21.06.2009
Chaussures cirées

Vision de Bruges
On train again
En route pour de nouvelles aventures.
Les chaussures cirées,
le pantalon trop grand,
le pull neuf trop serré,
le cou découvert,
je suis sûr que je vais
attraper mal à la gorge.
Tout ça pour un rendez-vous
indéfinissable avec une femme
qui a just une tête marrante.
Ma récompense après,
sera d’aller me promener seul,
la tête dans les nuages.
Je survolerai la Seine,
atterrirai sur un quai ou l’autre
et puis je picorerai quelques images
chez les bouquinistes,
avant de finir chez Gibert,
mon vrai rendez-vous de la journée,
avec les livres.
Mercredi 18 février 2009 – 14h42
21:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.06.2009
Samedi dernier
Fragment
C’était samedi dernier,
le dernier samedi d’avril.
Comme dab’ je suis sorti de chez moi,
j’ai marché tout droit, jusqu’à la gare.
Il faisait beau, mi-froid.
J’étais équipé avec le coupe-vent
et le carnet pour écrire dans le train.
Gare, quai, banc, soleil et vent,
quelques lignes, le carnet ouvert,
le train arrive, repart, voyage, s’arrête
et repart en douceur, jusqu’à Saint Lazare.
Ligne 14, Chatelet, couloirs, escaliers, couloirs,
ruban d’acier, couloirs escaliers.
La place du Chatelet, le Zimmer, le théâtre,
le pont, le Palais de justice, encore un pont,
la place Saint Michel, le kiosque à journaux,
et on plonge sur la gauche, chez Gibert.
Bien sûr quand on est là, obligé de faire
affaire, de flairer l’odeur des livres qui
parlent et qui m’appellent, les acheter,
c’est comme les délivrer, une bonne action,
Anne comprendra, les autres me pardonneront.
donc, j’ai ramené quelques orphelins :
« Gloire » de Daniel Kehlmann, un roman
en neuf histoires, traduit de l’allemand par
Juliette Aubert, publié par Actes Sud en 2009.
Ensuite « Demain », édité par Gallimard en 2008
est le neuvième roman de Graham Swift,
un écrivain anglais qui truste les récompenses
littéraires les plus prestigieuses.
« Ceux qui ne dormaient pas » est le journal
de la période 1944 -1946 de Jacqueline
Mesnil-Amar, réédité en 2009 par Stock,
c’est l’inoubliable récit d’une séparation.
Roman d’une époque moins sombre :
« Sorbonne Confidential » a été publié par Fayard,
en 2007. C’est le récit ubuesque de l’apprentissage
en France de la langue anglaise, par la Française
d’origine américaine, Laurel Zuckerman qui d’ailleurs
écrit toujours en anglais
Un autre livre traduit de l’américain, c’est :
« Autres électricités » par Ander Monson.
Un livre original, noir et sophistiqué qui fait l’objet
d’une édition très soignée par Le Cherche Midi, en 2009.
Et puis après, l’Espagnole Almudena Grandes
qui d’après Mario Vargas Llosa est un des plus grands
écrivains de notre temps. « Le Cœur glacé » son dernier
chef d’œuvre, publié en 2008, en France, par les éditions
Jean Claude Lattès lui a demandé plus de quatre années
de travail et de recherches.
Enfin un livre rare, une monographie ancienne
consacrée à Gustave Moreau, dans la collection
« L’art de notre temps » éditée par La Librairie Centrale
des Beaux-arts. La préface est de Léon Deshairs
et les 48 magnifiques planches hors texte sont accompagnées
d’autant de notices rédigées par Jean Laran.
Dimanche 3 mai 2009 – 0h34
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.06.2009
Le reader digeste

Défilé Ralph Lauren, collection Printemps-Eté
L’autre jour, j’étais content.
Amoureux sûrement et puis
le soleil, le ciel bleu et tout.
Je passe devant chez
mon soldeur-libraire.
Machinalement, je m’arrête,
regarde dans les casiers,
aperçois quelques nouveautés.
Machinalement, je prends trois livres,
intéressants, anglo-saxons, pas chers.
A la caisse, le patron me fait remarquer
que pour un euro de plus, je peux en prendre
encore deux…
Je ne suis pas contrariant, vous me connaissez.
donc je suis encore rentré, chargé, du boulot,
j’ai ramené avec moi :
Le tome 2 des « Chroniques de San Francisco »
d’Armistead Maupin, le surdoué américain.
C’est un très beau gros livre de 873 pages,
publié par les Editions de l’Olivier en 2006.
Ensuite deux Américaines :
Kathryn Davis, avec « A la lisière du monde »
son sixième roman paru en 2007, en France,
dans la très belle collection La Cosmopolite,
chez Stock.
Kaye Gibbons est née en Caroline du Nord en 1960,
elle a déjà écrit une dizaine de romans.
Elle vit à Raleigh avec son mari et leurs cinq enfants.
« La vie qui m’entoure par Ellen Foster » fait l’objet
d’une édition soignée par Christian Bourgois, en 2006.
Et puis après, une grande de la littérature anglaise :
Elisabeth Taylor avec « Une partie de cache-cache »
un roman de 1951 qui a attendu 1996 pour sa publication
en France aux éditions Rivages.
Enfin Margaret Atwood, la Canadienne
qui vient de s’illustrer avec « La femme comestible »
avait publié « Lady Oracle » en 1976 à Montréal.
La très belle édition française chez Autrement
date de 1997 et est illustrée par le célèbre tableau de
William Strang, « Femme au chapeau rouge » qui me
fait furieusement penser à Vita Sackville-West.
Samedi 25 avril 2009 – 23h43
17:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.06.2009
Toujours des books
Un jour à Londres
Ecrire si tôt le matin,
la tête dans les livres,
les pieds dans les nuages,
c’est plutôt agréable.
Après les Puces, je me suis
tourné vers Internet pour
me procurer quelques friandises,
des livres neufs vendus à l’état
d’occasions (comme chez Gib-Gib).
« Les Rêves Barbares du Professeur Collie »
le 2ème roman de Laurel Zuckerman, une
talentueuse et caustique écrivaine américaine
qui semble bien connaitre la France.
Ensuite une autre femme (toujours des femmes :
c’est bien la vie, il y a des femmes partout…)
Une Chicagolienne, Deborah Eisenberg
qui comme Paula Fox et Alice Munro excelle
dans l’art de la nouvelle. Son dernier recueil :
« Le crépuscule des superhéros » vient d’être
joliment publié par les Editions de l’Olivier.
Et puis un essai « Bisexualité et littérature »
écrit par Frédéric Monneyron, Autour de
D. H. Lawrence et Virginia Woolf.
Le parallèle entre mes deux monstres préférés
de la littérature anglaise me semble un sujet d’étude
plutôt prometteur.
Rapidement, pour parler du plaisir infini des livres,
je viens de lire deux œuvres magistrales :
« La saison des pluies » un roman très puissant
de Graham Greene, publié pour la première fois en 1960
et le prodigieux « Sur la plage de Chesil »
de Ian McEwan, publié en 2007, en Angleterre.
Par contre, et pour rester dans la littérature anglaise,
vous pouvez vous abstenir de lire « La compagnie
des loups » d’Angela Carter, c’est décevant, sans plus.
Virginia, je t’aime.
Yes,
la folie, c’est la vie.
Jeudi 23 avril 2009 – 10h41
19:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.06.2009
Un jour de pluie

Diane Lane
Un nouveau départ ?
Un jour de pluie
après une nuit de neige.
La Reine des Celtes
en vadrouille à La Rochelle.
Et puis toi qui es là,
avec ton sourire timide
mais décidé.
Tu me tends la main.
J’adore ta douceur
et la tendresse que tu me révèles
un peu plus chaque jour.
Yes, il me reste du temps
avant de te rencontrer,
le temps de parfaire ma ligne
qui en a grand besoin.
Tu es le soleil de mes journées.
Je pense à toi.
Vendredi 13 février 2009 – 8h18
13:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.06.2009
The common lecteur

Virginia Woolf by Gisèle Freund
Un reader qui lit,
quoi de plus banal
ma chère Watsone.
J’avais commencé un texte
pour Béatrice et puis elle m’a
négligé, alors j’ai laissé tomber.
ça commençait comme ça :
C’est une femme.
Elle marche, elle part, elle revient.
De loin, je me dis qu’elle est pressée.
J’attends mon café. Le soleil et la foule.
J’ai presque faim.
Nous sommes peu nombreux à la Terrasse
de l’hôtel restaurant du Débarcadère.
En avril, la Bretagne est calme, surtout ici,
à Languenec. C’est simple, il n’y a rien.
Le vent, la houle et des moutons blancs,
la mer commence à se former, on doit être en
attente d’une grande marée…
Pour revenir à des valeurs plus sûres,
je vais parler des mes derniers amis
ramenés des puces de Saint Ouen.
« Le message à la planète » est ma connaissance
le dernier ouvrage publié par Iris Murdoch, en 1989.
J’ai trouvé l’édition publié par la nrf en 1992,
qui est un gros pavé de près de 700 pages (pour 7 €).
Ensuite, j’ai eu de la chance, car si je n’ai pas trouvée
d’œuvre Woolfinienne, j’ai quand même déniché
dans le rayon histoire une jolie édition de « La reine Victoria »
qui est le grand roman historique de Lytton Strachey,
le seul homme (avec Keynes peut être) qui éblouissait
Virginia de son génial talent.
C’est une belle édition de 1952 de la Bibliothèque historique
des éditions Payot. Les pages sont naturellement jaunies,
mais les huit gravures hors texte, sont remarquables.
Lytton Strachey voulait l’épouser.
Je suis fou d’elle.
Virginia mérite qu’on vive pour elle.
Samedi 18 avril 2009 – 23h25
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01.06.2009
Other books

Diane Lane
Une vie emplie de livres,
c’est comme l’écriture d’une vie
C’est franchement beau.
Il y a une nouvelle Diva dans ma vie.
Après Ava Gardner, Jennifer Connelly
et Penelope Cruz, je suis tombé raide
dingue de Diane Lane, pour la transcendance
de sa féminité et pour ses pieds, peut être
les plus beaux d’Hollywood…
Pour revenir à mes Puces de l’autre jour,
j’avais ramenés d’autres trésors :
« Marya » de Joyce Carol Oates, dans la belle
édition rose de 1988 du Nouveau Cabinet
Cosmopolite, chez Stock. Le titre original
« Marya : a life » est plus explicite car pour
la première fois la romancière la plus célèbre
des Etats-Unis parle d’elle.
La traduction d’Anne Rabinovitch qui est également
une grande spécialiste de Virginia Woolf,
est comme d’habitude un régal.
J’ai également eu la chance de trouver une très belle
réédition par la nrf de la traduction de 1954
du « Crépuscule sur l’Italie » un recueil d’essais
écrits par D. H. Lawrence sur le thème de la
transformation de l’Italie, de l’harmonie
du classicisme à l’avènement du machinisme
et de l’égalitarisme. Pour moi, tout ce qu’écrit
Lawrence, c’est comme du miel pour le cerveau…
Et puis un très joli bouquin, d’un format un peu
curieux, un peu carré, avec un superbe dessin
ornant la couverture de « Mrs Moggs va voir la
mer et autres contes de la colline de Madder»
de Theodore Francis Powys, le frère du célèbre
John Cowper Powys, peut être encore plus déjanté !
Ces contes publiés en 1923 en Angleterre ont attendus
jusqu’en 1990 pour être traduits en français et édités
par Hatier dans la très belle collection Terre Etrangère.
Demain sera bien,
aujourd’hui est mieux…
Mercredi 15 avril 2009 – 23h26
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