08.12.2008
Même la chatte est grise

Blue eyes sauce Armani
On train.
La vigne vierge, sur le mur aveugle,
est agitée.
Rouge, verte et jaune.
Les couleurs de l’automne
sont emportées par le froid.
Hier, c’était l’été à Paris, 25°.
Aujourd’hui, on remet les frimas de l’hiver,
le temps détestable de Novembre
quand le vent glacial mord la peau du visage
et griffe les lèvres.
« Alors, tout va mal ?
- Je ne sais pas mon Général…
- Comment ça, espèce d’adorateur woolfien,
on ne sait pas si ça gaze !
Ou alors, on dissimule ?
- Peut être, la vie nous le dira. »
J’ai froid, tout est gris, le ciel,
l’air, les bâtiments, les quais des gares
où nous stoppons.
Même la chatte est grise, alors…
Heureusement, il y a la Woolfette
et le plaisir des livres.
Ce matin, j’ai reçu « Prodige »
de Nancy Huston, déniché sur eBay
et ce soir, je dois aller dans ma librairie étoilée,
chercher deux ouvrages écrits sur Mrs Woolf.
Virginia, que ferais-je sans toi ?
Ca ressemble à une chanson de Brel, I think so.
Et puis, il y a toi qui es revenue, doucement,
la chaleur florentine que j’attends, qui me manque.
J’embrasse l’azur de tes yeux.
Jeudi 16 octobre 2008 – 13h25
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