04.11.2009
Merci

Emmanuelle Béart
22h31. On train, at San Lazaro.
Une réunion de finite. On rentre.
Un train de banlieue marrant,
genre train de nuit.
Chacun sans son coin, silencieux.
Une superbe femme à cuisses,
à ma gauche, belle à croquer,
avec des cuisses galbées et fondantes,
absolument à dévorer.
Je pense à ma rencontre merveilleuse,
digne d’un conte de Dhôtel, tellement
c’était vrai et tellement c’était magique,
en même temps, la force de la vie.
Le bonheur d’une femme,
d’une vie, d’un destin de musicienne,
avec des doigts si longs, si fins
et puis une sincérité aussi profonde,
c’est plus qu’exceptionnel,
quasiment du sacré !
La vie, cet enchantement permanent
auquel j’aspire à être enchaîné,
dans une foule d’éternité,
un océan qui bruisse
comme un dessin jamais fini,
l’œuvre du vivant,
le principe solaire qui nous fait lever la tête,
scruter les nuages, compter les étoiles,
les stars de nos villes,
les flambeaux de nos lumières de gala,
la flamme dans tes yeux, là,
l’émotion que nous avons partagée,
tous les deux, immense,
indescriptible, inavouable presque,
tellement c’était bon, fort, tornadesque.
Merci C. Femme des femmes.
Merci.
Jeudi 26 mars 2009
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