04.11.2009

Merci

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Emmanuelle Béart

 

22h31. On train, at San Lazaro.

 

Une réunion de finite. On rentre.

 

Un train de banlieue marrant,

 

genre train de nuit.

 

Chacun sans son coin, silencieux.

 

 

Une superbe femme à cuisses,

 

à ma gauche, belle à croquer,

 

avec des cuisses galbées et fondantes,

 

absolument à dévorer.

 

 

Je pense à ma rencontre merveilleuse,

 

digne d’un conte de Dhôtel, tellement

 

c’était vrai et tellement c’était magique,

 

en même temps, la force de la vie.

 

 

Le bonheur d’une femme,

 

d’une vie, d’un destin de musicienne,

 

avec des doigts si longs, si fins

 

et puis une sincérité aussi profonde,

 

c’est plus qu’exceptionnel,

 

quasiment du sacré !

 

 

La vie, cet enchantement permanent

 

auquel j’aspire à être enchaîné,

 

dans une foule d’éternité,

 

un océan qui bruisse

 

comme un dessin jamais fini,

 

l’œuvre du vivant,

 

le principe solaire qui nous fait lever la tête,

 

scruter les nuages, compter les étoiles,

 

les stars de nos villes,

 

les flambeaux de nos lumières de gala,

 

la flamme dans tes yeux, là,

 

l’émotion que nous avons partagée,

 

tous les deux, immense,

 

indescriptible, inavouable presque,

 

tellement c’était bon, fort, tornadesque.

 

Merci C.  Femme des femmes.

 

Merci.

 

 

Jeudi 26 mars 2009

 

 

01.11.2009

Que dire ?

 

Le acque.jpg

 

 

 

 

8h16. On train.

 

 

Que dire de plus,

 

que dire ?

 

 

Très heureux d’avoir mis en ligne

 

une très grande note sur Mrs Dalloway

 

que j’ai redécouverte en la relisant

 

dans sa traduction primitive.

 

 

Cent cinquante pages de bonheur pur.

 

 

Virginia nous prend par la main

 

et nous entraîne avec elle,

 

dans sa respiration.

 

 

Un immense souffle de poésie,

 

sans arrêt,

 

d’un seul trait.

 

 

 

Lundi 29 mars 2009

 

 

Deux heures

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Diane Lane

 

19h05. Siège d’Arte.

 

Une journée ordinaire à Paris,

 

entre le ciel vaporeux et le gris qui défile.

 

Une matinée de cours,

 

avec des étudiants adorables.

 

 

Un déjeuner rapide, un hot dog

 

à la cafétéria de l’hôpital Bichat,

 

puis une relecture de mon manuel du divorce.

 

Un entretien détendu avec le professeur

 

qui suit mon cœur.

 

 

Retour à la cafétéria pour finir

 

l’étude juridique de la séparation

 

et puis le miracle de la rencontre

 

avec Catherine, une fée musicale

 

illuminée par la promesse de la vie.

 

 

Le réveil qui sonne à 18h, le métro

 

qui me prend et m’énerve.

 

La 13, puis la 12, jusqu’au bout.

 

Je ne sais pas pourquoi je suis là,

 

car je suis bien fatigué,

 

la curiosité surement et puis j’ai passé

 

deux heures magiques, comme cela

 

faisait si longtemps…

 

 

Deux heures de rayonnement intense,

 

des moments d’être, comme disait Virginia,

 

des instants où l’on sait qu’on existe.

 

Et  puis des mains si fines

 

et sûrement des pieds subtilement assortis,

 

comme Clarissa Dalloway.

 

Il m’a fallu une dernière lecture pour découvrir

 

que cette femme, cet être de lumière

 

inspiré par une amie de la mère de Virginia,

 

avait de belles mains et de jolis pieds.

 

 

Tout ce temps, et beaucoup plus qu’un plaisir,

 

un sentiment de plénitude,

 

lire et relire Virginia est ma récompense.

 

Merci Catherine.

 

 

Jeudi 26 mars 2009

 

 

25.07.2009

Short

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Portique

 

On train. Déjà 8h20.

 

Il fait froid, mais…

 

C’est quand même le printemps,

 

donc, il y a la lumière,

 

le vent, la pluie de cette nuit,

 

mais aussi, cette impression diffuse

 

que la douceur attend,

 

avec les oiseaux

 

qui retiennent leur souffle,

 

pour de nouveau crier

 

tout leur amour

 

de la vie, du ciel

 

des repas en amoureux

 

et du nid qu’on refait

 

qu’on retrouve,

 

qu’on découvre.

 

 

Yes, that’s life.

 

Mardi 24 mars 2009

 

 

24.07.2009

Words, only words

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Virginia Woolf

 

 

 

Encore une grosse semaine de livres.

 

J’ai reçu deux livres consacrés à Virginia

 

et commandés sur Amazone :

 

 

« La force du féminin » une étude de Frédéric

 

Regard, grand spécialiste de Littérature anglaise,

 

portant sur trois essais de Virginia Woolf.

 

C’est un livre de petit format, publié en 2002,

 

par les éditions La Fabrique.

 

 

 

Le nouveau « Virginia Woolf » de Viviane Forrester,

 

une très belle réalisation des éditions Albin Michel

 

de mars 2009.

 

 

 

Ensuite je suis passé devant la Librairie Gallimard

 

boulevard Raspail et j’ai trouvé un Simenon :

 

« La maison des sept jeunes filles », publié

 

par la nrf en 1951.

 

 

Passant par le boulevard Saint Michel,

 

je me suis retrouvé, par hasard chez Gibert…

 

 

J’ai acheté « Sous le charme de Lilian Dawes »

 

le dernier roman de l’Américaine Katherine

 

Mosby qui enseigne à l’Université de Columbia,

 

ses étudiants ont bien de la chance…

 

Il s’agit ici d’une publication de janvier 2009

 

dans la très jolie collection Quai Voltaire

 

aux éditions de La Table Ronde.

 

 

Et pour finir : « Quand je te reverrai »

 

un magnifique recueil de seize nouvelles

 

du très grand et très méconnu André Dhôtel

 

publié aux éditions Phébus, en 2004.

 

 

 

Words,

 

always words…

 

 

 

Jeudi 23 juillet 2009 – 1h19

 

Peut-être

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Aishwarya Rai

 

On the quai, at 13th.

 

Un train bleu rase le quai,

 

à toute vitesse, une course ?

 

Contre lui-même ?

 

Avec le temps ?

 

 

Peut-être une traine

 

qui l’a allumé ?

 

Il est épris, c’est le printemps.

 

 

Normal, mes chères Watsones.

 

Le ciel est plus que bleu,

 

avec sur les bords, une frange

 

légèrement grisâtre, blanchâtre.

 

 

Peut-être qu’il y a le feu au ciel,

 

peut-être.

 

 

Quand on regarde, il suffit

 

d’ouvrir les yeux.

 

C’est Sylvaine qui m’a appris

 

à regarder, tout est beau,

 

il suffit d’ouvrir les yeux.

 

 

C’est comme cette fille incroyablement

 

belle qui m’a ajouté à ses amis,

 

sur Facebook, une déesse d’Anchorage

 

en Alaska, étudiante à UCLA,

 

il suffit de l’admirer…

 

C’est dingue quand on y pense.

 

 

Le soleil me caresse,

 

le moelleux de ses rayons me parle,

 

me susurre, me suggère,

 

un peu de douceur,

 

 

beaucoup de,

 

yes a lot of words

 

là, qui attendent derrière la porte.

 

 

Un jour, un sourire,

 

un jour, de l’amour,

 

un jour…

 

Samedi 21 mars 2009

 

 

Books on the rocks

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Virginia en 1935 by Man Ray

 

 

 

Avant les vaches maigres qui s’annoncent

 

une grosse envie de livres.

 

Cette semaine, j’ai reçu les titres introuvables

 

en librairie et commandés sur Internet.

 

 

Deux monuments américains pour commencer :

 

« L’habitude d’être » un recueil de lettres de

 

Flannery O’Connor, réédité en avril 2004

 

par Gallimard dans la collection L’imaginaire.

 

 

 

Puis « N’en faites pas une histoire » un ensemble

 

de textes divers de Raymond Carver, le maître

 

de la nouvelle, réédité en mars 1996 par les éditions

 

de l’Olivier, dans la collection Points.

 

 

Ensuite deux romans d’écrivaines américaines moins

 

connues chez nous :

 

« Transactions dans une monnaie étrangère »,

 

le deuxième roman de Deborah Eisenberg paru en 1994

 

aux Editions Le Promeneur ;

 

 

« Les petits miracles » de Francine Prose,

 

la distinguée Romancière-Voyageuse-Universitaire

 

dont j’avais adoré « Blue Angel »

 

Il s’agit ici d’une très jolie édition de 1993

 

dans la collection Empreinte chez Denoël.

 

 

Et pour finir : « Soleils brillants de la jeunesse »

 

un roman culte de Denton Welch, un écrivain anglais

 

mort en 1948, à l’âge de trente-trois ans,

 

publié par Viviane Hamy en 1997, avec une préface

 

de  William S. Burroughs.

 

 

 

Words,

 

English words…

 

disait la Woolfette

 

au micro de la BBC

 

 

Samedi 18 juillet 2009 – 2h21

 

Ma Woolfette

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Salma Hayek

 

Aujourd’hui, c’est le printemps,

 

donc le soleil est là,

 

donc pas de grève inutile,

 

pas de suppression du train de 8h16,

 

donc tout baigne,

 

everything is baigning.

 

 

 

Hier soir, je me suis acheté

 

un merveilleux gros livre

 

sur l’intérieur des maisons britanniques.

 

 

Une affaire à douze euros,

 

mais surtout une façon de respirer

 

le parfum de Virginia,

 

ma Woolfette adorée.

 

 

Une odeur de papier assez forte,

 

sûrement un parfum de femme,

 

un truc d’ailleurs.

 

 

La mamelle celte

 

est toujours aussi bonne,

 

légèrement salée.

 

 

Que demander de plus ?

 

 

Vendredi 20 mars 2009 – 8h16

 

 

Bleu

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Adriana Karembeu

 

Dans le métro, ligne huit.

 

Pas trop de monde,

 

plutôt propre.

 

 

Tout est bleu

 

avec des touches de gris

 

et de noir fumé.

 

 

Pourquoi avoir choisi

 

des couleurs aussi froides ?

 

Pour déprimer les foules

 

ou pour assagir les excités,

 

les toréadors de la connerie urbaine ?

 

 

Un jour, une femme m’aimera,

 

elle me dira dans un souffle rauque :

 

« Tu me manques ! »

 

 

Yes, je suis prêt, je commence quand ?

 

Demain ?

 

OK, je pars, je fais mes valises,

 

la Lune, Jupiter et les galaxies

 

neuves et anciennes, nous allons

 

pulvériser la voie lactée.

 

 

Je ferme les yeux,

 

je vois, j’entends, je sens

 

la trépidation de ta poitrine,

 

la mamelle sacrée

 

de mes envies,

 

grandes et petites.

 

 

Je t’aime déjà,

 

je suis fou de toi,

 

à tes pieds, déjà

 

et encore et toujours,

 

mon Amour.

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h50

 

 

Des lignes d’envie

 

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La Liseuse de Jean-Jacques Henner 

 

 

 

Une belle semaine de livres,

 

des lignes et des mots,

 

des signes sur des pages,

 

books, partout.

 

 

J’ai bien commencé la semaine

 

avec « Un enfant de l’amour »

 

un Doris Lessing publié en 2007

 

chez Flammarion, trouvé chez

 

mon soldeur préféré, à trois euros.

 

 

 En milieu de semaine, jeudi je crois,

 

un petit tour chez Saint Gib,

 

ma façon à moi de faire les soldes…

 

 

J’ai acheté des livres à 1,50 € :

 

« La vigilante » un roman de l’Américaine

 

Melanie Wallace, publié en 2008 chez Grasset ;

 

 

« Amours défendues », le premier roman

 

de la Canadienne Alissa York paru en 2007

 

aux Editions Joëlle Losfeld ;

 

 

« L’impureté d’Irène » de Philippe Mezescaze

 

c’est un petit livre de 2009 dont le titre m’a intrigué

 

et qui est joliment publié par les éditions Arléa ;

 

 

« Seules les larmes seront comptées » d’Hector

 

Bianciotti, le grand écrivain argentin adopté par la France,

 

 

a été publié chez Gallimard en 1988 dans la prestigieuse nrf.

 

 

Pour quelques euros de plus, j’ai également trouvé :

 

« La femme comestible » et « Faire surface »,

 

deux livres de Margaret Atwood, ma Canadienne préférée,

 

édités dans l’élégante collection Pavillons poche chez Robert

 

 

Laffont, respectivement en 2008 et en 2007.

 

 

Et puis pour me changer les idées deux essais

 

qui concernent l’Angleterre :

 

 « Le modèle anglais, une illusion française » par

 

Agnès Catherine Poirier, une journaliste qui a le double

 

avantage d’une formation d’historienne et d’habiter Londres.

 

C’est un livre publié en 2006 par les éditions Alvik.

 

 

« Keynes ou l’économiste citoyen » par Bernard Maris

 

a été publié par Les Presses de Sciences Po, en 2007,

 

je l’ai choisi pour une étudiante studieuse.

 

 

Que vous dire d’autre ?

 

Qu’il ne faut jamais arrêter

 

d’aimer

 

les mots.

 

 

Samedi 4 juillet 2009 – 23h58

 

23.07.2009

Back is back

 

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Sophie Ellis Bextor

 

 

Après avoir perdu mes mots de passe, j’ai émigré une soirée sur Blogger et puis, je suis revenu at home.

 

Ce soir je ne vais pas être très bavard, pour une fois juste rappeler quelques noms, parmi les très nombreux écrivains que j'ai découverts depuis un an. En gros, ils sont huit à m'avoir vraiment impressionné :

 

Tout d'abord en first l'Anglais Ian McEwan (Sur la plage de Chesil), avec lui, c'est simple, chaque livre est un chef d'œuvre, alors...

 

Ensuite, j'ai adoré l'Américaine Francine Prose (Blue Angel) qui est également professeur d'université et qui me semble marcher dans les sublimes traces de Joyce Carol Oates.

 

En troisième je place la jeune Allemande Juli Zeh qui est la coqueluche littéraire de nos voisins germaniques et quand on lit "La fille sans qualité" on comprend pourquoi !

 

En quatrième position une écrivaine canadienne, Margaret Atwood (Lady Oracle) que je viens juste de découvrir et que j'adore tout simplement.

 

Ensuite je mettrais sur le même plan des auteurs aussi différents que le musicien anglais Wesley Stace (L'infortunée) dont le premier roman est à tomber par terre,

 

l'Américain Richard Powers (La Chambre aux échos) et l'Anglaise Sarah Waters (Affinity),

 

sans oublier le grand écrivain américain Don Delillo (Americana) que la France découvre et j'ai une pensée particulière pour l'écrivain anglais John Fowles (L'obsédé), disparu en 2005.

 

 

Bien sûr j'aurais également aimé parler de Tobias Wolff, de Kaye Gibbons, de Laurel Zuckerman ou de la Française Hélène Berr dont le journal est inoubliable, et de beaucoup d'autres...

 

En ce qui concerne, les talents musicaux, après avoir flashé sur Les Amy puis Gabriela Cilmi, je suis aujourd'hui très intrigué par l'Anglaise Sophie Ellis Bextor qui a une voix, une beauté, une...

 

Le 27 juin 2009

Sur la page

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Ana de la Reguera



Sur la page du carnet,

l’ombre de mes doigts

et du gros stylo bleu,

j’aperçois aussi une mèche

qui se ballade.


Une légère brise tempère

le plein soleil.

Il fait bon, il fait beau,

je suis triste.


Sûrement l’angoisse de la solitude,

le stress du vide.



On a l’habitude de se demander :

Et après ?

Et puis, on continue à avancer.


Pour le moment, l’écho ne répond rien,

il n’a pas d’idée.


Pour me venger de ce vide

auquel je ne m’habitue pas,

je vais consacrer les prochains mois

à acheter les rares livres sur Virginia

qui me manquent.

Un bonheur masqué, un masque de…


Lire, dormir, regarder, me reposer

entre deux journées de cours.


Et puis un jour, un sourire

là où je ne l’attendrai pas,

un jour, un rayon de soleil

qui me fera quelque chose.


Un jour, au gré des larmes

et des vagues,

entre deux averses de lune,

un jour, tu seras là.


Mercredi 18 mars 2009 – 14h19

Lointain

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Ombres

 

On the platform.

 

Le train est parti,

 

en direction du lointain.

 

 

Je reste sur le quai, seul

 

avec le soleil et le ciel bleu.

 

 

C’est comme si le printemps

 

ne s’était jamais arrêté.

 

 

Les avions uniformément blancs

 

se croisent dans le bleu du ciel,

 

promeneurs éclatants.

 

 

Les ombres sont nettes et tranchantes

 

sur le bitume gris fatigué

 

de l’embarcadère déserté.

 

 

Derrière moi,

 

une bête à ailes.

 

 

Je reconnais le discours de la pie

 

avec ses enfants.

 

 

Pour une fois,

 

son cri n’est pas agressif.

 

 

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h15

 

 

Paradis for ever

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Sophie Ellis-Bextor

 

 

 

Une belle journée,

 

avec de bonnes nouvelles

 

de mes deux employeurs

 

au Paradis…

 

 

Des soucis d’horaires en moins,

 

des cours en plus, que demande

 

le peuple ? Du pain et des jeux !

 

 

Tiens en parlant de pain, l’autre jour,

 

j’ai mangé un cheeseburger de Quick,

 

le pain a toujours un gout de carton…

 

Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure

 

maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.

 

 

Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,

 

pour la première fois, ta voix de Reine,

 

je confirme que dans la famille des femmes,

 

tu es une Reine, beauté altière

 

qui règne sur l’infini.

 

 

Comme j’étais en forme et que je cherchais

 

un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.

 

Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise

 

par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :

 

 

 L’Immensissime Joyce Carol Oates,

 

avec « Double Diabolique » publié sous son

 

pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000

 

et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.

 

 

 

 et puis une autre très grande dame, l’Anglaise

 

Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil

 

de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »

 

paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions

 

Calmann-Lévy, en 2007.

 

 

Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis

 

pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,

 

j’ai trouvé au relais de la gare  « Lettre d’une inconnue »

 

de Stefan Zweig, dans la très belle collection

 

La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.

 

 

Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa

« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier

Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,

en mars 2009.

 

 

Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,

 

un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,

 

un recueil d’articles édité par Perrin, en  2006.

 

 

Quoi d’autre ?

 

Je vous aime.

 

 

mardi 16 juin 2009 – 23h58

 

La crise

La crise Bruges Aout 2007.jpg

Lapin et ours de Bruges

 

Prendre le train et écrire,

 

quoi de plus naturel, en somme ?

 

 

Le froid et le soleil.

 

Une belle journée qui s’annonce.

 

 

Pas trop le moral, en ce moment.

 

Est-ce la crise, docteur ?

 

 

Yes, la crise des Celtes,

 

avec la Reine qui s’éloigne

 

de plus en plus.

 

 

Confronté à la lourdeur

 

d’une procédure

 

qui met la vie en équations.

 

 

Tout ça pour préparer le vide

 

de demain, avec uniquement

 

des problèmes et des manques.

 

 

Manque d’enthousiasme.

 

Yes, indeed.

 

 

 

Mardi 17 mars 2009 – 8h17

 

 

Reality show

Denise Milani Reality.jpg

Denise Milani

 

 

On Tchou-tchou train.

 

 

Tract.

 

Après l’économie réelle,

 

la grève réelle ?

 

Et la connerie réelle, non ?

 

 

Ce qui est bien avec la crise,

 

c’est que plus personne

 

ne comprend rien (ça ne change

 

pas beaucoup) mais aujourd’hui,

 

nos élites médiatiques ne font

 

même plus semblant de comprendre.

 

 

Donc dans nos médias qui atteignent

 

le pire degré de la stupidité,

 

tout le monde se déchaîne, c’est à qui

 

sortira la plus invraisemblable énormité.

 

 

Alors que tous ces simplets bavards

 

oublient (ou ignorent) que creuser

 

les déficits aujourd’hui, c’est creuser

 

la tombe de l’économie de demain.

 

 

Vive les corporatismes !

 

 

 

Lundi 16 mars 2009 – 8h17

 

 

Seul le poisson rouge

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Jeune mère regardant son enfant par William-Adolphe Bouguereau, en 1871

 

Ca fait drôle, une maison

 

sans chat, ni chien.

 

Seul le poisson rouge résiste.

 

 

Les problèmes que me posent

 

la Reine des Celtes

 

sont d’une telle ampleur

 

que le choc de la disparition

 

est atténué.

 

 

Je me sens en quelque sorte

 

aseptisé contre la douleur.

 

 

Le train roule et la vie continue.

 

La vétérinaire qui a abrégé

 

les souffrances de la chatte

 

était visiblement enceinte,

 

comme un symbole de l’ordre des choses

 

et des minutes qui se remplacent,

 

les unes poussant les autres,

 

le long d’un fil d’or ou de soie,

 

vers les étoiles, là-bas, très loin, l’infini.

 

 

 

Mardi 10 mars 2009 – 8h24

 

 

Humidité

T 1950.jpg


T 1950, Saul Leiter



Pluie, froid, train.

Le parapluie est un auxiliaire précieux.


Si je vivais à Londres,

je serais sans cesse parapluité.


Lors de mon dernier séjour,

c’était un pois d’aout,

il pleuvait tous les jours…


Heureusement, il ne faisait pas froid.

Même pas la peine d’aller en Bretagne !


Hier, c’était une journée de deuil.

La chatte est morte après plus

de 18 années de fidélité acharnée.


Pour l’année prochaine, je suggère

de remplacer la journée de la femme,

par la journée du chat.



Mardi 10 mars 2009 – 8h17

Raisonnable

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Rêverie par Jean-Jacques Henner

 

 

C’était un jour comme ça,

 

il y a une semaine à peine,

 

je me sentais anormalement,

 

terriblement, raisonnable.

 

 

Je suis donc allé le cœur léger,

 

sans voler, chez Saint Gib.

 

En fait, je n’ai trouvé que trois livres :

 

 

« Sur la plage de Chesil » de Ian McEwan,

 

publié en 2008 par les éditions Gallimard.

 

Cela doit faire le 4ème exemplaire que j’achète

 

tant cela me fait plaisir d’offrir une œuvre

 

réellement exceptionnelle.

 

 

 

Ensuite, j’avais tellement aimé Americana

 

de Don Delillo que j’ai pris « L’étoile de Ratner »

 

publié en 1996, par Actes Sud, vingt ans après

 

sa sortie aux Etats-Unis.

 

 

Pour finir, j’ai eu la chance d’enfin trouver :

 

« God’s Pocket » un roman noir très remarqué

 

qui est le premier livre de l’Américain Pete Dexter,

 

publié en 2008 par les remarquables Editions de l’Olivier

 

vingt cinq ans après sa sortie aux Etats-Unis.

 

 

Etant hyper raisonnable, j’ai été obligé de prendre

 

trois petits bouquins pour améliorer mon anglais dont

 

un très sympa dictionnaire Larousse qui semble

 

plus aisé à utiliser que mon vieux gros Robert&Collins.

 

 

Et comme je suis très sage, j’ai également reçu

deux ouvrages commandés par Internet et consacrés

à ma Woolfette :

« Virginia Woolf à Cassis » de Joëlle Gardes

et Christian Ramade aux éditions Images en Manœuvre,

ainsi que le très beau « Virginia Woolf, l’ancrage et le voyage »

de Françoise Pellan aux Presses Universitaires de Lyon.

 

Où commence le bonheur ?

 

 

Jeudi 4 juin 2009

 

Departures

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Poucette

 

 

La chatte est en train de partir,

 

pour un voyage sans retour.

 

Je la conduirai chez le véto,

 

en fin d’après-midi, pour abréger

 

ses souffrances inutiles.

 

 

Une qui ne souffre pas,

 

c’est la Reine des Celtes.

 

Elle est aussi en train de partir,

 

mais elle, elle calcule.

 

 

Ah les sentiments féminins !

 

C’est comment déjà ?

 

 

Bon débarras.

 

La journée des femmes est finie.

 

 

On va pouvoir se consacrer

 

aux formes désintéressées de la vie,

 

les arbres, le ciel, les oiseaux,

 

la pureté de Virginia,

 

un regard incertain sur tout cela,

 

la Seine, la Mer…

 

 

Un lac, où ça ?

 

 

 

Lundi 9 mars 2009 – 8h26

 

 

Unique Déesse

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Photograph by George Charles Beresford, 1902

 

Froid et soleil.

 

 

Pour la première fois

 

depuis très longtemps,

 

je suis entièrement seul.

 

 

Plus de femme qui m’écrit,

 

plus de correspondance

 

en forme d’espoir.

 

 

La page blanche,

 

la place vacante.

 

 

Je reste en tête à tête

 

avec Virginia, la seule déesse

 

qui ne m’a jamais déçu.

 

 

C’est plutôt le contraire,

 

plus je la connais

 

et plus je l’aime.

 

 

 

Lundi 9 mars 2009 – 8h17

 

22.07.2009

Ballerines

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Femme sexy en robe rouge appartement design

 

Femmes de rues, femmes de trains.

 

Certaines ont rangé les bottes

 

et commencent à faire les pieds

 

en ballerines ou en escarpins,

 

certaines déjà pieds nus…

 

 

Et oui, déjà !

 

D’autres commencent à sortir les seins,

 

comme si elles étouffaient

 

et qu’elles avaient besoin d’air,

 

de se montrer,

 

de se libérer de l’hiver.

 

 

Si les femmes n’existaient pas…

 

La vie n’aurait plus d’intérêt.

 

Plus de beauté, plus d’amour.

 

Plus de littérature, plus de livre,

 

plus rien.

 

 

Juste des chats et des chiens,

 

une bande de mammifères errants,

 

déboussolés, sur une planète abandonnée.

 

 

Heureusement, le soleil…

 

 

Vendredi 6 mars 2009 – 8h21

 

Imprévu

 

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Vierge à l'enfant de William-Adolphe Bouguereau 

 

 

Une rencontre devant un théâtre

 

on parle de livres et autres mots.

 

Un dernier café, je m’envole,

 

je traverse la Seine, dépasse

 

le Palais de Justice, les épées

 

les robes et le reste…

 

 

Dieu que les avocates sont jolies

 

à en mourir, oui bien sûr, tellement

 

elles sont belles, irréelles,

 

froides et hautaines comme des déesses,

 

des femmes, en somme.

 

 

Par hasard ( !) j’atterris chez Saint Gib,

 

vous me direz, « Il faut bien atterrir quelque part,

 

n’est-ce pas mon brave ? » I do agree Mrs Dizzy,

 

yes I do. En fait j’écoute l’album

 

« A temporary dive » d’Ane Brun, c’est divin.

 

 

Tout ça pour dire que j’ai trouvées deux occasions

 

que je cherchais depuis assez longtemps :

 

 

Le tome 1 des « Chroniques de San Francisco »

 

d’Armistead Maupin, publié en 2006 par les

 

Editions de l’Olivier. C’est un gros volume

 

de 891 pages qui comprend en fait trois livres :

 

- Chroniques de San Francisco ;

 

- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco ;

 

- Autres Chroniques de San Francisco.

 

 

Et puis j’ai enfin trouvé « Autobiographie »

 

de John Cowper Powys, publiée en 1965,

 

dans la collection de la nrf, chez Gallimard.

 

C’est l’œuvre d’une grande figure de la littérature

 

anglaise qui a séjourné de longues années

 

aux Etats Unis avant de se retirer au Pays de Galles.

 

 Henry Miller le connaissait et l’admirait.

 

 

Ensuite, le hasard a mis sur mon chemin

 

trois bouquins que je n’avais aucune bonne raison

 

de ne pas acheter…

 

 

« Les nouvelles » de Katherine Mansfield,

 

c’est un gros volume de 946 pages publié en 2006,

 

 dans la collection La Cosmopolite, chez Stock,

 

avec une étonnante couverture bleu turquoise.

 

Il s’agit de l’intégrale des nouvelles de la grande

 

rivale-amie de Virginia Woolf, correspondant aux

 

recueils : Pension allemande (1911) ; Félicité (1920) ;

 

La Garden Party(1922) ; Le Nid de Colombes (1923) ;

 

Quelque chose d’enfantin (1924).

 

 

 Ensuite : « La pluie, avant qu’elle tombe » le dernier livre

 

de l’Anglais Jonathan Coe, publié en 2009 par les éditions

 

Gallimard, dans la collection nrf, un auteur reconnu et

 

souvent primé que je vais avoir la joie de découvrir.

 

 

 

Et pour finir, et toujours en Angleterre « Délire d’amour »,

de Ian McEwan, publié en 1999, également par Gallimard

 dans la collection nrf. Après avoir lu « Expiation » et

« Sur la plage de Chesil », je me demande si je vais lire un

troisième chef d’œuvre consécutif… Why not ?

 

 

Dimanche 17 mai 2009 – 22h11

 

Signes

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La beauté de Soraia Chaves

 

On train.

 

Je pars de plus en plus tôt, why ?

 

 

Aujourd’hui, il fait froid,

 

un peu comme en hiver

 

mais le soleil commence à se montrer.

 

 

Tout de suite les esprits se mettent

 

en branle, imagination, planification,

 

espérance de jours meilleurs

 

 

C’est tout ça qui annonce le printemps.

 

Les premiers signes, il y a près d’un mois,

 

c’étaient le ciel, la lumière qui renaissaient.

 

 

Ensuite les oiseaux qui sont comme des fous,

 

avec une envie de vivre incontrôlable.

 

Et puis, il y a de nombreux jeunes

 

qui sont nés depuis peu.

 

 

Aujourd’hui, le printemps

 

est annoncé par les femmes.

 

 

 

Vendredi 6 mars 2009 – 8h16

 

Sauvages

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Laetitia Casta

 

On train.

 

Parmi les sauvages.

 

Deux garçons qui font plus de bruit

 

qu’un wagon et un couple

 

qui se vautre dans les ordures.

 

 

On a beau dire, j’ai du mal

 

à me faire à cette saleté ambiante

 

qui surenlaidit un paysage urbain

 

qui franchement n’a pas besoin de ça.

 

 

Aujourd’hui, tu m’as écrit que je t’amusais.

 

C’est le bouquet ! Comme si mon amour

 

pour toi avait quelque chose de comique.

 

 

Vu d’ici, je trouve que c’est plutôt tragique.

 

 Bon ! Elles commencent à me fatiguer

 

les femmes, je crois que je vais me contenter

 

de ma Virginia, elle suffira amplement

 

à remplir ma vie.

 

 

 

Jeudi 5 mars 2009 – 13h26