16.11.2010
Etoile

Flamenca
On the quai, j’attends le train.
Pour la première fois, j’écris
en ne pensant qu’à toi.
Fabienne, mon étoile,
tu es celle qui danse
dans mes rêves.
Je suis toujours tourneboulé
par ton merveilleux texte d’hier
qui n’est pas une promesse, non,
juste une page ouverte.
C’est beaucoup, surtout à un moment
où je croyais t’avoir perdue.
Cette nuit, j’ai eu du mal
à arrêter de t’écrire,
tellement j’étais heureux,
enthousiasmé par tes mots,
ta douceur, ta franchise, ta gentillesse,
la confiance que tu m’as faite
en m’ouvrant ton cœur de femme,
en me laissant entrapercevoir
ta complexité et ta richesse.
Après t’avoir quittée, il était tard,
plus de 4h, je pensais à tes pieds
qui sont et qui ont été la première
passerelle entre nous.
Je crois que c’est la première fois
où tu t’es livrée à moi, avec des mots
si justes et si sincères qu’ils m’ont
procuré une émotion formidable.
Tes pieds,
symboles de ta vie de danseuse,
de la grâce et du travail,
de la souffrance du corps,
car la danse est un art tellement exigeant.
Mercredi 7 juillet 2010 – 12h52
07:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Une danseuse

The Lady of Shalott by William Holman-Hunt
On train.
Soleil et chemisette,
à 7h, c’était déjà la canicule.
Heureusement, c’est un teuf-teuf
moderne, avec la clim.
Une journée pour toi,
une journée à t’écrire.
Ce matin : travail,
cet après-midi : hôpital
pour ma révision des six mois,
ce soir : concert de rock.
Et toi, je te vois quand ?
Toi qui es si douce
et si belle, si F.
Toi ma femme mystère
qui se promène
et qui rêve à d’autres parts,
qui s’évade souvent.
Une danseuse qui danse
dans mes rêves,
Une danseuse aux yeux noirs,
une danseuse qui est toi.
Jeudi 1er juillet 2010 – 8h27
02:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour que la vie

Modestie par William-Adolphe Bouguereau en 1802
“Sur la plage de Chesil” donné
à Marion aujourd’hui, j’ai écrit :
« Pour que la vie soit un rêve ».
Simplement parce qu’elle le mérite.
Colette qui s’inquiète pour moi,
Fabienne qui me danse dessus
et qui me donne envie
de voir Cambrai.
La nostalgie d’une vie,
dix-sept années passées, enfouies,
mais toujours si vivantes, présentes.
Rien ne meurt donc jamais ?
(On dirait du Proust…).
Aujourd’hui ici et demain là,
avec l’inconnue du 8h26,
celle qui, celle que je croise.
Parfois le hasard nous parle,
organise nos vies.
Parfois tu es là,
au creux de mon cœur.
Parfois tu es parmi les vagues,
innocente et riante.
Parfois, c’est une fleur
qui est là,
qui s’épanouit,
vivante.
Vendredi 25 juin 2010
00:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.11.2010
Une petite pause

Jennifer Connelly by M K
On train at San Lazaro Station.
Trop chaud avec mon blazer,
pourtant ce matin, le temps
était couvert et venteux.
Une journée entière à écouter
mes filles devant un jury de
professionnels, un délice
tant elles sont mignonnes,
courageuses et déjà tellement pro,
prêtes pour le grand jeu de l’entreprise
où tout le monde a l’air si…
C’est rafraichissant, comme de te
rencontrer demain, porte ouverte
sur un autre jour, sur un ailleurs,
peut-être quelque chose,
peut-être rien, on verra demain.
La vie chante doucement.
Une jeune femme dans le train,
si belle, le sosie de Jennifer Connelly,
à vingt ans, une ancienne collègue
de lycée de ma fille ainée.
J’étais amoureux de sa mère
que j’ai vue, pour la première fois,
il y a seize ou dix-sept ans, dans
le grand parc, près de la maison.
Elle venait d’accoucher,
j’avais remarqué ses seins énormes,
elle était à tomber du toboggan
la tête la première, elle était…
Sa fille doit être étudiante à Paris,
dingue comme les jours et les années
se sont enfuis.
Je ferais bien une petite pause,
dans le jardin, avec mes chats,
le silence et les oiseaux,
et le soleil pas trop chaud…
… Et la douceur de pensées
de vagues d’argent
qui volent dans le temps
et qui s’abreuvent de sable fin
et qui caressent tes pieds,
nus, qui m’attendent.
Vendredi 18 juin 2010 – 16h00
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un train gai
Train en gare de Saint Lazare
On the quai.
Toujours entre deux trains.
Le ciel est uniformément bleu.
J’ai déjà chaud avec ma seule
chemise, l’après-midi risque
d’être torride.
Je te vois cet après-midi.
Bien sûr nous serons déçus,
nous sommes toujours déçus.
C’est pour ça que c’est bien
de se voir rapidement,
au moins, après, on est fixé
sur ce qui est possible ou non.
Pour donner un sens définitif
à mon régime, j’ai décidé
de ne pas manger ce matin
ni à midi.
Un train marrant.
Un train tout gai pour une fois,
le matin, avec un wagon plein d’enfants,
une classe qui fait une escapade.
C’est la saison des sorties, apparemment.
Moi, mes étudiantes sèchent les cours,
à cette période de l’année.
C’est différent, elles sont grandes,
c’est le soleil qui les rend folles.
Je suis content de te voir,
je sens la vie palpitante en toi
qui n’a envie que de s’exprimer.
J’ai envie de tes pieds.
Vendredi 4 juin 2010 – 8h20
20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Projet

Bacchante de William-Adolphe Bouguereau
Virginia n’aurait pas été étonnée
par la déconfiture grecque,
elle qui ne comprenait pas
jusqu’où ce peuple sublime
avait fini par s’égarer.
Quand on y pense, c’est dingue,
les grands inventeurs de la civilisation
et de la pensée moderne,
redevenir une peuplade indigène,
la risée des barbares.
le monde à l’envers.
Les souris qui narguent les tigres…
Curieux, cette évolution-régression,
un peu comme les guêpes
devenues de simples fourmis.
Aimer une femme à pieds,
voilà un projet digne de moi.
Jeudi 3 juin 2010
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ronde

Dogana et Santa Maria della salute, Venise, 1843
par Joseph Mallord William Turner
Déjà un mois que je n’ai pas écrit
dans ce carnet. La dernière fois,
c’était sur des feuilles volantes.
Les jours tournent,
les femmes changent.
Les objets de mon amour
s’éloignent et puis s’approchent,
dans un va et vient permanent.
Le mouvement perpétuel de l’amour ?
Un truc comme ça, sûrement
vieux comme le monde.
L’année universitaire touche à sa fin,
je crois bien que le reste, aussi,
s’éloigne irrémédiablement.
Le bateau coule en douceur,
sans faire de bruit,
et je reste là, quelque part,
sur un canot, errant d’île en île,
de désert en désert.
Je me rêve sur une gondole,
à Venise,
en route vers Murano.
Lumière et beauté.
Jeudi 3 juin 2010
16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soleil timide

Jennifer Aniston
On train.
Parti travailler dans le vent froid
et le soleil timide.
Une vie bizarre en ce moment,
un peu entre parenthèses.
L’élan vers l’été est cassé.
J’ai rallumé le chauffage
et je n’ai pas encore planté
mes derniers géraniums.
Je crois que Tigrou est amoureux.
Ce matin, il a mangé et est parti
tout de suite, pressé de retrouver
sa Blanche.
Je lis beaucoup.
J’ai découvert avec amusement
« Eté » d’Edith Wharton.
C’est vraiment la version américaine
de Jane Austen, avec juste un peu plus
de sexualité féminine, d’instinct vital
comme dit la préface, mais cela reste
très tendre et reposant.
Maintenant, je vais découvrir
Colum McCam, un Irlandais
parti à New York, j’allais dire :
« comme d’habitude », mais aujourd’hui,
tout le monde rêve de N. Y.
Mes découvertes de femmes
finissent par se calmer.
Je commence à en avoir marre,
même si j’en ai rencontré plusieurs
très mignonnes.
De toute façon, aujourd’hui je n’ai
pas trop le temps, ni l’envie, d’ailleurs,
d’avoir une femme sur le dos,
un truc chiant qui parle tout le temps
et qui n’écoute jamais.
Heureusement, elles ont des pieds,
heureusement…
Jeudi 6 mai 2010 – 13h27
14:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Philosophe
Tigrou le 29 juin 2010
On train.
Je suis au régime,
rien mangé ce matin,
ça fait du bien,
je vais devenir tout maigre !
Oui, mais quand ?
Toutes ces femmes sont mignonnes,
mais elles commencent à être pénibles,
tellement elles sont des femmes,
chiantes, nian-niantes et prétentieuses.
J’ai deux rendez-vous cet après-midi,
je les ai annulés, je préfère aller
regarder les livres chez Gibert,
c’est beaucoup plus relaxant.
Une semaine de dingue qui s’achève.
Hier soir, j’étais littéralement épuisé,
j’ai dû m’endormir vers 23h,
sur le canapé, avec Edith Wharton,
je tenais à peine debout.
J’aspire juste à du repos,
du calme, avec mon chat
qui se fait les griffes sur moi.
Il râle comme une femme,
mais c’est juste à l’heure des repas,
le matin et le soir,
donc c’est supportable.
Et puis, il ne raconte pas sa vie
à longueur de journée,
il philosophie en silence,
c’est cela la puissance de l’esprit.
Vendredi 30 avril 2010 – 8h26
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2010
Comme des mères

Premières caresses par William-Adolphe Bouguereau, en 1866
On train.
Ce matin, Edith, Annie, Christine,
Hier soir, Dominique, Yvonne, Martine,
et puis des Catherine et des Marie,
en pagaille.
Il est temps que ça se calme,
toutes ces femmes, ça m’épuise.
J’ai beau sabrer et tailler
dans tous les messages reçus,
je commence à mélanger
les noms et les profils,
ça ne fait pas très sérieux !
C’est quand même bien
tous ces échanges,
toutes ces femmes
qui ont envie de plaire,
d’aimer et d’être aimées.
Il y a bien sûr quelques esprits
chagrins, mais très peu,
dans l’ensemble mes contacts
féminins sont aimables.
Elles sont éprises de culture
et d’ouverture au monde,
et puis je les trouve tolérantes,
un peu comme des mères
qui couvrent les excès de leurs enfants.
Les femmes, c’est bien,
vraiment.
Je les adore et je les apprécie.
Vous aimerez la nuance…
Mercredi 28 avril 2010 – 12h58
11:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2010
Des femmes partout

Kiera Chaplin
On train at San Lazaro Station.
Plein de femmes partout,
si mignonnes.
Des rendez-vous acceptés,
d’autres où je refuse l’obstacle,
comme avec Paule qui m’a appelé
ce matin, pour me faire la leçon.
Mais, dans l’ensemble,
elles sont adorables.
Elles sont seules,
souvent depuis longtemps,
semi résignées et puis,
elles essayent quand même.
Elles se disent : pourquoi pas ?
On ne sait jamais !
Et elles ont bien raison.
Beaucoup habitent la région parisienne
et dans l’autre moitié qui est en province,
une forte majorité réside à Toulouse,
ce qui est étonnant.
Toulouse, si belle, si chaleureuse,
serait-elle la ville des femmes
célibataires, seules ou abandonnées ?
J’adore les femmes et leurs stratégies
de séduction, d’interrogation.
Elles sont terriblement curieuses
et aiment tellement la flatterie…
Leur coquetterie est étonnante,
mais de plus en plus,
je les trouve vraies, proches
des valeurs fondamentales de la vie.
J’aime trop les femmes,
c’est ce qui me perdra…
Je l’ai toujours su,
en fait, je crois que c’est génétique.
J’ai envie de pieds,
bronzés et soyeux.
J’ai envie de pieds amoureux !
Même la Reine des Celtes,
après plusieurs jours de dévergondage
s’est faite les pieds sur moi, ce matin.
Quel réveil délicieux,
ses pieds sont les plus beaux du monde.
Lundi 26 avril 2010 – 12h40
19:40 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
05.11.2010
Comme tous les ans

Une beauté indémodable
En salle de cours, j’attends
mes étudiants de 2ème année,
pour eux, c’est la dernière
semaine de cours.
A partir de la semaine prochaine,
ça va me faire tout drôle.
Comme tous les ans,
je ne travaillerai plus
les lundi et mardi,
il me restera mes cinq classes
de 1ère année, jusqu’au 15 juillet,
du mercredi au vendredi.
C’est marrant, toutes mes rencontres
actuellement, je suis content
de faire plein de découvertes,
beaucoup sont très intéressantes,
la plupart adorables.
Ma stratégie des pieds
marche super bien,
cela permet de sélectionner
les profils les plus intéressants.
La plupart des femmes saisit
parfaitement l’importance des pieds
dans la capacité de séduction féminine.
Souvent, elles réagissent
en trouvant cela drôle,
mais intimement, elles comprennent
tout ce que cela représente…
Lundi 26 avril 2010 – 9h20
19:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2010
A travers le vent

Angie
On train qui part,
à travers le vent et le soleil,
temps curieux, 16°, un peu juste.
Ce matin, j’ai rallumé le chauffage,
pas envie de tomber malade,
pas trop le temps non plus.
Hier, je me suis réinscrit
sur le site de rencontres,
dingue ! Toute la journée
des messages de femmes,
douces, gentilles, pleines d’espoir,
déjà chiantes parfois…
C’est curieux, ça tombe le weekend
où ma Reine des Celtes s’envole
vers le pays des vaches,
pour retrouver son taureau.
Les filles partent aussi, là-bas,
curieux de me retrouver seul.
Donc, je développe de nouveaux phantasmes,
je deviens obsédé par les grandes femmes,
minces, avec de très grands pieds.
C’est marrant, le pire c’est que j’adore
et ça me donne plein d’envies.
Cela doit être du ressort de la thérapie
car ma Reine des Celtes avait de très beaux
gros seins et les plus jolis petits pieds du monde,
donc mes chères Watsones…
Jeudi 22 avril 2010 – 13h23
21:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2010
Some books

Ma Woolfette suprême
Pour Apinya.
Une petite liste rapide de mes préférences
en matière de littérature contemporaine,
en langue française.
Auteurs :
Hélène Berr Journal
Maurice Blanchard C’est la fête et vous
n’en savez rien
Maurice Blanchot L’arrêt de mort
André Breton Nadja
Michel Butor La modification
Henri Calet Grandes largeurs
Louis Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit
Blaise Cendrars Au cœur du monde
André Dhôtel Le pays où l’on n’arrive jamais
Marguerite Duras Le marin de Gibraltar
Paul Eluard Derniers poèmes d’amour
Romain Gary Au-delà de cette limite
votre ticket n’est plus valable
Raymond Guérin L’apprenti
J.M.G. Le Clézio Désert
Pierre Loti Aziyadé
Henri Michaux Plume
Katherine Pancol Les yeux jaunes des crocodiles
André Pieyre de Mandiargues La motocyclette
Marcel Proust Du côté de chez Swann
Raymond Queneau Exercices de style
Françoise Sagan Bonjour Tristesse
Georges Simenon La fuite de monsieur Monde
Je t’embrasse, avec tous les signes du bonheur.
Pour toi ma Princesse au-delà du monde.
Mercredi 3 novembre 2010 – 21h55
22:22 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2010
Face to feet

Mandy Moore
On train.
Je suis assis en face de pieds adorables,
la jeune femme au-dessus, elle aussi
est fort jolie, curieuse, très sophistiquée,
un peu femme, un peu enfant.
Difficile de lui donner un âge,
une tête stylisée, un peu méridionale,
un peu maghrébine, un peu tahitienne.
Jolie, qui attire l’œil
et en même temps sage et discrète,
et en même temps terriblement présente.
Je pense à Violette, la vraie et la fausse.
La vraie est à Nice, en ce moment,
seule dans une chambre d’hôtel,
que fait-elle ?
La fausse qui est la mienne,
est de plus en plus vraie,
elle vit avec moi.
J’ai tellement de phantasmes
à partager avec elle,
tant d’aventures cochono-sexuelles.
Elle me fait rêver avec ses grands pieds.
Je la cherche.
Lundi 19 avril 2010 – 18h14
23:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.10.2010
Un regard échangé
Ile de Bréhat, Juillet 2009
Eté 2009, une femme à Bréhat.
Une femme sur une bicyclette,
croisée près de la plage des Grèves.
Un regard échangé, un seul,
mais qui m’a dit tant de choses
sur les planètes étoilées,
la vie qui palpite,
le chemin qui descend à la mer,
la marée qui revient.
Juste un regard
que je ne peux oublier.
C’était la fin de nos vacances,
dans la maison de rêve,
tout au bord de l’eau.
J’avais mal au dos, le cabinet médical
était proche de la maison,
c’est là que je l’ai vue la première fois.
Elle est entrée comme je sortais,
j’avais à peine eu le temps
de répondre à son salut collectif.
C’est après, quand je suis ressorti
de la maison, avec une amie,
pour aller au marché ou rejoindre
les filles dans une crêperie…
Après, sur le sentier qui contourne
le cimetière et qui permet de rejoindre
le nord de l’île,
après, je t’ai croisée,
tu m’as vu,
je t’ai regardée,
tu as plongé tes yeux dans les miens
et puis,
et puis, j’ai rejoint celle qui m’attendait…
Et puis,
depuis je pense à toi,
mon inconnue,
toi.
Lundi 19 avril 2010 – 13h48
20:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La terre tourne

Images de conte de fée
par William-Adolphe Bouguereau
A la Fnac, une fille regardait le dernier
Joyce Carol Oates, j’avais envie de lui dire :
« Oui, oui prenez-là, dévorez-là,
c’est la meilleure, c’est la Reine,
elle vous vampirisera le cœur, les tripes
et le reste ! »
Je n’ai pas osé, elle a reposé le livre,
sûrement trop onéreux…
Les livres sont trop chers en France,
ça c’est un problème aussi important
que le prix du lait dont on parle un peu plus
et quant à cette connerie de thon rouge
dont on n’a jamais vu la queue par ici,
c’est peu dire qu’ils nous cassent les arêtes
avec leur bestiole saumonée.
Je suis content, je vais aller m’acheter
à manger au Mac Do.
Je ne travaille pas demain, donc ça me fait
comme des vraies vacances, trois jours entiers
à lire, à écrire et à travailler, le bonheur,
entre mes filles et Tigrou, et les oiseaux
qui font de plus en plus la fête dans le jardin.
Il fait beau, le ciel est là,
la terre tourne,
the world is better than ever.
Baisers pour le vent,
à demain les goélands,
à bientôt Iroise, Celtique,
terre de fin du monde.
Vagues suprêmes,
houle du paradis,
dunes, grèves et plages,
j’embrasse votre sable.
Jeudi 15 avril 2010 – 14h31
02:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.10.2010
Trop cher, trop nul

Aucun souvenir de ce cliché bizarre de décembre 2009
On train, at Saint Lazare.
Je rentre à la maison.
Je n’ai pas trouvé le Dvd de Pink Floyd
que je cherchais pour Oriane,
rien acheté dans ces Fnac-là,
trop cher, trop nul et même pas aimables.
Chez Gibert, ce n’est pas non plus
l’amabilité qui les embarrasse,
mais au moins les livres sont moins chers
et il y a plus de choix.
Je suis triste d’avoir quitté
mes petits assureurs,
ils sont si mignons, la responsable
de la filière Assurance, aussi est mignonne
et puis elle a de très jolis yeux bleus,
ça aide…
A la Fnac, par devoir, je vais toujours
jeter un œil sur le rayon anglophone,
en évitant les nouilleries genre :
« Musso – Lévy – Nothomb »,
la trilogie du néant.
Il ne manque plus que BHL et Beigbeider
pour avoir un panorama complet
de la culture française…
Quelle honte, il y a des moments
où je préfèrerais être Belge !
Jeudi 15 avril 2010 – 14h25
14:11 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.10.2010
Hanté

Penelope Cruz
On train, en avance, comme dab'.
En ce moment, je suis hanté
par les grands pieds de Violette (merci Manuela)
et par les petits seins de Violette (Merci Rizleine).
Curieux comme je m'attache à certains aspects
qui, pour d'autres, sont des détails
et pour moi, sont des piliers de la vie.
Ce matin, j'ai cours avec ma classe préférée,
des assureurs que j'adore.
Bien qu'ayant peu dormi,
je me suis levé à l'heure et je suis parti,
encore plus tôt que d'habitude.
Des bas résille ! Est-ce que
je pourrais mettre ça à Violette ?
L'habiller comme une poupée...
C'est un peu ça...
Du coup, la vraie Violette,
non pas celle qui chantait si bien,
mais mon amour de longtemps
qui est partie vivre à l'étranger,
dans le Grand Est, a disparu complètement.
Je crois qu'elle voyage énormément...
Avec les femmes, ce qui est bien,
c'est qu'elles font tellement de choses,
qu'elles ont rarement le temps d'être tristes.
Elles sont en permanence dans l'action
et puis elles parlent, souvent,
sans s'en rendre compte, mais ça,
c'est leur vraie respiration,
ce qui leur permet d'éliminer la tension,
la pression, au fur et à mesure,
du stretching psychologique,
comme des chattes qui s'étirent
les muscles du cerveau, en permanence.
Mes amours.
Jeudi 15 avril 2010 - 8h16
11:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pendant ce temps-là

Hérodiade par Jean-Jacques Henner
Et puis le reste, ce n’est pas très sérieux,
comme le disait Virginia qui n’a jamais
réussi à prendre au sérieux
les hommes et les discussions politiques.
Elle était au-dessus et elle regardait
Les petits hommes gonflés de leur importance,
S’affairer à leurs affaires d’Etat,
A l’état du monde…
Pendant ce temps-là, Virginia écrivait,
Ramassait des champignons,
reprisait ses bas ou donnait des cours
aux ouvrières dont elle admirait
le courage, l’envie de comprendre, d’essayer.
Elle n’a pas participé à la création
de la Société Des Nations, ou alors
de très loin, mais elle encourageait Léonard
dont elle souhaitait, plus que tout, la réussite.
Mais Freud, qu’elle avait rencontré à Londres,
lui avait offert une rose (rouge, je suis sûr),
alors, la vie des autres,
les envies des autres…
Mercredi 14 avril 2010 – 12h53
08:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2010
Pas très sérieux

Sophie Ellis Bextor
Je n’en saurais pas plus,
le train est arrivé,
un vieux teuf-teuf de base,
même si les voyageuses
sont jeunes, belles et élégantes,
pas très souriantes,
mais on ne peut pas tout avoir…
Parfois la beauté rend les femmes
bêtes, comme si elles avaient
travaillé dur pour se sentir
supérieures aux autres,
un truc inné, la compétition
interwomen, pas besoin
de leur apprendre.
Des phénomènes, nos femmes,
elles sont trop marrantes.
C’est peut être ça le secret
de leur force, ne s’attacher
qu’à des choses concrètes, réelles,
la défense de leur environnement,
comme des chattes aux super pouvoirs,
et puis le reste, ce n’est pas très sérieux.
Mercredi 14 avril 2010 – 12h49
21:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Invitation

Danseuse par Théodore Chassériau
Dix minutes à attendre,
sur le quai, de la musique :
Olivia Ruiz qui chante une histoire
de caramels quelconques,
une chanson qui colle aux doigts
mais qui épargne les oreilles,
c’est déjà ça.
J’ai changé de coin de quai,
pour m’abriter du vent,
d’ici j’ai une vue plongeante
sur le Tabac de la gare,
le Cheval blanc et le Terminus,
des trucs sordides pour boire
et oublier la pauvreté de la vie.
Il fait beau et il fait froid,
il y a des moments
de la vie comme ça,
des exceptions avec généralement
un nappage de silence, tout blanc.
J’aperçois une salle de billard
« Pool – billards américains »
et puis Central sport, un club de gym
où j’ai accompagné une fois la Reine
des Celtes. Toutes les femmes
étaient d’une beauté incroyable,
comme un coup monté,
un rêve éveillé…
A côté il y a la Boucherie de la gare
et puis une pub sur un panneau
à affichage électronique :
« Les alcooliques anonymes
vous invitent… »
Mercredi 14 avril 2010 – 12h46
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La belle vie

Gong Li Impératrice
On train.
Du travail et des femmes.
Le plaisir d’être avec des étudiants
si sympathiques, même si les femmes
sont trop méchantes entre elles.
Comme Nadège qui s’est acharnée
sur les petits seins d’Eléonore
qui était bouleversée…
Hier, j’ai déjeuné avec Manuela,
c’était exquis tant elle est
belle, intelligente et gentille.
Elle va continuer ses études
en Australie.
Je suis tellement fasciné
par la grâce de ses mains
et de ses pieds
que je n’ai pas touché
à mon paquet de copies
à corriger, impossible
de me concentrer…
C’est quand même dingue la vie.
Tant que les femmes me feront
cet effet là, ça voudra dire
que je serais encore vivant.
Mais, même mort, je pense
que je serais toujours
attiré par la grâce éternelle
des femmes, êtres suprêmes,
plus fortes que la lumière.
Mardi 13 avril 2010 – 8h16
17:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Choc habituel

Penélope Cruz
On the quai.
Un jour de grève,
comme un autre.
Un choc habituel
en débarquant
sur le quai de la gare,
de longs cheveux tout fins,
tout lisses, tout noirs.
A chaque fois,
je pense à elle,
Fatima, princière,
la plus belle femme du monde.
Elle est sortie de l’Univers,
a quitté la ville,
mais on l’aurait aperçue
à Nanterre…
Donc pas très loin,
donc elle rayonne de beauté
et de gentillesse, un peu plus loin,
quelle chance ont ces Nanterriens là !
Du froid, du soleil et des fleurs.
Mes myosotis sont repartis,
tous les ans de nouvelles graines
se ressèment,
tous les ans, mon jardin est envahi
de belles tâches bleues,
tous les ans la vie revient et se répète,
encore et encore,
j’en ai envie.
Jeudi 8 avril 2010 – 12h47
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Prosaïque

Angelina Jolie
On classe.
Inside the classroom.
Ok, je suis là.
Un voyage de première classe
de la gare Saint Lazare
à la rue de Paradis,
en passant par la rue Lamartine
et la rue Bleue,
que du bonheur !
Marcher et regarder
le spectacle de la vie,
les enfants endormis,
les chiens qui tirent et qui profitent
de toutes les odeurs,
les pistes, les imaginaires
qui s’offrent à eux.
Et puis, l’incroyable collection
des femmes qui défilent,
déjà prêtes, maquillées et tout,
pour affronter les regards,
les attentes et les défis
de leur journée, leur avenir,
leur devenir.
Elles pensent et elles espèrent.
Prosaïque,
je regarde les derrières
charnus qui me charment,
elles sont trop mignonnes,
les femmes sont magiques.
Vendredi 26 mars 2010 – 9h09
13:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note