08.09.2008
Improbable

Aujourd’hui, c’est mon rêve improbable,
me trouver une petite maison,
en Bretagne.
Ne faire qu’écrire
et marcher dans le vent,
en caressant la pluie.
Le vent salé c’est le meilleur,
si puissant.
A. est un rêve, irréel,
mais un rêve qui dure
déjà depuis un moment.
Je vais bientôt la voir et lui parler.
Et puis après, je ne sais pas,
je ne pense pas que le rêve
devienne réalité.
Je vais voir comment est le café,
voiture Quatorze, pas trop loin,
je suis voiture Seize,
pas trop loin,
entre départ et arrivée.
Samedi 23 aout 2008 – 8h24
09:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.09.2008
Revoir un jour

Grace Verticale par France Cool
Revoir un jour Cécile,
partie, enfouie,
sous un tas d’or.
Trop distrait aujourd’hui,
j’ai raté la boutique de Toutounelle
et quand j’ai tourné la tête,
j’étais à la hauteur du truc de pouffes
qui change souvent de nom.
Tout change, tout s’étire
et nous mange et nous manque.
Je dois écrire à mes étudiantes
qui travaillent en ce moment.
Elles sont si mignonnes,
tellement filles sur la fin,
mais bon, je ne vais pas me plaindre.
En ce moment, je fais des essais littéraires
pour échapper à mes deux déesses,
Virginia Woolfette et Joyce Carol Oates.
J’ai lu deux merveilles :
Blue Angel de Francine Prose
et La chambre des échos de Richard Powers.
Par contre, je me suis ennuyé
avec Les plumes du pigeon de John Updike
et Le défaut de Maddalena Trulli a fini à la poubelle,
trop nul, j’ai lutté jusqu’à la cinquantième page
et puis j’ai renoncé. Dommage c’était un joli livre
de la collection La Cosmopolite chez Stocks.
Virginia, heureusement,
tu me Woolfes tellement,
Virginia…
Mardi 29 juillet 2008 – 14h46
23:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Woolfe me

Vita Sackville-West en 1900
Le nouveau livre de la Woolfette
n’est pas encore paru.
Je m’y attendais.
Bon, comme j’étais là,
j’ai effectué quelques emplettes.
Six livres pour quarante cinq euros,
j’admire ma raisonnabilité
ou mon raisonnisme,
si vous wantez.
C’est quand même ma chanson préférée
du Dylan pas Thomas.
Tiens, je n’ai pas trouvé
d’ouvrage de Tobias Woolf
Que j’avais envie de connaître.
Par contre, je vais rencontrer
de nouveaux auteurs :
Monica Ali, d’origine Pakistanaise
est un écrivain célèbre en Angleterre.
Je vais découvrir « Sept mers et treize rivières »,
son premier roman publié en 2003.
Ensuite, « La vie aux trousses » de Sherman Alexie,
un Indien Spokane habitant aujourd’hui à Seattle,
considéré comme un des meilleurs jeunes
écrivains américains.
A l’opposé de la jeunesse des deux premiers,
Vicki Baum est une légende d’un autre siècle.
Autrichienne, elle connu la gloire aux USA
dans les années Trente, avec notamment :
« Lac-aux-Dames » adapté pour le cinéma
par Colette en 1934 et qui fait l’objet d’une élégante
présentation chez Phébus dans la collection Libretto.
Après l’Autriche, la Roumanie, avec
« Pourquoi nous aimons les femmes »
un recueil de nouvelles, écrit juste pour moi
par Mircea Cartarescu dans une très belle
édition de poche chez Denoël.
Pour terminer cette escapade européenne,
un compatriote d’Annemarie Schwarzenbach,
le voyageur suisse Peter Stamm, avec « Verglas »,
un recueil de neuf nouvelles dans l’intéressante
collection Titres chez Christian Bourgois.
Et at last, une vieille connaissance publiée
dans la fabuleuse collection L’imaginaire
chez Gallimard, « Le professeur » de
Charlotte Brontë, son premier livre,
refusé alors par les éditeurs,
comme quoi…
Mardi 15 juillet 2008 – 12h56
21:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un ange avec un nez de chat

Envie de femmes à pieds,
une femme, avec des pieds,
à aimer, à dévorer, à dorloter.
Je pense à un ange
qui s’appelait Valérie.
Elle était la plus mignonne du monde
avec son nez de chat
et ses taches de rousseur
qui étaient brunes.
Un jour, elle avait eu un malaise,
elle s’était allongée, c’était l’été.
Elle portait une légère robette fleurie
et de jolies sandales en cuir marron clair.
Je l’avais embrassé sur le front
mais en fait, j’avais terriblement envie
de ses adorables, inoubliables pieds.
Elle était mi-femme, mi-banbinne,
Valérie.
Souvent, elles sont sympas
les Valérie, non ?
Le train roule.
J’ai chaud, mais c’est bon.
Il y a deux-trois voyageurs,
un filet d’air,
je commence à avoir faim.
Une bonne séance de kiné, ce matin,
après je me sens en pleine forme.
Je pense à mes filles,
mes deux raisons de vivre,
c’est déjà beaucoup, je trouve.
Et c’est si bon de pouvoir aimer,
sans compter.
Jeudi 24 juillet 2008 – 11h55
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paroles sucrées

On the quai.
Paroles sucrées,
paroles qui volent.
Je marche et j’écris.
Y a-t-il une fin ?
A tous ces bonheurs, salés.
Ce matin, j’ai croisé deux merveilles,
plus belles que belles,
des femmes comme dans les rêves.
Oui, j’avoue : la vie est bien faite.
L’autre jour un fantôme
est venu à Paris.
Elle m’a laissé de superbes clichés
des endroits que je hante,
habituellement.
Aujourd’hui, je vais la suivre, à distance.
Je vais aller voir chez Gibert Jeune,
si les livres d’occasion sont aussi bien
que sur Internet.
Hier, mes filles sont reparties,
cette fois-ci, en Espagne.
J’ai de plus en plus envie
d’aller vivre à Boston.
Je serais bien parti en Irlande,
avec Flora, à Greystones,
flirter avec la Mer d’Irlande, la sévère.
Jeudi 24 juillet 2008 – 11h45
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.09.2008
Inédit

On TGV 8513.
Parti vers ?
Le début ou la fin d’un rêve.
Quelque chose de spécial,
d’inédit, de particulier.
Premier constat, mon sac est trop lourd.
Comme dab’, j’ai pris trop de choses,
les livres, les chaussures, l’énorme
flacon d’eau de toilette, bien lourd.
Le train est rempli,
mais pas encore plein.
J’ai l’impression d’être le seul assis
dans le sens contraire de la marche !
Le ciel n’est pas encore bleu,
mais la pluie d’hier est effacée.
Ecrire tout ça,
c’est décrire une vie.
Un simple homme qui respire
qui trouve son ventre trop gros
et qui espère malgré un bouton
sur le nez.
Espérer, quoi, rien ou je ne sais pas.
On dirait du Jankélévitch.
Passer une vie à écrire,
voilà le vrai rêve,
le truc à faire,
finir par là.
Samedi 23 aout 2008 – 8h19
23:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.09.2008
Une rose au mérite

Une rose en septembre 2005
Une autre fois, dans la rue,
nous nous sommes croisés,
rencontrés, presque frontalement.
Elle a été surprise.
Elle téléphonait et m’a fait
un énorme sourire.
De loin en loin, au fil des jours,
il m’arrivait de croiser son regard,
derrière la vitrine, elle avait toujours
une expression inquiète, interrogative.
Et puis les mois ont passé
et puis, depuis quelques jours,
quelque chose a changé.
Nous nous croisons souvent
et nous nous disons bonjour,
franchement, ouvertement.
A quand le premier baiser ?
Elle mérite une rose,
c’est sûr.
Aujourd’hui, je suis reparti
à la conquête du ciel de Paris.
Mais, je change de direction,
je fonce vers le Paradis,
voir si mon soldeur habituel est ouvert,
j’ai envie de voir autre chose.
En rentrant, une halte à la Fnac,
peut-être un coup de quai,
s’il me reste des grammes à perdre,
peut-être, avec toi.
Un Jeudi d’aout 2008 – 15h04
21:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le jeudi d’après

Penelope Cruz
Dans le train,
encore et toujours.
Rattrapé par l’Amour et la mort
et aussi, l’inquiétude et le doute.
j’ai perdu sept cent grammes hier,
il me reste un kilo à perdre,
d’ici samedi, jouable ?
J’aime bien cette femme curieuse
qui travaille chez Toutounelle,
avec ma beauté princière.
Elle est blonde et mince,
plutôt jolie, la quarantaine,
plutôt femme.
Un jour, chez le coiffeur,
dans la rue principale,
elle s’est assise sur le siège
à côté du mien.
Juste quelques regards polis
mais j’ai été ébloui par ses jambes
et ses pieds de femme habillés
de très belles chaussures.
Un Jeudi d’aout 2008 – 14h54
09:10 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04.09.2008
Immortalité

Sharon Stone
Le clocher immobile de Bois Colombes
a rajeuni. Il me regarde, puis se tourne,
déjà ailleurs.
En ce moment, chaque jour,
je lis des merveilles.
C’est une Martienne, je crois,
du moins elle a les antennes vertes
et les pieds dorés.
Peut être une divinité ?
Asnières qui sonne comme un écho
d’Anne, hier.
C’est dingue, les trajectoires,
les infographies des sentiments
qui nous prennent, nous hantent,
nous échappent et puis reviennent.
C’est sûrement une des choses
les plus belles de la vie : l’infini.
On croit que c’est classé, enterré,
ratatiné, figé, enfumé, calorisé…
Et puis un jour,
au détour d’un trottoir humide
ou d’une façade ramollie,
on retrouve une trace
qui palpite et revit.
Ce n’est jamais fini.
Et si c’était ça l’immortalité ?
Des sentiments qui ne meurent
jamais.
Mercredi au mois d’aout 2008 – 13h05
14:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03.09.2008
Impression douce

Lanesville 1958 by Saul Leiter
Assis sur un banc,
sur le quai d’une gare.
J’ai le ventre vide,
je me sens bien.
Cela fait dix jours que je mange
et je bois comme un chien.
C’est trop.
J’ai besoin de sortir, de marcher,
de respirer la mer,
même si c’est la Seine,
on fera avec…
Le ciel est gris,
les nuages ont le regard noir,
quelques gouttes flottent, indécises.
Des femmes désemparées
semblent se demander :
« L’été, c’est déjà fini ? »
Et oui, ça sent la fin…
Finis les pieds, les cuisses bronzées
et les seins gonflés de soleil,
presque fini.
Seule, la panthère noire d’Orangina
est encore pulpeuse et sanguine…
L’hiver qui arrive, qui revient,
me donne des idées
de chaleur et de tendresse.
Avoir froid et se couvrir,
ça aussi, c’est une impression douce.
Mercredi au mois d’aout 2008 – 12h50
10:15 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.09.2008
Un léger défaut

Affiche de 1958 pour le film Attack of the 50 Foot Woman
Assis on the quai,
sur un banc gris,
à côté d’une corneille noire.
Elle me regarde,
puis marche lourdement,
comme une reine qui sautille.
Son bec, pointé vers les voies,
brille sous le soleil.
Elle guette, elle inspecte.
Tout à l’heure,
je suis parti à la dérive,
comme ça, tout de go,
sur le trottoir et allez hop,
on s’envole !
A nous deux l’Etna,
le gorgonzola et la vie épicée,
là, où on tranche la gorge des exilés.
Sans souci et sans téléphone,
dans les rues de ma ville,
je croise et je cingle
à travers quelques écueils féminins,
pieds et seins,
qui me tendent la main,
pour me faire trébucher,
me détourner de mon but.
Atteindre le vide,
l’apesanteur des sentiments,
la route des pierres et des cailloux,
où je verrai, où je penserai à toi
encore plus fort, Virginia.
Tu es partie si loin,
mais tu es encore là,
oui,
déjà.
Le train est là,
bleu et lourd.
Chaud, la clim. ne clime pas bien,
où est le défaut ?
Lundi 4 aout 2008 – 15h47
11:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.08.2008
Femmes théâtrales

Une copine de Coco, une femme de Bali.
Dans Les livres de ma vie ,
Henry Miller consacre un chapitre au théâtre
et il parle des femmes :
« Ce sont les femmes qui, au théâtre, m’ont, semble-t-il,
fait la plus grande impression, que ce soit à cause de
leur grande beauté, de leur personnalité exceptionnelle,
ou de leur voix extraordinaire. Peut-être cela est-il dû
au fait que les femmes ont si peu d’occasions de se
révéler complètement dans la vie quotidienne. Peut-être,
aussi, le théâtre tend-il à rehausser les rôles joués par
des femmes. Le théâtre moderne est saturé de problèmes
sociaux, de sorte qu’il ramène les femmes à un niveau
plus humain. Dans le théâtre de la Grèce antique
les femmes sont surhumaines : personne n’a jamais
rencontré de tels types de femmes dans la vie réelle de
notre temps. Dans le théâtre Elisabéthain elles ont aussi
des proportions étonnantes, elles ne sont pas des
déesses, certes, mais elles ont une splendeur qui nous
terrifie et nous déroute. Pour avoir la pleine mesure de
la femme, il faut combiner les propriétés de la femelle
telles que les formule le théâtre antique avec celles que
seul le théâtre burlesque (de notre époque) a osé révéler.
Je fais allusion, bien entendu, à ces comédies soi-disant
« dégradantes » du burlesque qui dérivent de la
Commedia dell’ arte du Moyen âge. »
Mercredi 27 Aout 2008
17:05 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.08.2008
Three Guineas

On the quais again.
J’ai trop envie de bouger, de marcher,
de dévisager les devantures des bouquinistes,
de flirter avec les éventaires.
Je longe la Seine, je la caresse
du regard, dommage que les berges
soient abimées par l’ersatz de sable
déposé en ces lieux, où paradent et s’exhibent
les Romeo des tristes banlieues.
Heureusement que Virginia ne subit
pas ces horreurs. On deviendrait snob
pour moins que ça…
La mise en jambes s’effectue toujours
rive droite. D’habitude j’arrive du Chatelet,
pour une fois je venais du Louvre,
it’s the same !
Peu de livres, surtout des gadgets
pour touristes uniformément Italiens.
C’est toujours sur les quais de la rive gauche,
en remontant vers la place Saint Michel,
que je trouve les étals les plus étalants.
Deux stands, quatre merveilles,
qui dit mieux ?
D’abord, l’Anthologie nègre
de Blaise Cendrars, un recueil
de textes, contes et légendes,
ramenés d’Afrique par Cendrars,
publié en 1947 et réédité en 1972
par Le Livre de Poche.
Ensuite deux nouvelles du
Roumain Mircea Eliade :
Le temps d’un centenaire et Dayan
publiées en 1981 dans une très belle édition
de la nrf chez Gallimard.
Mircea Eliade, professeur de philosophie
et d’histoire des religions, a enseigné à la Sorbonne
et à l’Université de Chicago, mais c’est également
un romancier hors pair. Notamment, toute Martienne
qui se respecte doit lire Mademoiselle Christina,
publié en France, en 1978 par les éditions L’Herne.
Et puis après dans la belle collection
«Nouveau Cabinet Cosmopolite » chez Stock,
je suis ravi d’avoir trouvé une édition de 1998 de:
Ecrivains, écriture et autres propos,
il s’agit des essais et des articles écrits
par l’américaine Carson McCullers,
l’écrivaine et la femme hors norme.
Et après ?
Et bien je n’ai pas pu résister devant une
très belle édition de 1977 de Trois Guinées,
préfacée et traduite par Viviane Forrester,
aux éditions « des femmes », avec une très belle photo
de la Woolfette suprême en couverture.
J’ai exactement le même en version de poche (10/18),
je l’ai pris pour toi, A.
Samedi 16 Aout 2008
16:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.08.2008
Ballade sur les quais
Avec Penelope Cruz

Entre Chatelet et Saint Michel,
je hante, j’arpente.
Je flaire, je détecte.
Aujourd’hui, j’ai trouvé Zombi,
Un roman de Joyce Carol Oates,
édité en 1977 par Stock dans la collection
Nouveau Cabinet Cosmopolite.
Aux éditions Mazarine,
j’ai fait d’une pierre deux coups,
avec un recueil de nouvelles de
Raymond Carver, paru en 1976 :
Tais-toi, je t’en prie récompensé
par le National Book Award
et illustré par le magnifique
« Au soleil » d’Edward Hopper.
Dans L’inimitable collection nrf
de Gallimard, j’ai déniché deux bijoux
du maître William Faulkner : une édition de 1948
du recueil Le docteur Martino et autres histoires
et son dernier roman Les larrons
paru l’année de sa mort, en 1962.
Dans la même collection, j’ai trouvé
La marge, un roman de 1967
d’un de mes écrivains préférés,
André Pieyre de Mandiargues.
Et puis dans la collection 10/18
chez Christian Bourgois éditeur,
Duluth par Gore Vidal avec une préface
d’Italo Calvino, l’occasion de découvrir
un géant de la littérature américaine.
La Seine est belle,
les femmes resplendissent.
Toutes des touristes, bronzées
halées, parfois fatiguées,
mais toujours souriantes.
La jupette rend la femme gaite.
L’été, c’est bien…
Mercredi 13 Aout 2008
14:56 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16.08.2008
Web de livres

Woolfette sur le Net
On cherche, on essaye, on trouve.
Des sites et des livres.
Sur EBay, c’est un peu Jojo la Farfouille,
genre barbecue, bière, pizzas et le reste,
donc pour les livres, ce n’est pas la peine.
J’ai juste trouvé un exemplaire épuisé
de Mars 1990 du Magazine Littéraire
consacré à Virginia, l’éternelle
Woolfette de ma vie.
Par ailleurs, j’ai commandé auprès
de l’éditeur le n° 437 sur Virginia Woolf.
Sur Alapage, j’ai pris un joli
recueil de dix nouvelles
d’Angela Carter, sous le titre
La compagnie des loups,
illustré par une très belle peinture
de John Atkinson Grimshaw,
La dame de Shalot (1878).
Sur Amazon, j’ai encore trouvé deux
Woolfismes :
Virginia Woolf par Monique Nathan,
un très joli livre au format de poche,
illustré par de très nombreuses photos,
dans la collection « Ecrivains de toujours »
publié aux Editions du Seuil en 1975.
Et puis dans la collection « Qui êtes-vous ? »
aux éditions de la manufacture
une biographie de Virginia écrite en 1977
par l’américaine Phillys Rose et publié en France
dix ans après par l’éditeur Lyonnais.
Et après ?
je continue de chercher les quelques ouvrages
qui me manquent, mais les exemplaires
signalés « en très bon état » sont rares,
donc je patiente, mais il me reste encore
toute une vie à aimer ma Virginiesque Woolfette.
Avec toi A.
Vendredi 15 Aout 2008
15:43 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Place Saint Michel

Angelina Jolie par St. John
Après les quais des deux rives
je plonge sur la place Saint Michel.
Les touristes prennent des photos
de la fontaine avec ou sans copine,
mais le pauvre petit dragon est toujours là,
aux pieds du lâche héros surarmé.
Je traverse sans regarder et je
me gouffre (j’aime bien !)
chez Gibert (toujours) Jeune
dans l’escalier mécanique vers
la littérature ancienne et moderne,
où j’achète des livres d’occasion
quasiment neufs, souvent à moitié prix.
Bien sûr c’est ma Princesse Littéraire
qui m’a donné envie de retourner là
où j’allais déjà acheter mes livres pour le lycée.
J’ai encore trouvé des merveilles :
La route de Cormac Mc McCarthy
un livre d’un grand écrivain américain
qui vient d’être publié en France
aux Editions de l’Olivier.
Parlez-moi d’amour et seize autres
nouvelles des années 1974 à 1981
de Raymond Carver
dans la jolie collection biblio
du Livre de Poche.
Dans la délicieuse collection libretto
chez Phébus, la réédition en 2003
de : Ce lieu déshérité un petit roman
de 1949 d’un auteur incroyablement
méconnu, André Dhôtel.
Un autre auteur français Michel Butor
avec L’emploi du temps,
un ouvrage édité en 1956 par les
éditions de Minuit dans un curieux
format de poche de 400 pages.
Butor est peu connu du grand public
mais avec « La modification »
il a écrit une des œuvres majeures
du vingtième siècle.
Et puis pour finir en beauté
cette virée livresque, livrante,
j’ai trouvé caché derrière une vitrine,
une remarquable édition de 1929
de Mrs Dalloway, de Virginia Woolf,
préfacée par André Maurois et publiée par
la Librairie Stock, Delamain et Boutelleau
qui doit être l’ancêtre des éditions Stock.
Jeudi 14 Aout 2008
10:33 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.08.2008
Woolfite aigue

C’est une nouvelle maladie
peu contagieuse,
le virus est trop difficile.
La problématique, comme dirait l’autre,
c’est de trouver les œuvres de la Virginiesque
qui sont épuisées et non réédités.
Donc First : on recherche sur Internet
des livres anciens ou d’occasion,
pas trop chers et en très bon état.
Sur Chapitre.com et Abebooks,
j’ai trouvé quelques trésors Woolfiques :
Lettres est l’édition française de 1993 par Le Seuil
du fameux : The Letters of Virginia Woolf publié
en six volumes, de 1975 à 1980 par Nigel Nicolson,
le fils de Vita Sackville-West et l’exécuteur testamentaire
de Virginia Woolf.
Cela représente donc la correspondance intégrale
de la Woolfette, soit 4000 lettres, en 53 ans.
Virginia Woolf est une biographie due à Béatrice Mousli,
une Française qui vit à Los Angeles et enseigne à l’Université
de Californie du Sud.
C’est un livre sympa paru aux éditions du Rocher, en 2001.
Ensuite, un de ceux qui m’a donné le plus de mal,
c’est Flush, un petit Livre de Poche de 126 pages,
édité en 1979 et introuvable depuis longtemps.
Flush, c’est un chien, cocker de race pure qui
a vécu au milieu du 19ème siècle et qui revit
sous la plume de Virginia.
Après le chien, le bateau…
Croisière est un mystère, car personne n’en parle.
Il s’agit pourtant de la première édition française,
en 1952 chez Robert Marin, du premier roman
de Virginia, The Voyage out qui, depuis 1985,
est publié en France sous le médiocre titre
« La Traversée des apparences ».
En tout cas, Croisière, est un beau bouquin tout
jaune, un peu fripé, un livre qui ressemble
à un livre…
Enfin, merveille des merveilles,
Le Faux Roman est une rareté minuscule.
C’est un mini-livre publié en 1995 chez
Mille Et Une Nuits.
En fait, il s’agit du premier anti-roman
de Virginia Woolf paru en 1921,
sous le titre : An Unwritten Novel !
Jeudi 31 juillet 2008 – 17h47
23:33 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.08.2008
Vagues

Angelina Jolie sur une vague de sable
Sitting On a bench, at the station.
Raté de deux secondes
le train de 13h54,
le suivant supprimé,
le prochain à 14h24,
merci les fainéants.
Ciel bizarre,
ciel bleu et blanc,
moutonneux, moutonnant.
Ciel de traîne, de trêve.
Un chien qui travaille,
un chien passe.
Un Malinois à muselière,
pauvre bête, par cette chaleur,
dur de gagner sa pâtée !
Une sirène qui parle, qui passe.
Un gros chien, dans un jardin,
derrière moi, se réveille en sursaut
et sonne la charge
d’une voix caverneuse,
une voix de gorge, c’est ça ?
Comme qui dirait l’autre,
une voix de seins,
chez les femmes…
Plein de femmes à pieds,
partout, aujourd’hui.
Elles ont toutes de grands pieds,
pourquoi ?
Vagues, c’est un joli mot,
plus cassant que Waves,
moins spongieux.
Vague, c’est vague,
le tout du rien,
le rien du tout.
Vague, c’est flou.
Et une vague, vague
qui vogue, qui flotte,
qui surfe.
C’est l’été.
J’ai envie d’une vague.
Mardi 29 juillet 2008 – 14h06
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08.08.2008
Les gouts et les couleurs

Portrait d’une jeune Nord Africaine par Jean-François Portaels
Mission accomplie.
De retour dans le train,
at Santo Lazaro.
Quelques emplettes,
pour une centaine d’eurosses.
Onze livres, presque tous d’occasion,
avec quelques beaux morceaux comme :
« Le carnet d’or » de Doris Lessing,
l’ouvrage qui avait tant marqué
Joyce Carol Oates, 612 pages de plaisir ;
« Vous ne me connaissez pas » il s’agit justement
d’un ouvrage récent (2006 en France) de J. C. O.
Dix neuf nouvelles en trois cinquante pages.
« Nuit et Jour » le deuxième roman de Virginia Woolf,
publié en 1919, à 37 ans, 406 pages de bonheur pur.
« Les Amants de Byzance » en 357 pages,
le diamant noir d’un écrivain finlandais,
connu de par le monde, Mika Waltari.
En fait, je l’ai choisi pour la couverture
qui est la reproduction du Portrait de jeune Nord-Africaine
par Jean Portaels. Une toile sublime visible
au musée des Beaux Arts de Charleroi.
C’est la même beauté qui est dans ma chambre,
trouvée au musée de la Vie Romantique
sous forme d’affiche pour l’exposition Pierre Loti.
Et puis un truc pas très gai, la révolution d’Octobre
écrite par Marina Tsvetaïeva, une légende russe.
Elle avait vingt quatre ans, cela donne « Octobre en wagon ».
Sur le continent de la richesse, Siri Hustvedt
qui est accessoirement la conjointe de Paul Auster,
est maintenant reconnue comme une grande
écrivaine américaine. Je suis curieux de découvrir
« Elégie pour un Américain ».
J’ai également déniché des ouvrages absents
de ma Fnac de base : « La nuit en question »
quinze nouvelles de l’Américain Tobias Wolff,
un grand copain de Raymond Carver, le maître
des Short cuts, dont j’ai ramené « Neuf histoires
et un poème ».
Egalement « Les vies d’Emily Pearl » de Cécile Ladjali
qui est prof comme Tobias Wolff mais à Paris
et non en Californie.
J’ai fini avec « Le cercle des Mahé »
un beau Simenon de la NRF chez Gallimard
et « Le jour des abeilles » de l’Américain
Thomas Sanchez, un roman d’histoire et d’amour
choisi car j’ai eu le coup de foudre pour la femme
si belle et si romantique en couverture.
Comme quoi, les gouts et les couleurs…
Jeudi 24 juillet 2008 – 14h07
14:11 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.08.2008
Le vent souffle

Chintara Sukapatana
Je repars à l’attaque
des occasions du livre.
Refaire un tour chez Gibert
et puis, si j’ai le courage,
aller voir les bouquinistes sur les quais.
Le train derrière, pousse un cri.
Est-ce bien utile ?
Ce doit être une fille, une traine
qui veut se faire remarquer.
Maintenant, le vent souffle.
C’est bien, il manque juste le sel
et une augmentation du degré d’humidité.
De jolis pieds qui arrivent,
une Indienne, sûrement.
Elle est très bronzée,
des nus pieds à la semelle très fine,
juste une sangle dorée,
juste là, près de moi.
Elle marche, elle tourne, elle vire.
Peut être Chintara ?
Allez savoir !
Peut être un esprit,
encore dans le noir ?
La même coiffure d’espoir,
la même !
Quel âge peut-elle avoir ?
Mardi 29 juillet 2008 – 14h11
18:45 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.08.2008
La vie dans les yeux

Penelope Cruz
L’été qui était fini,
est revenu hier.
Le temps est au beau,
le train est bleu,
comme le ciel de là-bas.
La mer grise, où ça ?
Le train glisse,
les idées partent.
Des cris d’enfants.
Une odeur de soleil
sur la peau
d’une femme aimée.
Yes, les parasols rouges,
blancs et jaunes.
Les ballons qui volent,
les enfants qui hurlent.
Les femmes pensent
qu’elles ne veulent plus penser à rien.
Les hommes s’ennuient
ou presque…
J’ai faim, je me retiens.
C’est si bon d’être là,
d’écouter une petite fille
envahir sa mère.
Sentir le soleil,
être debout,
regarder la vie dans les yeux.
Bonheur.
Mardi 15 juillet 2008 – 11h37
13:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.07.2008
Prétexte

Sur le quai désert,
soleil, brise légère,
une pie discute.
Un train snob, passe,
sans même nous regarder.
Une fille en Irlande,
l’autre à Paris.
Une femme qui est loin, aussi.
Je lis et je marche,
je n’écris pas assez,
mais ça revient.
Je pars en éclaireur,
fnaquer à Santo Lazaro,
car j’ai compris qu’un nouveau livre
de Virginia (qui a dit qu’elle était morte ?)
devait sortir le 14 juillet.
Il y a souvent du retard,
un décalage entre les annonces
et la mise en vente effective…
Bon d’accord, c’est aussi un prétexte
pour aller respirer l’odeur
de la littérature anglaise…
Mardi 15 juillet 2008 – 11h30
22:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.07.2008
Nouvelles

Cape Cod Morning par Edward Hopper en 1950
Quand tout va mal,
on se dit que ça pourrait être pire,
on se raconte des histoires
d’ailleurs, d’autre part.
Chacun sa recette, pour abréger
la souffrance, l’insuffisance,
l’usure du temps qui arrache les heures
en tournant les jours.
Quand la tornade est trop salée,
la tempête trop noire,
je m’engouffre dans les pages
et je dévore les mots.
Parfois, je lis trop vite,
ça descend mal,
des bulles de virgules
coincées dans le cerveau…
Je viens de finir Les cloches d’Iris Murdoch,
J’aime bien son écriture mais son univers
m’exaspère, parfois. Chez elle les hommes ne
sont jamais complètement des hommes, et pourtant
ce sont toujours les personnages principaux
de ses histoires, et puis autour il y a des femmes
avec peu de consistance.
Le tout sur un fonds de religiosité assez précieux.
Heureusement, il y a toujours un grain de folie,
un décalage quelque part, entre les mots
de cette femme qui a dévoré la vie,
hommes et femmes compris.
Après la grande dame d’Oxford,
je me suis lancé à la découverte de
l’Américain John Updike à travers un
recueil de nouvelles : Les ailes du pigeon.
Même si le style narratif est intéressant,
j’ai été déçu par cette imitation nordique
de Faulkner, avec des personnages issus
de la campagne pure et dure, baignant
dans l’obscurantisme religieux,
avec une présence récurrente de la mort,
à toutes les pages… Au bout d’un moment,
ça me gonfle !
Heureusement maintenant je suis avec le
Blue Angel de la belle New-Yorkaise
Francine Prose,
le début des vacances…
Samedi 12 juillet 2008 – 08h43
06:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2008
Noire et lisse

On the quai.
Une corneille est là,
noire et lisse.
Elle m’attend.
Elle s’envole et plane.
Elle revient et se pose
à quelques mètres de moi,
sur la pente d’un toit
en tuiles rouges d’ici.
Elle appelle, elle me tutoie.
Comment dire « Hello I love you »
en Corneillan ?
Comment parler, se rappeler ?
Le temps est gris doux nuageux,
je pense à Londres.
Une brise légère berce mes pensées.
La mer au loin,
déjà un courant d’air froid.
Un train bleu passe
dans un grondement d’enfer :
une répétition du 14 juillet ?
Bientôt, déjà.
Un couple de pies traverse les voies
qui sont tellement surélevées
que les trains passent à la hauteur
de la cime des grands arbres
où nichent les pies et les corneilles.
Nous tutoyons les cimes
et les dieux sont parmi nous,
car nous sommes des Indiens
et la divinité habite toute chose,
aussi bien les ours que les pierres grises.
L’univers est vivant.
Jeudi 3 juillet 2008 – 12h01
00:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2008
Un coup de Woolf

Vita Sackville-West dans Orlando de Virginia Woolf
Virginia, la femme des femmes,
merci d’éclairer nos vies.
Ceux qui pensaient que j’étais guéri
vont être déçus, je suis plus
Woolfé que jamais.
Tout d’abord comme Virginia,
dans Modern fiction,
nous pouvons nous demander :
« Is Life like this ? »
C’est vrai que parfois, c’est un peu dur.
Le ciel de la Tamise est trop foncé,
le sens nous échappe,
le vent nous oblige
à fermer les yeux,
envie de rien,
rester immobile dans la poussière de Londres,
attendre Virginia, guetter son regard,
elle comprendra.
La sortie de son dernier livre,
elle a du l’expédier par Internet,
est encore retardée, ce n’est plus
le 14 ou le 20 juillet, c’est :
on verra plus tard !
Donc on attendra pour savoir :
« Comment lire un livre »,
250 grammes de bonheur Woolfien publié par L’Arche
dans la collection Tête à tête.
En attendant la publication des œuvres complètes
dans la collection La Pléiade,
je continue à amasser des trésors.
Sur Alapage, Amazone et surtout pas
Fnac.com, je butine et je grappille :
« Une aristocrate en Asie »
de la Super Copine Vita Sackville-West,
publiée dans la Petite Bibliothèque Payot,
collection « Voyageurs » ou encore,
« Middlemarch » de George Eliot,
édité en folio classique, et surtout,
préfacé par Virginia.
Vendredi 25 juillet 2008 – 18h55
13:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note