10.12.2008
Signal sonore

North-side Beach au Cape Cod
On train.
Parti.
Revenir, repartir.
Le signal sonore annonce
la fermeture des portes.
Les voyageurs ont des têtes
hivernales, silencieux
sauf une femme portugaise
qui énonce tous ses malheurs
au téléphone, elle se sent mal,
elle n’a pas digéré et puis son mari
et puis, le tour des enfants viendra plus tard.
Sur la banquette de l’autre côté de l’allée,
une passagère en cuisses de velours,
en fait, ce sont des collants noirs,
avec un short, plutôt sympa,
ces trucs de femme, pour nous laisser
admirer leurs jambes…
A quand le bikini d’hiver ?
J’attends.
Ce soir, réception au Sénat.
Je crois qu’ils iront sans moi.
La dernière fois c’était mortel.
Pourquoi devrais-je payer pour m’ennuyer ?
hein, je vous le demande !
Une femme, un chien,
le vertige de l’amour.
En bas, en haut.
Une falaise et le vent qui siffle
et qui chante.
Je suis pris dans un tourbillon
d’air marin.
Un trou noir Celte,
un truc où enfin je respire.
Why la Mer, quand ?
Revoir les algues,
s’asseoir sur le sable,
penser très fort à Betty Flanders,
une des représentantes
de la Déesse des mots,
dans les pages de mon cœur.
Et puis rire et partir,
et puis…
Lundi 20 octobre 2008 – 8h26
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