09.07.2008
Paupières lourdes

AIDAbella sur l’Elbe près de Hambourg
Un teuf-teuf presque vide,
avec juste, quelques femmes à pieds.
Trois, c’est mieux que rien.
Aujourd’hui, pas de veste,
marre d’avoir trop chaud.
Ma nouvelle chemise bleue
en lin, est parfaite.
Le train c’est bien.
Une vie sans femme,
oui mais une existence
avec des personnages,
à faire vivre, à aimer.
Des Thuyas saugrenus,
à Asnières, sur le quai,
que font-ils là ?
Ils se promènent ?
Le soleil sans la mer,
il reste la Seine.
Il me vient l’envie
de tout et de rien.
Des beaux pieds,
des seins décontractés,
un joli visage,
presque endormi.
Paupières lourdes,
pensées épaisses,
le rêve n’est pas loin.
Le train ralentit,
nous touchons au port,
le navire atterrit,
le train active ses servofreins.
Il est en approche,
les deux pattes
descendues vers le sol.
Spectacle désolé de voies et de rails,
de fils et de poteaux,
de bâtiments déglingués
et d’inscriptions étranges.
Les femmes savent faire
des gestes charmants,
avec les bras en équerre,
la main pendante…
Jeudi 26 juin 2008 – 10h24
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