01.12.2008
Manque

Ma Virginia, dans le train,
avec moi.
Ni loin, ni près,
elle touche mes neurones
de ses longs doigts,
un peu froids.
Je ne l’imagine pas trop,
fignolant son maquillage,
un trait de crayon sur les lèvres
ou rajuster le cordon de son Ipod…
Plutôt tirer discrètement
sur un bas qui plisse.
Elle portait souvent des chapeaux,
c’était la mode, en ce temps là.
Elle était si british ma Virginia,
un peu mondaine, un peu campagnarde
et entre les deux, terriblement unique,
suprêmement woolfienne.
J’ai tellement envie de te voir,
d’aller respirer l’air de là-bas,
près de toi.
Vendredi 10 octobre 2008 – 8h21
00:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecrire un commentaire