23.07.2009
Sur la page

Ana de la Reguera
Sur la page du carnet,
l’ombre de mes doigts
et du gros stylo bleu,
j’aperçois aussi une mèche
qui se ballade.
Une légère brise tempère
le plein soleil.
Il fait bon, il fait beau,
je suis triste.
Sûrement l’angoisse de la solitude,
le stress du vide.
On a l’habitude de se demander :
Et après ?
Et puis, on continue à avancer.
Pour le moment, l’écho ne répond rien,
il n’a pas d’idée.
Pour me venger de ce vide
auquel je ne m’habitue pas,
je vais consacrer les prochains mois
à acheter les rares livres sur Virginia
qui me manquent.
Un bonheur masqué, un masque de…
Lire, dormir, regarder, me reposer
entre deux journées de cours.
Et puis un jour, un sourire
là où je ne l’attendrai pas,
un jour, un rayon de soleil
qui me fera quelque chose.
Un jour, au gré des larmes
et des vagues,
entre deux averses de lune,
un jour, tu seras là.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h19
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