04.12.2009
Square Montholon

13h20.
Assis devant la statue de J. Lorieux
« La Sainte Catherine » dédiée
à l’ouvrière parisienne.
Une rentrée bof.
Ma classe la plus difficile.
Au bout de deux heures et demie,
j’ai déjà mal à la gorge.
Quelques remarques douces-amères
de ma patronne qui n’a pas dû
digérer ma dernière demande d’augmentation…
Heureusement, ma divine était là
pour m’accompagner dès ce matin,
dans le train, et pendant mes cours,
et après et maintenant.
Je viens de recevoir une photo
sur mon portable, un bonheur total.
Une femme qui m’aime,
ça me fait un bien fou.
Elle m’aime sûrement trop,
ça lui passera bien assez vite.
Avec tout ça,
je ne dors plus beaucoup
et je suis déjà fatigué.
Demain sera plus facile,
encore six heures de cours,
mais avec deux classes
beaucoup plus agréables.
Lundi 14 septembre 2009
10:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Exemple

Aimee Mann
15h58.
On train again.
Avant de partir en vacances
sur une île,
c’est plutôt bon signe.
Je trouve que les femmes
sont trop marrantes
avec leur folie d’une vie
qui leur résiste
et leurs envies débridées d’été,
leurs exigences démesurées…
Une belle invention assurément,
à consommer avec les yeux,
à distance respectable.
Heureusement que Virginia
plane au-dessus des envies féminines,
toute sa vie, elle a revendiqué
haut et fort le droit d’écrire et de vivre.
Elle l’a fait.
C’est just l’exemple à suivre.
La voie des mots.
« English words »
comme elle disait
de sa voix si pleine.
Jeudi 9 juillet 2009
08:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Mer Celtique
Ile de Bréhat, Juillet 2009
15h55.
Back on train.
Ca y est, ça recommence
presque again ?
Non, just une dernière réunion
pour préparer la rentrée,
sur une nouvelle formation,
un truc qui me plait
car cela concerne mon ancien métier.
Tout est calme, apaisé,
sous le signe de l’eau.
Virginia me berce
de la lumière qui mène au phare
et les mots d’ici et de là
font une sarabande
entre les lacs suisses
et la mer Celtique
Jeudi 9 juillet 2009
02:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Umlaut

Femme couchée dite La Femme au divan noir, en 1865, par Jean-Jacques Henner
12h57.
On train,
Marie, Hortense, Abigaïl,
c’est beau,
c’est magique.
Un prénom hébraïque
qui vient de la Bible.
Elle était la sœur
ou l’épouse de David.
Elle existe aussi,
en version civile,
Abigail,
sans Umlaut,
connue principalement
dans le monde anglo-saxon.
Une f.
Un été…
Mardi 16 juin 2009
01:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.12.2009
Big love

Keeley Hazell, que dire de plus ?
On train, 15h55.
Je suis plutôt en retard,
d’habitude j’arrive chez Gibert
vers seize heures.
Mais je suis allé retirer mon billet
pour partir te voir lundi,
curieuse impression,
Cécile m’a laissé tomber,
plus de nouvelle du Portugal,
elle a peut être rencontré
le big love…
Je suis enchanté de mes conversations
en anglais avec Dizzy,
je n’en reviens pas qu’elle ait une fille
et une petite fille,
elle qui a l’air si jeune, si mignonne,
comme une femme qui aurait gardé
une allure de jeune fille.
C’est sûr que je me débrouille mieux
à l’écrit qu’à l’oral.
Heureusement, elle est parfaitement bilingue
et peut être trilingue, car elle a l’air
de bien maîtriser l’italien.
C’est la vie,
avec ma Princesse Celte
qui est toujours aussi belle,
aussi rayonnante…
Samedi 30 mai 2009
23:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
C’est sûr

My Sweet Rose by John William Waterhouse
9h20.
Un jour de grève ordinaire.
Arrivé avant 9 heures,
levé vingt minutes plus tôt,
pour prendre le train
avant mon train habituel
qui est supprimé.
Hier, très chaud
et puis cette nuit, l’orage.
Ce matin le temps est encore lourd,
je vais essayer de continuer mes plantations.
Il me reste un rosier à planter en terre
et puis des arbustes à transplanter
dans des pots plus grands :
olivier, laurier rose et oranger du Mexique.
Même la sauge médicinale est à l’étroit
dans sa jardinière.
Cécile est si marrante
avec ses réactions excessives,
parfois agressives
et parfois très tendre.
Elle va me manquer,
c’est sûr.
Mardi 26 mai 2009
19:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Ondulations

Ralph Lauren, Défilé de Printemps
12h31.
Beau comme en été.
Les femmes sont déchaînées,
partout, des seins et des pieds,
des cuisses apparaissent,
des robes légères ondulent.
Les femmes sont passées à l’attaque,
quel spectacle dans les rues de Paris,
de la beauté qui move de partout,
un feu d’artifice de trottoirs,
où fusent les sandales et les nu-pieds.
Les femmes sont de plus en plus belles,
vive la France aux couleurs de l’été,
du ciel d’azur impur et de l’élégance
hypnotique des femmes
qui nous font l’honneur
de sublimer la vie.
Lundi 25 mai 2009
17:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Femme intemporelle

Jennifer Connelly
Vendredi 15 mai, 12h57.
On train for ever.
J’ai chaud,
J’ai froid.
Mardi 19 mai, 8h17.
On board.
Sous le charme de l’Americana
de Don DeLillo.
Et puis des femmes
et des rêves, partout.
Hier soir, ou plutôt cette nuit,
un songe éveillé,
encore plus beau qu’un conte de fée,
le sourire, le charme
et la beauté sensuelle
d’une femme étonnamment jeune
et irrésistiblement femme.
Un truc dingue, comme toujours,
comme la vie.
Structure d’acier chauffée par le temps,
à moins que ce ne soit la chaleur
dévorante de ton corps,
la divinité en toi,
femme intemporelle,
esprit immortel.
Mardi 19 mai 2009
15:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Adorateur

Gong Li
15h30.
On train again.
Soleil caché.
Quelques grains de pluie, épars.
Je pars en pèlerinage hebdomadaire
chez Saint Gibert.
Le train traîne, tout baigne.
Ce cochon bleu là,
roule et tangue,
comme un navire de haute mer,
paré à virer, à partir, à aimer,
prêt à vivre.
Comment même,
le questionnement est la vie,
donc je me demande,
au moi-même qui habite là-dedans,
pourquoi j’aime autant
et désespérément, les femmes,
alors que je sais pertinemment
qu’elles sont des emmerdeuses finies,
comme des cauchemars
sur (jolies) pattes.
Yes, why mes chères Watsones,
pourquoi un tel masochisme ?
Suis-je un saint Luciférien,
un ange de la noirceur,
un drogué, un accroc
au parfum de femme,
accroché désespérément
au socle de la vie,
perdu dans le mouvement
de tes hanches,
à l’abri entre tes seins ?
C’est peu banal une vie d’homme,
finalement voué à l’amour.
Adorateur,
c’est un destin, non ?
Samedi 9 mai 2009
13:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jour, nuit

Diane Lane
12h47.
Froid,
froid partout,
froid de toi,
femme glaciale, spatiale.
Ton regard qui me suit
et me stupéfie,
ton absence désespérante,
ton toi qui es tout pour moi.
Femme désespérante,
aspirante, déshydratante,
je me vide de mon sang,
tu me vides de mon sens,
absence, croyance.
Pour le coup, je dois réapprendre
le sens des mots :
jour, nuit, espoir, toi, pas toi,
un sourire c’est quoi ?
Et puis tes yeux,
gris ou bleus
et pourquoi des flammes ?
Et pourquoi, moi, à genoux
dans la neige ?
Mardi 5 mai 2009
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Autre part, autre fois

The billow by Ivan Aivazovsky
17h13.
On board again.
Journée finie, bien remplie.
Je ne pense qu’à toi, c’est sûr,
que de la souffrance
de t’aimer sans retour.
Ta négligence me harponne,
ton indifférence me cloue
sur le rocher du désespoir
battu par les larmes
du rideau noir qui est tombé
sur les pieds fragiles
de mes espérances.
Je ne sais pas, je ne sais plus.
Je n’ose rien, à peine respirer,
dans un souffle discret,
dans un soupir,
à peine,
dans un temps d’ailleurs,
autre part, autre fois.
T’écrire pour constater
ta froide indifférence,
j’ai déjà fait l’expérience
et j’en souffre franchement trop.
Les femmes qui tuent,
j’ai déjà donné,
pourquoi recommencer ?
Je vais rentrer,
regarder et puis,
et puis soupirer
et me retirer,
loin de cette agitation,
de ce foin fumeux,
de cette bave des sens,
danse ludique,
saga érotique,
grève de l’amour,
grève des mots.
Mardi 5 mai 2009
09:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vague

La plage d'Ostende
9h26.
Ahuri, je regarde
la vague de ma passion
arriver, ramper, surgir et jaillir,
les yeux grands ouverts,
effarés par tant de puissance,
je me laisse écraser
par votre indifférence.
Le ressac fera le reste.
Le flux et le reflux
emmèneront au loin
les débris de ce qui fut,
étincelle trop forte,
le sentiment de trop.
Mardi 5 mai 2009
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Livide

Pushkin, farewell to the sea, by Yvan Aivazovsky
8h26. On board.
Raté le train de 16.
Raté la journée,
la nuit et le reste.
C’est donc ça, l’amour de toi ?
Cette souffrance, ce vide,
cette désespérance qui m’étreint,
qui me saigne et me laisse livide,
sans force, sans âme, sans envie.
Aimer, c’est bien beau.
Oui mais,
le désespoir aussi
qui se nourrit de mes rêves enfouis
et de la froidure, coupure, glaciale
de tes réponses délivrées au cutter,
à moins que ce ne soit
au pic à glace…
9h23. Apprentissage de
la souffrance, long silence.
Le soleil qui me brûle et me dévore.
Complètement désarmé, désarticulé,
l’impuissance absolue devant
un sentiment qui me ravage,
me ronge, me hante,
m’engloutit finalement.
Mardi 5 mai 2009
02:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Sans les ailes

Penelope Cruz
8h16,
Train de justesse.
Il fait chaud et froid,
en même temps (c’est le nom
d’un plat ?).
Va savoir ?
J’ai trouvé, peut-être,
mon vrai soleil,
comme un ange
et un sourire
à manger par terre.
Elle m’a dit qu’elle n’avait pas
les ailes, dommage…
Et pourtant, pourtant,
je n’attends que toi.
Lundi 4 mai 2009
01:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.12.2009
Hanches

15h21,
Les enfants comprennent tout de suite,
les hommes s’estiment complices
et cela leur suffit.
Mais le mystère féminin, là-dedans,
comment réagit-il, sans réagir,
tout en réagissant ?
L’éternel féminin est un gouffre,
un abime, un enfer de douceurs,
où les pensées et les sensations
les plus mortelles et les plus animales
s’apprivoisent sous le parfum
et le satin.
Sans compter la soie, les voiles
et la danse indéfinissable
qui habite les hanches des femmes.
Il suffit qu’elles se lèvent,
qu’elles marchent, s’arrêtent,
se retournent,
c’est déjà le spectacle,
c’est la vie en folie,
la beauté permanente des sens.
La vie est bien là,
elle circule,
elle pète de partout.
Mamelles d’attaque
et cuisses d’enfer,
les femmes sont de retour,
prêtes à nous dévorer,
sans préambule,
sans je t’aime moi non plus,
dépêche-toi mon chéri,
je suis pressée,
c’est le printemps,
la lune m’attend,
et mon fils qui…
Et là, le regard se brouille,
et tout l’amour du monde
descend sur terre,
c’est la lumière.
Samedi 2 mai 2009
23:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Electric

Beata Beatrix par Dante Gabriel Rossetti en 1870
15h16,
On the quai.
Soleil, trop chaud.
Ecrire comme un essai,
comme un pardon,
comme un abandon.
Encore un amour déçu,
un ange qui m’a fait faux bond.
A trop espérer, mal étreint.
Mais je ne sais pas trop
si, comme le papillon,
j’ai vraiment besoin
de cette lumière
si intense qu’elle me brûle
et, dès que le m’approche,
ma vue se brouille,
mes antennes se liquéfient
dans le feu d’artifice
de l’embrasement de tes yeux,
où mon être se consume,
poil après poil,
pore après pore,
et pour finir,
les liaisons synaptiques
qui explosent dans un
grand frétillement électrique.
Suis-je condamné
à toujours aimer sans raison ?
Je crois que oui,
c’est mon drame habituel,
je n’ai pas besoin de théâtre,
j’ai ce qu’il faut en moi.
Et plus encore.
J’envisage de monter
des spectacles
par transmission de pensées.
Samedi 2 mai 2009
21:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nothing at all

Ana de la Reguera
8h18,
On board.
Partir, dans le froid,
traverser le vent,
passer à travers
les futures gouttes de pluie
qui vont bientôt nous rejoindre.
Aspirer au bonheur,
au plaisir de la souffrance,
car qu’est-ce qu’aimer ?
Sinon se torturer, se persécuter,
se flageller d’impuissance
en attendant que l’être chéri
tourne la tête,
rajuste une mèche
qui l’énerve.
En attendant,
qu’un regard tombe du noir,
un parfum trop capiteux
qui m’envahit.
Des pieds, sinon beaux,
du moins hypnotisants,
les pieds d’une femme aimée,
quoi de plus beau ?
Rien.
Nothing at all
my dear, my darling,
my lovely Watsone.
Le froid m’égare,
mais c’est simplement
pour réchauffer mon cœur
contre toi,
contre ton ventre de femme,
à la peau si douce,
le centre du monde,
là, en toi
que j’aime si fort,
que je ne connais pas encore.
Mardi 28 avril 2009
19:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Faim

Jennifer Connelly
9h20,
Michaël prépare son café.
Les filles arrivent,
les unes après les autres.
12h30, On train again.
Faim de naturel,
faim de toi
que je ne connais pas,
faim de ta féminité.
Bouleversante,
silhouette fragile
d’une princesse de la vie
qui regarde l’horizon sans faille
de ses idées.
Femme décidée,
avec des pieds si émouvants,
si réconfortants.
Femme que j’aime,
femme aux mille parfums,
reine des étoffes,
douée pour la mise en valeur
des bouquets les moins étincelants.
Fabricante de vie,
tu modèles le bonheur
de ceux qui t’aiment.
Tu étais si mignonne,
ce samedi là,
ton sourire est partout
avec moi
Lundi 27 avril 2009
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bleu

Sophie Ellis Bextor
8h16, on train.
Le ciel est bleu,
le froid est bleu.
Le soleil arrive pour nous réchauffer.
De l’amour et des jours.
Je suis content car mes recherches
sur Virginia avancent bien.
J’ai construit la trame
de sa biographie, année par année.
Je suis assez embêté par
« Le Faux roman » qui pour moi
n’est qu’une blague d’éditeur.
En fait d’anti-roman, c’est juste
une nouvelle dont le principal intérêt
est sa publication relativement tôt,
en 1921.
J’ai réalisé hier que Vanessa était morte
dans les années soixante et donc j’aurais
pu la croiser, quel choc rétrospectif !
Je pense toujours à ma Fantomette
de Samedi, il faut que je relise le Dahlia noir
pour lui inventer un nom.
Et je me demande si je retournerais
chez Gibert samedi, si…
J’espère qu’elle m’écrira.
Elle était si mignonne, si douce
et si femme, déjà.
Lundi 27 avril 2009
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jolie Princesse

Padma Lakshmi
16h45, on train.
Comme d’habitude, j’ai chaud,
j’écris, je suis heureux,
j’ai acheté des livres,
j’ai rencontré une jolie princesse
mignonne comme tout,
avec des adorables pieds
de panthère blanche.
Je lui ai offert Le Dahlia noir
de James Ellroy, car j’ai vu
qu’elle hésitait, chez Gibert.
Ensuite, nous avons été boire
un café/grenadine et puis
elle m’a raccompagné
jusqu’au Chatelet.
Je lui ai donné un autre livre,
un chef d’œuvre : « Sur la plage
de Chesil » d’Ian McEwan.
Elle était si mignonne et si contente,
c’était délicieux de lui parler,
de l’embrasser, de regarder ses pieds
et de baiser ses mains.
Elle est étudiante dans une école d’ingénieurs.
Elle est une étoile qui brille dans mon ciel.
Je sais, c’est un ciel encombré,
mais c’est la vie,
elle est courte, si courte
et j’ai tant d’amour à donner.
De l’amour et des livres,
la vie a rarement été aussi belle.
Samedi 25 avril 2009
13:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Echappée

Les pieds de Jessica Alba
Un train ça va,
deux trains bonjour la…
Aujourd’hui le soleil est là.
Tu es loin de moi.
J’imagine tes pieds
et leur chaude douceur.
J’attends ta main,
sur le rebord de la fenêtre,
j’attends ta voix
dans ma voix,
je cherche ton regard,
tu me manques si fort.
Le soleil arrive.
Le ciel est bleu dans tes yeux,
infiniment, éperdument
désireux de toi,
du bonheur que tu me donnes.
Etre heureux, c’est quoi ?
Te connaître ?
T’attendre ?
J’ai des envies
de m’échapper avec toi.
Vendredi 24 avril 2009
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Souris agile

Penelope Cruz
13h37
C’est bizarre comme ça change la vie
d’être amoureux, de recommencer à espérer,
de regarder le ciel bleu dans les yeux,
de chantonner sans faire semblant,
encore plus faux que d’habitude,
d’être ému par les mots, les signes
d’une femme qui pense à moi,
qui me donne de la tendresse.
Je dois dire que ça me change,
cette impression de chaleur,
de douce fébrilité comme un moteur
de course, au ralenti
qui n’attend qu’une impulsion.
Je me laisse bercer par tes paroles
de douceur, ta féminité bien présente
qui est comme une caresse.
J’ai envie de te voir,
tu as envie de me faire attendre.
Un jeu avec une souris agile
et un rat pataud ?
Plutôt un chien aimant bêtement
et une chatte qui surveille
qui tire les ficelles des esprits,
qui contrôle les cœurs.
C’est quand le bonheur ?
J’embrasse tes pieds de fée,
j’embrasse ta douceur.
Jeudi 23 avril 2009
09:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2009
Danseuses

Diane Lane
On train at 16 past 8.
Tout baigne, soleil, mer,
danseuses, stars de mes rêves,
dauphins aquatiquement délirants.
Why not ?
Why ne pas prendre la vie du bon côté ?
Plus je rencontre de prétendantes,
plus je me sens bien seul.
C’est quand même terrible,
mais qu’est-ce qu’elles sont chiantes !
Aujourd’hui, je n’avais pas envie
de me lever, pas envie d’aller travailler !
C’est rare. D’habitude je suis content,
mais là, j’ai envie de tourner la page,
de recommencer une autre année,
avec d’autres visages, d’autres envies,
un nouveau cours à préparer,
beaucoup d’autres à alléger,
à simplifier, à élaguer.
Aujourd’hui le soleil est au rendez-vous.
C’est déjà bien, c’est déjà ça.
Hier soir j’ai commencé « Sur la plage
de Chesil » de Ian McEwan, c’est vraiment bien,
c’est vraiment un grand écrivain,
ça coule lentement dans le sang,
les mots irriguant simultanément
le cœur et le cerveau,
que demander de plus ?
What else ?
Yes, what else pour la vie ?
Just un sourire,
peut-être, oui.
C’est just un sourire qui me manque,
avec des pieds, bien sûr !
Lundi 20 avril 2009
Deux ans

Sophie Ellis Bextor
8h16. On der (das ?) Tofo-tofo.
Soleil, femmes, pieds et tout.
Il manque juste la mer,
avec quelques rochers ensablés,
une sirène échouée,
le grain de la peau mouillée.
Que faut-il de plus ?
Nothing my dear.
Les femmes lisent, appliquées
comme des petites filles.
A part quelques panthères en rut,
généralement nos consœurs bipèdes
sont calmes de bon matin,
leur téléphonofolie n’a pas encore commencé,
une drôle de maladie.
On entre dans la dernière ligne droite,
on entame la tournée d’adieux.
Aujourd’hui dernier cours de l’année
avec mes étudiants en Immobilier,
la semaine prochaine ce sera
le dernier cours des 2ème années
avant leurs épreuves et puis après
elles disparaitront, c’est triste
mais en même temps c’est toujours
une autre expérience qui démarre,
une étape pour voir autre chose.
Deux ans, c’est long
et c’est court.
Jeudi 16 avril 2009
09:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2009
Envie

8h16. On train.
Un coup de mamelle
for the road,
ça c’est la vie.
Le soleil est là,
tout baigne.
J’ai envie de ta douceur,
je crois que j’ai envie de toi,
tout court.
On verra. On verra.
Le printemps est là.
Tout est OK.
Les femmes sont belles.
Elles hésitent à ranger leurs bottes.
Elles sortent les seins,
avant les pieds.
Vendredi 10 avril 2009
10:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note