10.02.2010

Une brise se lève

 

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L'Abeille Bourbon, remorqueur de haute mer 

 

 

 

On the quai, at 16h24.

 

Ciel gris, temps doux,

une brise se lève.

Un oiseau blanc

gronde et rugit,

un avion d’argent,

au corps ramassé, aiglesque.

 

Je suis là et je pars

et je pense à toi.

 

 

C’est un teuf-teuf de base

 

qui m’emmène, sans étage.

 

Habité just par deux femmes sages,

 

une jeune femme noire

 

au calme serein

 

et à l’élégance discrète.

 

 

Une jeune fille européenne

 

de l’autre côté du couloir,

 

vingt ans peut-être,

 

la peau blanche

 

et de longs cheveux bruns,

 

sage, en train de lire,

 

mais le visage torturé,

 

un peu compliquée.

Jeudi 24 septembre 2009

Les oiseaux, les augures, les nuages et les autres

 

Augures 4 juin 2006.jpg

 

 

C’est vrai, je faisais le fier,

 

dépité, jaloux et… sans toi,

 

ça commençait à faire long,

 

alors je t’ai fait signe

 

et tu as répondu

 

et tu es partie à la campagne,

 

mais je te verrais peut être,

 

quand tu rentreras,

 

à la fin de la semaine prochaine,

 

j’espère, tu me manques,

 

yes, vraiment.

 

Je le sais et tu le sens.

 

 

Le soleil vient m’aider,

 

ça fait du bien,

 

je commence à avoir faim,

 

je vais essayer de ne pas manger,

 

on verra, ce que disent les oiseaux,

 

les augures, les nuages et les autres.

 

 

J’ai envie que tu sois là,

 

comme une évasion pour moi,

 

un espace qui s’ouvre,

 

un chemin, une piste,

 

pour nous.

 

 

Mercredi 28 octobre 2009 – 12h49

09.02.2010

Restes de Clamoxyl

 

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Pieta de Michelangelo à Saint Pierre de Rome

 

 

 

Au milieu d’une de mes semaines

 

les plus dures de l’année,

 

vingt quatre heures de cours,

 

plus les copies à corriger,

 

les sujets à préparer,

 

les cours à faire ou à refaire,

 

et en plus, je suis malade…

 

 

Je m’autosoigne depuis lundi

 

grâce à des restes de Clamoxyl

 

mais j’ai pris les deux dernières

 

gélules ce matin, donc ce soir,

 

à 19h, je vais voir Docteur Titine.

 

 

Le plus important, ce n’est pas tout ça,

 

avoir des petits problèmes, ça veut dire

 

qu’on va bien, qu’on existe.

 

 

Le principal, c’est d’avoir renoué

 

le fil avec toi.

 

 

 

Mercredi 28 octobre 2009 – 12h45

A story

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 Veronica Varekova

 

 

Une jolie histoire qui commence,

 

des mots qui prennent forme,

 

la mer et les bateaux sur l’eau,

 

contre la vague,

 

l’écume qui se brise.

 

 

A. c’est joli comme nom,

 

my teacher is rich de mélodies,

 

de sons et de noms,

 

des virgules et des titres,

 

le soleil qui m’accompagne,

 

le froid est parti se coucher,

 

il se repose.

 

 

Partir, oui, mais où ?

 

Il faut trouver l’hôtel,

 

au bord de la mer,

 

les pieds dans l’eau :

 

Etretat, Honfleur, Cabourg,

 

ou le Finistère et ses îles,

 

ou Bréhat, Paimpol, Saint Brieuc,

 

le Morbihan et ses îles,

 

et le Golf et la rivière d’Auray,

 

et Quimper et…

 

L’hôtel du Sphinx à Perros-Guirec,

 

les galettes et les goélands.

 

 

Je pense à toi,

 

 

à tes pieds de femme,

 

tes pieds sacrés

 

que j’embrasse.

 

Jeudi 22 octobre 2009 – 13h21

08.02.2010

Seul

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  La 10ème vague par Ivan Konstantinovitch Aivazovsky

 

 

 

En cours, avec une seule étudiante,

ça tombe bien c’est ma préférée.

C’est un jour de grève ordinaire.

 

Les profs sont là, comme d’habitude,

mais les jeunes ont des problèmes

insurmontables…

Surement la crise des générations.

 

Un peu de répit, après la journée d’hier,

 

si fatigante, la plus dure de la semaine,

 

avec la classe la plus rétive

 

et ensuite, la plus exigeante.

 

 

J’aime les femmes,

 

mais c’est vrai que plus j’en rencontre,

 

plus j’ai envie de rester seul.

 

 

Elles sont prétentieuses

 

et exaspérantes,

 

espérant être le nombril du monde,

 

alors qu’elles ont bien peu à offrir.

 

Mardi 20 octobre 2009 – 9h45

Cindy

 

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Les pieds de Kristin Kruek

 

 

Le cours est commencé.

Quelque chose dans la tête,

avec Cindy,

étudiante de deuxième année,

 

une très belle femme,

avec de jolis pieds,

très jolis,

 

qu’elle aimait bien montrer

 

quand il faisait beau.

 

 

Aujourd’hui, il fait froid.

 

Cindy,

 

où sont tes pieds ?

 

Lundi 19 octobre 2009 – 9h00

L’étoile de mon ciel

 

Melinda Clarke.jpg

 Melinda Clarke

 

 

 

 

Question :

Combien sont-ils ?

Plus d’une centaine, Sir !

Ce n’est pas une réponse

ma chère Watsone,

j’exige, je veux, j’implore,

 

je chantonne,

 

je t’aime simplement,

 

éperdument,

 

that’s all,

 

vous pouvez disposer,

 

éternuer,

 

dansez maintenant,

 

c’est si joli une femme qui danse,

 

une femme qui est là,

 

qui enchante mes jours,

 

mes images de nuit,

 

l’étoile de mon ciel.

 

 

Vendredi 16 octobre 2009 – 8h09

 

Des feuilles encore

 

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Ophélia by Sir John Everett Millais

 

 

On train.

Des feuilles encore vertes,

des feuilles fraiches

qui ont froid,

qui osent à peine sursauter

 

quand la bise les pénètre.

 

 

Des feuilles, encore ?

 

plus bien vertes,

 

des feuilles d’hiver,

 

avec ou sans neige,

 

mais du givre partout.

 

 

Où sont les limaces,

 

et les insectes endormis ?

 

Et les oiseaux, comment font-ils ?

 

Chez Picard, avec une bonne réserve

 

de graines surgelées.

 

 

Je devrais inviter à la maison

 

les oiseaux du jardin,

 

just pour les mois d’hiver…

 

Vendredi 16 octobre 2009 – 8h02

Morceaux de nuit

 

Arbre.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Le train s’arrête et repart.

Il ne fait pas encore

complètement jour,

des morceaux de nuit

nous accompagnent.

 

 

La pluie fait comme un brouillard,

 

le ciel devient gris,

 

nous ne verrons pas le soleil,

 

aujourd’hui,

 

il se repose,

 

le début de ses vacances.

 

 

Tu as la chance

 

d’habiter au bord de la mer,

 

tu as peut être encore du soleil ?

 

 

Tu me diras.

 

Tu as tant de choses à me dire,

 

tellement.

 

Lundi 5 octobre 2009 – 8h06

07.02.2010

Allures

Allures 4 juin 2006.jpg

 

 

Je marche, accompagné

 

par les églises, les camions

 

de livraison qui freinent

 

et qui repartent,

 

comme un jeu.

 

 

Une école de riches parents,

 

nounous exotiques

 

et bambins ravissants,

 

discrètement enfantins,

 

tout juste des enfants.

 

 

Les hommes semblent pressés,

 

ennuyés, ils se donnent

 

des allures d’hommes,

 

ils sont au dessus,

 

ils sont cachés dans eux.

 

 

Les tables à l’extérieur des cafés

 

sont faussement décontractées,

 

un air désinvolte, une formidable

 

impression de liberté.

 

 

Des gens qui s’amusent,

 

des femmes appliquées,

 

penchées l’une vers l’autre,

 

l’une sur l’autre,

 

qui échangent des secrets.

 

 

Parfois, je m’arrête,

 

j’ai la tentation du stop,

 

d’arrêter le temps,

 

de me laisser flotter

 

au dessus des voitures,

 

je dérive, je plane,

 

je suis le flot,

 

je m’endors,

 

les yeux fermés,

 

le cœur se met en veille.

 

 

Lundi 21 septembre 2009

Mouvement

Mouvement 09-11-07.jpg

 Une affiche rue de Paradis en novembre 2007

 

 

 

 

Je marchais, je marchais,

 

un pied et puis l’autre,

 

le plaisir du mouvement,

 

d’un corps obéissant.

 

 

Aujourd’hui,

 

c’est le dernier jour de l’été,

 

je marche toujours.

 

 

Mon dernier cours était agréable,

 

avec des étudiants sympas et moqueurs

 

mais toujours attentifs.

 

 

Comme toujours, je suis sorti vidé

 

mais satisfait de notre travail, apaisé.

 

 

Comme tous les jours,

 

je rentre à pieds,

 

de la Gare du Nord

 

à la Gare Saint Lazare.

 

 

Il fait bon, 23 ou 24 °.

 

J’ai bien fait de sortir en blazer,

 

sans imper.

 

 

J’aime longer la rue tranquille

 

des petits quartiers,

 

m’arrêter humer les parfums

 

et les odeurs, admirer le travail

 

d’un créateur de mode...

 

 

 

Dévisager les files de pains

 

au chocolat et de brioches variées,

 

les magasins étroits de livres anciens,

 

de cinéma, de collections de bandes dessinées

 

ou de disques anciens.

 

 

Lundi 21 septembre 2009

05.02.2010

Irremplaçable

Pampita[1].jpg

 

 Pampita

 

 

 

Il fait encore beau,

 

l’air est doux,

 

les femmes sont majoritairement

 

belles, légères et souriantes.

 

 

Parfois les jeunes femmes,

 

travailleuses ou étudiantes

 

donnent l’impression

 

d’un ballet enchanté de légèretés.

 

 

Pourquoi les femmes sont-elles si belles ?

 

De plus en plus belles ?

 

C’est quand même un mystère !

 

 

Bien sûr ce n’est pas leur faute

 

si leurs attaches sont si fines,

 

leurs mains légères

 

comme des papillons

 

et leurs jambes plus soyeuses

 

que le satin le plus bronzé.

 

 

Pourquoi ces yeux étonnés,

 

ces regards qui nous transpercent

 

sans nous voir,

 

avant d’esquisser un sourire d’adieu ?

 

 

Pourquoi l’amour des femmes

 

est-il si indispensable, inoxydable

 

irremplaçable ?

Lundi 21 septembre 2009

Feu de glace

 

Feux de glace.JPG

 

 

Dans la nuit de mes jours,

 

quelque chose a bougé.

 

Un tremblement, un semblant d’éclat,

 

un feu de glace, l’aurore déjà ?

 

 

Que c’est triste une gare sans train,

 

alors je suis là sur le quai,

 

planté entre les poteaux,

 

content malgré tout de partager

 

l’incompréhension des autres voyageurs,

 

c’est l’amère douceur

 

d’un samedi après-midi.

 

 

De part et d’autre de la gare immobile,

 

la rue ne s’est pas arrêtée,

 

des voitures s’entassent,

 

une moto rugit,

 

un avion nous survole.

 

 

Il fait beau, il fait chaud.

 

Le haut-parleur grésille et annonce

 

que la circulation est totalement

 

interrompue sur l’axe

 

Saint Lazare – Ermont/Eaubonne.

 

 

C’est à Eaubonne que le poète habitait,

 

dans une grande maison bourgeoise,

 

légèrement décalée par rapport

 

à l’esprit du mouvement Surréaliste

 

si longtemps représenté par Eluard.

 

 

C’est décidé, je rentre.

 

J’ai faim, je vais marcher,

 

suivre les couloirs de la ville,

 

écouter le cœur des choses,

 

et puis,

 

et puis, peut être…

 

 

Sans date

31.01.2010

Trois

Juillet 2009 Deux frères.JPG

 

 

 

 

 

Marie Laurence

 

 

Qu’est-ce que l’amour ?

 

Se disait Hélène,

 

le regard fixement troublé,

 

par tant de beautés.

 

 

La symphonie ininterrompue

 

du cri guerrier des goélands argentés

 

se mélangeant au silence

 

écrasant des nuages.

 

 

Le flot était là

 

et puis il repartait

 

chassé par les cailloux

 

de tous âges qui émergeaient

 

et se redressaient paresseusement,

 

sous le ciel

 

qui n’en était pas un.

 

 

Une île qui était le paradis,

 

à moins que…

 

A moins.

 

 

Trois sœurs : Beatrix, Kate, Iris, Virginia.

 

Trois comtés : Devonshire, Kent, Sussex.

 

 

Claire

 

Sans date

C’était hier

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Soupe par William-Adolphe Bouguereau, en 1865 

 

 

 

 

8h17.

 

Hier soir, c’était hier.

 

 

Ce matin, répondu à Nina,

 

inconnue sympa,

 

elle recommande de tout lire.

 

 

Et puis, Jenny est revenue.

 

Jenny est là, et puis quelques sourires

 

qui rachètent beaucoup de jours amers.

 

 

Le sourire de mes étudiantes

 

est un vrai plus, un cadeau

 

que je ne mérite pas toujours,

 

alors encore merci.

 

 

Il fait encore beau,

 

la saison prolonge sa floraison,

 

je suis invité à Fontainebleau jeudi,

 

je ne sais pas encore si j’y vais,

 

yes or not ?

 

 

Un besoin d’exister,

 

le moment de rencontrer

 

des Instants d’Etre,

 

comme les appelait Virginia,

 

mon Etoile, mon Tout,

 

mon Aspiration.

 

Je t’aime plus que tout.

 

 

12h25.

 

Je compte les mois

 

qu’il me reste à travailler,

 

42 voire 45.

 

 

Mardi 29 septembre 2009

27.01.2010

Acidulée

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 Julia Kova

 

 

12h01.

 

 

On train, back to home.

 

Un coup de soleil

 

et un repos bienvenu

 

après un weekend éprouvant.

 

 

Une femme à pieds

 

en face de moi,

 

une femme-femme

 

avec une voix un peu plaintive,

 

genre belle, blonde et maigre.

 

 

Un peu obsessive, angoissée,

 

un peu acidulée, rousso-blonde,

 

de jolis pieds minces

 

avec une vraie peau de rousse,

 

délicate, ornée de subtiles rougeurs.

 

 

Et après ?

 

Yes, after…

 

 

Envie de son parfum,

 

trop loin,

 

sûrement quand elle se lèvera,

 

elle passera tout près et me frôlera.

 

 

Le frôlement, arme absolue

 

d’une littérature où les femmes sont

 

toute sensation – toute frémissante,

 

à la seule pensée d’une ombre

 

qui pourrait les regarder…

 

 

Femmes ravissantes, femmes légères,

 

vaporeuses, aériennes,

 

ont-elles existé ?

 

 

Je ne suis pas sûr,

 

peut être à dix ans,

 

à onze, c’est déjà trop tard,

 

déjà des femmes,

 

des êtres absolus.

 

 

Lundi 28 septembre 2009

Le grand désert

 

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 The Great Western Railway by William Turner

 

 

On train, at 16h29.

 

Elles m’abandonnent déjà,

elles sont descendues

à Bois-Colombes,

pour une autre vie,

un trajet différent.

 

Les pieds en action,

leurs jambes musclées,

prêtes à avaler

 

les bonheurs et les difficultés

 

d’un autre jour.

 

 

A Asnières, c’est le grand désert,

 

les voies s’élargissent,

 

les trains viennent de partout.

 

 

Mais tout est grandement calme,

 

comme moi d’ailleurs,

 

je me sens serein et fatigué,

 

une sorte de coton

 

où je me sens bien.

 

 

le blazer c’est très bien,

 

mais l’écharpe est de trop,

 

je vais marcher,

 

j’adore marcher.

 

 

Le Sacré Cœur, la Tour Eiffel,

 

je suis là, j’arrive,

 

c’est si bon de vivre.

 

Jeudi 24 septembre 2009

24.01.2010

Square Montholon

 

Sainte Catherine.jpg

 

 

13h20.

Assis devant la statue de J. Lorieux

« La Sainte Catherine » dédiée

à l’ouvrière parisienne.

 

Une rentrée bof.

Ma classe la plus difficile.

Au bout de deux heures et demie,

 

j’ai déjà mal à la gorge.

 

 

Quelques remarques douces-amères

 

de ma patronne qui n’a pas dû

 

digérer ma dernière demande d’augmentation…

 

 

Heureusement, ma divine était là

 

pour m’accompagner dès ce matin,

 

dans le train, et pendant mes cours,

 

et après et maintenant.

 

Je viens de recevoir une photo

 

sur mon portable, un bonheur total.

 

 

Une femme qui m’aime,

 

ça me fait un bien fou.

 

Elle m’aime sûrement trop,

 

ça lui passera bien assez vite.

 

 

Avec tout ça,

 

 je ne dors plus beaucoup

 

et je suis déjà fatigué.

 

 

Demain sera plus facile,

 

encore six heures de cours,

 

mais avec deux classes

 

beaucoup plus agréables.

 

Lundi 14 septembre 2009

22.01.2010

Exemple

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Aimee Mann 

 

 

 

15h58.

On train again.

 

Avant de partir en vacances

sur une île,

c’est plutôt bon signe.

 

 

Je trouve que les femmes

 

sont trop marrantes

 

avec leur folie d’une vie

 

qui leur résiste

 

et leurs envies débridées d’été,

 

leurs exigences démesurées…

 

 

Une belle invention assurément,

 

à consommer avec les yeux,

 

à distance respectable.

 

 

Heureusement que Virginia

 

plane au-dessus des envies féminines,

 

toute sa vie, elle a revendiqué

 

haut et fort le droit d’écrire et de vivre.

 

 

Elle l’a fait.

 

C’est just l’exemple à suivre.

 

 

La voie des mots.

 

« English words »

 

comme elle disait

 

de sa voix si pleine.

 

Jeudi 9 juillet 2009

Mer Celtique

 

Juillet 2009 Bréhat.JPG

Ile de Bréhat, Juillet 2009

 

 

 

15h55.

 

Back on train.

 

Ca y est, ça recommence

presque again ?

Non, just une dernière réunion

 

pour préparer la rentrée,

 

sur une nouvelle formation,

 

un truc qui me plait

 

car cela concerne mon ancien métier.

 

 

Tout est calme, apaisé,

 

sous le signe de l’eau.

 

 

Virginia me berce

 

de la lumière qui mène au phare

 

et les mots d’ici et de là

 

font une sarabande

 

entre les lacs suisses

 

et la mer Celtique

 

 

Jeudi 9 juillet 2009

17.01.2010

Umlaut

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Femme couchée dite La Femme au divan noir, en 1865, par Jean-Jacques Henner

 

 

 

12h57.

On train,

Marie, Hortense, Abigaïl,

c’est beau,

c’est magique.

 

 

Un prénom hébraïque

 

qui vient de la Bible.

 

Elle était la sœur

 

ou l’épouse de David.

 

 

Elle existe aussi,

 

en version civile,

 

Abigail,

 

sans Umlaut,

 

connue principalement

 

dans le monde anglo-saxon.

 

 

Une f.

 

Un été…

 

 

Mardi 16 juin 2009

Big love

 

keeley Hazell.jpg

 Keeley Hazell, que dire de plus ?

 

 

 

On train, 15h55.

Je suis plutôt en retard,

d’habitude j’arrive chez Gibert

vers seize heures.

 

 

Mais je suis allé retirer mon billet

 

pour partir te voir lundi,

 

curieuse impression,

 

Cécile m’a laissé tomber,

 

plus de nouvelle du Portugal,

 

elle a peut être rencontré

 

le big love…

 

 

Je suis enchanté de mes conversations

 

en anglais avec Dizzy,

 

je n’en reviens pas qu’elle ait une fille

 

et une petite fille,

 

elle qui a l’air si jeune, si mignonne,

 

comme une femme qui aurait gardé

 

une allure de jeune fille.

 

 

C’est sûr que je me débrouille mieux

 

à l’écrit qu’à l’oral.

 

Heureusement, elle est parfaitement bilingue

 

et peut être trilingue, car elle a l’air

 

de bien maîtriser l’italien.

 

 

C’est la vie,

 

avec ma Princesse Celte

 

qui est toujours aussi belle,

 

aussi rayonnante…

 

Samedi 30 mai 2009

26.12.2009

C’est sûr

 

My Sweet Rose by John William Waterhouse.jpg

My Sweet Rose by John William Waterhouse

 

 

 

9h20.

Un jour de grève ordinaire.

Arrivé avant 9 heures,

levé vingt minutes plus tôt,

 

pour prendre le train

 

avant mon train habituel

 

qui est supprimé.

 

 

Hier, très chaud

 

et puis cette nuit, l’orage.

 

Ce matin le temps est encore lourd,

 

je vais essayer de continuer mes plantations.

 

Il me reste un rosier à planter en terre

 

et puis des arbustes à transplanter

 

dans des pots plus grands :

 

olivier, laurier rose et oranger du Mexique.

 

Même la sauge médicinale est à l’étroit

 

dans sa jardinière.

 

 

Cécile est si marrante

 

avec ses réactions excessives,

 

parfois agressives

 

et parfois très tendre.

 

Elle va me manquer,

 

c’est sûr.

 

 

Mardi 26 mai 2009

Ondulations

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 Ralph Lauren, Défilé de Printemps

 

 

 

 

12h31.

Beau comme en été.

Les femmes sont déchaînées,

 

partout, des seins et des pieds,

 

des cuisses apparaissent,

 

des robes légères ondulent.

 

 

Les femmes sont passées à l’attaque,

 

quel spectacle dans les rues de Paris,

 

de la beauté qui move de partout,

 

un feu d’artifice de trottoirs,

 

où fusent les sandales et les nu-pieds.

 

 

Les femmes sont de plus en plus belles,

 

vive la France aux couleurs de l’été,

 

du ciel d’azur impur et de l’élégance

 

hypnotique des femmes

 

qui nous font l’honneur

 

de sublimer la vie.

 

 

Lundi 25 mai 2009

Femme intemporelle

Intemporelle.jpg

Jennifer Connelly

 

 

 

 

Vendredi 15 mai, 12h57.

On train for ever.

J’ai chaud,

 

J’ai froid.

 

 

Mardi 19 mai, 8h17.

On board.

 

Sous le charme de l’Americana

 

de Don DeLillo.

 

Et puis des femmes

 

et des rêves, partout.

 

 

Hier soir, ou plutôt cette nuit,

 

un songe éveillé,

 

encore plus beau qu’un conte de fée,

 

le sourire, le charme

 

et la beauté sensuelle

 

d’une femme étonnamment jeune

 

et irrésistiblement femme.

 

 

Un truc dingue, comme toujours,

 

comme la vie.

 

 

Structure d’acier chauffée par le temps,

 

à moins que ce ne soit la chaleur

 

dévorante de ton corps,

 

la divinité en toi,

 

femme intemporelle,

 

esprit immortel.

 

 

Mardi 19 mai 2009