06.12.2009

Adorateur

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Gong Li 

 

 

 

 

15h30.

On train again.

Soleil caché.

 

Quelques grains de pluie, épars.

 

Je pars en pèlerinage hebdomadaire

 

chez Saint Gibert.

 

 

Le train traîne, tout baigne.

 

Ce cochon bleu là,

 

roule et tangue,

 

comme un navire de haute mer,

 

paré à virer, à partir, à aimer,

 

prêt à vivre.

 

 

Comment même,

 

le questionnement est la vie,

 

donc je me demande,

 

au moi-même qui habite là-dedans,

 

pourquoi j’aime autant

 

et désespérément, les femmes,

 

alors que je sais pertinemment

 

qu’elles sont des emmerdeuses finies,

 

comme des cauchemars

 

sur (jolies) pattes.

 

 

Yes, why mes chères Watsones,

 

pourquoi un tel masochisme ?

 

 

Suis-je un saint Luciférien,

 

un ange de la noirceur,

 

un drogué, un accroc

 

au parfum de femme,

 

accroché désespérément

 

au socle de la vie,

 

perdu dans le mouvement

 

de tes hanches,

 

à l’abri entre tes seins ?

 

 

C’est peu banal une vie d’homme,

 

finalement voué à l’amour.

 

Adorateur,

 

c’est un destin, non ?

 

 

Samedi 9 mai 2009

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