24.12.2008
Choix

Finalement, aimer Virginia,
ce n’est pas un mauvais choix,
même si je n’y suis pour rien :
je suis comme le sujet d’une reine
qui m’a fait objet.
En fait, c’est elle qui m’a choisi,
c’est ça le truc !
Entre Proust et Virginia,
il y a la Manche, des parents
et puis des femmes, partout.
Et puis moi, je suis là,
au milieu, dans mon élément,
je nage parmi la beauté des femmes.
Ce matin, je pensais à Sophie,
ma belle Sophie, si douce et si brune.
Elle était encore jeune,
mais déjà tellement femme.
Dans ses yeux, il y avait tout,
il me suffisait de la regarder,
pour la traverser,
partir dans une autre dimension.
Elle avait l’assurance de la féminité,
négligée avec gout,
et toujours des étincelles de vie
qui se reflétaient dans ses grands yeux noisette.
Son corps était déjà épanoui,
comme celui d’une femme
prête à donner la vie.
C’était un être d’amour,
une présence
qui me manque.
Lundi 3 novembre 2008 – 12h56
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