16.01.2009
Lumière

London 1950 by Saul Leiter
Un jour de grève ordinaire.
Un jour de travail, par grand froid,
sorti les gants et la parka d’hiver.
Parti à l’aube, à cause des « travailleurs »
socialo-communistes, une spécialité
bien de chez nous, les trainistes grévistes.
Ce matin là, la lumière était belle sur le quai,
je voulais faire une photo, mais la mémoire
est pleine.
Les oiseaux étaient en forme,
les corneilles jouaient à saute-mouton
avec les cheminées, les pigeons s’entraînaient
au vol en escadrille et les pies caquetaient.
Des oiseaux qui semblent plutôt amoureux
en ce moment, est-ce la saison ?
Hier, j’ai commencé une merveille,
le « Nuit et jour » de ma Woolfette.
Dès que j’ouvre le gros livre, c’est un imposant
Flammarion de quatre cent pages,
je me retrouve au paradis,
ailleurs, dans le Londres que j’aime,
avec le brouillard et le bruit des voitures,
des cabs et des taxis.
Les bruits de la ville.
Là où tu étais, femme éternelle,
femme des femmes,
Toi, Virginia.
Lundi 24 novembre 2008 - 9h16
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecrire un commentaire