04.12.2009

Square Montholon

 

Sainte Catherine.jpg

 

 

13h20.

Assis devant la statue de J. Lorieux

« La Sainte Catherine » dédiée

à l’ouvrière parisienne.

 

Une rentrée bof.

Ma classe la plus difficile.

Au bout de deux heures et demie,

 

j’ai déjà mal à la gorge.

 

 

Quelques remarques douces-amères

 

de ma patronne qui n’a pas dû

 

digérer ma dernière demande d’augmentation…

 

 

Heureusement, ma divine était là

 

pour m’accompagner dès ce matin,

 

dans le train, et pendant mes cours,

 

et après et maintenant.

 

Je viens de recevoir une photo

 

sur mon portable, un bonheur total.

 

 

Une femme qui m’aime,

 

ça me fait un bien fou.

 

Elle m’aime sûrement trop,

 

ça lui passera bien assez vite.

 

 

Avec tout ça,

 

 je ne dors plus beaucoup

 

et je suis déjà fatigué.

 

 

Demain sera plus facile,

 

encore six heures de cours,

 

mais avec deux classes

 

beaucoup plus agréables.

 

Lundi 14 septembre 2009

Exemple

aimee_mann_main2.jpg

Aimee Mann 

 

 

 

15h58.

On train again.

 

Avant de partir en vacances

sur une île,

c’est plutôt bon signe.

 

 

Je trouve que les femmes

 

sont trop marrantes

 

avec leur folie d’une vie

 

qui leur résiste

 

et leurs envies débridées d’été,

 

leurs exigences démesurées…

 

 

Une belle invention assurément,

 

à consommer avec les yeux,

 

à distance respectable.

 

 

Heureusement que Virginia

 

plane au-dessus des envies féminines,

 

toute sa vie, elle a revendiqué

 

haut et fort le droit d’écrire et de vivre.

 

 

Elle l’a fait.

 

C’est just l’exemple à suivre.

 

 

La voie des mots.

 

« English words »

 

comme elle disait

 

de sa voix si pleine.

 

Jeudi 9 juillet 2009

Mer Celtique

 

Juillet 2009 Bréhat.JPG

Ile de Bréhat, Juillet 2009

 

 

 

15h55.

 

Back on train.

 

Ca y est, ça recommence

presque again ?

Non, just une dernière réunion

 

pour préparer la rentrée,

 

sur une nouvelle formation,

 

un truc qui me plait

 

car cela concerne mon ancien métier.

 

 

Tout est calme, apaisé,

 

sous le signe de l’eau.

 

 

Virginia me berce

 

de la lumière qui mène au phare

 

et les mots d’ici et de là

 

font une sarabande

 

entre les lacs suisses

 

et la mer Celtique

 

 

Jeudi 9 juillet 2009

Umlaut

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Femme couchée dite La Femme au divan noir, en 1865, par Jean-Jacques Henner

 

 

 

12h57.

On train,

Marie, Hortense, Abigaïl,

c’est beau,

c’est magique.

 

 

Un prénom hébraïque

 

qui vient de la Bible.

 

Elle était la sœur

 

ou l’épouse de David.

 

 

Elle existe aussi,

 

en version civile,

 

Abigail,

 

sans Umlaut,

 

connue principalement

 

dans le monde anglo-saxon.

 

 

Une f.

 

Un été…

 

 

Mardi 16 juin 2009

03.12.2009

Big love

 

keeley Hazell.jpg

 Keeley Hazell, que dire de plus ?

 

 

 

On train, 15h55.

Je suis plutôt en retard,

d’habitude j’arrive chez Gibert

vers seize heures.

 

 

Mais je suis allé retirer mon billet

 

pour partir te voir lundi,

 

curieuse impression,

 

Cécile m’a laissé tomber,

 

plus de nouvelle du Portugal,

 

elle a peut être rencontré

 

le big love…

 

 

Je suis enchanté de mes conversations

 

en anglais avec Dizzy,

 

je n’en reviens pas qu’elle ait une fille

 

et une petite fille,

 

elle qui a l’air si jeune, si mignonne,

 

comme une femme qui aurait gardé

 

une allure de jeune fille.

 

 

C’est sûr que je me débrouille mieux

 

à l’écrit qu’à l’oral.

 

Heureusement, elle est parfaitement bilingue

 

et peut être trilingue, car elle a l’air

 

de bien maîtriser l’italien.

 

 

C’est la vie,

 

avec ma Princesse Celte

 

qui est toujours aussi belle,

 

aussi rayonnante…

 

Samedi 30 mai 2009

C’est sûr

 

My Sweet Rose by John William Waterhouse.jpg

My Sweet Rose by John William Waterhouse

 

 

 

9h20.

Un jour de grève ordinaire.

Arrivé avant 9 heures,

levé vingt minutes plus tôt,

 

pour prendre le train

 

avant mon train habituel

 

qui est supprimé.

 

 

Hier, très chaud

 

et puis cette nuit, l’orage.

 

Ce matin le temps est encore lourd,

 

je vais essayer de continuer mes plantations.

 

Il me reste un rosier à planter en terre

 

et puis des arbustes à transplanter

 

dans des pots plus grands :

 

olivier, laurier rose et oranger du Mexique.

 

Même la sauge médicinale est à l’étroit

 

dans sa jardinière.

 

 

Cécile est si marrante

 

avec ses réactions excessives,

 

parfois agressives

 

et parfois très tendre.

 

Elle va me manquer,

 

c’est sûr.

 

 

Mardi 26 mai 2009

Ondulations

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 Ralph Lauren, Défilé de Printemps

 

 

 

 

12h31.

Beau comme en été.

Les femmes sont déchaînées,

 

partout, des seins et des pieds,

 

des cuisses apparaissent,

 

des robes légères ondulent.

 

 

Les femmes sont passées à l’attaque,

 

quel spectacle dans les rues de Paris,

 

de la beauté qui move de partout,

 

un feu d’artifice de trottoirs,

 

où fusent les sandales et les nu-pieds.

 

 

Les femmes sont de plus en plus belles,

 

vive la France aux couleurs de l’été,

 

du ciel d’azur impur et de l’élégance

 

hypnotique des femmes

 

qui nous font l’honneur

 

de sublimer la vie.

 

 

Lundi 25 mai 2009

Femme intemporelle

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Jennifer Connelly

 

 

 

 

Vendredi 15 mai, 12h57.

On train for ever.

J’ai chaud,

 

J’ai froid.

 

 

Mardi 19 mai, 8h17.

On board.

 

Sous le charme de l’Americana

 

de Don DeLillo.

 

Et puis des femmes

 

et des rêves, partout.

 

 

Hier soir, ou plutôt cette nuit,

 

un songe éveillé,

 

encore plus beau qu’un conte de fée,

 

le sourire, le charme

 

et la beauté sensuelle

 

d’une femme étonnamment jeune

 

et irrésistiblement femme.

 

 

Un truc dingue, comme toujours,

 

comme la vie.

 

 

Structure d’acier chauffée par le temps,

 

à moins que ce ne soit la chaleur

 

dévorante de ton corps,

 

la divinité en toi,

 

femme intemporelle,

 

esprit immortel.

 

 

Mardi 19 mai 2009

Adorateur

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Gong Li 

 

 

 

 

15h30.

On train again.

Soleil caché.

 

Quelques grains de pluie, épars.

 

Je pars en pèlerinage hebdomadaire

 

chez Saint Gibert.

 

 

Le train traîne, tout baigne.

 

Ce cochon bleu là,

 

roule et tangue,

 

comme un navire de haute mer,

 

paré à virer, à partir, à aimer,

 

prêt à vivre.

 

 

Comment même,

 

le questionnement est la vie,

 

donc je me demande,

 

au moi-même qui habite là-dedans,

 

pourquoi j’aime autant

 

et désespérément, les femmes,

 

alors que je sais pertinemment

 

qu’elles sont des emmerdeuses finies,

 

comme des cauchemars

 

sur (jolies) pattes.

 

 

Yes, why mes chères Watsones,

 

pourquoi un tel masochisme ?

 

 

Suis-je un saint Luciférien,

 

un ange de la noirceur,

 

un drogué, un accroc

 

au parfum de femme,

 

accroché désespérément

 

au socle de la vie,

 

perdu dans le mouvement

 

de tes hanches,

 

à l’abri entre tes seins ?

 

 

C’est peu banal une vie d’homme,

 

finalement voué à l’amour.

 

Adorateur,

 

c’est un destin, non ?

 

 

Samedi 9 mai 2009

Jour, nuit

 

Diane Lane Jour, nuit.jpg

Diane Lane 

 

 

 

 

12h47.

Froid,

froid partout,

 

froid de toi,

 

femme glaciale, spatiale.

 

 

Ton regard qui me suit

 

et me stupéfie,

 

ton absence désespérante,

 

ton toi qui es tout pour moi.

 

 

Femme désespérante,

 

aspirante, déshydratante,

 

je me vide de mon sang,

 

tu me vides de mon sens,

 

absence, croyance.

 

 

Pour le coup, je dois réapprendre

 

le sens des mots :

 

jour, nuit, espoir, toi, pas toi,

 

un sourire c’est quoi ?

 

 

Et puis tes yeux,

 

gris ou bleus

 

et pourquoi des flammes ?

 

Et pourquoi, moi, à genoux

 

dans la neige ?

 

 

Mardi 5 mai 2009

 

Autre part, autre fois

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The billow by Ivan Aivazovsky 

 

 

 

 17h13.

On board again.

Journée finie, bien remplie.

 

Je ne pense qu’à toi, c’est sûr,

 

que de la souffrance

 

de t’aimer sans retour.

 

 

Ta négligence me harponne,

 

ton indifférence me cloue

 

sur le rocher du désespoir

 

battu par les larmes

 

du rideau noir qui est tombé

 

sur les pieds fragiles

 

de mes espérances.

 

 

Je ne sais pas, je ne sais plus.

 

Je n’ose rien, à peine respirer,

 

dans un souffle discret,

 

dans un soupir,

 

à peine,

 

dans un temps d’ailleurs,

 

autre part, autre fois.

 

 

T’écrire pour constater

 

ta froide indifférence,

 

j’ai déjà fait l’expérience

 

et j’en souffre franchement trop.

 

 

Les femmes qui tuent,

 

j’ai déjà donné,

 

pourquoi recommencer ?

 

 

Je vais rentrer,

 

regarder et puis,

 

et puis soupirer

 

et me retirer,

 

loin de cette agitation,

 

de ce foin fumeux,

 

de cette bave des sens,

 

danse ludique,

 

saga érotique,

 

grève de l’amour,

 

grève des mots.

 

 

Mardi 5 mai 2009

Vague

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La plage d'Ostende 

 

 

 

9h26.

Ahuri, je regarde

la vague de ma passion

 

arriver, ramper, surgir et jaillir,

 

les yeux grands ouverts,

 

effarés par tant de puissance,

 

je me laisse écraser

 

par votre indifférence.

 

 

Le ressac fera le reste.

 

Le flux et le reflux

 

emmèneront au loin

 

les débris de ce qui fut,

 

étincelle trop forte,

 

le sentiment de trop.

 

 

Mardi 5 mai 2009

 

 

Livide

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Pushkin, farewell to the sea, by Yvan Aivazovsky

 

 

8h26. On board.

Raté le train de 16.

Raté la journée,

 

la nuit et le reste.

 

 

C’est donc ça, l’amour de toi ?

 

Cette souffrance, ce vide,

 

cette désespérance qui m’étreint,

 

qui me saigne et me laisse livide,

 

sans force, sans âme, sans envie.

 

 

Aimer, c’est bien beau.

 

Oui mais,

 

le désespoir aussi

 

qui se nourrit de mes rêves enfouis

 

et de la froidure, coupure, glaciale

 

de tes réponses délivrées au cutter,

 

à moins que ce ne soit

 

au pic à glace…

 

 

9h23. Apprentissage de

 

la souffrance, long silence.

 

 

Le soleil qui me brûle et me dévore.

 

Complètement désarmé, désarticulé,

 

l’impuissance absolue devant

 

un sentiment qui me ravage,

 

me ronge, me hante,

 

m’engloutit finalement.

 

 

Mardi 5 mai 2009

 

Sans les ailes

 

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Penelope Cruz

 

 

 

8h16,

Train de justesse.

Il fait chaud et froid,

 

en même temps (c’est le nom

 

d’un plat ?).

 

Va savoir ?

 

 

J’ai trouvé, peut-être,

 

mon vrai soleil,

 

comme un ange

 

et un sourire

 

à manger par terre.

 

 

Elle m’a dit qu’elle n’avait pas

 

les ailes, dommage…

 

 

Et pourtant, pourtant,

 

je n’attends que toi.

 

 

 

Lundi 4 mai 2009

 

 

02.12.2009

Hanches

DMHanches.jpg

 

 

 

15h21,

 

 

Les enfants comprennent tout de suite,

les hommes s’estiment complices

 

et cela leur suffit.

 

 

Mais le mystère féminin, là-dedans,

 

comment réagit-il, sans réagir,

 

tout en réagissant ?

 

 

L’éternel féminin est un gouffre,

 

un abime, un enfer de douceurs,

 

où les pensées et les sensations

 

les plus mortelles et les plus animales

 

s’apprivoisent sous le parfum

 

et le satin.

 

 

Sans compter la soie, les voiles

 

et la danse indéfinissable

 

qui habite les hanches des femmes.

 

 

Il suffit qu’elles se lèvent,

 

qu’elles marchent, s’arrêtent,

 

se retournent,

 

c’est déjà le spectacle,

 

c’est la vie en folie,

 

la beauté permanente des sens.

 

 

La vie est bien là,

 

elle circule,

 

elle pète de partout.

 

 

Mamelles d’attaque

 

et cuisses d’enfer,

 

les femmes sont de retour,

 

prêtes à nous dévorer,

 

sans préambule,

 

sans je t’aime moi non plus,

 

dépêche-toi mon chéri,

 

je suis pressée,

 

c’est le printemps,

 

la lune m’attend,

 

et mon fils qui…

 

 

Et là, le regard se brouille,

 

et tout l’amour du monde

 

descend sur terre,

 

c’est la lumière.

 

 

Samedi 2 mai 2009

 

Electric

 

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Beata Beatrix par Dante Gabriel Rossetti en 1870

 

 

15h16,

On the quai.

Soleil, trop chaud.

 

 

Ecrire comme un essai,

 

comme un pardon,

 

comme un abandon.

 

 

Encore un amour déçu,

 

un ange qui m’a fait faux bond.

 

A trop espérer, mal étreint.

 

 

Mais je ne sais pas trop

 

si, comme le papillon,

 

j’ai vraiment besoin

 

de cette lumière

 

si intense qu’elle me brûle

 

et, dès que le m’approche,

 

ma vue se brouille,

 

mes antennes se liquéfient

 

dans le feu d’artifice

 

de l’embrasement de tes yeux,

 

où mon être se consume,

 

poil après poil,

 

pore après pore,

 

et pour finir,

 

les liaisons synaptiques

 

qui explosent dans un

 

grand frétillement électrique.

 

 

Suis-je condamné

 

à toujours aimer sans raison ?

 

 

Je crois que oui,

 

c’est mon drame habituel,

 

je n’ai pas besoin de théâtre,

 

j’ai ce qu’il faut en moi.

 

 

Et plus encore.

 

J’envisage de monter

 

des spectacles

 

par transmission de pensées.

 

 

Samedi 2 mai 2009

 

Nothing at all

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Ana de la Reguera

 

 

 

 

 

8h18,

 

On board.

Partir, dans le froid,

 

traverser le vent,

 

passer à travers

 

les futures gouttes de pluie

 

qui vont bientôt nous rejoindre.

 

 

Aspirer au bonheur,

 

au plaisir de la souffrance,

 

car qu’est-ce qu’aimer ?

 

Sinon se torturer, se persécuter,

 

se flageller d’impuissance

 

en attendant que l’être chéri

 

tourne la tête,

 

rajuste une mèche

 

qui l’énerve.

 

 

En attendant,

 

qu’un regard tombe du noir,

 

un parfum trop capiteux

 

qui m’envahit.

 

 

Des pieds, sinon beaux,

 

du moins hypnotisants,

 

les pieds d’une femme aimée,

 

quoi de plus beau ?

 

Rien.

 

Nothing at all

 

my dear, my darling,

 

my lovely Watsone.

 

 

Le froid m’égare,

 

mais c’est simplement

 

pour réchauffer mon cœur

 

contre toi,

 

contre ton ventre de femme,

 

à la peau si douce,

 

le centre du monde,

 

là, en toi

 

que j’aime si fort,

 

que je ne connais pas encore.

 

 

Mardi 28 avril 2009

 

Faim

Jennifer Connelly Faim.jpg

Jennifer Connelly 

 

 

 

9h20,

Michaël prépare son café.

Les filles arrivent,

 

les unes après les autres.

 

 

12h30, On train again.

 

Faim de naturel,

 

faim de toi

 

que je ne connais pas,

 

faim de ta féminité.

 

 

Bouleversante,

 

silhouette fragile

 

d’une princesse de la vie

 

qui regarde l’horizon sans faille

 

de ses idées.

 

 

Femme décidée,

 

avec des pieds si émouvants,

 

si réconfortants.

 

 

Femme que j’aime,

 

femme aux mille parfums,

 

reine des étoffes,

 

douée pour la mise en valeur

 

des bouquets les moins étincelants.

 

 

Fabricante de vie,

 

tu modèles le bonheur

 

de ceux qui t’aiment.

 

 

Tu étais si mignonne,

 

ce samedi là,

 

ton sourire est partout

 

avec moi

 

 

Lundi 27 avril 2009

 

Bleu

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Sophie Ellis Bextor

 

 

8h16, on train.

 

Le ciel est bleu,

 

le froid est bleu.

 

Le soleil arrive pour nous réchauffer.

 

De l’amour et des jours.

 

 

Je suis content car mes recherches

 

sur Virginia avancent bien.

 

J’ai construit la trame

 

de sa biographie, année par année.

 

 

Je suis assez embêté par

 

« Le Faux roman » qui pour moi

 

n’est qu’une blague d’éditeur.

 

En fait d’anti-roman, c’est juste

 

une nouvelle dont le principal intérêt

 

est sa publication relativement tôt,

 

en 1921.

 

 

J’ai réalisé hier que Vanessa était morte

 

dans les années soixante et donc j’aurais

 

pu la croiser, quel choc rétrospectif !

 

 

Je pense toujours à ma Fantomette

 

de Samedi, il faut que je relise le Dahlia noir

 

pour lui inventer un nom.

 

Et je me demande si je retournerais

 

chez Gibert samedi, si…

 

J’espère qu’elle m’écrira.

 

Elle était si mignonne, si douce

 

et si femme, déjà.

 

 

Lundi 27 avril 2009

 

Jolie Princesse

 

Padma Lakshmi beans.jpg

Padma Lakshmi

 

 

 

 

 

16h45, on train.

 

Comme d’habitude, j’ai chaud,

 

j’écris, je suis heureux,

 

j’ai acheté des livres,

 

j’ai rencontré une jolie princesse

 

mignonne comme tout,

 

avec des adorables pieds

 

de panthère blanche.

 

 

Je lui ai offert Le Dahlia noir

 

de James Ellroy, car j’ai vu

 

qu’elle hésitait, chez Gibert.

 

Ensuite, nous avons été boire

 

un café/grenadine et puis

 

elle m’a raccompagné

 

jusqu’au Chatelet.

 

 

Je lui ai donné un autre livre,

 

un chef d’œuvre : « Sur la plage

 

de Chesil » d’Ian McEwan.

 

Elle était si mignonne et si contente,

 

c’était délicieux de lui parler,

 

de l’embrasser, de regarder ses pieds

 

et de baiser ses mains.

 

 

Elle est étudiante dans une école d’ingénieurs.

 

Elle est une étoile qui brille dans mon ciel.

 

 

 

Je sais, c’est un ciel encombré,

 

mais c’est la vie,

 

elle est courte, si courte

 

et j’ai tant d’amour à donner.

 

 

De l’amour et des livres,

 

la vie a rarement été aussi belle.

 

 

Samedi 25 avril 2009

Echappée

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Les pieds de Jessica Alba 

 

 

Un train ça va,

 

deux  trains bonjour la…

 

 

Aujourd’hui le soleil est là.

 

Tu es loin de moi.

 

J’imagine tes pieds

 

et leur chaude douceur.

 

 

J’attends ta main,

 

sur le rebord de la fenêtre,

 

j’attends ta voix

 

dans ma voix,

 

je cherche ton regard,

 

tu me manques si fort.

 

 

Le soleil arrive.

 

Le ciel est bleu dans tes yeux,

 

infiniment, éperdument

 

désireux de toi,

 

du bonheur que tu me donnes.

 

 

Etre heureux, c’est quoi ?

 

Te connaître ?

 

T’attendre ?

 

 

J’ai des envies

 

de m’échapper avec toi.

 

 

Vendredi 24 avril 2009

Souris agile

 

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Penelope Cruz

 

 

 

 

 

13h37

 

 

C’est bizarre comme ça change la vie

 

d’être amoureux, de recommencer à espérer,

 

de regarder le ciel bleu dans les yeux,

 

de chantonner sans faire semblant,

 

encore plus faux que d’habitude,

 

d’être ému par les mots, les signes

 

d’une femme qui pense à moi,

 

qui me donne de la tendresse.

 

 

Je dois dire que ça me change,

 

cette impression de chaleur,

 

de douce fébrilité comme un moteur

 

de course, au ralenti

 

qui n’attend qu’une impulsion.

 

 

Je me laisse bercer par tes paroles

 

de douceur, ta féminité bien présente

 

qui est comme une caresse.

 

 

J’ai envie de te voir,

 

tu as envie de me faire attendre.

 

Un jeu avec une souris agile

 

et un rat pataud ?

 

 

Plutôt un chien aimant bêtement

 

et une chatte qui surveille

 

qui tire les ficelles des esprits,

 

qui contrôle les cœurs.

 

 

C’est quand le bonheur ?

 

J’embrasse tes pieds de fée,

 

j’embrasse ta douceur.

 

 

Jeudi 23 avril 2009

 

 

10.11.2009

Danseuses

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Diane Lane

 

 

 

 

On train at 16 past 8.

 

 

Tout baigne, soleil, mer,

 

danseuses, stars de mes rêves,

 

dauphins aquatiquement délirants.

 

 

Why not ?

 

Why ne pas prendre la vie du bon côté ?

 

 

Plus je rencontre de prétendantes,

 

plus je me sens bien seul.

 

C’est quand même terrible,

 

mais qu’est-ce qu’elles sont chiantes !

 

 

Aujourd’hui, je n’avais pas envie

 

de me lever, pas envie d’aller travailler !

 

C’est rare. D’habitude je suis content,

 

mais là, j’ai envie de tourner la page,

 

de recommencer une autre année,

 

avec d’autres visages, d’autres envies,

 

un nouveau cours à préparer,

 

beaucoup d’autres à alléger,

 

à simplifier, à élaguer.

 

 

Aujourd’hui le soleil est au rendez-vous.

 

C’est déjà bien, c’est déjà ça.

 

Hier soir j’ai commencé « Sur la plage

 

de Chesil » de Ian McEwan, c’est vraiment bien,

 

c’est vraiment un grand écrivain,

 

ça coule lentement dans le sang,

 

les mots irriguant simultanément

 

le cœur et le cerveau,

 

que demander de plus ?

 

 

What else ?

 

Yes, what else pour la vie ?

 

Just un sourire,

 

peut-être, oui.

 

C’est just un sourire qui me manque,

 

avec des pieds, bien sûr !

 

 

Lundi 20 avril 2009

 

 

Deux ans

 

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Sophie Ellis Bextor

 

 

 

 

8h16. On der (das ?) Tofo-tofo.

 

 

Soleil, femmes, pieds et tout.

 

Il manque juste la mer,

 

avec quelques rochers ensablés,

 

une sirène échouée,

 

le grain de la peau mouillée.

 

 

Que faut-il de plus ?

 

Nothing my dear.

 

 

Les femmes lisent, appliquées

 

comme des petites filles.

 

 

A part quelques panthères en rut,

 

généralement nos consœurs bipèdes

 

sont calmes de bon matin,

 

leur téléphonofolie n’a pas encore commencé,

 

une drôle de maladie.

 

 

On entre dans la dernière ligne droite,

 

on entame la tournée d’adieux.

 

Aujourd’hui dernier cours de l’année

 

avec mes étudiants en Immobilier,

 

la semaine prochaine ce sera

 

le dernier cours des 2ème années

 

avant leurs épreuves et puis après

 

elles disparaitront, c’est triste

 

mais en même temps c’est toujours

 

une autre expérience qui démarre,

 

une étape pour voir autre chose.

 

 

Deux ans, c’est long

 

et c’est court.

 

 

Jeudi 16 avril 2009

 

 

07.11.2009

Envie

 

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 8h16. On train.

 

 

Un coup de mamelle

 

for the road,

 

ça c’est la vie.

 

 

Le soleil est là,

 

tout baigne.

 

 

J’ai envie de ta douceur,

 

je crois que j’ai envie de toi,

 

tout court.

 

 

On verra. On verra.

 

Le printemps est là.

 

Tout est OK.

 

 

Les femmes sont belles.

 

Elles hésitent à ranger leurs bottes.

 

 

Elles sortent les seins,

 

avant les pieds.

 

 

 

Vendredi 10 avril 2009