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29.06.2008
Le plancher craque

8h26 – On train
je suis faible, je sais.
je fais semblant de résister
et puis je suis emporté
par le vertige des phrases.
Donc, je n’ai pas pu résister
à la réédition du Hameau
de William Faulkner,
préfacé par André Malraux.
Faulkner qu’on lit,
qu’on relit, qu’on dévore.
C’est encore meilleur,
à chaque fois.
L’écrivain total.
Merci.
Pour accompagner l’homme du Sud,
celui qui avait le génie de la vie,
une femme du Nord, Julia Glass
qui vit en Nouvelle Angleterre
et nous raconte les Jours de juin,
l’errance du temps qui passe.
Un fantôme est revenu,
me voir, me dire,
sans réelle surprise,
fantomatique.
Le truc qui arrive,
on a envie de dire
et puis on ne sait pas,
on ne comprend pas à qui,
à quoi on a affaire.
C’est comme discuter
avec une trame de ciel,
on ne sait jamais ce qu’il y a
sous la panoplie de gouttes :
esprit, ange ou absence,
sensation diabolique de vide
qui nous entraîne vers l’infini.
La fraicheur du matin est apaisante.
Les deux K de ma vie sont parties,
un pan du jour s’est effondré,
le plancher craque,
l’horizon risque de tomber en désuétude.
Que reste-t-il ?
A part admirer les pieds des femmes,
admirer l’admirable, respirer l’envie,
le sel minéral du corps désiré,
à travers les miroirs de l’âme.
Vendredi 20 juin 2008
09:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
De très beaux textes ! d'où transparait une... tristesse ?
Bravo !
DJU770
Ecrit par : DJU770 | 30.06.2008
Bonjour et merci,
Oui, c'est bien vu,
c'est le blues,
c'est la vie de l'amour.
Bonne journée.
Ecrit par : LaPorteSansPorte | 30.06.2008