16.12.2009

Electric

 

Beata Beatrix by Dante Gabriel Rossetti, 1870.jpg

Beata Beatrix par Dante Gabriel Rossetti en 1870

 

 

15h16,

On the quai.

Soleil, trop chaud.

 

 

Ecrire comme un essai,

 

comme un pardon,

 

comme un abandon.

 

 

Encore un amour déçu,

 

un ange qui m’a fait faux bond.

 

A trop espérer, mal étreint.

 

 

Mais je ne sais pas trop

 

si, comme le papillon,

 

j’ai vraiment besoin

 

de cette lumière

 

si intense qu’elle me brûle

 

et, dès que le m’approche,

 

ma vue se brouille,

 

mes antennes se liquéfient

 

dans le feu d’artifice

 

de l’embrasement de tes yeux,

 

où mon être se consume,

 

poil après poil,

 

pore après pore,

 

et pour finir,

 

les liaisons synaptiques

 

qui explosent dans un

 

grand frétillement électrique.

 

 

Suis-je condamné

 

à toujours aimer sans raison ?

 

 

Je crois que oui,

 

c’est mon drame habituel,

 

je n’ai pas besoin de théâtre,

 

j’ai ce qu’il faut en moi.

 

 

Et plus encore.

 

J’envisage de monter

 

des spectacles

 

par transmission de pensées.

 

 

Samedi 2 mai 2009

 

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