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22.06.2008

How ?

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Comment écrire, sans train ?

Comment dire le tout et le rien ?

Plus de rails ni de ciel changeant,

et les panneaux et les poteaux

emmêlés de fils plus ou moins électriques

câbles noirs, torsadés ou lisses

souvent crasseux, presque abandonnés.

Oubliée la chevauchée fantastique,

en trois – quatre leçons, vers le célèbre

Terminal de Santo Lazaro ?

Cette galopade raillesque

qu’on pourrait prendre pour une galipade.

Cette course vers là-bas,

la ville qui nous attend

pour mieux nous avaler, nous digérer

dans le souterrain de ses entrailles,

le serrement de la foule

qui tangue, hésite et avance

dans le silence bruyant d’un matin ordinaire

bleuâtre, bleui de terne et grisâtre.

Pourtant La Seine était verte et bleue

comme une mer de bonne humeur.

Elle était haute et caressait les berges

de son clapot incessant

soulevé par la caresse du vent.

Le Sacré Cœur se trouvait toujours à gauche,

vous me direz : normal, c’est le cœur !

mais alors pourquoi la Tour Eiffel est-elle à droite ?

Doit-on la suspecter de Sarkosisme actif,

d’utiliser une position préférentielle

pour illuminer les hauteurs de Paris,

tandis qu’ailleurs, plus bas que ciel,

des bourgeois du dimanche déguisés en

castro-communistes, défilent sous la pluie…

Mais non, je n’ai pas fait exprès, il fallait bien

que ça tombe sur quelqu’un !


Jeudi 1er mal 2008 – 18h28

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