30.10.2008
Ta main

Je ne sais pas trop comment m’habiller.
Il va pleuvoir, c’est sûr.
Mais, avec un parapluie,
comment te serrer dans mes bras ?
Comment réussir un adieu
réellement tragique,
à la face des secondes despotiques
qui déjà, nous attirent ailleurs,
séparent nos atomes,
le cœur émietté (des miettes de thon, hum…)
De ne pas manger me rend plus intelligent.
Si, c’est true, je me sens plus alerte,
plus vif pour sentir les odeurs de la vie,
les attentes des femmes.
C’est plus facile d’aimer le ventre vide.
On se gave de paroles,
de sourires et de non-dits.
On pense à des mots oubliés :
demain, ciel souriant,
soirée, chaleur…
La vibration d’un corps,
ta main dans la mienne,
c’est divin.
Mardi 2 septembre 2008 – 13h20
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