07.11.2009

Echappée

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Les pieds de Jessica Alba 

 

 

Un train ça va,

 

deux  trains bonjour la…

 

 

Aujourd’hui le soleil est là.

 

Tu es loin de moi.

 

J’imagine tes pieds

 

et leur chaude douceur.

 

 

J’attends ta main,

 

sur le rebord de la fenêtre,

 

j’attends ta voix

 

dans ma voix,

 

je cherche ton regard,

 

tu me manques si fort.

 

 

Le soleil arrive.

 

Le ciel est bleu dans tes yeux,

 

infiniment, éperdument

 

désireux de toi,

 

du bonheur que tu me donnes.

 

 

Etre heureux, c’est quoi ?

 

Te connaître ?

 

T’attendre ?

 

 

J’ai des envies

 

de m’échapper avec toi.

 

 

Vendredi 24 avril 2009

Souris agile

 

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Penelope Cruz

 

 

 

 

 

13h37

 

 

C’est bizarre comme ça change la vie

 

d’être amoureux, de recommencer à espérer,

 

de regarder le ciel bleu dans les yeux,

 

de chantonner sans faire semblant,

 

encore plus faux que d’habitude,

 

d’être ému par les mots, les signes

 

d’une femme qui pense à moi,

 

qui me donne de la tendresse.

 

 

Je dois dire que ça me change,

 

cette impression de chaleur,

 

de douce fébrilité comme un moteur

 

de course, au ralenti

 

qui n’attend qu’une impulsion.

 

 

Je me laisse bercer par tes paroles

 

de douceur, ta féminité bien présente

 

qui est comme une caresse.

 

 

J’ai envie de te voir,

 

tu as envie de me faire attendre.

 

Un jeu avec une souris agile

 

et un rat pataud ?

 

 

Plutôt un chien aimant bêtement

 

et une chatte qui surveille

 

qui tire les ficelles des esprits,

 

qui contrôle les cœurs.

 

 

C’est quand le bonheur ?

 

J’embrasse tes pieds de fée,

 

j’embrasse ta douceur.

 

 

Jeudi 23 avril 2009

 

 

Danseuses

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Diane Lane

 

 

 

 

On train at 16 past 8.

 

 

Tout baigne, soleil, mer,

 

danseuses, stars de mes rêves,

 

dauphins aquatiquement délirants.

 

 

Why not ?

 

Why ne pas prendre la vie du bon côté ?

 

 

Plus je rencontre de prétendantes,

 

plus je me sens bien seul.

 

C’est quand même terrible,

 

mais qu’est-ce qu’elles sont chiantes !

 

 

Aujourd’hui, je n’avais pas envie

 

de me lever, pas envie d’aller travailler !

 

C’est rare. D’habitude je suis content,

 

mais là, j’ai envie de tourner la page,

 

de recommencer une autre année,

 

avec d’autres visages, d’autres envies,

 

un nouveau cours à préparer,

 

beaucoup d’autres à alléger,

 

à simplifier, à élaguer.

 

 

Aujourd’hui le soleil est au rendez-vous.

 

C’est déjà bien, c’est déjà ça.

 

Hier soir j’ai commencé « Sur la plage

 

de Chesil » de Ian McEwan, c’est vraiment bien,

 

c’est vraiment un grand écrivain,

 

ça coule lentement dans le sang,

 

les mots irriguant simultanément

 

le cœur et le cerveau,

 

que demander de plus ?

 

 

What else ?

 

Yes, what else pour la vie ?

 

Just un sourire,

 

peut-être, oui.

 

C’est just un sourire qui me manque,

 

avec des pieds, bien sûr !

 

 

Lundi 20 avril 2009

 

 

Deux ans

 

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Sophie Ellis Bextor

 

 

 

 

8h16. On der (das ?) Tofo-tofo.

 

 

Soleil, femmes, pieds et tout.

 

Il manque juste la mer,

 

avec quelques rochers ensablés,

 

une sirène échouée,

 

le grain de la peau mouillée.

 

 

Que faut-il de plus ?

 

Nothing my dear.

 

 

Les femmes lisent, appliquées

 

comme des petites filles.

 

 

A part quelques panthères en rut,

 

généralement nos consœurs bipèdes

 

sont calmes de bon matin,

 

leur téléphonofolie n’a pas encore commencé,

 

une drôle de maladie.

 

 

On entre dans la dernière ligne droite,

 

on entame la tournée d’adieux.

 

Aujourd’hui dernier cours de l’année

 

avec mes étudiants en Immobilier,

 

la semaine prochaine ce sera

 

le dernier cours des 2ème années

 

avant leurs épreuves et puis après

 

elles disparaitront, c’est triste

 

mais en même temps c’est toujours

 

une autre expérience qui démarre,

 

une étape pour voir autre chose.

 

 

Deux ans, c’est long

 

et c’est court.

 

 

Jeudi 16 avril 2009

 

 

Envie

 

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 8h16. On train.

 

 

Un coup de mamelle

 

for the road,

 

ça c’est la vie.

 

 

Le soleil est là,

 

tout baigne.

 

 

J’ai envie de ta douceur,

 

je crois que j’ai envie de toi,

 

tout court.

 

 

On verra. On verra.

 

Le printemps est là.

 

Tout est OK.

 

 

Les femmes sont belles.

 

Elles hésitent à ranger leurs bottes.

 

 

Elles sortent les seins,

 

avant les pieds.

 

 

 

Vendredi 10 avril 2009

 

 

Umlaut

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Femme couchée dite La Femme au divan noir, en 1865, par Jean-Jacques Henner

 

 

 

12h57.

On train,

Marie, Hortense, Abigaïl,

c’est beau,

c’est magique.

 

 

Un prénom hébraïque

 

qui vient de la Bible.

 

Elle était la sœur

 

ou l’épouse de David.

 

 

Elle existe aussi,

 

en version civile,

 

Abigail,

 

sans Umlaut,

 

connue principalement

 

dans le monde anglo-saxon.

 

 

Une f.

 

Un été…

 

 

Mardi 16 juin 2009

06.11.2009

Big love

 

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 Keeley Hazell, que dire de plus ?

 

 

 

On train, 15h55.

Je suis plutôt en retard,

d’habitude j’arrive chez Gibert

vers seize heures.

 

 

Mais je suis allé retirer mon billet

 

pour partir te voir lundi,

 

curieuse impression,

 

Cécile m’a laissé tomber,

 

plus de nouvelle du Portugal,

 

elle a peut être rencontré

 

le big love…

 

 

Je suis enchanté de mes conversations

 

en anglais avec Dizzy,

 

je n’en reviens pas qu’elle ait une fille

 

et une petite fille,

 

elle qui a l’air si jeune, si mignonne,

 

comme une femme qui aurait gardé

 

une allure de jeune fille.

 

 

C’est sûr que je me débrouille mieux

 

à l’écrit qu’à l’oral.

 

Heureusement, elle est parfaitement bilingue

 

et peut être trilingue, car elle a l’air

 

de bien maîtriser l’italien.

 

 

C’est la vie,

 

avec ma Princesse Celte

 

qui est toujours aussi belle,

 

aussi rayonnante…

 

Samedi 30 mai 2009

C’est sûr

 

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My Sweet Rose by John William Waterhouse

 

 

 

9h20.

Un jour de grève ordinaire.

Arrivé avant 9 heures,

levé vingt minutes plus tôt,

 

pour prendre le train

 

avant mon train habituel

 

qui est supprimé.

 

 

Hier, très chaud

 

et puis cette nuit, l’orage.

 

Ce matin le temps est encore lourd,

 

je vais essayer de continuer mes plantations.

 

Il me reste un rosier à planter en terre

 

et puis des arbustes à transplanter

 

dans des pots plus grands :

 

olivier, laurier rose et oranger du Mexique.

 

Même la sauge médicinale est à l’étroit

 

dans sa jardinière.

 

 

Cécile est si marrante

 

avec ses réactions excessives,

 

parfois agressives

 

et parfois très tendre.

 

Elle va me manquer,

 

c’est sûr.

 

 

Mardi 26 mai 2009

Ondulations

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 Ralph Lauren, Défilé de Printemps

 

 

 

 

12h31.

Beau comme en été.

Les femmes sont déchaînées,

 

partout, des seins et des pieds,

 

des cuisses apparaissent,

 

des robes légères ondulent.

 

 

Les femmes sont passées à l’attaque,

 

quel spectacle dans les rues de Paris,

 

de la beauté qui move de partout,

 

un feu d’artifice de trottoirs,

 

où fusent les sandales et les nu-pieds.

 

 

Les femmes sont de plus en plus belles,

 

vive la France aux couleurs de l’été,

 

du ciel d’azur impur et de l’élégance

 

hypnotique des femmes

 

qui nous font l’honneur

 

de sublimer la vie.

 

 

Lundi 25 mai 2009

Femme intemporelle

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Jennifer Connelly

 

 

 

 

Vendredi 15 mai, 12h57.

On train for ever.

J’ai chaud,

 

J’ai froid.

 

 

Mardi 19 mai, 8h17.

On board.

 

Sous le charme de l’Americana

 

de Don DeLillo.

 

Et puis des femmes

 

et des rêves, partout.

 

 

Hier soir, ou plutôt cette nuit,

 

un songe éveillé,

 

encore plus beau qu’un conte de fée,

 

le sourire, le charme

 

et la beauté sensuelle

 

d’une femme étonnamment jeune

 

et irrésistiblement femme.

 

 

Un truc dingue, comme toujours,

 

comme la vie.

 

 

Structure d’acier chauffée par le temps,

 

à moins que ce ne soit la chaleur

 

dévorante de ton corps,

 

la divinité en toi,

 

femme intemporelle,

 

esprit immortel.

 

 

Mardi 19 mai 2009

Adorateur

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Gong Li 

 

 

 

 

15h30.

On train again.

Soleil caché.

 

Quelques grains de pluie, épars.

 

Je pars en pèlerinage hebdomadaire

 

chez Saint Gibert.

 

 

Le train traîne, tout baigne.

 

Ce cochon bleu là,

 

roule et tangue,

 

comme un navire de haute mer,

 

paré à virer, à partir, à aimer,

 

prêt à vivre.

 

 

Comment même,

 

le questionnement est la vie,

 

donc je me demande,

 

au moi-même qui habite là-dedans,

 

pourquoi j’aime autant

 

et désespérément, les femmes,

 

alors que je sais pertinemment

 

qu’elles sont des emmerdeuses finies,

 

comme des cauchemars

 

sur (jolies) pattes.

 

 

Yes, why mes chères Watsones,

 

pourquoi un tel masochisme ?

 

 

Suis-je un saint Luciférien,

 

un ange de la noirceur,

 

un drogué, un accroc

 

au parfum de femme,

 

accroché désespérément

 

au socle de la vie,

 

perdu dans le mouvement

 

de tes hanches,

 

à l’abri entre tes seins ?

 

 

C’est peu banal une vie d’homme,

 

finalement voué à l’amour.

 

Adorateur,

 

c’est un destin, non ?

 

 

Samedi 9 mai 2009

04.11.2009

Merci

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Emmanuelle Béart

 

22h31. On train, at San Lazaro.

 

Une réunion de finite. On rentre.

 

Un train de banlieue marrant,

 

genre train de nuit.

 

Chacun sans son coin, silencieux.

 

 

Une superbe femme à cuisses,

 

à ma gauche, belle à croquer,

 

avec des cuisses galbées et fondantes,

 

absolument à dévorer.

 

 

Je pense à ma rencontre merveilleuse,

 

digne d’un conte de Dhôtel, tellement

 

c’était vrai et tellement c’était magique,

 

en même temps, la force de la vie.

 

 

Le bonheur d’une femme,

 

d’une vie, d’un destin de musicienne,

 

avec des doigts si longs, si fins

 

et puis une sincérité aussi profonde,

 

c’est plus qu’exceptionnel,

 

quasiment du sacré !

 

 

La vie, cet enchantement permanent

 

auquel j’aspire à être enchaîné,

 

dans une foule d’éternité,

 

un océan qui bruisse

 

comme un dessin jamais fini,

 

l’œuvre du vivant,

 

le principe solaire qui nous fait lever la tête,

 

scruter les nuages, compter les étoiles,

 

les stars de nos villes,

 

les flambeaux de nos lumières de gala,

 

la flamme dans tes yeux, là,

 

l’émotion que nous avons partagée,

 

tous les deux, immense,

 

indescriptible, inavouable presque,

 

tellement c’était bon, fort, tornadesque.

 

Merci C.  Femme des femmes.

 

Merci.

 

 

Jeudi 26 mars 2009

 

 

01.11.2009

Que dire ?

 

Le acque.jpg

 

 

 

 

8h16. On train.

 

 

Que dire de plus,

 

que dire ?

 

 

Très heureux d’avoir mis en ligne

 

une très grande note sur Mrs Dalloway

 

que j’ai redécouverte en la relisant

 

dans sa traduction primitive.

 

 

Cent cinquante pages de bonheur pur.

 

 

Virginia nous prend par la main

 

et nous entraîne avec elle,

 

dans sa respiration.

 

 

Un immense souffle de poésie,

 

sans arrêt,

 

d’un seul trait.

 

 

 

Lundi 29 mars 2009

 

 

Deux heures

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Diane Lane

 

19h05. Siège d’Arte.

 

Une journée ordinaire à Paris,

 

entre le ciel vaporeux et le gris qui défile.

 

Une matinée de cours,

 

avec des étudiants adorables.

 

 

Un déjeuner rapide, un hot dog

 

à la cafétéria de l’hôpital Bichat,

 

puis une relecture de mon manuel du divorce.

 

Un entretien détendu avec le professeur

 

qui suit mon cœur.

 

 

Retour à la cafétéria pour finir

 

l’étude juridique de la séparation

 

et puis le miracle de la rencontre

 

avec Catherine, une fée musicale

 

illuminée par la promesse de la vie.

 

 

Le réveil qui sonne à 18h, le métro

 

qui me prend et m’énerve.

 

La 13, puis la 12, jusqu’au bout.

 

Je ne sais pas pourquoi je suis là,

 

car je suis bien fatigué,

 

la curiosité surement et puis j’ai passé

 

deux heures magiques, comme cela

 

faisait si longtemps…

 

 

Deux heures de rayonnement intense,

 

des moments d’être, comme disait Virginia,

 

des instants où l’on sait qu’on existe.

 

Et  puis des mains si fines

 

et sûrement des pieds subtilement assortis,

 

comme Clarissa Dalloway.

 

Il m’a fallu une dernière lecture pour découvrir

 

que cette femme, cet être de lumière

 

inspiré par une amie de la mère de Virginia,

 

avait de belles mains et de jolis pieds.

 

 

Tout ce temps, et beaucoup plus qu’un plaisir,

 

un sentiment de plénitude,

 

lire et relire Virginia est ma récompense.

 

Merci Catherine.

 

 

Jeudi 26 mars 2009

 

 

25.07.2009

Short

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Portique

 

On train. Déjà 8h20.

 

Il fait froid, mais…

 

C’est quand même le printemps,

 

donc, il y a la lumière,

 

le vent, la pluie de cette nuit,

 

mais aussi, cette impression diffuse

 

que la douceur attend,

 

avec les oiseaux

 

qui retiennent leur souffle,

 

pour de nouveau crier

 

tout leur amour

 

de la vie, du ciel

 

des repas en amoureux

 

et du nid qu’on refait

 

qu’on retrouve,

 

qu’on découvre.

 

 

Yes, that’s life.

 

Mardi 24 mars 2009

 

 

24.07.2009

Words, only words

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Virginia Woolf

 

 

 

Encore une grosse semaine de livres.

 

J’ai reçu deux livres consacrés à Virginia

 

et commandés sur Amazone :

 

 

« La force du féminin » une étude de Frédéric

 

Regard, grand spécialiste de Littérature anglaise,

 

portant sur trois essais de Virginia Woolf.

 

C’est un livre de petit format, publié en 2002,

 

par les éditions La Fabrique.

 

 

 

Le nouveau « Virginia Woolf » de Viviane Forrester,

 

une très belle réalisation des éditions Albin Michel

 

de mars 2009.

 

 

 

Ensuite je suis passé devant la Librairie Gallimard

 

boulevard Raspail et j’ai trouvé un Simenon :

 

« La maison des sept jeunes filles », publié

 

par la nrf en 1951.

 

 

Passant par le boulevard Saint Michel,

 

je me suis retrouvé, par hasard chez Gibert…

 

 

J’ai acheté « Sous le charme de Lilian Dawes »

 

le dernier roman de l’Américaine Katherine

 

Mosby qui enseigne à l’Université de Columbia,

 

ses étudiants ont bien de la chance…

 

Il s’agit ici d’une publication de janvier 2009

 

dans la très jolie collection Quai Voltaire

 

aux éditions de La Table Ronde.

 

 

Et pour finir : « Quand je te reverrai »

 

un magnifique recueil de seize nouvelles

 

du très grand et très méconnu André Dhôtel

 

publié aux éditions Phébus, en 2004.

 

 

 

Words,

 

always words…

 

 

 

Jeudi 23 juillet 2009 – 1h19

 

Peut-être

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Aishwarya Rai

 

On the quai, at 13th.

 

Un train bleu rase le quai,

 

à toute vitesse, une course ?

 

Contre lui-même ?

 

Avec le temps ?

 

 

Peut-être une traine

 

qui l’a allumé ?

 

Il est épris, c’est le printemps.

 

 

Normal, mes chères Watsones.

 

Le ciel est plus que bleu,

 

avec sur les bords, une frange

 

légèrement grisâtre, blanchâtre.

 

 

Peut-être qu’il y a le feu au ciel,

 

peut-être.

 

 

Quand on regarde, il suffit

 

d’ouvrir les yeux.

 

C’est Sylvaine qui m’a appris

 

à regarder, tout est beau,

 

il suffit d’ouvrir les yeux.

 

 

C’est comme cette fille incroyablement

 

belle qui m’a ajouté à ses amis,

 

sur Facebook, une déesse d’Anchorage

 

en Alaska, étudiante à UCLA,

 

il suffit de l’admirer…

 

C’est dingue quand on y pense.

 

 

Le soleil me caresse,

 

le moelleux de ses rayons me parle,

 

me susurre, me suggère,

 

un peu de douceur,

 

 

beaucoup de,

 

yes a lot of words

 

là, qui attendent derrière la porte.

 

 

Un jour, un sourire,

 

un jour, de l’amour,

 

un jour…

 

Samedi 21 mars 2009

 

 

Books on the rocks

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Virginia en 1935 by Man Ray

 

 

 

Avant les vaches maigres qui s’annoncent

 

une grosse envie de livres.

 

Cette semaine, j’ai reçu les titres introuvables

 

en librairie et commandés sur Internet.

 

 

Deux monuments américains pour commencer :

 

« L’habitude d’être » un recueil de lettres de

 

Flannery O’Connor, réédité en avril 2004

 

par Gallimard dans la collection L’imaginaire.

 

 

 

Puis « N’en faites pas une histoire » un ensemble

 

de textes divers de Raymond Carver, le maître

 

de la nouvelle, réédité en mars 1996 par les éditions

 

de l’Olivier, dans la collection Points.

 

 

Ensuite deux romans d’écrivaines américaines moins

 

connues chez nous :

 

« Transactions dans une monnaie étrangère »,

 

le deuxième roman de Deborah Eisenberg paru en 1994

 

aux Editions Le Promeneur ;

 

 

« Les petits miracles » de Francine Prose,

 

la distinguée Romancière-Voyageuse-Universitaire

 

dont j’avais adoré « Blue Angel »

 

Il s’agit ici d’une très jolie édition de 1993

 

dans la collection Empreinte chez Denoël.

 

 

Et pour finir : « Soleils brillants de la jeunesse »

 

un roman culte de Denton Welch, un écrivain anglais

 

mort en 1948, à l’âge de trente-trois ans,

 

publié par Viviane Hamy en 1997, avec une préface

 

de  William S. Burroughs.

 

 

 

Words,

 

English words…

 

disait la Woolfette

 

au micro de la BBC

 

 

Samedi 18 juillet 2009 – 2h21

 

Ma Woolfette

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Salma Hayek

 

Aujourd’hui, c’est le printemps,

 

donc le soleil est là,

 

donc pas de grève inutile,

 

pas de suppression du train de 8h16,

 

donc tout baigne,

 

everything is baigning.

 

 

 

Hier soir, je me suis acheté

 

un merveilleux gros livre

 

sur l’intérieur des maisons britanniques.

 

 

Une affaire à douze euros,

 

mais surtout une façon de respirer

 

le parfum de Virginia,

 

ma Woolfette adorée.

 

 

Une odeur de papier assez forte,

 

sûrement un parfum de femme,

 

un truc d’ailleurs.

 

 

La mamelle celte

 

est toujours aussi bonne,

 

légèrement salée.

 

 

Que demander de plus ?

 

 

Vendredi 20 mars 2009 – 8h16

 

 

Bleu

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Adriana Karembeu

 

Dans le métro, ligne huit.

 

Pas trop de monde,

 

plutôt propre.

 

 

Tout est bleu

 

avec des touches de gris

 

et de noir fumé.

 

 

Pourquoi avoir choisi

 

des couleurs aussi froides ?

 

Pour déprimer les foules

 

ou pour assagir les excités,

 

les toréadors de la connerie urbaine ?

 

 

Un jour, une femme m’aimera,

 

elle me dira dans un souffle rauque :

 

« Tu me manques ! »

 

 

Yes, je suis prêt, je commence quand ?

 

Demain ?

 

OK, je pars, je fais mes valises,

 

la Lune, Jupiter et les galaxies

 

neuves et anciennes, nous allons

 

pulvériser la voie lactée.

 

 

Je ferme les yeux,

 

je vois, j’entends, je sens

 

la trépidation de ta poitrine,

 

la mamelle sacrée

 

de mes envies,

 

grandes et petites.

 

 

Je t’aime déjà,

 

je suis fou de toi,

 

à tes pieds, déjà

 

et encore et toujours,

 

mon Amour.

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h50

 

 

Des lignes d’envie

 

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La Liseuse de Jean-Jacques Henner 

 

 

 

Une belle semaine de livres,

 

des lignes et des mots,

 

des signes sur des pages,

 

books, partout.

 

 

J’ai bien commencé la semaine

 

avec « Un enfant de l’amour »

 

un Doris Lessing publié en 2007

 

chez Flammarion, trouvé chez

 

mon soldeur préféré, à trois euros.

 

 

 En milieu de semaine, jeudi je crois,

 

un petit tour chez Saint Gib,

 

ma façon à moi de faire les soldes…

 

 

J’ai acheté des livres à 1,50 € :

 

« La vigilante » un roman de l’Américaine

 

Melanie Wallace, publié en 2008 chez Grasset ;

 

 

« Amours défendues », le premier roman

 

de la Canadienne Alissa York paru en 2007

 

aux Editions Joëlle Losfeld ;

 

 

« L’impureté d’Irène » de Philippe Mezescaze

 

c’est un petit livre de 2009 dont le titre m’a intrigué

 

et qui est joliment publié par les éditions Arléa ;

 

 

« Seules les larmes seront comptées » d’Hector

 

Bianciotti, le grand écrivain argentin adopté par la France,

 

 

a été publié chez Gallimard en 1988 dans la prestigieuse nrf.

 

 

Pour quelques euros de plus, j’ai également trouvé :

 

« La femme comestible » et « Faire surface »,

 

deux livres de Margaret Atwood, ma Canadienne préférée,

 

édités dans l’élégante collection Pavillons poche chez Robert

 

 

Laffont, respectivement en 2008 et en 2007.

 

 

Et puis pour me changer les idées deux essais

 

qui concernent l’Angleterre :

 

 « Le modèle anglais, une illusion française » par

 

Agnès Catherine Poirier, une journaliste qui a le double

 

avantage d’une formation d’historienne et d’habiter Londres.

 

C’est un livre publié en 2006 par les éditions Alvik.

 

 

« Keynes ou l’économiste citoyen » par Bernard Maris

 

a été publié par Les Presses de Sciences Po, en 2007,

 

je l’ai choisi pour une étudiante studieuse.

 

 

Que vous dire d’autre ?

 

Qu’il ne faut jamais arrêter

 

d’aimer

 

les mots.

 

 

Samedi 4 juillet 2009 – 23h58

 

23.07.2009

Back is back

 

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Sophie Ellis Bextor

 

 

Après avoir perdu mes mots de passe, j’ai émigré une soirée sur Blogger et puis, je suis revenu at home.

 

Ce soir je ne vais pas être très bavard, pour une fois juste rappeler quelques noms, parmi les très nombreux écrivains que j'ai découverts depuis un an. En gros, ils sont huit à m'avoir vraiment impressionné :

 

Tout d'abord en first l'Anglais Ian McEwan (Sur la plage de Chesil), avec lui, c'est simple, chaque livre est un chef d'œuvre, alors...

 

Ensuite, j'ai adoré l'Américaine Francine Prose (Blue Angel) qui est également professeur d'université et qui me semble marcher dans les sublimes traces de Joyce Carol Oates.

 

En troisième je place la jeune Allemande Juli Zeh qui est la coqueluche littéraire de nos voisins germaniques et quand on lit "La fille sans qualité" on comprend pourquoi !

 

En quatrième position une écrivaine canadienne, Margaret Atwood (Lady Oracle) que je viens juste de découvrir et que j'adore tout simplement.

 

Ensuite je mettrais sur le même plan des auteurs aussi différents que le musicien anglais Wesley Stace (L'infortunée) dont le premier roman est à tomber par terre,

 

l'Américain Richard Powers (La Chambre aux échos) et l'Anglaise Sarah Waters (Affinity),

 

sans oublier le grand écrivain américain Don Delillo (Americana) que la France découvre et j'ai une pensée particulière pour l'écrivain anglais John Fowles (L'obsédé), disparu en 2005.

 

 

Bien sûr j'aurais également aimé parler de Tobias Wolff, de Kaye Gibbons, de Laurel Zuckerman ou de la Française Hélène Berr dont le journal est inoubliable, et de beaucoup d'autres...

 

En ce qui concerne, les talents musicaux, après avoir flashé sur Les Amy puis Gabriela Cilmi, je suis aujourd'hui très intrigué par l'Anglaise Sophie Ellis Bextor qui a une voix, une beauté, une...

 

Le 27 juin 2009

Sur la page

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Ana de la Reguera



Sur la page du carnet,

l’ombre de mes doigts

et du gros stylo bleu,

j’aperçois aussi une mèche

qui se ballade.


Une légère brise tempère

le plein soleil.

Il fait bon, il fait beau,

je suis triste.


Sûrement l’angoisse de la solitude,

le stress du vide.



On a l’habitude de se demander :

Et après ?

Et puis, on continue à avancer.


Pour le moment, l’écho ne répond rien,

il n’a pas d’idée.


Pour me venger de ce vide

auquel je ne m’habitue pas,

je vais consacrer les prochains mois

à acheter les rares livres sur Virginia

qui me manquent.

Un bonheur masqué, un masque de…


Lire, dormir, regarder, me reposer

entre deux journées de cours.


Et puis un jour, un sourire

là où je ne l’attendrai pas,

un jour, un rayon de soleil

qui me fera quelque chose.


Un jour, au gré des larmes

et des vagues,

entre deux averses de lune,

un jour, tu seras là.


Mercredi 18 mars 2009 – 14h19

Lointain

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Ombres

 

On the platform.

 

Le train est parti,

 

en direction du lointain.

 

 

Je reste sur le quai, seul

 

avec le soleil et le ciel bleu.

 

 

C’est comme si le printemps

 

ne s’était jamais arrêté.

 

 

Les avions uniformément blancs

 

se croisent dans le bleu du ciel,

 

promeneurs éclatants.

 

 

Les ombres sont nettes et tranchantes

 

sur le bitume gris fatigué

 

de l’embarcadère déserté.

 

 

Derrière moi,

 

une bête à ailes.

 

 

Je reconnais le discours de la pie

 

avec ses enfants.

 

 

Pour une fois,

 

son cri n’est pas agressif.

 

 

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h15

 

 

Paradis for ever

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Sophie Ellis-Bextor

 

 

 

Une belle journée,

 

avec de bonnes nouvelles

 

de mes deux employeurs

 

au Paradis…

 

 

Des soucis d’horaires en moins,

 

des cours en plus, que demande

 

le peuple ? Du pain et des jeux !

 

 

Tiens en parlant de pain, l’autre jour,

 

j’ai mangé un cheeseburger de Quick,

 

le pain a toujours un gout de carton…

 

Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure

 

maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.

 

 

Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,

 

pour la première fois, ta voix de Reine,

 

je confirme que dans la famille des femmes,

 

tu es une Reine, beauté altière

 

qui règne sur l’infini.

 

 

Comme j’étais en forme et que je cherchais

 

un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.

 

Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise

 

par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :

 

 

 L’Immensissime Joyce Carol Oates,

 

avec « Double Diabolique » publié sous son

 

pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000

 

et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.

 

 

 

 et puis une autre très grande dame, l’Anglaise

 

Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil

 

de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »

 

paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions

 

Calmann-Lévy, en 2007.

 

 

Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis

 

pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,

 

j’ai trouvé au relais de la gare  « Lettre d’une inconnue »

 

de Stefan Zweig, dans la très belle collection

 

La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.

 

 

Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa

« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier

Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,

en mars 2009.

 

 

Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,

 

un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,

 

un recueil d’articles édité par Perrin, en  2006.

 

 

Quoi d’autre ?

 

Je vous aime.

 

 

mardi 16 juin 2009 – 23h58