01.11.2009
Deux heures

Diane Lane
19h05. Siège d’Arte.
Une journée ordinaire à Paris,
entre le ciel vaporeux et le gris qui défile.
Une matinée de cours,
avec des étudiants adorables.
Un déjeuner rapide, un hot dog
à la cafétéria de l’hôpital Bichat,
puis une relecture de mon manuel du divorce.
Un entretien détendu avec le professeur
qui suit mon cœur.
Retour à la cafétéria pour finir
l’étude juridique de la séparation
et puis le miracle de la rencontre
avec Catherine, une fée musicale
illuminée par la promesse de la vie.
Le réveil qui sonne à 18h, le métro
qui me prend et m’énerve.
La 13, puis la 12, jusqu’au bout.
Je ne sais pas pourquoi je suis là,
car je suis bien fatigué,
la curiosité surement et puis j’ai passé
deux heures magiques, comme cela
faisait si longtemps…
Deux heures de rayonnement intense,
des moments d’être, comme disait Virginia,
des instants où l’on sait qu’on existe.
Et puis des mains si fines
et sûrement des pieds subtilement assortis,
comme Clarissa Dalloway.
Il m’a fallu une dernière lecture pour découvrir
que cette femme, cet être de lumière
inspiré par une amie de la mère de Virginia,
avait de belles mains et de jolis pieds.
Tout ce temps, et beaucoup plus qu’un plaisir,
un sentiment de plénitude,
lire et relire Virginia est ma récompense.
Merci Catherine.
Jeudi 26 mars 2009
12:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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