08.09.2008

Improbable

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Aujourd’hui, c’est mon rêve improbable,

me trouver une petite maison,

en Bretagne.


Ne faire qu’écrire

et marcher dans le vent,

en caressant la pluie.

Le vent salé c’est le meilleur,

si puissant.


A. est un rêve, irréel,

mais un rêve qui dure

déjà depuis un moment.


Je vais bientôt la voir et lui parler.

Et puis après, je ne sais pas,

je ne pense pas que le rêve

devienne réalité.


Je vais voir comment est le café,

voiture Quatorze, pas trop loin,

je suis voiture Seize,

pas trop loin,

entre départ et arrivée.



Samedi 23 aout 2008 – 8h24

07.09.2008

Revoir un jour

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Grace Verticale par France Cool

Revoir un jour Cécile,

partie, enfouie,

sous un tas d’or.


Trop distrait aujourd’hui,

j’ai raté la boutique de Toutounelle

et quand j’ai tourné la tête,

j’étais à la hauteur du truc de pouffes

qui change souvent de nom.


Tout change, tout s’étire

et nous mange et nous manque.

Je dois écrire à mes étudiantes

qui travaillent en ce moment.

Elles sont si mignonnes,

tellement filles sur la fin,

mais bon, je ne vais pas me plaindre.


En ce moment, je fais des essais littéraires

pour échapper à mes deux déesses,

Virginia Woolfette et Joyce Carol Oates.

J’ai lu deux merveilles :

Blue Angel de Francine Prose

et La chambre des échos de Richard Powers.


Par contre, je me suis ennuyé

avec Les plumes du pigeon de John Updike

et Le défaut de Maddalena Trulli a fini à la poubelle,

trop nul, j’ai lutté jusqu’à la cinquantième page

et puis j’ai renoncé. Dommage c’était un joli livre

de la collection La Cosmopolite chez Stocks.


Virginia, heureusement,

tu me Woolfes tellement,

Virginia…



Mardi 29 juillet 2008 – 14h46

Woolfe me

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Vita Sackville-West en 1900


Le nouveau livre de la Woolfette

n’est pas encore paru.

Je m’y attendais.


Bon, comme j’étais là,

j’ai effectué quelques emplettes.

Six livres pour quarante cinq euros,

j’admire ma raisonnabilité

ou mon raisonnisme,

si vous wantez.

C’est quand même ma chanson préférée

du Dylan pas Thomas.



Tiens, je n’ai pas trouvé

d’ouvrage de Tobias Woolf

Que j’avais envie de connaître.

Par contre, je vais rencontrer

de nouveaux auteurs :



Monica Ali, d’origine Pakistanaise

est un écrivain célèbre en Angleterre.

Je vais découvrir « Sept mers et treize rivières »,

son premier roman publié en 2003.


Ensuite, « La vie aux trousses » de Sherman Alexie,

un Indien Spokane habitant aujourd’hui à Seattle,

considéré comme un des meilleurs jeunes

écrivains américains.


A l’opposé de la jeunesse des deux premiers,

Vicki Baum est une légende d’un autre siècle.

Autrichienne, elle connu la gloire aux USA

dans les années Trente, avec notamment :

« Lac-aux-Dames » adapté pour le cinéma

par Colette en 1934 et qui fait l’objet d’une élégante

présentation chez Phébus dans la collection Libretto.


Après l’Autriche, la Roumanie, avec

« Pourquoi nous aimons les femmes »

un recueil de nouvelles, écrit juste pour moi

par Mircea Cartarescu dans une très belle

édition de poche chez Denoël.


Pour terminer cette escapade européenne,

un compatriote d’Annemarie Schwarzenbach,

le voyageur suisse Peter Stamm, avec « Verglas »,

un recueil de neuf nouvelles dans l’intéressante

collection Titres chez Christian Bourgois.


Et at last, une vieille connaissance publiée

dans la fabuleuse collection L’imaginaire

chez Gallimard, « Le professeur » de

Charlotte Brontë, son premier livre,

refusé alors par les éditeurs,

comme quoi…

Mardi 15 juillet 2008 – 12h56

Un ange avec un nez de chat

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Envie de femmes à pieds,

une femme, avec des pieds,

à aimer, à dévorer, à dorloter.


Je pense à un ange

qui s’appelait Valérie.

Elle était la plus mignonne du monde

avec son nez de chat

et ses taches de rousseur

qui étaient brunes.


Un jour, elle avait eu un malaise,

elle s’était allongée, c’était l’été.

Elle portait une légère robette fleurie

et de jolies sandales en cuir marron clair.


Je l’avais embrassé sur le front

mais en fait, j’avais terriblement envie

de ses adorables, inoubliables pieds.


Elle était mi-femme, mi-banbinne,

Valérie.

Souvent, elles sont sympas

les Valérie, non ?


Le train roule.

J’ai chaud, mais c’est bon.

Il y a deux-trois voyageurs,

un filet d’air,

je commence à avoir faim.

Une bonne séance de kiné, ce matin,

après je me sens en pleine forme.


Je pense à mes filles,

mes deux raisons de vivre,

c’est déjà beaucoup, je trouve.


Et c’est si bon de pouvoir aimer,

sans compter.



Jeudi 24 juillet 2008 – 11h55

Paroles sucrées

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On the quai.

Paroles sucrées,

paroles qui volent.


Je marche et j’écris.

Y a-t-il une fin ?

A tous ces bonheurs, salés.


Ce matin, j’ai croisé deux merveilles,

plus belles que belles,

des femmes comme dans les rêves.

Oui, j’avoue : la vie est bien faite.


L’autre jour un fantôme

est venu à Paris.

Elle m’a laissé de superbes clichés

des endroits que je hante,

habituellement.


Aujourd’hui, je vais la suivre, à distance.

Je vais aller voir chez Gibert Jeune,

si les livres d’occasion sont aussi bien

que sur Internet.


Hier, mes filles sont reparties,

cette fois-ci, en Espagne.

J’ai de plus en plus envie

d’aller vivre à Boston.

Je serais bien parti en Irlande,

avec Flora, à Greystones,

flirter avec la Mer d’Irlande, la sévère.


Jeudi 24 juillet 2008 – 11h45

06.09.2008

Inédit

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On TGV 8513.

Parti vers ?

Le début ou la fin d’un rêve.


Quelque chose de spécial,

d’inédit, de particulier.


Premier constat, mon sac est trop lourd.

Comme dab’, j’ai pris trop de choses,

les livres, les chaussures, l’énorme

flacon d’eau de toilette, bien lourd.


Le train est rempli,

mais pas encore plein.

J’ai l’impression d’être le seul assis

dans le sens contraire de la marche !


Le ciel n’est pas encore bleu,

mais la pluie d’hier est effacée.

Ecrire tout ça,

c’est décrire une vie.



Un simple homme qui respire

qui trouve son ventre trop gros

et qui espère malgré un bouton

sur le nez.

Espérer, quoi, rien ou je ne sais pas.

On dirait du Jankélévitch.


Passer une vie à écrire,

voilà le vrai rêve,

le truc à faire,

finir par là.


Samedi 23 aout 2008 – 8h19

05.09.2008

Une rose au mérite

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Une rose en septembre 2005


Une autre fois, dans la rue,

nous nous sommes croisés,

rencontrés, presque frontalement.


Elle a été surprise.

Elle téléphonait et m’a fait

un énorme sourire.


De loin en loin, au fil des jours,

il m’arrivait de croiser son regard,

derrière la vitrine, elle avait toujours

une expression inquiète, interrogative.


Et puis les mois ont passé

et puis, depuis quelques jours,

quelque chose a changé.


Nous nous croisons souvent

et nous nous disons bonjour,

franchement, ouvertement.


A quand le premier baiser ?

Elle mérite une rose,

c’est sûr.


Aujourd’hui, je suis reparti

à la conquête du ciel de Paris.


Mais, je change de direction,

je fonce vers le Paradis,

voir si mon soldeur habituel est ouvert,

j’ai envie de voir autre chose.


En rentrant, une halte à la Fnac,

peut-être un coup de quai,

s’il me reste des grammes à perdre,

peut-être, avec toi.


Un Jeudi d’aout 2008 – 15h04

Le jeudi d’après

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Penelope Cruz


Dans le train,

encore et toujours.

Rattrapé par l’Amour et la mort

et aussi, l’inquiétude et le doute.


j’ai perdu sept cent grammes hier,

il me reste un kilo à perdre,

d’ici samedi, jouable ?


J’aime bien cette femme curieuse

qui travaille chez Toutounelle,

avec ma beauté princière.


Elle est blonde et mince,

plutôt jolie, la quarantaine,

plutôt femme.


Un jour, chez le coiffeur,

dans la rue principale,

elle s’est assise sur le siège

à côté du mien.


Juste quelques regards polis

mais j’ai été ébloui par ses jambes

et ses pieds de femme habillés

de très belles chaussures.



Un Jeudi d’aout 2008 – 14h54

04.09.2008

Immortalité

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Sharon Stone


Le clocher immobile de Bois Colombes

a rajeuni. Il me regarde, puis se tourne,

déjà ailleurs.


En ce moment, chaque jour,

je lis des merveilles.

C’est une Martienne, je crois,

du moins elle a les antennes vertes

et les pieds dorés.

Peut être une divinité ?


Asnières qui sonne comme un écho

d’Anne, hier.

C’est dingue, les trajectoires,

les infographies des sentiments

qui nous prennent, nous hantent,

nous échappent et puis reviennent.


C’est sûrement une des choses

les plus belles de la vie : l’infini.

On croit que c’est classé, enterré,

ratatiné, figé, enfumé, calorisé…


Et puis un jour,

au détour d’un trottoir humide

ou d’une façade ramollie,

on retrouve une trace

qui palpite et revit.


Ce n’est jamais fini.

Et si c’était ça l’immortalité ?

Des sentiments qui ne meurent

jamais.



Mercredi au mois d’aout 2008 – 13h05

03.09.2008

Impression douce

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Lanesville 1958 by Saul Leiter


Assis sur un banc,

sur le quai d’une gare.


J’ai le ventre vide,

je me sens bien.


Cela fait dix jours que je mange

et je bois comme un chien.

C’est trop.


J’ai besoin de sortir, de marcher,

de respirer la mer,

même si c’est la Seine,

on fera avec…


Le ciel est gris,

les nuages ont le regard noir,

quelques gouttes flottent, indécises.


Des femmes désemparées

semblent se demander :

« L’été, c’est déjà fini ? »


Et oui, ça sent la fin…

Finis les pieds, les cuisses bronzées

et les seins gonflés de soleil,

presque fini.


Seule, la panthère noire d’Orangina

est encore pulpeuse et sanguine…



L’hiver qui arrive, qui revient,

me donne des idées

de chaleur et de tendresse.


Avoir froid et se couvrir,

ça aussi, c’est une impression douce.



Mercredi au mois d’aout 2008 – 12h50

02.09.2008

Un léger défaut

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Affiche de 1958 pour le film Attack of the 50 Foot Woman


Assis on the quai,

sur un banc gris,

à côté d’une corneille noire.


Elle me regarde,

puis marche lourdement,

comme une reine qui sautille.


Son bec, pointé vers les voies,

brille sous le soleil.

Elle guette, elle inspecte.


Tout à l’heure,

je suis parti à la dérive,

comme ça, tout de go,

sur le trottoir et allez hop,

on s’envole !


A nous deux l’Etna,

le gorgonzola et la vie épicée,

là, où on tranche la gorge des exilés.


Sans souci et sans téléphone,

dans les rues de ma ville,

je croise et je cingle

à travers quelques écueils féminins,

pieds et seins,

qui me tendent la main,

pour me faire trébucher,

me détourner de mon but.


Atteindre le vide,

l’apesanteur des sentiments,

la route des pierres et des cailloux,

où je verrai, où je penserai à toi

encore plus fort, Virginia.


Tu es partie si loin,

mais tu es encore là,

oui,

déjà.


Le train est là,

bleu et lourd.

Chaud, la clim. ne clime pas bien,

où est le défaut ?



Lundi 4 aout 2008 – 15h47

31.08.2008

Femmes théâtrales

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Une copine de Coco, une femme de Bali.


Dans Les livres de ma vie ,

Henry Miller consacre un chapitre au théâtre

et il parle des femmes :

« Ce sont les femmes qui, au théâtre, m’ont, semble-t-il,

fait la plus grande impression, que ce soit à cause de

leur grande beauté, de leur personnalité exceptionnelle,

ou de leur voix extraordinaire. Peut-être cela est-il dû

au fait que les femmes ont si peu d’occasions de se

révéler complètement dans la vie quotidienne. Peut-être,

aussi, le théâtre tend-il à rehausser les rôles joués par

des femmes. Le théâtre moderne est saturé de problèmes

sociaux, de sorte qu’il ramène les femmes à un niveau

plus humain. Dans le théâtre de la Grèce antique

les femmes sont surhumaines : personne n’a jamais

rencontré de tels types de femmes dans la vie réelle de

notre temps. Dans le théâtre Elisabéthain elles ont aussi

des proportions étonnantes, elles ne sont pas des

déesses, certes, mais elles ont une splendeur qui nous

terrifie et nous déroute. Pour avoir la pleine mesure de

la femme, il faut combiner les propriétés de la femelle

telles que les formule le théâtre antique avec celles que

seul le théâtre burlesque (de notre époque) a osé révéler.

Je fais allusion, bien entendu, à ces comédies soi-disant

« dégradantes » du burlesque qui dérivent de la

Commedia dell’ arte du Moyen âge. »

Mercredi 27 Aout 2008

19.08.2008

Three Guineas

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On the quais again.

J’ai trop envie de bouger, de marcher,

de dévisager les devantures des bouquinistes,

de flirter avec les éventaires.


Je longe la Seine, je la caresse

du regard, dommage que les berges

soient abimées par l’ersatz de sable

déposé en ces lieux, où paradent et s’exhibent

les Romeo des tristes banlieues.


Heureusement que Virginia ne subit

pas ces horreurs. On deviendrait snob

pour moins que ça…



La mise en jambes s’effectue toujours

rive droite. D’habitude j’arrive du Chatelet,

pour une fois je venais du Louvre,

it’s the same !

Peu de livres, surtout des gadgets

pour touristes uniformément Italiens.



C’est toujours sur les quais de la rive gauche,

en remontant vers la place Saint Michel,

que je trouve les étals les plus étalants.


Deux stands, quatre merveilles,

qui dit mieux ?


D’abord, l’Anthologie nègre

de Blaise Cendrars, un recueil

de textes, contes et légendes,

ramenés d’Afrique par Cendrars,

publié en 1947 et réédité en 1972

par Le Livre de Poche.



Ensuite deux nouvelles du

Roumain Mircea Eliade :

Le temps d’un centenaire et Dayan

publiées en 1981 dans une très belle édition

de la nrf chez Gallimard.

Mircea Eliade, professeur de philosophie

et d’histoire des religions, a enseigné à la Sorbonne

et à l’Université de Chicago, mais c’est également

un romancier hors pair. Notamment, toute Martienne

qui se respecte doit lire Mademoiselle Christina,

publié en France, en 1978 par les éditions L’Herne.




Et puis après dans la belle collection

«Nouveau Cabinet Cosmopolite » chez Stock,

je suis ravi d’avoir trouvé une édition de 1998 de:

Ecrivains, écriture et autres propos,

il s’agit des essais et des articles écrits

par l’américaine Carson McCullers,

l’écrivaine et la femme hors norme.




Et après ?

Et bien je n’ai pas pu résister devant une

très belle édition de 1977 de Trois Guinées,

préfacée et traduite par Viviane Forrester,

aux éditions « des femmes », avec une très belle photo

de la Woolfette suprême en couverture.

J’ai exactement le même en version de poche (10/18),

je l’ai pris pour toi, A.


Samedi 16 Aout 2008

18.08.2008

Ballade sur les quais

Avec Penelope Cruz

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Entre Chatelet et Saint Michel,

je hante, j’arpente.

Je flaire, je détecte.


Aujourd’hui, j’ai trouvé Zombi,

Un roman de Joyce Carol Oates,

édité en 1977 par Stock dans la collection

Nouveau Cabinet Cosmopolite.


Aux éditions Mazarine,

j’ai fait d’une pierre deux coups,

avec un recueil de nouvelles de

Raymond Carver, paru en 1976 :

Tais-toi, je t’en prie récompensé

par le National Book Award

et illustré par le magnifique

« Au soleil » d’Edward Hopper.


Dans L’inimitable collection nrf

de Gallimard, j’ai déniché deux bijoux

du maître William Faulkner : une édition de 1948

du recueil Le docteur Martino et autres histoires

et son dernier roman Les larrons

paru l’année de sa mort, en 1962.


Dans la même collection, j’ai trouvé

La marge, un roman de 1967

d’un de mes écrivains préférés,

André Pieyre de Mandiargues.


Et puis dans la collection 10/18

chez Christian Bourgois éditeur,

Duluth par Gore Vidal avec une préface

d’Italo Calvino, l’occasion de découvrir

un géant de la littérature américaine.


La Seine est belle,

les femmes resplendissent.

Toutes des touristes, bronzées

halées, parfois fatiguées,

mais toujours souriantes.

La jupette rend la femme gaite.

L’été, c’est bien…


Mercredi 13 Aout 2008

16.08.2008

Web de livres

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Woolfette sur le Net



On cherche, on essaye, on trouve.

Des sites et des livres.

Sur EBay, c’est un peu Jojo la Farfouille,

genre barbecue, bière, pizzas et le reste,

donc pour les livres, ce n’est pas la peine.


J’ai juste trouvé un exemplaire épuisé

de Mars 1990 du Magazine Littéraire

consacré à Virginia, l’éternelle

Woolfette de ma vie.

Par ailleurs, j’ai commandé auprès

de l’éditeur le n° 437 sur Virginia Woolf.



Sur Alapage, j’ai pris un joli

recueil de dix nouvelles

d’Angela Carter, sous le titre

La compagnie des loups,

illustré par une très belle peinture

de John Atkinson Grimshaw,

La dame de Shalot (1878).



Sur Amazon, j’ai encore trouvé deux

Woolfismes :


Virginia Woolf par Monique Nathan,

un très joli livre au format de poche,

illustré par de très nombreuses photos,

dans la collection « Ecrivains de toujours »

publié aux Editions du Seuil en 1975.




Et puis dans la collection « Qui êtes-vous ? »

aux éditions de la manufacture

une biographie de Virginia écrite en 1977

par l’américaine Phillys Rose et publié en France

dix ans après par l’éditeur Lyonnais.




Et après ?

je continue de chercher les quelques ouvrages

qui me manquent, mais les exemplaires

signalés « en très bon état » sont rares,

donc je patiente, mais il me reste encore

toute une vie à aimer ma Virginiesque Woolfette.

Avec toi A.


Vendredi 15 Aout 2008

Place Saint Michel

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Angelina Jolie par St. John



Après les quais des deux rives

je plonge sur la place Saint Michel.

Les touristes prennent des photos

de la fontaine avec ou sans copine,

mais le pauvre petit dragon est toujours là,

aux pieds du lâche héros surarmé.


Je traverse sans regarder et je

me gouffre (j’aime bien !)

chez Gibert (toujours) Jeune

dans l’escalier mécanique vers

la littérature ancienne et moderne,

où j’achète des livres d’occasion

quasiment neufs, souvent à moitié prix.


Bien sûr c’est ma Princesse Littéraire

qui m’a donné envie de retourner là

où j’allais déjà acheter mes livres pour le lycée.

J’ai encore trouvé des merveilles :


La route de Cormac Mc McCarthy

un livre d’un grand écrivain américain

qui vient d’être publié en France

aux Editions de l’Olivier.


Parlez-moi d’amour et seize autres

nouvelles des années 1974 à 1981

de Raymond Carver

dans la jolie collection biblio

du Livre de Poche.


Dans la délicieuse collection libretto

chez Phébus, la réédition en 2003

de : Ce lieu déshérité un petit roman

de 1949 d’un auteur incroyablement

méconnu, André Dhôtel.


Un autre auteur français Michel Butor

avec L’emploi du temps,

un ouvrage édité en 1956 par les

éditions de Minuit dans un curieux

format de poche de 400 pages.

Butor est peu connu du grand public

mais avec « La modification »

il a écrit une des œuvres majeures

du vingtième siècle.


Et puis pour finir en beauté

cette virée livresque, livrante,

j’ai trouvé caché derrière une vitrine,

une remarquable édition de 1929

de Mrs Dalloway, de Virginia Woolf,

préfacée par André Maurois et publiée par

la Librairie Stock, Delamain et Boutelleau

qui doit être l’ancêtre des éditions Stock.


Jeudi 14 Aout 2008

12.08.2008

Woolfite aigue

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C’est une nouvelle maladie

peu contagieuse,

le virus est trop difficile.


La problématique, comme dirait l’autre,

c’est de trouver les œuvres de la Virginiesque

qui sont épuisées et non réédités.

Donc First : on recherche sur Internet

des livres anciens ou d’occasion,

pas trop chers et en très bon état.


Sur Chapitre.com et Abebooks,

j’ai trouvé quelques trésors Woolfiques :


Lettres est l’édition française de 1993 par Le Seuil

du fameux : The Letters of Virginia Woolf publié

en six volumes, de 1975 à 1980 par Nigel Nicolson,

le fils de Vita Sackville-West et l’exécuteur testamentaire

de Virginia Woolf.

Cela représente donc la correspondance intégrale

de la Woolfette, soit 4000 lettres, en 53 ans.



Virginia Woolf est une biographie due à Béatrice Mousli,

une Française qui vit à Los Angeles et enseigne à l’Université

de Californie du Sud.

C’est un livre sympa paru aux éditions du Rocher, en 2001.


Ensuite, un de ceux qui m’a donné le plus de mal,

c’est Flush, un petit Livre de Poche de 126 pages,

édité en 1979 et introuvable depuis longtemps.

Flush, c’est un chien, cocker de race pure qui

a vécu au milieu du 19ème siècle et qui revit

sous la plume de Virginia.


Après le chien, le bateau…

Croisière est un mystère, car personne n’en parle.

Il s’agit pourtant de la première édition française,

en 1952 chez Robert Marin, du premier roman

de Virginia, The Voyage out qui, depuis 1985,

est publié en France sous le médiocre titre

« La Traversée des apparences ».

En tout cas, Croisière, est un beau bouquin tout

jaune, un peu fripé, un livre qui ressemble

à un livre…


Enfin, merveille des merveilles,

Le Faux Roman est une rareté minuscule.

C’est un mini-livre publié en 1995 chez

Mille Et Une Nuits.

En fait, il s’agit du premier anti-roman

de Virginia Woolf paru en 1921,

sous le titre : An Unwritten Novel !



Jeudi 31 juillet 2008 – 17h47

11.08.2008

Vagues

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Angelina Jolie sur une vague de sable


Sitting On a bench, at the station.

Raté de deux secondes

le train de 13h54,

le suivant supprimé,

le prochain à 14h24,

merci les fainéants.


Ciel bizarre,

ciel bleu et blanc,

moutonneux, moutonnant.

Ciel de traîne, de trêve.


Un chien qui travaille,

un chien passe.

Un Malinois à muselière,

pauvre bête, par cette chaleur,

dur de gagner sa pâtée !


Une sirène qui parle, qui passe.

Un gros chien, dans un jardin,

derrière moi, se réveille en sursaut

et sonne la charge

d’une voix caverneuse,

une voix de gorge, c’est ça ?


Comme qui dirait l’autre,

une voix de seins,

chez les femmes…

Plein de femmes à pieds,

partout, aujourd’hui.

Elles ont toutes de grands pieds,

pourquoi ?



Vagues, c’est un joli mot,

plus cassant que Waves,

moins spongieux.


Vague, c’est vague,

le tout du rien,

le rien du tout.


Vague, c’est flou.

Et une vague, vague

qui vogue, qui flotte,

qui surfe.


C’est l’été.

J’ai envie d’une vague.


Mardi 29 juillet 2008 – 14h06

08.08.2008

Les gouts et les couleurs

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Portrait d’une jeune Nord Africaine par Jean-François Portaels


Mission accomplie.

De retour dans le train,

at Santo Lazaro.


Quelques emplettes,

pour une centaine d’eurosses.

Onze livres, presque tous d’occasion,

avec quelques beaux morceaux comme :


« Le carnet d’or » de Doris Lessing,

l’ouvrage qui avait tant marqué

Joyce Carol Oates, 612 pages de plaisir ;


« Vous ne me connaissez pas » il s’agit justement

d’un ouvrage récent (2006 en France) de J. C. O.

Dix neuf nouvelles en trois cinquante pages.


« Nuit et Jour » le deuxième roman de Virginia Woolf,

publié en 1919, à 37 ans, 406 pages de bonheur pur.


« Les Amants de Byzance » en 357 pages,

le diamant noir d’un écrivain finlandais,

connu de par le monde, Mika Waltari.

En fait, je l’ai choisi pour la couverture

qui est la reproduction du Portrait de jeune Nord-Africaine

par Jean Portaels. Une toile sublime visible

au musée des Beaux Arts de Charleroi.

C’est la même beauté qui est dans ma chambre,

trouvée au musée de la Vie Romantique

sous forme d’affiche pour l’exposition Pierre Loti.


Et puis un truc pas très gai, la révolution d’Octobre

écrite par Marina Tsvetaïeva, une légende russe.

Elle avait vingt quatre ans, cela donne « Octobre en wagon ».


Sur le continent de la richesse, Siri Hustvedt

qui est accessoirement la conjointe de Paul Auster,

est maintenant reconnue comme une grande

écrivaine américaine. Je suis curieux de découvrir

« Elégie pour un Américain ».


J’ai également déniché des ouvrages absents

de ma Fnac de base : « La nuit en question »

quinze nouvelles de l’Américain Tobias Wolff,

un grand copain de Raymond Carver, le maître

des Short cuts, dont j’ai ramené « Neuf histoires

et un poème ».

Egalement « Les vies d’Emily Pearl » de Cécile Ladjali

qui est prof comme Tobias Wolff mais à Paris

et non en Californie.


J’ai fini avec « Le cercle des Mahé »

un beau Simenon de la NRF chez Gallimard

et « Le jour des abeilles » de l’Américain

Thomas Sanchez, un roman d’histoire et d’amour

choisi car j’ai eu le coup de foudre pour la femme

si belle et si romantique en couverture.

Comme quoi, les gouts et les couleurs…


Jeudi 24 juillet 2008 – 14h07

07.08.2008

Le vent souffle

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Chintara Sukapatana


Je repars à l’attaque

des occasions du livre.

Refaire un tour chez Gibert

et puis, si j’ai le courage,

aller voir les bouquinistes sur les quais.


Le train derrière, pousse un cri.

Est-ce bien utile ?

Ce doit être une fille, une traine

qui veut se faire remarquer.


Maintenant, le vent souffle.

C’est bien, il manque juste le sel

et une augmentation du degré d’humidité.


De jolis pieds qui arrivent,

une Indienne, sûrement.

Elle est très bronzée,

des nus pieds à la semelle très fine,

juste une sangle dorée,

juste là, près de moi.


Elle marche, elle tourne, elle vire.

Peut être Chintara ?

Allez savoir !

Peut être un esprit,

encore dans le noir ?

La même coiffure d’espoir,

la même !

Quel âge peut-elle avoir ?



Mardi 29 juillet 2008 – 14h11

06.08.2008

La vie dans les yeux

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Penelope Cruz


L’été qui était fini,

est revenu hier.

Le temps est au beau,

le train est bleu,

comme le ciel de là-bas.



La mer grise, où ça ?

Le train glisse,

les idées partent.


Des cris d’enfants.

Une odeur de soleil

sur la peau

d’une femme aimée.


Yes, les parasols rouges,

blancs et jaunes.

Les ballons qui volent,

les enfants qui hurlent.


Les femmes pensent

qu’elles ne veulent plus penser à rien.

Les hommes s’ennuient

ou presque…


J’ai faim, je me retiens.

C’est si bon d’être là,

d’écouter une petite fille

envahir sa mère.


Sentir le soleil,

être debout,

regarder la vie dans les yeux.

Bonheur.


Mardi 15 juillet 2008 – 11h37

31.07.2008

Prétexte

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Sur le quai désert,

soleil, brise légère,

une pie discute.


Un train snob, passe,

sans même nous regarder.



Une fille en Irlande,

l’autre à Paris.

Une femme qui est loin, aussi.


Je lis et je marche,

je n’écris pas assez,

mais ça revient.


Je pars en éclaireur,

fnaquer à Santo Lazaro,


car j’ai compris qu’un nouveau livre

de Virginia (qui a dit qu’elle était morte ?)

devait sortir le 14 juillet.


Il y a souvent du retard,

un décalage entre les annonces

et la mise en vente effective…


Bon d’accord, c’est aussi un prétexte

pour aller respirer l’odeur

de la littérature anglaise…


Mardi 15 juillet 2008 – 11h30

30.07.2008

Nouvelles

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Cape Cod Morning par Edward Hopper en 1950


Quand tout va mal,

on se dit que ça pourrait être pire,

on se raconte des histoires

d’ailleurs, d’autre part.

Chacun sa recette, pour abréger

la souffrance, l’insuffisance,

l’usure du temps qui arrache les heures

en tournant les jours.


Quand la tornade est trop salée,

la tempête trop noire,

je m’engouffre dans les pages

et je dévore les mots.

Parfois, je lis trop vite,

ça descend mal,

des bulles de virgules

coincées dans le cerveau…


Je viens de finir Les cloches d’Iris Murdoch,

J’aime bien son écriture mais son univers

m’exaspère, parfois. Chez elle les hommes ne

sont jamais complètement des hommes, et pourtant

ce sont toujours les personnages principaux

de ses histoires, et puis autour il y a des femmes

avec peu de consistance.

Le tout sur un fonds de religiosité assez précieux.

Heureusement, il y a toujours un grain de folie,

un décalage quelque part, entre les mots

de cette femme qui a dévoré la vie,

hommes et femmes compris.

Après la grande dame d’Oxford,

je me suis lancé à la découverte de

l’Américain John Updike à travers un

recueil de nouvelles : Les ailes du pigeon.

Même si le style narratif est intéressant,

j’ai été déçu par cette imitation nordique

de Faulkner, avec des personnages issus

de la campagne pure et dure, baignant

dans l’obscurantisme religieux,

avec une présence récurrente de la mort,

à toutes les pages… Au bout d’un moment,

ça me gonfle !

Heureusement maintenant je suis avec le

Blue Angel de la belle New-Yorkaise

Francine Prose,

le début des vacances…


Samedi 12 juillet 2008 – 08h43

28.07.2008

Noire et lisse

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On the quai.

Une corneille est là,

noire et lisse.

Elle m’attend.

Elle s’envole et plane.


Elle revient et se pose

à quelques mètres de moi,

sur la pente d’un toit

en tuiles rouges d’ici.


Elle appelle, elle me tutoie.

Comment dire « Hello I love you »

en Corneillan ?

Comment parler, se rappeler ?


Le temps est gris doux nuageux,

je pense à Londres.

Une brise légère berce mes pensées.

La mer au loin,

déjà un courant d’air froid.


Un train bleu passe

dans un grondement d’enfer :

une répétition du 14 juillet ?

Bientôt, déjà.


Un couple de pies traverse les voies

qui sont tellement surélevées

que les trains passent à la hauteur

de la cime des grands arbres

où nichent les pies et les corneilles.


Nous tutoyons les cimes

et les dieux sont parmi nous,

car nous sommes des Indiens

et la divinité habite toute chose,

aussi bien les ours que les pierres grises.

L’univers est vivant.


Jeudi 3 juillet 2008 – 12h01

26.07.2008

Un coup de Woolf

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Vita Sackville-West dans Orlando de Virginia Woolf



Virginia, la femme des femmes,

merci d’éclairer nos vies.

Ceux qui pensaient que j’étais guéri

vont être déçus, je suis plus

Woolfé que jamais.


Tout d’abord comme Virginia,

dans Modern fiction,

nous pouvons nous demander :

« Is Life like this ? »

C’est vrai que parfois, c’est un peu dur.

Le ciel de la Tamise est trop foncé,

le sens nous échappe,

le vent nous oblige

à fermer les yeux,

envie de rien,

rester immobile dans la poussière de Londres,

attendre Virginia, guetter son regard,

elle comprendra.


La sortie de son dernier livre,

elle a du l’expédier par Internet,

est encore retardée, ce n’est plus

le 14 ou le 20 juillet, c’est :

on verra plus tard !

Donc on attendra pour savoir :

« Comment lire un livre »,

250 grammes de bonheur Woolfien publié par L’Arche

dans la collection Tête à tête.

En attendant la publication des œuvres complètes

dans la collection La Pléiade,

je continue à amasser des trésors.

Sur Alapage, Amazone et surtout pas

Fnac.com, je butine et je grappille :

« Une aristocrate en Asie »

de la Super Copine Vita Sackville-West,

publiée dans la Petite Bibliothèque Payot,

collection « Voyageurs » ou encore,

« Middlemarch » de George Eliot,

édité en folio classique, et surtout,

préfacé par Virginia.


Vendredi 25 juillet 2008 – 18h55