieux repartir.

 

 

Mon régime marche bien.

 

J’ai perdu deux kilos

 

en deux semaines.

 

 

C’est vrai que les premiers

 

sont les plus faciles à perdre.

 

 

Bon, je suis content

 

car cette fois, j’ai eu beaucoup

 

de mal à m’y mettre.

 

 

Il faut dire que ces temps ci

 

j’étais du genre goinfre obsessionnel,

 

j’avais tout le temps faim,

 

comme la chatte

 

qui devient à moitié tapée…

 

 

 

 

 

Jeudi 26 février 2009 – 13h25

 

Gris passé

Denise Milani Enfin du soleil.jpg

Denise Milani : Enfin du soleil

 

 

Le temps est gris, humide,

 

ma belle lumière de printemps

 

a reculé devant un soubresaut

 

de l’hiver, mais c’est

 

pour mieux sauter,

 

pour revenir encore plus fort

 

dans nos cœurs incertains.

 

 

Des trains à l’arrêt,

 

une bande de quatre,

 

endormis, j’ai l’impression.

 

 

J’ai entendu le président de la Sorbonne

 

qui m’a fait l’effet d’un pauvre con.

 

 

Comment un individu qui a une vie entière

 

de fonctionnaire, derrière lui,

 

peut comprendre quelque chose

 

au monde d’aujourd’hui ?

 

 

Impossible.

 

 

Mercredi 18 février 2009 – 14h49