18.04.2009

A l’ancienne

Le cauchemar de Fûssli.jpg

Le cauchemar de Füssli


Raté pour une minute

le train de 8h16.

Dans un Tchou-tchou train

sans étage, à l’ancienne,

ça fait drôle.


En fait, j’étais en train de désinstaller

le Messenger, cette idiotie

où je me suis fait mitrailler

jusqu’à Trois heures du matin

par une femme que j’aime

et qui, bien sûr, ne m’aime pas.


Et en plus, je sens parfaitement

qu’elle me ment tout le temps.

En fait, j’ai l’impression qu’elle

est là pour jouer, pour papillonner,

sans rien livrer d’elle, ni de sa vie.


Une impression très curieuse.

Un jour elle me dit qu’elle est

toute à moi et ensuite, elle me précise

que ça ne veut rien dire,

elle a dit cela comme elle aurait dit :

« Sale bête dégage ».


Très curieux.

L’impression de pédaler non pas

dans la choucroute, mais dans le vide,

comme d’escalader une dune de sable

où le sable se dérobe au fur et à mesure

des efforts épuisants que l’on a fournis,

pour finir par ne plus savoir où l’on est.



Lundi 12 janvier 2009 – 8h26

Ecrire un commentaire