22.07.2008

Soldes

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New York by Saul Leiter


L’autre jour,

à moins que ça ne soit

tous les jours,

J’avais le blues.

Donc, j’ai fait les soldes.


J’ai pris mon bâton de train-métro,

direction la Rue du Bac,

là où habitait Romain Gary.

Je descends le boulevard Raspail

jusqu’à la Librairie Gallimard.


Choucroute blanche, je ne trouve

rien qui m’intéresse à l’étal

des œuvres en solde.


Le climat est britannique,

un patchwork de vent, de pluie

et une certaine tiédeur estivale.

Je continue ma descente du boulevard,

je m’arrête chez Foucher, pour acheter

un manuel d’économie.


Plus loin, je rencontre un futur bachelier,

complètement perdu qui cherche

une école inconnue pour moi aussi.

Ensuite, à l’angle de la rue de Rennes

une jeune fille tout à fait charmante

est à la recherche des Ateliers de Sèvres,

jamais entendu parler de cette espèce là…

Finalement, sans faire exprès,

enfin, juste un peu, j’arrive à la Fnac

Montparnasse, ça tombe bien

c’est la fnaquette que je préfère.


Pour commencer, j’ai découvert

une nouvelle collection de poche,

chez Robert Laffont : Pavillons poche,

sympa et pas chère, avec de bons auteurs.

J’ai choisi : La saison des pluies

de l’écrivain anglais Graham Greene,

l’incomparable auteur de « Notre agent

à la Havane ». Dans la même collection

je suis tombé sous le charme de la très belle

américaine, originaire de l’Alabama, Zelda Fitzgerald

qui a écrit : Accordez-moi cette valse,

le récit de sa vie avec l’auteur

de « Gatsby le Magnifique ».

Et toujours dans la même collection, je me suis

laissé tenter, par le premier roman de l’Américain

John Updike : Jour de fête à l’hospice.


Ensuite, le plus anglais des écrivains américains,

Henry James, avec Portrait de femme, son œuvre

la plus célèbre, aux Editions 10-18.

Tout naturellement suivi par Eté de l’Américaine

Edith Wharton, la grande copine d’Henry James

qui elle, avait choisie la France. Eté est publié

dans une très belle édition de « La découverte »,

illustrée par la Femme à l’ombrelle de John Singer Sargent.

Après, j’ai complété ma collection de Faulkner

avec le recueil de nouvelles : Idylle au désert, chez Folio.

Et j’ai fini avec un nouveau livre de la Suissesse Annemarie

Schwarzenbach : Orient exils, publié dans la très jolie

Petite Bibliothèque Payot.

Soit sept bouquins pour quarante sept euros,

une affaire, non ?


Mardi 8 juillet 2008 – 07h06

Commentaires

Euhhh 7 bouquins pour 47 euros, une affaire...on ne doit pas escompter de la même façon !
Je voyais ce soir des soldes annoncées jusqu'à 75 % ! Ca fait frémir rien qu'à penser qu'on nous arnaque d'autant tout au long de l'année !!!!
Je ne sais pas ce que j'emporte comme bouquin, le mieux serait encore d'ouvrir la bibliotheque et de me servir...ce serait ça le meilleur plan finalement !

Ecrit par : Coco | 22.07.2008

Hello Coco
Je suis déçu, je croyais qu'avec le GPS tu n'avais plus besoin de bouquin, que tu étais devenue une femme entièrement électronique...
Le problème des livres, c'est l'absence de soldes à part deux - trois saletés jetées dans des bacs, il reste les livres de poche et les occasions que je commande régulièrement sur Internet.
Cette semaine j'irai voir les occases chez Gibert Jeune.
Des économies en perspective...
Je t'embrasse fortissimo.

Ecrit par : LaPorteSansPorte | 22.07.2008

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