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11.06.2008

To the Lighthouse

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Un phare.

Un clignotant, un rouge et blanc ?

Un phare à éclats,

Une colonne, un repère,

Pour toi la Navigatrice de mon âme.

Il y a quelque part un chenal,

en eau calme,

dans le clapot du petit matin,

signalé par des balises

quelque peu désuètes.

Un cône vert pâle

signale le tribord de mes envies

dans ce Havre, ce Harbour de Paradis

où une femme m’attend,

vêtue de blanc.

Va-t-elle me reconnaître,

après si longtemps ?

Je retournais dans la cabine

et avec frénésie je retrouvais,

je serrais contre mon cœur,

le premier livre qui avait choisi

de m’accompagner :

To the Lighthouse de Virginia Woolf

est pour moi le livre le plus abouti

et le plus riche de ma Reine anglaise.

C’est une œuvre complexe,

un peu plus que Mrs Dalloway

et un peu moins que The Waves.

Dans les trois cas, on retrouve

la construction en trois parties qui joue

sur les époques, les personnages et les lieux.

Dans « La promenade au phare » appelée

parfois « Vers le phare », les trois parties

sont The Window, Time passes et The Lighthouse.

Ici, ce n’est plus Mrs Dalloway, c’est Mrs Ramsay

qui évoque encore plus Julia Stephen,

la mère de Virginia.

Virginia adorait sa mère qui était intelligente,

généreuse et d’une grande beauté.

J’adore la douceur élégante de cette femme

qui est mère sans ostentation quand elle dit,

d’un ton compatissant, en lissant les cheveux

de son petit garçon, au début du chapitre 3 :

« Peut-être découvriras-tu à ton réveil que le soleil

brille et que les oiseaux chantent »

THE WINDOW

3


“Perhaps you will wake up and find the sun shining and the birds singing,”
she said compassionately, smoothing the little boy’s hair, for her husband, with his caustic saying that it would not be fine, had dashed his spirits she could see. This going to the Lighthouse was a passion of his, she saw, and then, as if her husband had not said enough, with his caustic saying that it would not be fine tomorrow, this odious little man went and rubbed it in all over again.



Virginia était alors une petite fille.

Dans la maison de vacances louée par ses parents,

Talland House à Saint Yves en Cornouailles,

il y avait une fenêtre à l’étage

où la vue était attirée par le phare,

le Godrevy Lighthouse.

Elle n’a jamais oublié.


« Perhaps it will be fine tomorrow, » she said, smoothing his hair.


Maintenant, la lumière est blanche.

Nous avons accosté.

Je regarde le ciel argenté.

Un semblant de brise,

je me dis que demain le vent va tourner.

Je ferme la porte du roof,

un bruit sourd sur le pont,

une démarche souple,

deux pieds nus…

Mon rêve est là.

C'est toi.

Lundi 9 juin 2008

Commentaires

Hellooooooooooooo,

MERCI de partager ce BEAU texte...

J'aime ta lumière blanche...mais aussi la lumière rouge, ta lumière rouge d'émotion :)))

Bonne Soirée

Ecrit par : Keng... | 11.06.2008

Merci Barefoot Principessa
Oui c'est vrai, c'est beau, c'est un truc qui me transporte, qui me téléporte, qui me donne encore plus envie de me rouler aux pieds de ma divine Woolfette... Yes indeed.
Kisses

Ecrit par : Your Ananda | 16.06.2008

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