07.11.2009
Echappée

Les pieds de Jessica Alba
Un train ça va,
deux trains bonjour la…
Aujourd’hui le soleil est là.
Tu es loin de moi.
J’imagine tes pieds
et leur chaude douceur.
J’attends ta main,
sur le rebord de la fenêtre,
j’attends ta voix
dans ma voix,
je cherche ton regard,
tu me manques si fort.
Le soleil arrive.
Le ciel est bleu dans tes yeux,
infiniment, éperdument
désireux de toi,
du bonheur que tu me donnes.
Etre heureux, c’est quoi ?
Te connaître ?
T’attendre ?
J’ai des envies
de m’échapper avec toi.
Vendredi 24 avril 2009
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Souris agile

Penelope Cruz
13h37
C’est bizarre comme ça change la vie
d’être amoureux, de recommencer à espérer,
de regarder le ciel bleu dans les yeux,
de chantonner sans faire semblant,
encore plus faux que d’habitude,
d’être ému par les mots, les signes
d’une femme qui pense à moi,
qui me donne de la tendresse.
Je dois dire que ça me change,
cette impression de chaleur,
de douce fébrilité comme un moteur
de course, au ralenti
qui n’attend qu’une impulsion.
Je me laisse bercer par tes paroles
de douceur, ta féminité bien présente
qui est comme une caresse.
J’ai envie de te voir,
tu as envie de me faire attendre.
Un jeu avec une souris agile
et un rat pataud ?
Plutôt un chien aimant bêtement
et une chatte qui surveille
qui tire les ficelles des esprits,
qui contrôle les cœurs.
C’est quand le bonheur ?
J’embrasse tes pieds de fée,
j’embrasse ta douceur.
Jeudi 23 avril 2009
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Danseuses

Diane Lane
On train at 16 past 8.
Tout baigne, soleil, mer,
danseuses, stars de mes rêves,
dauphins aquatiquement délirants.
Why not ?
Why ne pas prendre la vie du bon côté ?
Plus je rencontre de prétendantes,
plus je me sens bien seul.
C’est quand même terrible,
mais qu’est-ce qu’elles sont chiantes !
Aujourd’hui, je n’avais pas envie
de me lever, pas envie d’aller travailler !
C’est rare. D’habitude je suis content,
mais là, j’ai envie de tourner la page,
de recommencer une autre année,
avec d’autres visages, d’autres envies,
un nouveau cours à préparer,
beaucoup d’autres à alléger,
à simplifier, à élaguer.
Aujourd’hui le soleil est au rendez-vous.
C’est déjà bien, c’est déjà ça.
Hier soir j’ai commencé « Sur la plage
de Chesil » de Ian McEwan, c’est vraiment bien,
c’est vraiment un grand écrivain,
ça coule lentement dans le sang,
les mots irriguant simultanément
le cœur et le cerveau,
que demander de plus ?
What else ?
Yes, what else pour la vie ?
Just un sourire,
peut-être, oui.
C’est just un sourire qui me manque,
avec des pieds, bien sûr !
Lundi 20 avril 2009
Deux ans

Sophie Ellis Bextor
8h16. On der (das ?) Tofo-tofo.
Soleil, femmes, pieds et tout.
Il manque juste la mer,
avec quelques rochers ensablés,
une sirène échouée,
le grain de la peau mouillée.
Que faut-il de plus ?
Nothing my dear.
Les femmes lisent, appliquées
comme des petites filles.
A part quelques panthères en rut,
généralement nos consœurs bipèdes
sont calmes de bon matin,
leur téléphonofolie n’a pas encore commencé,
une drôle de maladie.
On entre dans la dernière ligne droite,
on entame la tournée d’adieux.
Aujourd’hui dernier cours de l’année
avec mes étudiants en Immobilier,
la semaine prochaine ce sera
le dernier cours des 2ème années
avant leurs épreuves et puis après
elles disparaitront, c’est triste
mais en même temps c’est toujours
une autre expérience qui démarre,
une étape pour voir autre chose.
Deux ans, c’est long
et c’est court.
Jeudi 16 avril 2009
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Envie

8h16. On train.
Un coup de mamelle
for the road,
ça c’est la vie.
Le soleil est là,
tout baigne.
J’ai envie de ta douceur,
je crois que j’ai envie de toi,
tout court.
On verra. On verra.
Le printemps est là.
Tout est OK.
Les femmes sont belles.
Elles hésitent à ranger leurs bottes.
Elles sortent les seins,
avant les pieds.
Vendredi 10 avril 2009
10:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Umlaut

Femme couchée dite La Femme au divan noir, en 1865, par Jean-Jacques Henner
12h57.
On train,
Marie, Hortense, Abigaïl,
c’est beau,
c’est magique.
Un prénom hébraïque
qui vient de la Bible.
Elle était la sœur
ou l’épouse de David.
Elle existe aussi,
en version civile,
Abigail,
sans Umlaut,
connue principalement
dans le monde anglo-saxon.
Une f.
Un été…
Mardi 16 juin 2009
02:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2009
Big love

Keeley Hazell, que dire de plus ?
On train, 15h55.
Je suis plutôt en retard,
d’habitude j’arrive chez Gibert
vers seize heures.
Mais je suis allé retirer mon billet
pour partir te voir lundi,
curieuse impression,
Cécile m’a laissé tomber,
plus de nouvelle du Portugal,
elle a peut être rencontré
le big love…
Je suis enchanté de mes conversations
en anglais avec Dizzy,
je n’en reviens pas qu’elle ait une fille
et une petite fille,
elle qui a l’air si jeune, si mignonne,
comme une femme qui aurait gardé
une allure de jeune fille.
C’est sûr que je me débrouille mieux
à l’écrit qu’à l’oral.
Heureusement, elle est parfaitement bilingue
et peut être trilingue, car elle a l’air
de bien maîtriser l’italien.
C’est la vie,
avec ma Princesse Celte
qui est toujours aussi belle,
aussi rayonnante…
Samedi 30 mai 2009
23:59 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
C’est sûr

My Sweet Rose by John William Waterhouse
9h20.
Un jour de grève ordinaire.
Arrivé avant 9 heures,
levé vingt minutes plus tôt,
pour prendre le train
avant mon train habituel
qui est supprimé.
Hier, très chaud
et puis cette nuit, l’orage.
Ce matin le temps est encore lourd,
je vais essayer de continuer mes plantations.
Il me reste un rosier à planter en terre
et puis des arbustes à transplanter
dans des pots plus grands :
olivier, laurier rose et oranger du Mexique.
Même la sauge médicinale est à l’étroit
dans sa jardinière.
Cécile est si marrante
avec ses réactions excessives,
parfois agressives
et parfois très tendre.
Elle va me manquer,
c’est sûr.
Mardi 26 mai 2009
13:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ondulations

Ralph Lauren, Défilé de Printemps
12h31.
Beau comme en été.
Les femmes sont déchaînées,
partout, des seins et des pieds,
des cuisses apparaissent,
des robes légères ondulent.
Les femmes sont passées à l’attaque,
quel spectacle dans les rues de Paris,
de la beauté qui move de partout,
un feu d’artifice de trottoirs,
où fusent les sandales et les nu-pieds.
Les femmes sont de plus en plus belles,
vive la France aux couleurs de l’été,
du ciel d’azur impur et de l’élégance
hypnotique des femmes
qui nous font l’honneur
de sublimer la vie.
Lundi 25 mai 2009
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Femme intemporelle

Jennifer Connelly
Vendredi 15 mai, 12h57.
On train for ever.
J’ai chaud,
J’ai froid.
Mardi 19 mai, 8h17.
On board.
Sous le charme de l’Americana
de Don DeLillo.
Et puis des femmes
et des rêves, partout.
Hier soir, ou plutôt cette nuit,
un songe éveillé,
encore plus beau qu’un conte de fée,
le sourire, le charme
et la beauté sensuelle
d’une femme étonnamment jeune
et irrésistiblement femme.
Un truc dingue, comme toujours,
comme la vie.
Structure d’acier chauffée par le temps,
à moins que ce ne soit la chaleur
dévorante de ton corps,
la divinité en toi,
femme intemporelle,
esprit immortel.
Mardi 19 mai 2009
09:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Adorateur

Gong Li
15h30.
On train again.
Soleil caché.
Quelques grains de pluie, épars.
Je pars en pèlerinage hebdomadaire
chez Saint Gibert.
Le train traîne, tout baigne.
Ce cochon bleu là,
roule et tangue,
comme un navire de haute mer,
paré à virer, à partir, à aimer,
prêt à vivre.
Comment même,
le questionnement est la vie,
donc je me demande,
au moi-même qui habite là-dedans,
pourquoi j’aime autant
et désespérément, les femmes,
alors que je sais pertinemment
qu’elles sont des emmerdeuses finies,
comme des cauchemars
sur (jolies) pattes.
Yes, why mes chères Watsones,
pourquoi un tel masochisme ?
Suis-je un saint Luciférien,
un ange de la noirceur,
un drogué, un accroc
au parfum de femme,
accroché désespérément
au socle de la vie,
perdu dans le mouvement
de tes hanches,
à l’abri entre tes seins ?
C’est peu banal une vie d’homme,
finalement voué à l’amour.
Adorateur,
c’est un destin, non ?
Samedi 9 mai 2009
07:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2009
Merci

Emmanuelle Béart
22h31. On train, at San Lazaro.
Une réunion de finite. On rentre.
Un train de banlieue marrant,
genre train de nuit.
Chacun sans son coin, silencieux.
Une superbe femme à cuisses,
à ma gauche, belle à croquer,
avec des cuisses galbées et fondantes,
absolument à dévorer.
Je pense à ma rencontre merveilleuse,
digne d’un conte de Dhôtel, tellement
c’était vrai et tellement c’était magique,
en même temps, la force de la vie.
Le bonheur d’une femme,
d’une vie, d’un destin de musicienne,
avec des doigts si longs, si fins
et puis une sincérité aussi profonde,
c’est plus qu’exceptionnel,
quasiment du sacré !
La vie, cet enchantement permanent
auquel j’aspire à être enchaîné,
dans une foule d’éternité,
un océan qui bruisse
comme un dessin jamais fini,
l’œuvre du vivant,
le principe solaire qui nous fait lever la tête,
scruter les nuages, compter les étoiles,
les stars de nos villes,
les flambeaux de nos lumières de gala,
la flamme dans tes yeux, là,
l’émotion que nous avons partagée,
tous les deux, immense,
indescriptible, inavouable presque,
tellement c’était bon, fort, tornadesque.
Merci C. Femme des femmes.
Merci.
Jeudi 26 mars 2009
11:28 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.11.2009
Que dire ?

8h16. On train.
Que dire de plus,
que dire ?
Très heureux d’avoir mis en ligne
une très grande note sur Mrs Dalloway
que j’ai redécouverte en la relisant
dans sa traduction primitive.
Cent cinquante pages de bonheur pur.
Virginia nous prend par la main
et nous entraîne avec elle,
dans sa respiration.
Un immense souffle de poésie,
sans arrêt,
d’un seul trait.
Lundi 29 mars 2009
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Deux heures

Diane Lane
19h05. Siège d’Arte.
Une journée ordinaire à Paris,
entre le ciel vaporeux et le gris qui défile.
Une matinée de cours,
avec des étudiants adorables.
Un déjeuner rapide, un hot dog
à la cafétéria de l’hôpital Bichat,
puis une relecture de mon manuel du divorce.
Un entretien détendu avec le professeur
qui suit mon cœur.
Retour à la cafétéria pour finir
l’étude juridique de la séparation
et puis le miracle de la rencontre
avec Catherine, une fée musicale
illuminée par la promesse de la vie.
Le réveil qui sonne à 18h, le métro
qui me prend et m’énerve.
La 13, puis la 12, jusqu’au bout.
Je ne sais pas pourquoi je suis là,
car je suis bien fatigué,
la curiosité surement et puis j’ai passé
deux heures magiques, comme cela
faisait si longtemps…
Deux heures de rayonnement intense,
des moments d’être, comme disait Virginia,
des instants où l’on sait qu’on existe.
Et puis des mains si fines
et sûrement des pieds subtilement assortis,
comme Clarissa Dalloway.
Il m’a fallu une dernière lecture pour découvrir
que cette femme, cet être de lumière
inspiré par une amie de la mère de Virginia,
avait de belles mains et de jolis pieds.
Tout ce temps, et beaucoup plus qu’un plaisir,
un sentiment de plénitude,
lire et relire Virginia est ma récompense.
Merci Catherine.
Jeudi 26 mars 2009
12:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.07.2009
Short
Portique
On train. Déjà 8h20.
Il fait froid, mais…
C’est quand même le printemps,
donc, il y a la lumière,
le vent, la pluie de cette nuit,
mais aussi, cette impression diffuse
que la douceur attend,
avec les oiseaux
qui retiennent leur souffle,
pour de nouveau crier
tout leur amour
de la vie, du ciel
des repas en amoureux
et du nid qu’on refait
qu’on retrouve,
qu’on découvre.
Yes, that’s life.
Mardi 24 mars 2009
10:13 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.07.2009
Words, only words

Virginia Woolf
Encore une grosse semaine de livres.
J’ai reçu deux livres consacrés à Virginia
et commandés sur Amazone :
« La force du féminin » une étude de Frédéric
Regard, grand spécialiste de Littérature anglaise,
portant sur trois essais de Virginia Woolf.
C’est un livre de petit format, publié en 2002,
par les éditions La Fabrique.
Le nouveau « Virginia Woolf » de Viviane Forrester,
une très belle réalisation des éditions Albin Michel
de mars 2009.
Ensuite je suis passé devant la Librairie Gallimard
boulevard Raspail et j’ai trouvé un Simenon :
« La maison des sept jeunes filles », publié
par la nrf en 1951.
Passant par le boulevard Saint Michel,
je me suis retrouvé, par hasard chez Gibert…
J’ai acheté « Sous le charme de Lilian Dawes »
le dernier roman de l’Américaine Katherine
Mosby qui enseigne à l’Université de Columbia,
ses étudiants ont bien de la chance…
Il s’agit ici d’une publication de janvier 2009
dans la très jolie collection Quai Voltaire
aux éditions de La Table Ronde.
Et pour finir : « Quand je te reverrai »
un magnifique recueil de seize nouvelles
du très grand et très méconnu André Dhôtel
publié aux éditions Phébus, en 2004.
Words,
always words…
Jeudi 23 juillet 2009 – 1h19
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Peut-être

Aishwarya Rai
On the quai, at 13th.
Un train bleu rase le quai,
à toute vitesse, une course ?
Contre lui-même ?
Avec le temps ?
Peut-être une traine
qui l’a allumé ?
Il est épris, c’est le printemps.
Normal, mes chères Watsones.
Le ciel est plus que bleu,
avec sur les bords, une frange
légèrement grisâtre, blanchâtre.
Peut-être qu’il y a le feu au ciel,
peut-être.
Quand on regarde, il suffit
d’ouvrir les yeux.
C’est Sylvaine qui m’a appris
à regarder, tout est beau,
il suffit d’ouvrir les yeux.
C’est comme cette fille incroyablement
belle qui m’a ajouté à ses amis,
sur Facebook, une déesse d’Anchorage
en Alaska, étudiante à UCLA,
il suffit de l’admirer…
C’est dingue quand on y pense.
Le soleil me caresse,
le moelleux de ses rayons me parle,
me susurre, me suggère,
un peu de douceur,
beaucoup de,
yes a lot of words
là, qui attendent derrière la porte.
Un jour, un sourire,
un jour, de l’amour,
un jour…
Samedi 21 mars 2009
13:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Books on the rocks

Virginia en 1935 by Man Ray
Avant les vaches maigres qui s’annoncent
une grosse envie de livres.
Cette semaine, j’ai reçu les titres introuvables
en librairie et commandés sur Internet.
Deux monuments américains pour commencer :
« L’habitude d’être » un recueil de lettres de
Flannery O’Connor, réédité en avril 2004
par Gallimard dans la collection L’imaginaire.
Puis « N’en faites pas une histoire » un ensemble
de textes divers de Raymond Carver, le maître
de la nouvelle, réédité en mars 1996 par les éditions
de l’Olivier, dans la collection Points.
Ensuite deux romans d’écrivaines américaines moins
connues chez nous :
« Transactions dans une monnaie étrangère »,
le deuxième roman de Deborah Eisenberg paru en 1994
aux Editions Le Promeneur ;
« Les petits miracles » de Francine Prose,
la distinguée Romancière-Voyageuse-Universitaire
dont j’avais adoré « Blue Angel »
Il s’agit ici d’une très jolie édition de 1993
dans la collection Empreinte chez Denoël.
Et pour finir : « Soleils brillants de la jeunesse »
un roman culte de Denton Welch, un écrivain anglais
mort en 1948, à l’âge de trente-trois ans,
publié par Viviane Hamy en 1997, avec une préface
de William S. Burroughs.
Words,
English words…
disait la Woolfette
au micro de la BBC
Samedi 18 juillet 2009 – 2h21
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ma Woolfette

Salma Hayek
Aujourd’hui, c’est le printemps,
donc le soleil est là,
donc pas de grève inutile,
pas de suppression du train de 8h16,
donc tout baigne,
everything is baigning.
Hier soir, je me suis acheté
un merveilleux gros livre
sur l’intérieur des maisons britanniques.
Une affaire à douze euros,
mais surtout une façon de respirer
le parfum de Virginia,
ma Woolfette adorée.
Une odeur de papier assez forte,
sûrement un parfum de femme,
un truc d’ailleurs.
La mamelle celte
est toujours aussi bonne,
légèrement salée.
Que demander de plus ?
Vendredi 20 mars 2009 – 8h16
09:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Bleu

Adriana Karembeu
Dans le métro, ligne huit.
Pas trop de monde,
plutôt propre.
Tout est bleu
avec des touches de gris
et de noir fumé.
Pourquoi avoir choisi
des couleurs aussi froides ?
Pour déprimer les foules
ou pour assagir les excités,
les toréadors de la connerie urbaine ?
Un jour, une femme m’aimera,
elle me dira dans un souffle rauque :
« Tu me manques ! »
Yes, je suis prêt, je commence quand ?
Demain ?
OK, je pars, je fais mes valises,
la Lune, Jupiter et les galaxies
neuves et anciennes, nous allons
pulvériser la voie lactée.
Je ferme les yeux,
je vois, j’entends, je sens
la trépidation de ta poitrine,
la mamelle sacrée
de mes envies,
grandes et petites.
Je t’aime déjà,
je suis fou de toi,
à tes pieds, déjà
et encore et toujours,
mon Amour.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h50
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des lignes d’envie

La Liseuse de Jean-Jacques Henner
Une belle semaine de livres,
des lignes et des mots,
des signes sur des pages,
books, partout.
J’ai bien commencé la semaine
avec « Un enfant de l’amour »
un Doris Lessing publié en 2007
chez Flammarion, trouvé chez
mon soldeur préféré, à trois euros.
En milieu de semaine, jeudi je crois,
un petit tour chez Saint Gib,
ma façon à moi de faire les soldes…
J’ai acheté des livres à 1,50 € :
« La vigilante » un roman de l’Américaine
Melanie Wallace, publié en 2008 chez Grasset ;
« Amours défendues », le premier roman
de la Canadienne Alissa York paru en 2007
aux Editions Joëlle Losfeld ;
« L’impureté d’Irène » de Philippe Mezescaze
c’est un petit livre de 2009 dont le titre m’a intrigué
et qui est joliment publié par les éditions Arléa ;
« Seules les larmes seront comptées » d’Hector
Bianciotti, le grand écrivain argentin adopté par la France,
a été publié chez Gallimard en 1988 dans la prestigieuse nrf.
Pour quelques euros de plus, j’ai également trouvé :
« La femme comestible » et « Faire surface »,
deux livres de Margaret Atwood, ma Canadienne préférée,
édités dans l’élégante collection Pavillons poche chez Robert
Laffont, respectivement en 2008 et en 2007.
Et puis pour me changer les idées deux essais
qui concernent l’Angleterre :
« Le modèle anglais, une illusion française » par
Agnès Catherine Poirier, une journaliste qui a le double
avantage d’une formation d’historienne et d’habiter Londres.
C’est un livre publié en 2006 par les éditions Alvik.
« Keynes ou l’économiste citoyen » par Bernard Maris
a été publié par Les Presses de Sciences Po, en 2007,
je l’ai choisi pour une étudiante studieuse.
Que vous dire d’autre ?
Qu’il ne faut jamais arrêter
d’aimer
les mots.
Samedi 4 juillet 2009 – 23h58
02:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.07.2009
Back is back

Sophie Ellis Bextor
Après avoir perdu mes mots de passe, j’ai émigré une soirée sur Blogger et puis, je suis revenu at home.
Ce soir je ne vais pas être très bavard, pour une fois juste rappeler quelques noms, parmi les très nombreux écrivains que j'ai découverts depuis un an. En gros, ils sont huit à m'avoir vraiment impressionné :
Tout d'abord en first l'Anglais Ian McEwan (Sur la plage de Chesil), avec lui, c'est simple, chaque livre est un chef d'œuvre, alors...
Ensuite, j'ai adoré l'Américaine Francine Prose (Blue Angel) qui est également professeur d'université et qui me semble marcher dans les sublimes traces de Joyce Carol Oates.
En troisième je place la jeune Allemande Juli Zeh qui est la coqueluche littéraire de nos voisins germaniques et quand on lit "La fille sans qualité" on comprend pourquoi !
En quatrième position une écrivaine canadienne, Margaret Atwood (Lady Oracle) que je viens juste de découvrir et que j'adore tout simplement.
Ensuite je mettrais sur le même plan des auteurs aussi différents que le musicien anglais Wesley Stace (L'infortunée) dont le premier roman est à tomber par terre,
l'Américain Richard Powers (La Chambre aux échos) et l'Anglaise Sarah Waters (Affinity),
sans oublier le grand écrivain américain Don Delillo (Americana) que la France découvre et j'ai une pensée particulière pour l'écrivain anglais John Fowles (L'obsédé), disparu en 2005.
Bien sûr j'aurais également aimé parler de Tobias Wolff, de Kaye Gibbons, de Laurel Zuckerman ou de la Française Hélène Berr dont le journal est inoubliable, et de beaucoup d'autres...
En ce qui concerne, les talents musicaux, après avoir flashé sur Les Amy puis Gabriela Cilmi, je suis aujourd'hui très intrigué par l'Anglaise Sophie Ellis Bextor qui a une voix, une beauté, une...
Le 27 juin 2009
23:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sur la page

Ana de la Reguera
Sur la page du carnet,
l’ombre de mes doigts
et du gros stylo bleu,
j’aperçois aussi une mèche
qui se ballade.
Une légère brise tempère
le plein soleil.
Il fait bon, il fait beau,
je suis triste.
Sûrement l’angoisse de la solitude,
le stress du vide.
On a l’habitude de se demander :
Et après ?
Et puis, on continue à avancer.
Pour le moment, l’écho ne répond rien,
il n’a pas d’idée.
Pour me venger de ce vide
auquel je ne m’habitue pas,
je vais consacrer les prochains mois
à acheter les rares livres sur Virginia
qui me manquent.
Un bonheur masqué, un masque de…
Lire, dormir, regarder, me reposer
entre deux journées de cours.
Et puis un jour, un sourire
là où je ne l’attendrai pas,
un jour, un rayon de soleil
qui me fera quelque chose.
Un jour, au gré des larmes
et des vagues,
entre deux averses de lune,
un jour, tu seras là.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h19
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lointain

Ombres
On the platform.
Le train est parti,
en direction du lointain.
Je reste sur le quai, seul
avec le soleil et le ciel bleu.
C’est comme si le printemps
ne s’était jamais arrêté.
Les avions uniformément blancs
se croisent dans le bleu du ciel,
promeneurs éclatants.
Les ombres sont nettes et tranchantes
sur le bitume gris fatigué
de l’embarcadère déserté.
Derrière moi,
une bête à ailes.
Je reconnais le discours de la pie
avec ses enfants.
Pour une fois,
son cri n’est pas agressif.
Mercredi 18 mars 2009 – 14h15
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paradis for ever

Sophie Ellis-Bextor
Une belle journée,
avec de bonnes nouvelles
de mes deux employeurs
au Paradis…
Des soucis d’horaires en moins,
des cours en plus, que demande
le peuple ? Du pain et des jeux !
Tiens en parlant de pain, l’autre jour,
j’ai mangé un cheeseburger de Quick,
le pain a toujours un gout de carton…
Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure
maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.
Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,
pour la première fois, ta voix de Reine,
je confirme que dans la famille des femmes,
tu es une Reine, beauté altière
qui règne sur l’infini.
Comme j’étais en forme et que je cherchais
un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.
Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise
par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :
L’Immensissime Joyce Carol Oates,
avec « Double Diabolique » publié sous son
pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000
et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.
et puis une autre très grande dame, l’Anglaise
Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil
de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »
paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions
Calmann-Lévy, en 2007.
Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis
pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,
j’ai trouvé au relais de la gare « Lettre d’une inconnue »
de Stefan Zweig, dans la très belle collection
La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.
Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa
« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier
Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,
en mars 2009.
Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,
un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,
un recueil d’articles édité par Perrin, en 2006.
Quoi d’autre ?
Je vous aime.
mardi 16 juin 2009 – 23h58
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