04.07.2009
Sauvages

Laetitia Casta
On train.
Parmi les sauvages.
Deux garçons qui font plus de bruit
qu’un wagon et un couple
qui se vautre dans les ordures.
On a beau dire, j’ai du mal
à me faire à cette saleté ambiante
qui surenlaidit un paysage urbain
qui franchement n’a pas besoin de ça.
Aujourd’hui, tu m’as écrit que je t’amusais.
C’est le bouquet ! Comme si mon amour
pour toi avait quelque chose de comique.
Vu d’ici, je trouve que c’est plutôt tragique.
Bon ! Elles commencent à me fatiguer
les femmes, je crois que je vais me contenter
de ma Virginia, elle suffira amplement
à remplir ma vie.
Jeudi 5 mars 2009 – 13h26
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03.07.2009
Paradis hebdo

Joyce Carol Oates by Jerry Bauer
C’était samedi dernier,
le deuxième samedi de mai.
Comme d’habitude j’ai quitté la maison
le cœur joyeux. Il devait être 15h
l’heure de l’envol vers le ciel des livres,
le Chatelet, la Seine, Saint Michel
la place Saint Gibert.
Chanceux, j’ai trouvé plein d’occasions
figurant sur mes innombrables listes.
j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite
chez Stock, « Aux enfers » de Kathryn Davis
une écrivaine américaine très inventive
qui enseigne à l’Université Washington
de Saint Louis et qu’on présente parfois
comme une héritière (de plus) de ma Woolfette.
Une autre Américaine qui pour beaucoup
d’entre nous est la Best of the Best, c’est bien sûr
l’Immensissime Joyce Carol Oates
avec « La fille du fossoyeur » un de ses derniers
livres, paru en 2007 et édité en France en 2008
par Philippe Rey, mais elle a une telle production
que ses bibliographies sont rarement à jour.
et puis un troisième écrivain américain
un autre monstre sacré, William Faulkner.
« Domaine » publié en France par les éditions Gallimard,
l’année de sa disparition en 1962 dans la collection nrf,
est l’avant dernier roman écrit par le maître de New Albany
distingué en 1949 par le prix Nobel de littérature,
un homme qui avait la passion des femmes (normal, quoi !).
On revient en Angleterre avec une très grande dame
du roman policier, Ruth Rendell qui vient de publier
en France, un de ses romans les plus aboutis :
« Et l’eau devint sang » en février 2009,
aux Editions des Deux Terres.
Toujours en Angleterre, un écrivain mythique dont l’œuvre
considérable lui vaut aujourd’hui d’être reconnu comme
un des plus grands. Je n’ai pas trouvé « Sauvagerie »
son dernier roman traduit en français donc j’ai choisi :
« Que notre règne arrive » publié aux Editions Denoël,
en 2007.
Et pour finir, « Julius Winsome », le premier roman traduit
en français de Gerard Donovan, un écrivain irlandais qui
vit aux Etats-Unis. C’est un véritable hymne à l’amour et
à la nature, publié en février 2009 par les Editions du Seuil.
Dimanche 17 mai 2009 – 22h11
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London

Music Party, Petworth 1835, par William Turner
J’ai retrouvé dans mon carnet
sans spirale mais à carreaux
rouge et bleu, des adresses qui
me font rêver tout haut :
Citadines, South Kensington.
Park Plaza County Hall (London Eye).
Grosvenor Kensington Hotel.
Waverley House Hotel (Bloomsbury)
Que des hôtels dans les quartiers où
My Queen à moi, my Virginia habitait…
Plus près de chez nous (est-ce bien sûr ?)
j’étais également tenté par « Le Gerbot
d’Avoine » à Saint Quay Portrieux ou
le « Ker Izel » à Saint Brieuc.
J’avais trouvée la chambre,
il me manquait just le double…
Mercredi 4 mars 2009 – 14h22
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Cas isolés

Amy avec Kelly Osbourne
On the same train.
Il faut dire aussi que je n’ai pas
une grande motivation,
personne à qui plaire.
J’abandonne le site de rencontres
qui m’a seulement permis
de visiter quelques expos
ou de faire des déjeuners sympas.
Pour le reste…
… C’est le grand désert.
Et puis les femmes,
c’est bien de loin,
mais dès qu’elles s’approchent
et qu’elles commencent à parler,
à parler…
C’est vrai qu’une fois enlevées
les bourgeoises prétentieuses
et les fonctionnaires ennuyeuses,
il ne reste plus grand monde :
quelques artistes légèrement
frapadingues, quelques cas isolés…
Je ne me sens aucun avenir comme
dompteur de curiosités.
Jeudi 26 février 2009 – 13h29
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Un autre Samedi

Desiring women
C’était samedi dernier,
le premier samedi de mai.
Comme dab’ j’ai marché tout droit,
le train et tout jusqu’à Saint Lazare,
la place du Chatelet, la Seine et la place
Saint Michel qu’un jour on pourra appeler
la place Saint Gibert.
Décidé à ne faire que des emplettes légères,
j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite
chez Stock, deux écrivaines anglaises,
des copines de ma Woolfette :
« Escales sans nom » un court roman de Vita
Sackville-West, publié en France en 1962
et réédité en 1987 ;
et puis le « Cahier de notes » qui est une sorte
de journal tenu par Katherine Mansfield et publié
par son mari, en 1938, quinze ans après sa
disparition. Il paraitra en France en 1944
et sera réédité en 1986 ;
Ensuite toujours dans la même collection rose,
encore une auteure mais cette fois-ci, américaine,
c’est : « Reflets dans un œil d’or » de la grandissime
Carson McCullers. Ce roman, publié en France
en 1945, sera réédité en 2001.
Après Stock, on entre chez Actes Sud avec
« La réserve » de l’Américain Russel Banks,
publiée en France, en 2008.
On reste aux Etats Unis avec une très grande dame,
Paula Fox qui a publié « Parure d’emprunt » en 2008
aux Editions Joëlle Losfeld.
Après, cette escapade Atlantique, je reviens
à mes moutons anglais avec « Le jardin de ciment »
de l’immense Ian McEwan, dont je viens de lire
deux chefs d’œuvre (Expiation et Sur la plage de Chesil)
donc, pourquoi pas trois ?
Il s’agit d’une réédition, en 2008, de la traduction de 1978,
dans la très belle collection Signatures chez Points.
Ensuite, je me suis fait un petit plaisir avec un commentaire
de Mrs Dalloway, par Catherine Bernard, publié en 2006,
dans la collection Foliothèque, chez Folio.
Il s’agit en fait d’un essai, suivi d’un dossier complet
réalisés par Catherine Bernard qui est une spécialiste
Woolfinienne, qui a notamment traduit « Journal d’un écrivain ».
Enfin pour finir, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur un livre
rare que je désespérais de trouver un jour, il s’agit de
« Mademoiselle Christina » de l’écrivain magique
et roumain, Mircea Eliade. C’est un roman que j’ai entendu
dire par Jean Topaze, il y a très longtemps sur France Culture,
un moment et des mots inoubliables.
Le roman publié par les remarquables Editions de l’Herne,
en 1978, n’a pas dû être réédité depuis, ce qui est
tout à fait incredible pour une œuvre aussi importante.
Jeudi 7 mai 2009 – 22h47
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Goinfre

Luikse Wafel
On train.
Encore une semaine qui s’en va
et un mois qui finit.
Le froid est revenu
mais c’est pour mieux repartir.
Mon régime marche bien.
J’ai perdu deux kilos
en deux semaines.
C’est vrai que les premiers
sont les plus faciles à perdre.
Bon, je suis content
car cette fois, j’ai eu beaucoup
de mal à m’y mettre.
Il faut dire que ces temps ci
j’étais du genre goinfre obsessionnel,
j’avais tout le temps faim,
comme la chatte
qui devient à moitié tapée…
Jeudi 26 février 2009 – 13h25
15:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Gris passé

Denise Milani : Enfin du soleil
Le temps est gris, humide,
ma belle lumière de printemps
a reculé devant un soubresaut
de l’hiver, mais c’est
pour mieux sauter,
pour revenir encore plus fort
dans nos cœurs incertains.
Des trains à l’arrêt,
une bande de quatre,
endormis, j’ai l’impression.
J’ai entendu le président de la Sorbonne
qui m’a fait l’effet d’un pauvre con.
Comment un individu qui a une vie entière
de fonctionnaire, derrière lui,
peut comprendre quelque chose
au monde d’aujourd’hui ?
Impossible.
Mercredi 18 février 2009 – 14h49
13:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.06.2009
Lointain

Ombres
On the platform.
Le train est parti,
en direction du lointain.
Je reste sur le quai, seul
avec le soleil et le ciel bleu.
C’est comme si le printemps
ne s’était jamais arrêté.
Les avions uniformément blancs
se croisent dans le bleu du ciel,
promeneurs éclatants.
Les ombres sont nettes et tranchantes
sur le bitume gris fatigué
de l’embarcadère déserté.
Derrière moi,
une bête à ailes.
Je reconnais le discours de la pie
avec ses enfants.
Pour une fois,
son cri n’est pas agressif.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h15
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paradis for ever

Sophie Ellis-Bextor
Une belle journée,
avec de bonnes nouvelles
de mes deux employeurs
au Paradis…
Des soucis d’horaires en moins,
des cours en plus, que demande
le peuple ? Du pain et des jeux !
Tiens en parlant de pain, l’autre jour,
j’ai mangé un cheeseburger de Quick,
le pain a toujours un gout de carton…
Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure
maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.
Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,
pour la première fois, ta voix de Reine,
je confirme que dans la famille des femmes,
tu es une Reine, beauté altière
qui règne sur l’infini.
Comme j’étais en forme et que je cherchais
un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.
Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise
par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :
L’Immensissime Joyce Carol Oates,
avec « Double Diabolique » publié sous son
pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000
et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.
et puis une autre très grande dame, l’Anglaise
Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil
de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »
paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions
Calmann-Lévy, en 2007.
Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis
pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,
j’ai trouvé au relais de la gare « Lettre d’une inconnue »
de Stefan Zweig, dans la très belle collection
La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.
Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa
« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier
Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,
en mars 2009.
Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,
un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,
un recueil d’articles édité par Perrin, en 2006.
Quoi d’autre ?
Je vous aime.
mardi 16 juin 2009 – 23h58
09:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La crise

Lapin et ours de Bruges
Prendre le train et écrire,
quoi de plus naturel, en somme ?
Le froid et le soleil.
Une belle journée qui s’annonce.
Pas trop le moral, en ce moment.
Est-ce la crise, docteur ?
Yes, la crise des Celtes,
avec la Reine qui s’éloigne
de plus en plus.
Confronté à la lourdeur
d’une procédure
qui met la vie en équations.
Tout ça pour préparer le vide
de demain, avec uniquement
des problèmes et des manques.
Manque d’enthousiasme.
Yes, indeed.
Mardi 17 mars 2009 – 8h17
07:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Reality show

Denise Milani
On Tchou-tchou train.
Tract.
Après l’économie réelle,
la grève réelle ?
Et la connerie réelle, non ?
Ce qui est bien avec la crise,
c’est que plus personne
ne comprend rien (ça ne change
pas beaucoup) mais aujourd’hui,
nos élites médiatiques ne font
même plus semblant de comprendre.
Donc dans nos médias qui atteignent
le pire degré de la stupidité,
tout le monde se déchaîne, c’est à qui
sortira la plus invraisemblable énormité.
Alors que tous ces simplets bavards
oublient (ou ignorent) que creuser
les déficits aujourd’hui, c’est creuser
la tombe de l’économie de demain.
Vive les corporatismes !
Lundi 16 mars 2009 – 8h17
01:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2009
Chaussures cirées

Vision de Bruges
On train again
En route pour de nouvelles aventures.
Les chaussures cirées,
le pantalon trop grand,
le pull neuf trop serré,
le cou découvert,
je suis sûr que je vais
attraper mal à la gorge.
Tout ça pour un rendez-vous
indéfinissable avec une femme
qui a just une tête marrante.
Ma récompense après,
sera d’aller me promener seul,
la tête dans les nuages.
Je survolerai la Seine,
atterrirai sur un quai ou l’autre
et puis je picorerai quelques images
chez les bouquinistes,
avant de finir chez Gibert,
mon vrai rendez-vous de la journée,
avec les livres.
Mercredi 18 février 2009 – 14h42
21:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.06.2009
Samedi dernier
Fragment
C’était samedi dernier,
le dernier samedi d’avril.
Comme dab’ je suis sorti de chez moi,
j’ai marché tout droit, jusqu’à la gare.
Il faisait beau, mi-froid.
J’étais équipé avec le coupe-vent
et le carnet pour écrire dans le train.
Gare, quai, banc, soleil et vent,
quelques lignes, le carnet ouvert,
le train arrive, repart, voyage, s’arrête
et repart en douceur, jusqu’à Saint Lazare.
Ligne 14, Chatelet, couloirs, escaliers, couloirs,
ruban d’acier, couloirs escaliers.
La place du Chatelet, le Zimmer, le théâtre,
le pont, le Palais de justice, encore un pont,
la place Saint Michel, le kiosque à journaux,
et on plonge sur la gauche, chez Gibert.
Bien sûr quand on est là, obligé de faire
affaire, de flairer l’odeur des livres qui
parlent et qui m’appellent, les acheter,
c’est comme les délivrer, une bonne action,
Anne comprendra, les autres me pardonneront.
donc, j’ai ramené quelques orphelins :
« Gloire » de Daniel Kehlmann, un roman
en neuf histoires, traduit de l’allemand par
Juliette Aubert, publié par Actes Sud en 2009.
Ensuite « Demain », édité par Gallimard en 2008
est le neuvième roman de Graham Swift,
un écrivain anglais qui truste les récompenses
littéraires les plus prestigieuses.
« Ceux qui ne dormaient pas » est le journal
de la période 1944 -1946 de Jacqueline
Mesnil-Amar, réédité en 2009 par Stock,
c’est l’inoubliable récit d’une séparation.
Roman d’une époque moins sombre :
« Sorbonne Confidential » a été publié par Fayard,
en 2007. C’est le récit ubuesque de l’apprentissage
en France de la langue anglaise, par la Française
d’origine américaine, Laurel Zuckerman qui d’ailleurs
écrit toujours en anglais
Un autre livre traduit de l’américain, c’est :
« Autres électricités » par Ander Monson.
Un livre original, noir et sophistiqué qui fait l’objet
d’une édition très soignée par Le Cherche Midi, en 2009.
Et puis après, l’Espagnole Almudena Grandes
qui d’après Mario Vargas Llosa est un des plus grands
écrivains de notre temps. « Le Cœur glacé » son dernier
chef d’œuvre, publié en 2008, en France, par les éditions
Jean Claude Lattès lui a demandé plus de quatre années
de travail et de recherches.
Enfin un livre rare, une monographie ancienne
consacrée à Gustave Moreau, dans la collection
« L’art de notre temps » éditée par La Librairie Centrale
des Beaux-arts. La préface est de Léon Deshairs
et les 48 magnifiques planches hors texte sont accompagnées
d’autant de notices rédigées par Jean Laran.
Dimanche 3 mai 2009 – 0h34
07:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.06.2009
Le reader digeste

Défilé Ralph Lauren, collection Printemps-Eté
L’autre jour, j’étais content.
Amoureux sûrement et puis
le soleil, le ciel bleu et tout.
Je passe devant chez
mon soldeur-libraire.
Machinalement, je m’arrête,
regarde dans les casiers,
aperçois quelques nouveautés.
Machinalement, je prends trois livres,
intéressants, anglo-saxons, pas chers.
A la caisse, le patron me fait remarquer
que pour un euro de plus, je peux en prendre
encore deux…
Je ne suis pas contrariant, vous me connaissez.
donc je suis encore rentré, chargé, du boulot,
j’ai ramené avec moi :
Le tome 2 des « Chroniques de San Francisco »
d’Armistead Maupin, le surdoué américain.
C’est un très beau gros livre de 873 pages,
publié par les Editions de l’Olivier en 2006.
Ensuite deux Américaines :
Kathryn Davis, avec « A la lisière du monde »
son sixième roman paru en 2007, en France,
dans la très belle collection La Cosmopolite,
chez Stock.
Kaye Gibbons est née en Caroline du Nord en 1960,
elle a déjà écrit une dizaine de romans.
Elle vit à Raleigh avec son mari et leurs cinq enfants.
« La vie qui m’entoure par Ellen Foster » fait l’objet
d’une édition soignée par Christian Bourgois, en 2006.
Et puis après, une grande de la littérature anglaise :
Elisabeth Taylor avec « Une partie de cache-cache »
un roman de 1951 qui a attendu 1996 pour sa publication
en France aux éditions Rivages.
Enfin Margaret Atwood, la Canadienne
qui vient de s’illustrer avec « La femme comestible »
avait publié « Lady Oracle » en 1976 à Montréal.
La très belle édition française chez Autrement
date de 1997 et est illustrée par le célèbre tableau de
William Strang, « Femme au chapeau rouge » qui me
fait furieusement penser à Vita Sackville-West.
Samedi 25 avril 2009 – 23h43
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10.06.2009
Toujours des books
Un jour à Londres
Ecrire si tôt le matin,
la tête dans les livres,
les pieds dans les nuages,
c’est plutôt agréable.
Après les Puces, je me suis
tourné vers Internet pour
me procurer quelques friandises,
des livres neufs vendus à l’état
d’occasions (comme chez Gib-Gib).
« Les Rêves Barbares du Professeur Collie »
le 2ème roman de Laurel Zuckerman, une
talentueuse et caustique écrivaine américaine
qui semble bien connaitre la France.
Ensuite une autre femme (toujours des femmes :
c’est bien la vie, il y a des femmes partout…)
Une Chicagolienne, Deborah Eisenberg
qui comme Paula Fox et Alice Munro excelle
dans l’art de la nouvelle. Son dernier recueil :
« Le crépuscule des superhéros » vient d’être
joliment publié par les Editions de l’Olivier.
Et puis un essai « Bisexualité et littérature »
écrit par Frédéric Monneyron, Autour de
D. H. Lawrence et Virginia Woolf.
Le parallèle entre mes deux monstres préférés
de la littérature anglaise me semble un sujet d’étude
plutôt prometteur.
Rapidement, pour parler du plaisir infini des livres,
je viens de lire deux œuvres magistrales :
« La saison des pluies » un roman très puissant
de Graham Greene, publié pour la première fois en 1960
et le prodigieux « Sur la plage de Chesil »
de Ian McEwan, publié en 2007, en Angleterre.
Par contre, et pour rester dans la littérature anglaise,
vous pouvez vous abstenir de lire « La compagnie
des loups » d’Angela Carter, c’est décevant, sans plus.
Virginia, je t’aime.
Yes,
la folie, c’est la vie.
Jeudi 23 avril 2009 – 10h41
19:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.06.2009
Un jour de pluie

Diane Lane
Un nouveau départ ?
Un jour de pluie
après une nuit de neige.
La Reine des Celtes
en vadrouille à La Rochelle.
Et puis toi qui es là,
avec ton sourire timide
mais décidé.
Tu me tends la main.
J’adore ta douceur
et la tendresse que tu me révèles
un peu plus chaque jour.
Yes, il me reste du temps
avant de te rencontrer,
le temps de parfaire ma ligne
qui en a grand besoin.
Tu es le soleil de mes journées.
Je pense à toi.
Vendredi 13 février 2009 – 8h18
13:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.06.2009
The common lecteur

Virginia Woolf by Gisèle Freund
Un reader qui lit,
quoi de plus banal
ma chère Watsone.
J’avais commencé un texte
pour Béatrice et puis elle m’a
négligé, alors j’ai laissé tomber.
ça commençait comme ça :
C’est une femme.
Elle marche, elle part, elle revient.
De loin, je me dis qu’elle est pressée.
J’attends mon café. Le soleil et la foule.
J’ai presque faim.
Nous sommes peu nombreux à la Terrasse
de l’hôtel restaurant du Débarcadère.
En avril, la Bretagne est calme, surtout ici,
à Languenec. C’est simple, il n’y a rien.
Le vent, la houle et des moutons blancs,
la mer commence à se former, on doit être en
attente d’une grande marée…
Pour revenir à des valeurs plus sûres,
je vais parler des mes derniers amis
ramenés des puces de Saint Ouen.
« Le message à la planète » est ma connaissance
le dernier ouvrage publié par Iris Murdoch, en 1989.
J’ai trouvé l’édition publié par la nrf en 1992,
qui est un gros pavé de près de 700 pages (pour 7 €).
Ensuite, j’ai eu de la chance, car si je n’ai pas trouvée
d’œuvre Woolfinienne, j’ai quand même déniché
dans le rayon histoire une jolie édition de « La reine Victoria »
qui est le grand roman historique de Lytton Strachey,
le seul homme (avec Keynes peut être) qui éblouissait
Virginia de son génial talent.
C’est une belle édition de 1952 de la Bibliothèque historique
des éditions Payot. Les pages sont naturellement jaunies,
mais les huit gravures hors texte, sont remarquables.
Lytton Strachey voulait l’épouser.
Je suis fou d’elle.
Virginia mérite qu’on vive pour elle.
Samedi 18 avril 2009 – 23h25
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01.06.2009
Other books

Diane Lane
Une vie emplie de livres,
c’est comme l’écriture d’une vie
C’est franchement beau.
Il y a une nouvelle Diva dans ma vie.
Après Ava Gardner, Jennifer Connelly
et Penelope Cruz, je suis tombé raide
dingue de Diane Lane, pour la transcendance
de sa féminité et pour ses pieds, peut être
les plus beaux d’Hollywood…
Pour revenir à mes Puces de l’autre jour,
j’avais ramenés d’autres trésors :
« Marya » de Joyce Carol Oates, dans la belle
édition rose de 1988 du Nouveau Cabinet
Cosmopolite, chez Stock. Le titre original
« Marya : a life » est plus explicite car pour
la première fois la romancière la plus célèbre
des Etats-Unis parle d’elle.
La traduction d’Anne Rabinovitch qui est également
une grande spécialiste de Virginia Woolf,
est comme d’habitude un régal.
J’ai également eu la chance de trouver une très belle
réédition par la nrf de la traduction de 1954
du « Crépuscule sur l’Italie » un recueil d’essais
écrits par D. H. Lawrence sur le thème de la
transformation de l’Italie, de l’harmonie
du classicisme à l’avènement du machinisme
et de l’égalitarisme. Pour moi, tout ce qu’écrit
Lawrence, c’est comme du miel pour le cerveau…
Et puis un très joli bouquin, d’un format un peu
curieux, un peu carré, avec un superbe dessin
ornant la couverture de « Mrs Moggs va voir la
mer et autres contes de la colline de Madder»
de Theodore Francis Powys, le frère du célèbre
John Cowper Powys, peut être encore plus déjanté !
Ces contes publiés en 1923 en Angleterre ont attendus
jusqu’en 1990 pour être traduits en français et édités
par Hatier dans la très belle collection Terre Etrangère.
Demain sera bien,
aujourd’hui est mieux…
Mercredi 15 avril 2009 – 23h26
02:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.05.2009
Books and other pieces

The Shrine by John William Waterhouse
Hier, un jour d’Avril.
Pâques, j’ai oublié les chocolats.
C’était un beau dimanche de printemps.
Avec Oriane nous sommes partis,
la traversée de la banlieue Nord Ouest,
en bus, c’est exotique. C’était l’heure
des marchés, une chose très sérieuse.
Arrivés aux Puces de Saint Ouen,
nous avons eu l’intuition de la chance.
Droit sur le marché des Rosiers,
après juste une hésitation,
une demande de précision,
nous avons retrouvé la grande Librairie.
Nous sommes repartis chargés.
Bien sûr il n’y avait plus aucun livre
de la Woolfette car j’avais tout pris
la dernière fois, mais quand même,
j’ai trouvé mon bonheur :
« Essais, discours et lettres ouvertes »
ce sont les derniers textes écrits par
William Faulkner, entre 1950 et 1960.
Ce recueil publié par la Random House
en 1965 a été édité par Gallimard en 1969.
J’ai également trouvées deux éditions
intéressantes de Georges Simenon,
« Le coup de lune » un de ses premiers
romans qui parut pour la première fois
en 1933, dans une très belle édition
de 1955 du Club Français du Livre,
préfacée par Gilbert Sigaux.
Et puis « Feux rouges » un grand roman
de la période américaine de Simenon,
édité en 1955 et réédité en 2004 par les
Presses de la Cité avec la très belle
couverture de l’édition originale.
Le bonheur à portée des yeux…
Lundi 13 avril 2009 – 10h49
00:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.05.2009
Partis

Diane Lane
On train.
Partis, à travers
vent, tempête et bourrasques.
Drôle comme je pense à toi,
à tes petits pieds de fée.
Drôle comme tu es là,
même si tu t’en défends.
Tu es quand même là,
pour moi.
Mardi 10 février 2009 – 8h18
01:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.05.2009
Why ? Why not ?

Thisbe (1909) by John William Waterhouse
On train, at San Lazaro Station.
J’ai faim. Ecrire, dit-il !
Why ? Why not ?
Pour qui ? Pour elles ?
Pour toi ?
Vendredi, le soleil annonçait
le souffle du printemps,
Samedi était couvert de neige.
Dimanche réchauffé de soleil
et de bleus gris lumineux.
Aujourd’hui, le froid revient
avec la tempête, sur l’Ouest,
mais j’habite l’Ouest de Paris.
Le vieux teuf-teuf basique,
sans étage, grince comme
un chien asthmatique.
Il se balance d’un boggie
sur l’autre, même à l’arrêt.
Parfois, un grand soupir aigu,
plaintif, un chien fatigué.
La porte est fermée,
encore des gémissements grincés
et des bruits comme des portes
qui claquent.
Nous sommes partis,
quelle aventure !
Pas beaucoup dormi,
j’irai bien me coucher,
là-bas, dans tes bras.
J’aime trop quand tu es jalouse,
comme un hommage.
Lundi 9 février 2009 – 13h06
01:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.05.2009
Bonne nouvelle

Entendu Sarko hier soir,
de bonnes idées et de belles paroles,
mais comme d’habitude,
l’action est reportée à plus tard.
La bonne nouvelle de la journée,
c’était toi, bien sûr.
Tes mots emplis de douceur,
ton attente, tes yeux concentrés sur l’écran
et tes jolies mains qui dessinent
le début d’arabesques nouvelles.
Je me tue à le dire depuis quelques jours,
mais le printemps est presque là.
Hier soir, quand je rentrais à la maison,
le ciel ne trompait pas,
malgré le jour qui déclinait,
il y avait une sorte de béatitude
parmi les nuages,
une intensité lumineuse,
imparablement printanière.
Yes, it is.
Pour une fois que je trouve une femme
sincère et non pas une qui ment comme
elle respire, c’est toujours étonnant
la rectitude et la simplicité de la vérité,
cela donne comme une impression de fragilité.
Le besoin de douceur, ça c’est une grande chose,
un vrai manque spirituel, le truc qui fait qu’on
tend les bras, qu’on cherche avec les yeux
celle qui déjà nous enveloppe de son inimitable
tendresse de femme.
Really incomparable.
Vendredi 6 février 2009 – 8h16
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2009
Exigences

La Venus d'Urbino par Le Titien en 1538
On board, at 13h25.
Le train, la pluie,
le ciel qui s’éclaire.
J’aperçois l’ombre du printemps.
Ce n’est pas l’heure, je sais,
mais le principal est d’y croire.
Bon,
beaucoup de travail en ce moment,
c’est bien,
pendant que la Reine
des Celtes s’éloigne,
cela me lave la tête.
Les sapins sont grands,
le long des voies,
à la gare d’Asnières.
Ce sont des thuyas, mais quand même
cela a un petit air de forêt noire,
le pays de là-bas,
où règne une Française
au nom Scandinave.
La mer, la Seine se baigne,
couleur de fin d’hiver,
un vent qui tourne au gris.
Des immeubles et des trains.
Beaucoup de bleus, quelques rouges
et des verts qui vont plus loin,
jusqu’à la mer, en Normandie.
Dans ma boite à lettres,
beaucoup de messages sans réponse,
des mammifères supérieurs femelles
qui attendent sans attendre.
Derrière la douceur des mots
se cachent de terribles exigences.
Il n’y a pas à dire,
elles sont trop femmes
ces femmes-là.
Une seule rayonne,
pourvu que ça dure !
Jeudi 5 février 2009
01:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.05.2009
Gabriella

Gabriella Cilmi, c’est le sourire entre les mots.
Un coup de soleil italien qui s’est posé en Australie.
Une voix aussi chaude et aussi puissante,
c’est du miel à sentiments.
Je ne me lasse pas d’écouter Sweet about me,
Nothing sweet about me,
qu’elle a enregistré à 17 ans et qui est sorti
il y a tout juste un an, en Australie et en Angleterre
où elle habite maintenant.
Une voix pour le blues comme quand elle chante
« Sit in the blues »
The way I feel
And what I know
Cause I can’t explain
What’s going down
…
What I can’t let go.
Une voix,
un rayon de soleil.
C’est quoi le bonheur ?
Mardi 3 mars 2009
07:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2009
C’était hier
Poucette
On train.
Je vais t’écrire, c’est sûr.
Un truc du genre :
Surpris de recevoir un message de toi,
je croyais que tu étais restée bloquée
sur une planète lointaine,
sans possibilité d’envoyer
un signe de vie, par internet
ou par téléphone, une barrière
terrible t’empêchait même
de répondre à mes SMS.
J’ai du mal à comprendre ton attitude.
J’ai beau être habitué
à la dureté des femmes,
je me suis retrouvé devant un grand
point d’interrogation.
La seule explication à l’absolu silence
est que tu as passé ces quatre jours
avec un homme dont tu es amoureuse.
Dans ces situations là,
les femmes oublient tout.
Certaines arrivent même
à oublier leurs enfants,
alors une vague connaissance Internetaire,
tu penses, quelle importance !
Enfin, ce n’est pas grave,
juste des rêves égarés
et des pensées perdues.
Le principal c’est que tu aies
bien profité de ces journées poitevines
où tu as côtoyé les sommets de la félicité.
La chatte me regarde.
Elle connaît le mystère
de l’insondable profondeur
de l’âme féminine.
Mais, rassure-toi,
elle ne dira rien.
Pensées en pointillés.
Mercredi 4 février 2009 - 13h55
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note