22.07.2008
Gouttes

T 1959 par Saul Leiter
Un jour de pluie.
C’était bien.
Juste un peu de douce mélancolie.
Obligé d’éloigner le couple de geais
qui n’avaient pas décelé la présence
de la voisine rousse et blanche
tapie dans le feuillage d’un hosta.
Ce soir, un feu d’artifice de bonheur,
la libération d’Ingrid Betancourt,
quelle femme impressionnante,
un miracle qui nous fait croire à la vie.
Je vais enfin avoir le courage de lire
« Lettres à maman, par delà l’enfer »
écrites par Ingrid et Mélanie.
Je viens de dévorer les 737 pages
du somptueux « Nous étions les Mulvaney »
de Joyce Carol Oates.
C’est bien un chef d’œuvre de la prof de Princeton
qui est bien la digne héritière de la Woolfette,
avec ses héroïnes féminines qui sont
d’éternelles jeunes filles romantiques
tout en étant des sœurs, des femmes
et surtout des mères dotées
d’un incomparable sens poétique,
des silhouettes élégantes au service
d’un esprit pur.
Demain les filles iront faire les soldes
au Printemps (quel courage !) pendant
que je plongerai avec délice dans les étals
de la Librairie Gallimard,
il y a des soldes partout, non ?
Mercredi 2 juillet 2008
09:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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