04.11.2009
Merci

Emmanuelle Béart
22h31. On train, at San Lazaro.
Une réunion de finite. On rentre.
Un train de banlieue marrant,
genre train de nuit.
Chacun sans son coin, silencieux.
Une superbe femme à cuisses,
à ma gauche, belle à croquer,
avec des cuisses galbées et fondantes,
absolument à dévorer.
Je pense à ma rencontre merveilleuse,
digne d’un conte de Dhôtel, tellement
c’était vrai et tellement c’était magique,
en même temps, la force de la vie.
Le bonheur d’une femme,
d’une vie, d’un destin de musicienne,
avec des doigts si longs, si fins
et puis une sincérité aussi profonde,
c’est plus qu’exceptionnel,
quasiment du sacré !
La vie, cet enchantement permanent
auquel j’aspire à être enchaîné,
dans une foule d’éternité,
un océan qui bruisse
comme un dessin jamais fini,
l’œuvre du vivant,
le principe solaire qui nous fait lever la tête,
scruter les nuages, compter les étoiles,
les stars de nos villes,
les flambeaux de nos lumières de gala,
la flamme dans tes yeux, là,
l’émotion que nous avons partagée,
tous les deux, immense,
indescriptible, inavouable presque,
tellement c’était bon, fort, tornadesque.
Merci C. Femme des femmes.
Merci.
Jeudi 26 mars 2009
11:28 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.11.2009
Que dire ?

8h16. On train.
Que dire de plus,
que dire ?
Très heureux d’avoir mis en ligne
une très grande note sur Mrs Dalloway
que j’ai redécouverte en la relisant
dans sa traduction primitive.
Cent cinquante pages de bonheur pur.
Virginia nous prend par la main
et nous entraîne avec elle,
dans sa respiration.
Un immense souffle de poésie,
sans arrêt,
d’un seul trait.
Lundi 29 mars 2009
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Deux heures

Diane Lane
19h05. Siège d’Arte.
Une journée ordinaire à Paris,
entre le ciel vaporeux et le gris qui défile.
Une matinée de cours,
avec des étudiants adorables.
Un déjeuner rapide, un hot dog
à la cafétéria de l’hôpital Bichat,
puis une relecture de mon manuel du divorce.
Un entretien détendu avec le professeur
qui suit mon cœur.
Retour à la cafétéria pour finir
l’étude juridique de la séparation
et puis le miracle de la rencontre
avec Catherine, une fée musicale
illuminée par la promesse de la vie.
Le réveil qui sonne à 18h, le métro
qui me prend et m’énerve.
La 13, puis la 12, jusqu’au bout.
Je ne sais pas pourquoi je suis là,
car je suis bien fatigué,
la curiosité surement et puis j’ai passé
deux heures magiques, comme cela
faisait si longtemps…
Deux heures de rayonnement intense,
des moments d’être, comme disait Virginia,
des instants où l’on sait qu’on existe.
Et puis des mains si fines
et sûrement des pieds subtilement assortis,
comme Clarissa Dalloway.
Il m’a fallu une dernière lecture pour découvrir
que cette femme, cet être de lumière
inspiré par une amie de la mère de Virginia,
avait de belles mains et de jolis pieds.
Tout ce temps, et beaucoup plus qu’un plaisir,
un sentiment de plénitude,
lire et relire Virginia est ma récompense.
Merci Catherine.
Jeudi 26 mars 2009
12:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.07.2009
Short
Portique
On train. Déjà 8h20.
Il fait froid, mais…
C’est quand même le printemps,
donc, il y a la lumière,
le vent, la pluie de cette nuit,
mais aussi, cette impression diffuse
que la douceur attend,
avec les oiseaux
qui retiennent leur souffle,
pour de nouveau crier
tout leur amour
de la vie, du ciel
des repas en amoureux
et du nid qu’on refait
qu’on retrouve,
qu’on découvre.
Yes, that’s life.
Mardi 24 mars 2009
10:13 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.07.2009
Words, only words

Virginia Woolf
Encore une grosse semaine de livres.
J’ai reçu deux livres consacrés à Virginia
et commandés sur Amazone :
« La force du féminin » une étude de Frédéric
Regard, grand spécialiste de Littérature anglaise,
portant sur trois essais de Virginia Woolf.
C’est un livre de petit format, publié en 2002,
par les éditions La Fabrique.
Le nouveau « Virginia Woolf » de Viviane Forrester,
une très belle réalisation des éditions Albin Michel
de mars 2009.
Ensuite je suis passé devant la Librairie Gallimard
boulevard Raspail et j’ai trouvé un Simenon :
« La maison des sept jeunes filles », publié
par la nrf en 1951.
Passant par le boulevard Saint Michel,
je me suis retrouvé, par hasard chez Gibert…
J’ai acheté « Sous le charme de Lilian Dawes »
le dernier roman de l’Américaine Katherine
Mosby qui enseigne à l’Université de Columbia,
ses étudiants ont bien de la chance…
Il s’agit ici d’une publication de janvier 2009
dans la très jolie collection Quai Voltaire
aux éditions de La Table Ronde.
Et pour finir : « Quand je te reverrai »
un magnifique recueil de seize nouvelles
du très grand et très méconnu André Dhôtel
publié aux éditions Phébus, en 2004.
Words,
always words…
Jeudi 23 juillet 2009 – 1h19
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Peut-être

Aishwarya Rai
On the quai, at 13th.
Un train bleu rase le quai,
à toute vitesse, une course ?
Contre lui-même ?
Avec le temps ?
Peut-être une traine
qui l’a allumé ?
Il est épris, c’est le printemps.
Normal, mes chères Watsones.
Le ciel est plus que bleu,
avec sur les bords, une frange
légèrement grisâtre, blanchâtre.
Peut-être qu’il y a le feu au ciel,
peut-être.
Quand on regarde, il suffit
d’ouvrir les yeux.
C’est Sylvaine qui m’a appris
à regarder, tout est beau,
il suffit d’ouvrir les yeux.
C’est comme cette fille incroyablement
belle qui m’a ajouté à ses amis,
sur Facebook, une déesse d’Anchorage
en Alaska, étudiante à UCLA,
il suffit de l’admirer…
C’est dingue quand on y pense.
Le soleil me caresse,
le moelleux de ses rayons me parle,
me susurre, me suggère,
un peu de douceur,
beaucoup de,
yes a lot of words
là, qui attendent derrière la porte.
Un jour, un sourire,
un jour, de l’amour,
un jour…
Samedi 21 mars 2009
13:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Books on the rocks

Virginia en 1935 by Man Ray
Avant les vaches maigres qui s’annoncent
une grosse envie de livres.
Cette semaine, j’ai reçu les titres introuvables
en librairie et commandés sur Internet.
Deux monuments américains pour commencer :
« L’habitude d’être » un recueil de lettres de
Flannery O’Connor, réédité en avril 2004
par Gallimard dans la collection L’imaginaire.
Puis « N’en faites pas une histoire » un ensemble
de textes divers de Raymond Carver, le maître
de la nouvelle, réédité en mars 1996 par les éditions
de l’Olivier, dans la collection Points.
Ensuite deux romans d’écrivaines américaines moins
connues chez nous :
« Transactions dans une monnaie étrangère »,
le deuxième roman de Deborah Eisenberg paru en 1994
aux Editions Le Promeneur ;
« Les petits miracles » de Francine Prose,
la distinguée Romancière-Voyageuse-Universitaire
dont j’avais adoré « Blue Angel »
Il s’agit ici d’une très jolie édition de 1993
dans la collection Empreinte chez Denoël.
Et pour finir : « Soleils brillants de la jeunesse »
un roman culte de Denton Welch, un écrivain anglais
mort en 1948, à l’âge de trente-trois ans,
publié par Viviane Hamy en 1997, avec une préface
de William S. Burroughs.
Words,
English words…
disait la Woolfette
au micro de la BBC
Samedi 18 juillet 2009 – 2h21
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ma Woolfette

Salma Hayek
Aujourd’hui, c’est le printemps,
donc le soleil est là,
donc pas de grève inutile,
pas de suppression du train de 8h16,
donc tout baigne,
everything is baigning.
Hier soir, je me suis acheté
un merveilleux gros livre
sur l’intérieur des maisons britanniques.
Une affaire à douze euros,
mais surtout une façon de respirer
le parfum de Virginia,
ma Woolfette adorée.
Une odeur de papier assez forte,
sûrement un parfum de femme,
un truc d’ailleurs.
La mamelle celte
est toujours aussi bonne,
légèrement salée.
Que demander de plus ?
Vendredi 20 mars 2009 – 8h16
09:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Bleu

Adriana Karembeu
Dans le métro, ligne huit.
Pas trop de monde,
plutôt propre.
Tout est bleu
avec des touches de gris
et de noir fumé.
Pourquoi avoir choisi
des couleurs aussi froides ?
Pour déprimer les foules
ou pour assagir les excités,
les toréadors de la connerie urbaine ?
Un jour, une femme m’aimera,
elle me dira dans un souffle rauque :
« Tu me manques ! »
Yes, je suis prêt, je commence quand ?
Demain ?
OK, je pars, je fais mes valises,
la Lune, Jupiter et les galaxies
neuves et anciennes, nous allons
pulvériser la voie lactée.
Je ferme les yeux,
je vois, j’entends, je sens
la trépidation de ta poitrine,
la mamelle sacrée
de mes envies,
grandes et petites.
Je t’aime déjà,
je suis fou de toi,
à tes pieds, déjà
et encore et toujours,
mon Amour.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h50
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des lignes d’envie

La Liseuse de Jean-Jacques Henner
Une belle semaine de livres,
des lignes et des mots,
des signes sur des pages,
books, partout.
J’ai bien commencé la semaine
avec « Un enfant de l’amour »
un Doris Lessing publié en 2007
chez Flammarion, trouvé chez
mon soldeur préféré, à trois euros.
En milieu de semaine, jeudi je crois,
un petit tour chez Saint Gib,
ma façon à moi de faire les soldes…
J’ai acheté des livres à 1,50 € :
« La vigilante » un roman de l’Américaine
Melanie Wallace, publié en 2008 chez Grasset ;
« Amours défendues », le premier roman
de la Canadienne Alissa York paru en 2007
aux Editions Joëlle Losfeld ;
« L’impureté d’Irène » de Philippe Mezescaze
c’est un petit livre de 2009 dont le titre m’a intrigué
et qui est joliment publié par les éditions Arléa ;
« Seules les larmes seront comptées » d’Hector
Bianciotti, le grand écrivain argentin adopté par la France,
a été publié chez Gallimard en 1988 dans la prestigieuse nrf.
Pour quelques euros de plus, j’ai également trouvé :
« La femme comestible » et « Faire surface »,
deux livres de Margaret Atwood, ma Canadienne préférée,
édités dans l’élégante collection Pavillons poche chez Robert
Laffont, respectivement en 2008 et en 2007.
Et puis pour me changer les idées deux essais
qui concernent l’Angleterre :
« Le modèle anglais, une illusion française » par
Agnès Catherine Poirier, une journaliste qui a le double
avantage d’une formation d’historienne et d’habiter Londres.
C’est un livre publié en 2006 par les éditions Alvik.
« Keynes ou l’économiste citoyen » par Bernard Maris
a été publié par Les Presses de Sciences Po, en 2007,
je l’ai choisi pour une étudiante studieuse.
Que vous dire d’autre ?
Qu’il ne faut jamais arrêter
d’aimer
les mots.
Samedi 4 juillet 2009 – 23h58
02:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.07.2009
Back is back

Sophie Ellis Bextor
Après avoir perdu mes mots de passe, j’ai émigré une soirée sur Blogger et puis, je suis revenu at home.
Ce soir je ne vais pas être très bavard, pour une fois juste rappeler quelques noms, parmi les très nombreux écrivains que j'ai découverts depuis un an. En gros, ils sont huit à m'avoir vraiment impressionné :
Tout d'abord en first l'Anglais Ian McEwan (Sur la plage de Chesil), avec lui, c'est simple, chaque livre est un chef d'œuvre, alors...
Ensuite, j'ai adoré l'Américaine Francine Prose (Blue Angel) qui est également professeur d'université et qui me semble marcher dans les sublimes traces de Joyce Carol Oates.
En troisième je place la jeune Allemande Juli Zeh qui est la coqueluche littéraire de nos voisins germaniques et quand on lit "La fille sans qualité" on comprend pourquoi !
En quatrième position une écrivaine canadienne, Margaret Atwood (Lady Oracle) que je viens juste de découvrir et que j'adore tout simplement.
Ensuite je mettrais sur le même plan des auteurs aussi différents que le musicien anglais Wesley Stace (L'infortunée) dont le premier roman est à tomber par terre,
l'Américain Richard Powers (La Chambre aux échos) et l'Anglaise Sarah Waters (Affinity),
sans oublier le grand écrivain américain Don Delillo (Americana) que la France découvre et j'ai une pensée particulière pour l'écrivain anglais John Fowles (L'obsédé), disparu en 2005.
Bien sûr j'aurais également aimé parler de Tobias Wolff, de Kaye Gibbons, de Laurel Zuckerman ou de la Française Hélène Berr dont le journal est inoubliable, et de beaucoup d'autres...
En ce qui concerne, les talents musicaux, après avoir flashé sur Les Amy puis Gabriela Cilmi, je suis aujourd'hui très intrigué par l'Anglaise Sophie Ellis Bextor qui a une voix, une beauté, une...
Le 27 juin 2009
23:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sur la page

Ana de la Reguera
Sur la page du carnet,
l’ombre de mes doigts
et du gros stylo bleu,
j’aperçois aussi une mèche
qui se ballade.
Une légère brise tempère
le plein soleil.
Il fait bon, il fait beau,
je suis triste.
Sûrement l’angoisse de la solitude,
le stress du vide.
On a l’habitude de se demander :
Et après ?
Et puis, on continue à avancer.
Pour le moment, l’écho ne répond rien,
il n’a pas d’idée.
Pour me venger de ce vide
auquel je ne m’habitue pas,
je vais consacrer les prochains mois
à acheter les rares livres sur Virginia
qui me manquent.
Un bonheur masqué, un masque de…
Lire, dormir, regarder, me reposer
entre deux journées de cours.
Et puis un jour, un sourire
là où je ne l’attendrai pas,
un jour, un rayon de soleil
qui me fera quelque chose.
Un jour, au gré des larmes
et des vagues,
entre deux averses de lune,
un jour, tu seras là.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h19
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lointain

Ombres
On the platform.
Le train est parti,
en direction du lointain.
Je reste sur le quai, seul
avec le soleil et le ciel bleu.
C’est comme si le printemps
ne s’était jamais arrêté.
Les avions uniformément blancs
se croisent dans le bleu du ciel,
promeneurs éclatants.
Les ombres sont nettes et tranchantes
sur le bitume gris fatigué
de l’embarcadère déserté.
Derrière moi,
une bête à ailes.
Je reconnais le discours de la pie
avec ses enfants.
Pour une fois,
son cri n’est pas agressif.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h15
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paradis for ever

Sophie Ellis-Bextor
Une belle journée,
avec de bonnes nouvelles
de mes deux employeurs
au Paradis…
Des soucis d’horaires en moins,
des cours en plus, que demande
le peuple ? Du pain et des jeux !
Tiens en parlant de pain, l’autre jour,
j’ai mangé un cheeseburger de Quick,
le pain a toujours un gout de carton…
Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure
maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.
Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,
pour la première fois, ta voix de Reine,
je confirme que dans la famille des femmes,
tu es une Reine, beauté altière
qui règne sur l’infini.
Comme j’étais en forme et que je cherchais
un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.
Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise
par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :
L’Immensissime Joyce Carol Oates,
avec « Double Diabolique » publié sous son
pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000
et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.
et puis une autre très grande dame, l’Anglaise
Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil
de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »
paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions
Calmann-Lévy, en 2007.
Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis
pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,
j’ai trouvé au relais de la gare « Lettre d’une inconnue »
de Stefan Zweig, dans la très belle collection
La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.
Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa
« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier
Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,
en mars 2009.
Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,
un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,
un recueil d’articles édité par Perrin, en 2006.
Quoi d’autre ?
Je vous aime.
mardi 16 juin 2009 – 23h58
17:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La crise

Lapin et ours de Bruges
Prendre le train et écrire,
quoi de plus naturel, en somme ?
Le froid et le soleil.
Une belle journée qui s’annonce.
Pas trop le moral, en ce moment.
Est-ce la crise, docteur ?
Yes, la crise des Celtes,
avec la Reine qui s’éloigne
de plus en plus.
Confronté à la lourdeur
d’une procédure
qui met la vie en équations.
Tout ça pour préparer le vide
de demain, avec uniquement
des problèmes et des manques.
Manque d’enthousiasme.
Yes, indeed.
Mardi 17 mars 2009 – 8h17
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Reality show

Denise Milani
On Tchou-tchou train.
Tract.
Après l’économie réelle,
la grève réelle ?
Et la connerie réelle, non ?
Ce qui est bien avec la crise,
c’est que plus personne
ne comprend rien (ça ne change
pas beaucoup) mais aujourd’hui,
nos élites médiatiques ne font
même plus semblant de comprendre.
Donc dans nos médias qui atteignent
le pire degré de la stupidité,
tout le monde se déchaîne, c’est à qui
sortira la plus invraisemblable énormité.
Alors que tous ces simplets bavards
oublient (ou ignorent) que creuser
les déficits aujourd’hui, c’est creuser
la tombe de l’économie de demain.
Vive les corporatismes !
Lundi 16 mars 2009 – 8h17
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Seul le poisson rouge

Jeune mère regardant son enfant par William-Adolphe Bouguereau, en 1871
Ca fait drôle, une maison
sans chat, ni chien.
Seul le poisson rouge résiste.
Les problèmes que me posent
la Reine des Celtes
sont d’une telle ampleur
que le choc de la disparition
est atténué.
Je me sens en quelque sorte
aseptisé contre la douleur.
Le train roule et la vie continue.
La vétérinaire qui a abrégé
les souffrances de la chatte
était visiblement enceinte,
comme un symbole de l’ordre des choses
et des minutes qui se remplacent,
les unes poussant les autres,
le long d’un fil d’or ou de soie,
vers les étoiles, là-bas, très loin, l’infini.
Mardi 10 mars 2009 – 8h24
11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Humidité

T 1950, Saul Leiter
Pluie, froid, train.
Le parapluie est un auxiliaire précieux.
Si je vivais à Londres,
je serais sans cesse parapluité.
Lors de mon dernier séjour,
c’était un pois d’aout,
il pleuvait tous les jours…
Heureusement, il ne faisait pas froid.
Même pas la peine d’aller en Bretagne !
Hier, c’était une journée de deuil.
La chatte est morte après plus
de 18 années de fidélité acharnée.
Pour l’année prochaine, je suggère
de remplacer la journée de la femme,
par la journée du chat.
Mardi 10 mars 2009 – 8h17
09:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Raisonnable

Rêverie par Jean-Jacques Henner
C’était un jour comme ça,
il y a une semaine à peine,
je me sentais anormalement,
terriblement, raisonnable.
Je suis donc allé le cœur léger,
sans voler, chez Saint Gib.
En fait, je n’ai trouvé que trois livres :
« Sur la plage de Chesil » de Ian McEwan,
publié en 2008 par les éditions Gallimard.
Cela doit faire le 4ème exemplaire que j’achète
tant cela me fait plaisir d’offrir une œuvre
réellement exceptionnelle.
Ensuite, j’avais tellement aimé Americana
de Don Delillo que j’ai pris « L’étoile de Ratner »
publié en 1996, par Actes Sud, vingt ans après
sa sortie aux Etats-Unis.
Pour finir, j’ai eu la chance d’enfin trouver :
« God’s Pocket » un roman noir très remarqué
qui est le premier livre de l’Américain Pete Dexter,
publié en 2008 par les remarquables Editions de l’Olivier
vingt cinq ans après sa sortie aux Etats-Unis.
Etant hyper raisonnable, j’ai été obligé de prendre
trois petits bouquins pour améliorer mon anglais dont
un très sympa dictionnaire Larousse qui semble
plus aisé à utiliser que mon vieux gros Robert&Collins.
Et comme je suis très sage, j’ai également reçu
deux ouvrages commandés par Internet et consacrés
à ma Woolfette :
« Virginia Woolf à Cassis » de Joëlle Gardes
et Christian Ramade aux éditions Images en Manœuvre,
ainsi que le très beau « Virginia Woolf, l’ancrage et le voyage »
de Françoise Pellan aux Presses Universitaires de Lyon.
Où commence le bonheur ?
Jeudi 4 juin 2009
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Departures
Poucette
La chatte est en train de partir,
pour un voyage sans retour.
Je la conduirai chez le véto,
en fin d’après-midi, pour abréger
ses souffrances inutiles.
Une qui ne souffre pas,
c’est la Reine des Celtes.
Elle est aussi en train de partir,
mais elle, elle calcule.
Ah les sentiments féminins !
C’est comment déjà ?
Bon débarras.
La journée des femmes est finie.
On va pouvoir se consacrer
aux formes désintéressées de la vie,
les arbres, le ciel, les oiseaux,
la pureté de Virginia,
un regard incertain sur tout cela,
la Seine, la Mer…
Un lac, où ça ?
Lundi 9 mars 2009 – 8h26
02:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Unique Déesse

Photograph by George Charles Beresford, 1902
Froid et soleil.
Pour la première fois
depuis très longtemps,
je suis entièrement seul.
Plus de femme qui m’écrit,
plus de correspondance
en forme d’espoir.
La page blanche,
la place vacante.
Je reste en tête à tête
avec Virginia, la seule déesse
qui ne m’a jamais déçu.
C’est plutôt le contraire,
plus je la connais
et plus je l’aime.
Lundi 9 mars 2009 – 8h17
01:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2009
Ballerines

Femme sexy en robe rouge appartement design
Femmes de rues, femmes de trains.
Certaines ont rangé les bottes
et commencent à faire les pieds
en ballerines ou en escarpins,
certaines déjà pieds nus…
Et oui, déjà !
D’autres commencent à sortir les seins,
comme si elles étouffaient
et qu’elles avaient besoin d’air,
de se montrer,
de se libérer de l’hiver.
Si les femmes n’existaient pas…
La vie n’aurait plus d’intérêt.
Plus de beauté, plus d’amour.
Plus de littérature, plus de livre,
plus rien.
Juste des chats et des chiens,
une bande de mammifères errants,
déboussolés, sur une planète abandonnée.
Heureusement, le soleil…
Vendredi 6 mars 2009 – 8h21
23:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Imprévu

Vierge à l'enfant de William-Adolphe Bouguereau
Une rencontre devant un théâtre
on parle de livres et autres mots.
Un dernier café, je m’envole,
je traverse la Seine, dépasse
le Palais de Justice, les épées
les robes et le reste…
Dieu que les avocates sont jolies
à en mourir, oui bien sûr, tellement
elles sont belles, irréelles,
froides et hautaines comme des déesses,
des femmes, en somme.
Par hasard ( !) j’atterris chez Saint Gib,
vous me direz, « Il faut bien atterrir quelque part,
n’est-ce pas mon brave ? » I do agree Mrs Dizzy,
yes I do. En fait j’écoute l’album
« A temporary dive » d’Ane Brun, c’est divin.
Tout ça pour dire que j’ai trouvées deux occasions
que je cherchais depuis assez longtemps :
Le tome 1 des « Chroniques de San Francisco »
d’Armistead Maupin, publié en 2006 par les
Editions de l’Olivier. C’est un gros volume
de 891 pages qui comprend en fait trois livres :
- Chroniques de San Francisco ;
- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco ;
- Autres Chroniques de San Francisco.
Et puis j’ai enfin trouvé « Autobiographie »
de John Cowper Powys, publiée en 1965,
dans la collection de la nrf, chez Gallimard.
C’est l’œuvre d’une grande figure de la littérature
anglaise qui a séjourné de longues années
aux Etats Unis avant de se retirer au Pays de Galles.
Henry Miller le connaissait et l’admirait.
Ensuite, le hasard a mis sur mon chemin
trois bouquins que je n’avais aucune bonne raison
de ne pas acheter…
« Les nouvelles » de Katherine Mansfield,
c’est un gros volume de 946 pages publié en 2006,
dans la collection La Cosmopolite, chez Stock,
avec une étonnante couverture bleu turquoise.
Il s’agit de l’intégrale des nouvelles de la grande
rivale-amie de Virginia Woolf, correspondant aux
recueils : Pension allemande (1911) ; Félicité (1920) ;
La Garden Party(1922) ; Le Nid de Colombes (1923) ;
Quelque chose d’enfantin (1924).
Ensuite : « La pluie, avant qu’elle tombe » le dernier livre
de l’Anglais Jonathan Coe, publié en 2009 par les éditions
Gallimard, dans la collection nrf, un auteur reconnu et
souvent primé que je vais avoir la joie de découvrir.
Et pour finir, et toujours en Angleterre « Délire d’amour »,
de Ian McEwan, publié en 1999, également par Gallimard
dans la collection nrf. Après avoir lu « Expiation » et
« Sur la plage de Chesil », je me demande si je vais lire un
troisième chef d’œuvre consécutif… Why not ?
Dimanche 17 mai 2009 – 22h11
21:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Signes

La beauté de Soraia Chaves
On train.
Je pars de plus en plus tôt, why ?
Aujourd’hui, il fait froid,
un peu comme en hiver
mais le soleil commence à se montrer.
Tout de suite les esprits se mettent
en branle, imagination, planification,
espérance de jours meilleurs…
C’est tout ça qui annonce le printemps.
Les premiers signes, il y a près d’un mois,
c’étaient le ciel, la lumière qui renaissaient.
Ensuite les oiseaux qui sont comme des fous,
avec une envie de vivre incontrôlable.
Et puis, il y a de nombreux jeunes
qui sont nés depuis peu.
Aujourd’hui, le printemps
est annoncé par les femmes.
Vendredi 6 mars 2009 – 8h16
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Sauvages

Laetitia Casta
On train.
Parmi les sauvages.
Deux garçons qui font plus de bruit
qu’un wagon et un couple
qui se vautre dans les ordures.
On a beau dire, j’ai du mal
à me faire à cette saleté ambiante
qui surenlaidit un paysage urbain
qui franchement n’a pas besoin de ça.
Aujourd’hui, tu m’as écrit que je t’amusais.
C’est le bouquet ! Comme si mon amour
pour toi avait quelque chose de comique.
Vu d’ici, je trouve que c’est plutôt tragique.
Bon ! Elles commencent à me fatiguer
les femmes, je crois que je vais me contenter
de ma Virginia, elle suffira amplement
à remplir ma vie.
Jeudi 5 mars 2009 – 13h26
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