30.07.2008

Nouvelles

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Cape Cod Morning par Edward Hopper en 1950


Quand tout va mal,

on se dit que ça pourrait être pire,

on se raconte des histoires

d’ailleurs, d’autre part.

Chacun sa recette, pour abréger

la souffrance, l’insuffisance,

l’usure du temps qui arrache les heures

en tournant les jours.


Quand la tornade est trop salée,

la tempête trop noire,

je m’engouffre dans les pages

et je dévore les mots.

Parfois, je lis trop vite,

ça descend mal,

des bulles de virgules

coincées dans le cerveau…


Je viens de finir Les cloches d’Iris Murdoch,

J’aime bien son écriture mais son univers

m’exaspère, parfois. Chez elle les hommes ne

sont jamais complètement des hommes, et pourtant

ce sont toujours les personnages principaux

de ses histoires, et puis autour il y a des femmes

avec peu de consistance.

Le tout sur un fonds de religiosité assez précieux.

Heureusement, il y a toujours un grain de folie,

un décalage quelque part, entre les mots

de cette femme qui a dévoré la vie,

hommes et femmes compris.

Après la grande dame d’Oxford,

je me suis lancé à la découverte de

l’Américain John Updike à travers un

recueil de nouvelles : Les ailes du pigeon.

Même si le style narratif est intéressant,

j’ai été déçu par cette imitation nordique

de Faulkner, avec des personnages issus

de la campagne pure et dure, baignant

dans l’obscurantisme religieux,

avec une présence récurrente de la mort,

à toutes les pages… Au bout d’un moment,

ça me gonfle !

Heureusement maintenant je suis avec le

Blue Angel de la belle New-Yorkaise

Francine Prose,

le début des vacances…


Samedi 12 juillet 2008 – 08h43

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