18.06.2009
Samedi dernier
Fragment
C’était samedi dernier,
le dernier samedi d’avril.
Comme dab’ je suis sorti de chez moi,
j’ai marché tout droit, jusqu’à la gare.
Il faisait beau, mi-froid.
J’étais équipé avec le coupe-vent
et le carnet pour écrire dans le train.
Gare, quai, banc, soleil et vent,
quelques lignes, le carnet ouvert,
le train arrive, repart, voyage, s’arrête
et repart en douceur, jusqu’à Saint Lazare.
Ligne 14, Chatelet, couloirs, escaliers, couloirs,
ruban d’acier, couloirs escaliers.
La place du Chatelet, le Zimmer, le théâtre,
le pont, le Palais de justice, encore un pont,
la place Saint Michel, le kiosque à journaux,
et on plonge sur la gauche, chez Gibert.
Bien sûr quand on est là, obligé de faire
affaire, de flairer l’odeur des livres qui
parlent et qui m’appellent, les acheter,
c’est comme les délivrer, une bonne action,
Anne comprendra, les autres me pardonneront.
donc, j’ai ramené quelques orphelins :
« Gloire » de Daniel Kehlmann, un roman
en neuf histoires, traduit de l’allemand par
Juliette Aubert, publié par Actes Sud en 2009.
Ensuite « Demain », édité par Gallimard en 2008
est le neuvième roman de Graham Swift,
un écrivain anglais qui truste les récompenses
littéraires les plus prestigieuses.
« Ceux qui ne dormaient pas » est le journal
de la période 1944 -1946 de Jacqueline
Mesnil-Amar, réédité en 2009 par Stock,
c’est l’inoubliable récit d’une séparation.
Roman d’une époque moins sombre :
« Sorbonne Confidential » a été publié par Fayard,
en 2007. C’est le récit ubuesque de l’apprentissage
en France de la langue anglaise, par la Française
d’origine américaine, Laurel Zuckerman qui d’ailleurs
écrit toujours en anglais
Un autre livre traduit de l’américain, c’est :
« Autres électricités » par Ander Monson.
Un livre original, noir et sophistiqué qui fait l’objet
d’une édition très soignée par Le Cherche Midi, en 2009.
Et puis après, l’Espagnole Almudena Grandes
qui d’après Mario Vargas Llosa est un des plus grands
écrivains de notre temps. « Le Cœur glacé » son dernier
chef d’œuvre, publié en 2008, en France, par les éditions
Jean Claude Lattès lui a demandé plus de quatre années
de travail et de recherches.
Enfin un livre rare, une monographie ancienne
consacrée à Gustave Moreau, dans la collection
« L’art de notre temps » éditée par La Librairie Centrale
des Beaux-arts. La préface est de Léon Deshairs
et les 48 magnifiques planches hors texte sont accompagnées
d’autant de notices rédigées par Jean Laran.
Dimanche 3 mai 2009 – 0h34
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Ohhhh....c'était un très beau samedi, n'est-ce pas?
Je sens ton bonheur...le moment de bonheur du samedi dernier !!
Et c'est aussi le bonheur pour moi de lire ta note...c'est très bien comme il y a plein de romans étrangers traduits en français....
Thank youuu Monsieur,
Take care.
Ecrit par : Api... | 03.05.2009
Yes Princesse,
C'était un très beau samedi avec le train et les livres et une belle inconnue à qui j'ai offert des livres, qui m'a embrassé,
j'ai serré ses mains contre mon coeur, j'ai adoré ses pieds,
c'est le miracle permanent de Saint Gibert.
Baisers d'or for you.
Ecrit par : LPSP | 11.05.2009
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