14.02.2009
Une touche

Canopy , 1958 by Saul Leiter
On train.
Je pars travailler de plus en plus tôt.
Avant-hier soir, j’avais reçu
un long message de toi, auquel,
pour la première fois, j’avais répondu
sans conviction, ta froideur agressive
me coupant les bras.
Hier j’étais triste
et sans message de toi.
Ce matin, j’ai eu un message
envoyé cette nuit que j’ai lu
avant de partir mais auquel
je n’ai pas répondu
car j’ai surtout retenu ton amour,
toujours aussi vivant,
pour un autre homme.
Donc, ça aussi j’ai déjà donné,
la femme qui en aime un autre,
depuis dix ans, j’ai eu le temps
d’étudier en détail ce type
de relation, je connais bien,
ça me suffit.
Dans ce contexte, je n’ai aucune
envie de te voir Dimanche,
mais d’un autre côté, je me dis
qu’une rencontre d’une heure
peut nous éviter une semaine
de galère, donc j’hésite.
En tous cas, même si je suis toujours
attiré par toi, je suis résigné à ne pas
trouver la seule chose qui me manque,
une touche d’amour et de tendresse.
Mercredi 10 décembre 2008 - 8h06
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