04.06.2009
The common lecteur

Virginia Woolf by Gisèle Freund
Un reader qui lit,
quoi de plus banal
ma chère Watsone.
J’avais commencé un texte
pour Béatrice et puis elle m’a
négligé, alors j’ai laissé tomber.
ça commençait comme ça :
C’est une femme.
Elle marche, elle part, elle revient.
De loin, je me dis qu’elle est pressée.
J’attends mon café. Le soleil et la foule.
J’ai presque faim.
Nous sommes peu nombreux à la Terrasse
de l’hôtel restaurant du Débarcadère.
En avril, la Bretagne est calme, surtout ici,
à Languenec. C’est simple, il n’y a rien.
Le vent, la houle et des moutons blancs,
la mer commence à se former, on doit être en
attente d’une grande marée…
Pour revenir à des valeurs plus sûres,
je vais parler des mes derniers amis
ramenés des puces de Saint Ouen.
« Le message à la planète » est ma connaissance
le dernier ouvrage publié par Iris Murdoch, en 1989.
J’ai trouvé l’édition publié par la nrf en 1992,
qui est un gros pavé de près de 700 pages (pour 7 €).
Ensuite, j’ai eu de la chance, car si je n’ai pas trouvée
d’œuvre Woolfinienne, j’ai quand même déniché
dans le rayon histoire une jolie édition de « La reine Victoria »
qui est le grand roman historique de Lytton Strachey,
le seul homme (avec Keynes peut être) qui éblouissait
Virginia de son génial talent.
C’est une belle édition de 1952 de la Bibliothèque historique
des éditions Payot. Les pages sont naturellement jaunies,
mais les huit gravures hors texte, sont remarquables.
Lytton Strachey voulait l’épouser.
Je suis fou d’elle.
Virginia mérite qu’on vive pour elle.
Samedi 18 avril 2009 – 23h25
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