24.07.2009
Books on the rocks

Virginia en 1935 by Man Ray
Avant les vaches maigres qui s’annoncent
une grosse envie de livres.
Cette semaine, j’ai reçu les titres introuvables
en librairie et commandés sur Internet.
Deux monuments américains pour commencer :
« L’habitude d’être » un recueil de lettres de
Flannery O’Connor, réédité en avril 2004
par Gallimard dans la collection L’imaginaire.
Puis « N’en faites pas une histoire » un ensemble
de textes divers de Raymond Carver, le maître
de la nouvelle, réédité en mars 1996 par les éditions
de l’Olivier, dans la collection Points.
Ensuite deux romans d’écrivaines américaines moins
connues chez nous :
« Transactions dans une monnaie étrangère »,
le deuxième roman de Deborah Eisenberg paru en 1994
aux Editions Le Promeneur ;
« Les petits miracles » de Francine Prose,
la distinguée Romancière-Voyageuse-Universitaire
dont j’avais adoré « Blue Angel »
Il s’agit ici d’une très jolie édition de 1993
dans la collection Empreinte chez Denoël.
Et pour finir : « Soleils brillants de la jeunesse »
un roman culte de Denton Welch, un écrivain anglais
mort en 1948, à l’âge de trente-trois ans,
publié par Viviane Hamy en 1997, avec une préface
de William S. Burroughs.
Words,
English words…
disait la Woolfette
au micro de la BBC
Samedi 18 juillet 2009 – 2h21
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Ma Woolfette

Salma Hayek
Aujourd’hui, c’est le printemps,
donc le soleil est là,
donc pas de grève inutile,
pas de suppression du train de 8h16,
donc tout baigne,
everything is baigning.
Hier soir, je me suis acheté
un merveilleux gros livre
sur l’intérieur des maisons britanniques.
Une affaire à douze euros,
mais surtout une façon de respirer
le parfum de Virginia,
ma Woolfette adorée.
Une odeur de papier assez forte,
sûrement un parfum de femme,
un truc d’ailleurs.
La mamelle celte
est toujours aussi bonne,
légèrement salée.
Que demander de plus ?
Vendredi 20 mars 2009 – 8h16
09:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Bleu

Adriana Karembeu
Dans le métro, ligne huit.
Pas trop de monde,
plutôt propre.
Tout est bleu
avec des touches de gris
et de noir fumé.
Pourquoi avoir choisi
des couleurs aussi froides ?
Pour déprimer les foules
ou pour assagir les excités,
les toréadors de la connerie urbaine ?
Un jour, une femme m’aimera,
elle me dira dans un souffle rauque :
« Tu me manques ! »
Yes, je suis prêt, je commence quand ?
Demain ?
OK, je pars, je fais mes valises,
la Lune, Jupiter et les galaxies
neuves et anciennes, nous allons
pulvériser la voie lactée.
Je ferme les yeux,
je vois, j’entends, je sens
la trépidation de ta poitrine,
la mamelle sacrée
de mes envies,
grandes et petites.
Je t’aime déjà,
je suis fou de toi,
à tes pieds, déjà
et encore et toujours,
mon Amour.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h50
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des lignes d’envie

La Liseuse de Jean-Jacques Henner
Une belle semaine de livres,
des lignes et des mots,
des signes sur des pages,
books, partout.
J’ai bien commencé la semaine
avec « Un enfant de l’amour »
un Doris Lessing publié en 2007
chez Flammarion, trouvé chez
mon soldeur préféré, à trois euros.
En milieu de semaine, jeudi je crois,
un petit tour chez Saint Gib,
ma façon à moi de faire les soldes…
J’ai acheté des livres à 1,50 € :
« La vigilante » un roman de l’Américaine
Melanie Wallace, publié en 2008 chez Grasset ;
« Amours défendues », le premier roman
de la Canadienne Alissa York paru en 2007
aux Editions Joëlle Losfeld ;
« L’impureté d’Irène » de Philippe Mezescaze
c’est un petit livre de 2009 dont le titre m’a intrigué
et qui est joliment publié par les éditions Arléa ;
« Seules les larmes seront comptées » d’Hector
Bianciotti, le grand écrivain argentin adopté par la France,
a été publié chez Gallimard en 1988 dans la prestigieuse nrf.
Pour quelques euros de plus, j’ai également trouvé :
« La femme comestible » et « Faire surface »,
deux livres de Margaret Atwood, ma Canadienne préférée,
édités dans l’élégante collection Pavillons poche chez Robert
Laffont, respectivement en 2008 et en 2007.
Et puis pour me changer les idées deux essais
qui concernent l’Angleterre :
« Le modèle anglais, une illusion française » par
Agnès Catherine Poirier, une journaliste qui a le double
avantage d’une formation d’historienne et d’habiter Londres.
C’est un livre publié en 2006 par les éditions Alvik.
« Keynes ou l’économiste citoyen » par Bernard Maris
a été publié par Les Presses de Sciences Po, en 2007,
je l’ai choisi pour une étudiante studieuse.
Que vous dire d’autre ?
Qu’il ne faut jamais arrêter
d’aimer
les mots.
Samedi 4 juillet 2009 – 23h58
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23.07.2009
Back is back

Sophie Ellis Bextor
Après avoir perdu mes mots de passe, j’ai émigré une soirée sur Blogger et puis, je suis revenu at home.
Ce soir je ne vais pas être très bavard, pour une fois juste rappeler quelques noms, parmi les très nombreux écrivains que j'ai découverts depuis un an. En gros, ils sont huit à m'avoir vraiment impressionné :
Tout d'abord en first l'Anglais Ian McEwan (Sur la plage de Chesil), avec lui, c'est simple, chaque livre est un chef d'œuvre, alors...
Ensuite, j'ai adoré l'Américaine Francine Prose (Blue Angel) qui est également professeur d'université et qui me semble marcher dans les sublimes traces de Joyce Carol Oates.
En troisième je place la jeune Allemande Juli Zeh qui est la coqueluche littéraire de nos voisins germaniques et quand on lit "La fille sans qualité" on comprend pourquoi !
En quatrième position une écrivaine canadienne, Margaret Atwood (Lady Oracle) que je viens juste de découvrir et que j'adore tout simplement.
Ensuite je mettrais sur le même plan des auteurs aussi différents que le musicien anglais Wesley Stace (L'infortunée) dont le premier roman est à tomber par terre,
l'Américain Richard Powers (La Chambre aux échos) et l'Anglaise Sarah Waters (Affinity),
sans oublier le grand écrivain américain Don Delillo (Americana) que la France découvre et j'ai une pensée particulière pour l'écrivain anglais John Fowles (L'obsédé), disparu en 2005.
Bien sûr j'aurais également aimé parler de Tobias Wolff, de Kaye Gibbons, de Laurel Zuckerman ou de la Française Hélène Berr dont le journal est inoubliable, et de beaucoup d'autres...
En ce qui concerne, les talents musicaux, après avoir flashé sur Les Amy puis Gabriela Cilmi, je suis aujourd'hui très intrigué par l'Anglaise Sophie Ellis Bextor qui a une voix, une beauté, une...
Le 27 juin 2009
23:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sur la page

Ana de la Reguera
Sur la page du carnet,
l’ombre de mes doigts
et du gros stylo bleu,
j’aperçois aussi une mèche
qui se ballade.
Une légère brise tempère
le plein soleil.
Il fait bon, il fait beau,
je suis triste.
Sûrement l’angoisse de la solitude,
le stress du vide.
On a l’habitude de se demander :
Et après ?
Et puis, on continue à avancer.
Pour le moment, l’écho ne répond rien,
il n’a pas d’idée.
Pour me venger de ce vide
auquel je ne m’habitue pas,
je vais consacrer les prochains mois
à acheter les rares livres sur Virginia
qui me manquent.
Un bonheur masqué, un masque de…
Lire, dormir, regarder, me reposer
entre deux journées de cours.
Et puis un jour, un sourire
là où je ne l’attendrai pas,
un jour, un rayon de soleil
qui me fera quelque chose.
Un jour, au gré des larmes
et des vagues,
entre deux averses de lune,
un jour, tu seras là.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h19
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lointain

Ombres
On the platform.
Le train est parti,
en direction du lointain.
Je reste sur le quai, seul
avec le soleil et le ciel bleu.
C’est comme si le printemps
ne s’était jamais arrêté.
Les avions uniformément blancs
se croisent dans le bleu du ciel,
promeneurs éclatants.
Les ombres sont nettes et tranchantes
sur le bitume gris fatigué
de l’embarcadère déserté.
Derrière moi,
une bête à ailes.
Je reconnais le discours de la pie
avec ses enfants.
Pour une fois,
son cri n’est pas agressif.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h15
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paradis for ever

Sophie Ellis-Bextor
Une belle journée,
avec de bonnes nouvelles
de mes deux employeurs
au Paradis…
Des soucis d’horaires en moins,
des cours en plus, que demande
le peuple ? Du pain et des jeux !
Tiens en parlant de pain, l’autre jour,
j’ai mangé un cheeseburger de Quick,
le pain a toujours un gout de carton…
Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure
maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.
Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,
pour la première fois, ta voix de Reine,
je confirme que dans la famille des femmes,
tu es une Reine, beauté altière
qui règne sur l’infini.
Comme j’étais en forme et que je cherchais
un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.
Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise
par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :
L’Immensissime Joyce Carol Oates,
avec « Double Diabolique » publié sous son
pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000
et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.
et puis une autre très grande dame, l’Anglaise
Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil
de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »
paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions
Calmann-Lévy, en 2007.
Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis
pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,
j’ai trouvé au relais de la gare « Lettre d’une inconnue »
de Stefan Zweig, dans la très belle collection
La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.
Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa
« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier
Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,
en mars 2009.
Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,
un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,
un recueil d’articles édité par Perrin, en 2006.
Quoi d’autre ?
Je vous aime.
mardi 16 juin 2009 – 23h58
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La crise

Lapin et ours de Bruges
Prendre le train et écrire,
quoi de plus naturel, en somme ?
Le froid et le soleil.
Une belle journée qui s’annonce.
Pas trop le moral, en ce moment.
Est-ce la crise, docteur ?
Yes, la crise des Celtes,
avec la Reine qui s’éloigne
de plus en plus.
Confronté à la lourdeur
d’une procédure
qui met la vie en équations.
Tout ça pour préparer le vide
de demain, avec uniquement
des problèmes et des manques.
Manque d’enthousiasme.
Yes, indeed.
Mardi 17 mars 2009 – 8h17
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Reality show

Denise Milani
On Tchou-tchou train.
Tract.
Après l’économie réelle,
la grève réelle ?
Et la connerie réelle, non ?
Ce qui est bien avec la crise,
c’est que plus personne
ne comprend rien (ça ne change
pas beaucoup) mais aujourd’hui,
nos élites médiatiques ne font
même plus semblant de comprendre.
Donc dans nos médias qui atteignent
le pire degré de la stupidité,
tout le monde se déchaîne, c’est à qui
sortira la plus invraisemblable énormité.
Alors que tous ces simplets bavards
oublient (ou ignorent) que creuser
les déficits aujourd’hui, c’est creuser
la tombe de l’économie de demain.
Vive les corporatismes !
Lundi 16 mars 2009 – 8h17
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Seul le poisson rouge

Jeune mère regardant son enfant par William-Adolphe Bouguereau, en 1871
Ca fait drôle, une maison
sans chat, ni chien.
Seul le poisson rouge résiste.
Les problèmes que me posent
la Reine des Celtes
sont d’une telle ampleur
que le choc de la disparition
est atténué.
Je me sens en quelque sorte
aseptisé contre la douleur.
Le train roule et la vie continue.
La vétérinaire qui a abrégé
les souffrances de la chatte
était visiblement enceinte,
comme un symbole de l’ordre des choses
et des minutes qui se remplacent,
les unes poussant les autres,
le long d’un fil d’or ou de soie,
vers les étoiles, là-bas, très loin, l’infini.
Mardi 10 mars 2009 – 8h24
11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Humidité

T 1950, Saul Leiter
Pluie, froid, train.
Le parapluie est un auxiliaire précieux.
Si je vivais à Londres,
je serais sans cesse parapluité.
Lors de mon dernier séjour,
c’était un pois d’aout,
il pleuvait tous les jours…
Heureusement, il ne faisait pas froid.
Même pas la peine d’aller en Bretagne !
Hier, c’était une journée de deuil.
La chatte est morte après plus
de 18 années de fidélité acharnée.
Pour l’année prochaine, je suggère
de remplacer la journée de la femme,
par la journée du chat.
Mardi 10 mars 2009 – 8h17
09:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Raisonnable

Rêverie par Jean-Jacques Henner
C’était un jour comme ça,
il y a une semaine à peine,
je me sentais anormalement,
terriblement, raisonnable.
Je suis donc allé le cœur léger,
sans voler, chez Saint Gib.
En fait, je n’ai trouvé que trois livres :
« Sur la plage de Chesil » de Ian McEwan,
publié en 2008 par les éditions Gallimard.
Cela doit faire le 4ème exemplaire que j’achète
tant cela me fait plaisir d’offrir une œuvre
réellement exceptionnelle.
Ensuite, j’avais tellement aimé Americana
de Don Delillo que j’ai pris « L’étoile de Ratner »
publié en 1996, par Actes Sud, vingt ans après
sa sortie aux Etats-Unis.
Pour finir, j’ai eu la chance d’enfin trouver :
« God’s Pocket » un roman noir très remarqué
qui est le premier livre de l’Américain Pete Dexter,
publié en 2008 par les remarquables Editions de l’Olivier
vingt cinq ans après sa sortie aux Etats-Unis.
Etant hyper raisonnable, j’ai été obligé de prendre
trois petits bouquins pour améliorer mon anglais dont
un très sympa dictionnaire Larousse qui semble
plus aisé à utiliser que mon vieux gros Robert&Collins.
Et comme je suis très sage, j’ai également reçu
deux ouvrages commandés par Internet et consacrés
à ma Woolfette :
« Virginia Woolf à Cassis » de Joëlle Gardes
et Christian Ramade aux éditions Images en Manœuvre,
ainsi que le très beau « Virginia Woolf, l’ancrage et le voyage »
de Françoise Pellan aux Presses Universitaires de Lyon.
Où commence le bonheur ?
Jeudi 4 juin 2009
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Departures
Poucette
La chatte est en train de partir,
pour un voyage sans retour.
Je la conduirai chez le véto,
en fin d’après-midi, pour abréger
ses souffrances inutiles.
Une qui ne souffre pas,
c’est la Reine des Celtes.
Elle est aussi en train de partir,
mais elle, elle calcule.
Ah les sentiments féminins !
C’est comment déjà ?
Bon débarras.
La journée des femmes est finie.
On va pouvoir se consacrer
aux formes désintéressées de la vie,
les arbres, le ciel, les oiseaux,
la pureté de Virginia,
un regard incertain sur tout cela,
la Seine, la Mer…
Un lac, où ça ?
Lundi 9 mars 2009 – 8h26
02:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Unique Déesse

Photograph by George Charles Beresford, 1902
Froid et soleil.
Pour la première fois
depuis très longtemps,
je suis entièrement seul.
Plus de femme qui m’écrit,
plus de correspondance
en forme d’espoir.
La page blanche,
la place vacante.
Je reste en tête à tête
avec Virginia, la seule déesse
qui ne m’a jamais déçu.
C’est plutôt le contraire,
plus je la connais
et plus je l’aime.
Lundi 9 mars 2009 – 8h17
01:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2009
Ballerines

Femme sexy en robe rouge appartement design
Femmes de rues, femmes de trains.
Certaines ont rangé les bottes
et commencent à faire les pieds
en ballerines ou en escarpins,
certaines déjà pieds nus…
Et oui, déjà !
D’autres commencent à sortir les seins,
comme si elles étouffaient
et qu’elles avaient besoin d’air,
de se montrer,
de se libérer de l’hiver.
Si les femmes n’existaient pas…
La vie n’aurait plus d’intérêt.
Plus de beauté, plus d’amour.
Plus de littérature, plus de livre,
plus rien.
Juste des chats et des chiens,
une bande de mammifères errants,
déboussolés, sur une planète abandonnée.
Heureusement, le soleil…
Vendredi 6 mars 2009 – 8h21
23:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Imprévu

Vierge à l'enfant de William-Adolphe Bouguereau
Une rencontre devant un théâtre
on parle de livres et autres mots.
Un dernier café, je m’envole,
je traverse la Seine, dépasse
le Palais de Justice, les épées
les robes et le reste…
Dieu que les avocates sont jolies
à en mourir, oui bien sûr, tellement
elles sont belles, irréelles,
froides et hautaines comme des déesses,
des femmes, en somme.
Par hasard ( !) j’atterris chez Saint Gib,
vous me direz, « Il faut bien atterrir quelque part,
n’est-ce pas mon brave ? » I do agree Mrs Dizzy,
yes I do. En fait j’écoute l’album
« A temporary dive » d’Ane Brun, c’est divin.
Tout ça pour dire que j’ai trouvées deux occasions
que je cherchais depuis assez longtemps :
Le tome 1 des « Chroniques de San Francisco »
d’Armistead Maupin, publié en 2006 par les
Editions de l’Olivier. C’est un gros volume
de 891 pages qui comprend en fait trois livres :
- Chroniques de San Francisco ;
- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco ;
- Autres Chroniques de San Francisco.
Et puis j’ai enfin trouvé « Autobiographie »
de John Cowper Powys, publiée en 1965,
dans la collection de la nrf, chez Gallimard.
C’est l’œuvre d’une grande figure de la littérature
anglaise qui a séjourné de longues années
aux Etats Unis avant de se retirer au Pays de Galles.
Henry Miller le connaissait et l’admirait.
Ensuite, le hasard a mis sur mon chemin
trois bouquins que je n’avais aucune bonne raison
de ne pas acheter…
« Les nouvelles » de Katherine Mansfield,
c’est un gros volume de 946 pages publié en 2006,
dans la collection La Cosmopolite, chez Stock,
avec une étonnante couverture bleu turquoise.
Il s’agit de l’intégrale des nouvelles de la grande
rivale-amie de Virginia Woolf, correspondant aux
recueils : Pension allemande (1911) ; Félicité (1920) ;
La Garden Party(1922) ; Le Nid de Colombes (1923) ;
Quelque chose d’enfantin (1924).
Ensuite : « La pluie, avant qu’elle tombe » le dernier livre
de l’Anglais Jonathan Coe, publié en 2009 par les éditions
Gallimard, dans la collection nrf, un auteur reconnu et
souvent primé que je vais avoir la joie de découvrir.
Et pour finir, et toujours en Angleterre « Délire d’amour »,
de Ian McEwan, publié en 1999, également par Gallimard
dans la collection nrf. Après avoir lu « Expiation » et
« Sur la plage de Chesil », je me demande si je vais lire un
troisième chef d’œuvre consécutif… Why not ?
Dimanche 17 mai 2009 – 22h11
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Signes

La beauté de Soraia Chaves
On train.
Je pars de plus en plus tôt, why ?
Aujourd’hui, il fait froid,
un peu comme en hiver
mais le soleil commence à se montrer.
Tout de suite les esprits se mettent
en branle, imagination, planification,
espérance de jours meilleurs…
C’est tout ça qui annonce le printemps.
Les premiers signes, il y a près d’un mois,
c’étaient le ciel, la lumière qui renaissaient.
Ensuite les oiseaux qui sont comme des fous,
avec une envie de vivre incontrôlable.
Et puis, il y a de nombreux jeunes
qui sont nés depuis peu.
Aujourd’hui, le printemps
est annoncé par les femmes.
Vendredi 6 mars 2009 – 8h16
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Sauvages

Laetitia Casta
On train.
Parmi les sauvages.
Deux garçons qui font plus de bruit
qu’un wagon et un couple
qui se vautre dans les ordures.
On a beau dire, j’ai du mal
à me faire à cette saleté ambiante
qui surenlaidit un paysage urbain
qui franchement n’a pas besoin de ça.
Aujourd’hui, tu m’as écrit que je t’amusais.
C’est le bouquet ! Comme si mon amour
pour toi avait quelque chose de comique.
Vu d’ici, je trouve que c’est plutôt tragique.
Bon ! Elles commencent à me fatiguer
les femmes, je crois que je vais me contenter
de ma Virginia, elle suffira amplement
à remplir ma vie.
Jeudi 5 mars 2009 – 13h26
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Paradis hebdo

Joyce Carol Oates by Jerry Bauer
C’était samedi dernier,
le deuxième samedi de mai.
Comme d’habitude j’ai quitté la maison
le cœur joyeux. Il devait être 15h
l’heure de l’envol vers le ciel des livres,
le Chatelet, la Seine, Saint Michel
la place Saint Gibert.
Chanceux, j’ai trouvé plein d’occasions
figurant sur mes innombrables listes.
j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite
chez Stock, « Aux enfers » de Kathryn Davis
une écrivaine américaine très inventive
qui enseigne à l’Université Washington
de Saint Louis et qu’on présente parfois
comme une héritière (de plus) de ma Woolfette.
Une autre Américaine qui pour beaucoup
d’entre nous est la Best of the Best, c’est bien sûr
l’Immensissime Joyce Carol Oates
avec « La fille du fossoyeur » un de ses derniers
livres, paru en 2007 et édité en France en 2008
par Philippe Rey, mais elle a une telle production
que ses bibliographies sont rarement à jour.
et puis un troisième écrivain américain
un autre monstre sacré, William Faulkner.
« Domaine » publié en France par les éditions Gallimard,
l’année de sa disparition en 1962 dans la collection nrf,
est l’avant dernier roman écrit par le maître de New Albany
distingué en 1949 par le prix Nobel de littérature,
un homme qui avait la passion des femmes (normal, quoi !).
On revient en Angleterre avec une très grande dame
du roman policier, Ruth Rendell qui vient de publier
en France, un de ses romans les plus aboutis :
« Et l’eau devint sang » en février 2009,
aux Editions des Deux Terres.
Toujours en Angleterre, un écrivain mythique dont l’œuvre
considérable lui vaut aujourd’hui d’être reconnu comme
un des plus grands. Je n’ai pas trouvé « Sauvagerie »
son dernier roman traduit en français donc j’ai choisi :
« Que notre règne arrive » publié aux Editions Denoël,
en 2007.
Et pour finir, « Julius Winsome », le premier roman traduit
en français de Gerard Donovan, un écrivain irlandais qui
vit aux Etats-Unis. C’est un véritable hymne à l’amour et
à la nature, publié en février 2009 par les Editions du Seuil.
Dimanche 17 mai 2009 – 22h11
15:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.07.2009
London

Music Party, Petworth 1835, par William Turner
J’ai retrouvé dans mon carnet
sans spirale mais à carreaux
rouge et bleu, des adresses qui
me font rêver tout haut :
Citadines, South Kensington.
Park Plaza County Hall (London Eye).
Grosvenor Kensington Hotel.
Waverley House Hotel (Bloomsbury)
Que des hôtels dans les quartiers où
My Queen à moi, my Virginia habitait…
Plus près de chez nous (est-ce bien sûr ?)
j’étais également tenté par « Le Gerbot
d’Avoine » à Saint Quay Portrieux ou
le « Ker Izel » à Saint Brieuc.
J’avais trouvée la chambre,
il me manquait just le double…
Mercredi 4 mars 2009 – 14h22
07:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2009
Cas isolés

Amy avec Kelly Osbourne
On the same train.
Il faut dire aussi que je n’ai pas
une grande motivation,
personne à qui plaire.
J’abandonne le site de rencontres
qui m’a seulement permis
de visiter quelques expos
ou de faire des déjeuners sympas.
Pour le reste…
… C’est le grand désert.
Et puis les femmes,
c’est bien de loin,
mais dès qu’elles s’approchent
et qu’elles commencent à parler,
à parler…
C’est vrai qu’une fois enlevées
les bourgeoises prétentieuses
et les fonctionnaires ennuyeuses,
il ne reste plus grand monde :
quelques artistes légèrement
frapadingues, quelques cas isolés…
Je ne me sens aucun avenir comme
dompteur de curiosités.
Jeudi 26 février 2009 – 13h29
23:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Un autre Samedi

Desiring women
C’était samedi dernier,
le premier samedi de mai.
Comme dab’ j’ai marché tout droit,
le train et tout jusqu’à Saint Lazare,
la place du Chatelet, la Seine et la place
Saint Michel qu’un jour on pourra appeler
la place Saint Gibert.
Décidé à ne faire que des emplettes légères,
j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite
chez Stock, deux écrivaines anglaises,
des copines de ma Woolfette :
« Escales sans nom » un court roman de Vita
Sackville-West, publié en France en 1962
et réédité en 1987 ;
et puis le « Cahier de notes » qui est une sorte
de journal tenu par Katherine Mansfield et publié
par son mari, en 1938, quinze ans après sa
disparition. Il paraitra en France en 1944
et sera réédité en 1986 ;
Ensuite toujours dans la même collection rose,
encore une auteure mais cette fois-ci, américaine,
c’est : « Reflets dans un œil d’or » de la grandissime
Carson McCullers. Ce roman, publié en France
en 1945, sera réédité en 2001.
Après Stock, on entre chez Actes Sud avec
« La réserve » de l’Américain Russel Banks,
publiée en France, en 2008.
On reste aux Etats Unis avec une très grande dame,
Paula Fox qui a publié « Parure d’emprunt » en 2008
aux Editions Joëlle Losfeld.
Après, cette escapade Atlantique, je reviens
à mes moutons anglais avec « Le jardin de ciment »
de l’immense Ian McEwan, dont je viens de lire
deux chefs d’œuvre (Expiation et Sur la plage de Chesil)
donc, pourquoi pas trois ?
Il s’agit d’une réédition, en 2008, de la traduction de 1978,
dans la très belle collection Signatures chez Points.
Ensuite, je me suis fait un petit plaisir avec un commentaire
de Mrs Dalloway, par Catherine Bernard, publié en 2006,
dans la collection Foliothèque, chez Folio.
Il s’agit en fait d’un essai, suivi d’un dossier complet
réalisés par Catherine Bernard qui est une spécialiste
Woolfinienne, qui a notamment traduit « Journal d’un écrivain ».
Enfin pour finir, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur un livre
rare que je désespérais de trouver un jour, il s’agit de
« Mademoiselle Christina » de l’écrivain magique
et roumain, Mircea Eliade. C’est un roman que j’ai entendu
dire par Jean Topaze, il y a très longtemps sur France Culture,
un moment et des mots inoubliables.
Le roman publié par les remarquables Editions de l’Herne,
en 1978, n’a pas dû être réédité depuis, ce qui est
tout à fait incredible pour une œuvre aussi importante.
Jeudi 7 mai 2009 – 22h47
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Goinfre

Luikse Wafel
On train.
Encore une semaine qui s’en va
et un mois qui finit.
Le froid est revenu
mais c’est pour mieux repartir.
Mon régime marche bien.
J’ai perdu deux kilos
en deux semaines.
C’est vrai que les premiers
sont les plus faciles à perdre.
Bon, je suis content
car cette fois, j’ai eu beaucoup
de mal à m’y mettre.
Il faut dire que ces temps ci
j’étais du genre goinfre obsessionnel,
j’avais tout le temps faim,
comme la chatte
qui devient à moitié tapée…
Jeudi 26 février 2009 – 13h25
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Gris passé

Denise Milani : Enfin du soleil
Le temps est gris, humide,
ma belle lumière de printemps
a reculé devant un soubresaut
de l’hiver, mais c’est
pour mieux sauter,
pour revenir encore plus fort
dans nos cœurs incertains.
Des trains à l’arrêt,
une bande de quatre,
endormis, j’ai l’impression.
J’ai entendu le président de la Sorbonne
qui m’a fait l’effet d’un pauvre con.
Comment un individu qui a une vie entière
de fonctionnaire, derrière lui,
peut comprendre quelque chose
au monde d’aujourd’hui ?
Impossible.
Mercredi 18 février 2009 – 14h49
18:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note