16.12.2008

Virginiesque

Ducks in the Regent's Park.jpg

Ducks in The Regent’s Park



C’est vrai que de ma Virginia Virginiesque,

je pense tout avoir, souvent en deux, trois,

voire cinq exemplaires différents de la

même œuvre.

Yes, quand on aime, on ne compte plus.

Il me reste à trouver la correspondance

avec Lytton Strachey. Deux, trois

exemplaires, en anglais, circulent

mais je n’en ai encore aperçu aucun

en français…


Sinon, il me reste à acquérir quelques bouquins

écrits sur Virginia, des très vieux et des récents

comme « Virginia Woolf à Cassis » et « Sur les traces

de Virginia Woolf » qui ont l’air sympa.

J’ai fini cette nuit « La chambre de Jacob »

dans sa dernière traduction (Agnès Desarthe en 2008).

C’est vraiment un bijou, à la fois si vivant

et si poétique, on a envie de se vautrer

dans une élégance aussi démesurée.

Virginia, reviens !

Virginia, je t’attends !


Certains lisent, d’autres parlent.

J’entends même une fille qui parle anglais,

derrière moi, c’est trop bon.

On pourrait être à Londres,

traverser la Tamise, apercevoir Saint Paul,

les flèches de Westminster, saluer Nelson,

se retourner, laisser passer un groupe

de touristes japonais.


Il pleut sans pleuvoir,

je vais regarder la boutique de parapluies

près de chez Harrods, il y a Burberry aussi.

Que c’est cher ! Finalement, j’irai au Monop’,

le cashmere est plus accessible.


Les bus roulent vite.

Les cabines téléphoniques sont rouges, aussi.

J’ai envie de retourner à Regent’s Park,

là-bas c’était bien, Clarissa n’était pas loin.



Jeudi 30 octobre 2008 – 8h36


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