04.07.2009

Sauvages

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Laetitia Casta

 

On train.

 

Parmi les sauvages.

 

Deux garçons qui font plus de bruit

 

qu’un wagon et un couple

 

qui se vautre dans les ordures.

 

 

On a beau dire, j’ai du mal

 

à me faire à cette saleté ambiante

 

qui surenlaidit un paysage urbain

 

qui franchement n’a pas besoin de ça.

 

 

Aujourd’hui, tu m’as écrit que je t’amusais.

 

C’est le bouquet ! Comme si mon amour

 

pour toi avait quelque chose de comique.

 

 

Vu d’ici, je trouve que c’est plutôt tragique.

 

 Bon ! Elles commencent à me fatiguer

 

les femmes, je crois que je vais me contenter

 

de ma Virginia, elle suffira amplement

 

à remplir ma vie.

 

 

 

Jeudi 5 mars 2009 – 13h26

 

03.07.2009

Paradis hebdo

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Joyce Carol Oates by Jerry Bauer

 

 

C’était samedi dernier,

 

le deuxième samedi de mai.

 

Comme d’habitude j’ai quitté la maison

 

le cœur joyeux. Il devait être 15h

 

l’heure de l’envol vers le ciel des livres,

 

le Chatelet, la Seine, Saint Michel

 

la place Saint Gibert.

 

 

Chanceux, j’ai trouvé plein d’occasions

 

figurant sur mes innombrables listes.

 

j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite

 

chez Stock, « Aux enfers » de Kathryn Davis

 

une écrivaine américaine très inventive

 

qui enseigne à l’Université Washington

 

de Saint Louis et qu’on présente parfois

 

comme une héritière (de plus) de ma Woolfette.

 

 

Une autre Américaine qui pour beaucoup

 

d’entre nous est la Best of the Best, c’est bien sûr

 

 l’Immensissime Joyce Carol Oates

 

avec « La fille du fossoyeur » un de ses derniers

 

livres, paru en 2007 et édité en France en 2008

 

par Philippe Rey, mais elle a une telle production

 

que ses bibliographies sont rarement à jour.

 

 

 et puis un troisième écrivain américain

 

un autre monstre sacré, William Faulkner.

 

« Domaine » publié en France par les éditions Gallimard,

 

l’année de sa disparition en 1962 dans la collection nrf,

 

est l’avant dernier roman écrit par le maître de New Albany

 

distingué en 1949 par le prix Nobel de littérature,

 

un homme qui avait la passion des femmes (normal, quoi !).

 

 

 

On revient en Angleterre avec une très grande dame

 

du roman policier, Ruth Rendell qui vient de publier

 

en France, un de ses romans les plus aboutis :

 

 « Et l’eau devint sang » en février 2009,

 

aux Editions des Deux Terres.

 

 

Toujours en Angleterre, un écrivain mythique dont l’œuvre

considérable lui vaut aujourd’hui d’être reconnu comme

un des plus grands. Je n’ai pas trouvé « Sauvagerie »

son dernier roman traduit en français donc j’ai choisi :

« Que notre règne arrive » publié aux Editions Denoël,

en 2007.

 

Et pour finir, « Julius Winsome », le premier roman traduit

en français de Gerard Donovan, un écrivain irlandais qui

vit aux Etats-Unis. C’est un véritable hymne à l’amour et

à la nature, publié en février 2009 par les Editions du Seuil.

 

 

Dimanche 17 mai 2009 – 22h11

 

London

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Music Party, Petworth 1835, par William Turner

 

 

J’ai retrouvé dans mon carnet

 

sans spirale mais à carreaux

 

rouge et bleu, des adresses qui

 

me font rêver tout haut :

 

 

Citadines, South Kensington.

 

Park Plaza County Hall (London Eye).

 

Grosvenor Kensington Hotel.

 

Waverley House Hotel (Bloomsbury)

 

 

Que des hôtels dans les quartiers où

 

My Queen à moi, my Virginia habitait…

 

 

Plus près de chez nous (est-ce bien sûr ?)

 

j’étais également tenté par « Le Gerbot

 

 d’Avoine » à Saint Quay Portrieux ou

 

le « Ker Izel » à Saint Brieuc.

 

 

J’avais trouvée la chambre,

 

il me manquait just le double…

 

 

 

 

Mercredi 4 mars 2009 – 14h22

 

Cas isolés

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Amy avec Kelly Osbourne



On the same train.


Il faut dire aussi que je n’ai pas

une grande motivation,

personne à qui plaire.


J’abandonne le site de rencontres

qui m’a seulement permis

de visiter quelques expos

ou de faire des déjeuners sympas.


Pour le reste…

… C’est le grand désert.


Et puis les femmes,

c’est bien de loin,

mais dès qu’elles s’approchent

et qu’elles commencent à parler,

à parler…


C’est vrai qu’une fois enlevées

les bourgeoises prétentieuses

et les fonctionnaires ennuyeuses,

il ne reste plus grand monde :

quelques artistes légèrement

frapadingues, quelques cas isolés…


Je ne me sens aucun avenir comme

dompteur de curiosités.


Jeudi 26 février 2009 – 13h29

Un autre Samedi

Desiring women.jpg

Desiring women

 

 

C’était samedi dernier,

 

le premier samedi de mai.

 

Comme dab’ j’ai marché tout droit,

 

le train et tout jusqu’à Saint Lazare,

 

la place du Chatelet, la Seine et la place

 

Saint Michel qu’un jour on pourra appeler

 

la place Saint Gibert.

 

 

Décidé à ne faire que des emplettes légères,

 

j’ai choisi dans la Bibliothèque cosmopolite

 

chez Stock, deux écrivaines anglaises,

 

des copines de ma Woolfette :

 

 

« Escales sans nom » un court roman de Vita

 

Sackville-West, publié en France en 1962

 

et réédité en 1987 ;

 

 

 et puis le « Cahier de notes » qui est une sorte

 

de journal tenu par Katherine Mansfield et publié

 

par son mari, en 1938, quinze ans après sa

 

disparition. Il paraitra en France en 1944

 

et sera réédité en 1986 ;

 

 

Ensuite toujours dans la même collection rose,

 

encore une auteure mais cette fois-ci, américaine,

 

c’est : « Reflets dans un œil d’or » de la grandissime

 

Carson McCullers. Ce roman, publié en France

 

en 1945, sera réédité en 2001.

 

Après Stock, on entre chez Actes Sud avec

 

« La réserve » de l’Américain Russel Banks,

 

publiée en France, en 2008.

 

 

On reste aux Etats Unis avec une très grande dame,

 

Paula Fox qui a publié « Parure d’emprunt » en 2008

 

aux Editions Joëlle Losfeld.

 

 

Après, cette escapade Atlantique, je reviens

à mes moutons anglais avec « Le jardin de ciment »

de l’immense Ian McEwan, dont je viens de lire

deux chefs d’œuvre (Expiation et Sur la plage de Chesil)

donc, pourquoi pas trois ?

Il s’agit d’une réédition, en 2008, de la traduction de 1978,

dans la très belle collection Signatures chez Points.

 

Ensuite, je me suis fait un petit plaisir avec un commentaire

de Mrs Dalloway, par Catherine Bernard, publié en 2006,

dans la collection Foliothèque, chez Folio.

Il s’agit en fait d’un essai, suivi d’un dossier complet

réalisés par Catherine Bernard qui est une spécialiste

Woolfinienne, qui a notamment traduit « Journal d’un écrivain ».

 

Enfin pour finir, j’ai eu le grand bonheur de tomber sur un livre

 rare que je désespérais de trouver un jour, il s’agit de

« Mademoiselle Christina » de l’écrivain magique

et roumain, Mircea Eliade. C’est un roman que j’ai entendu

dire par Jean Topaze, il y a très longtemps sur France Culture,

un moment et des mots inoubliables.

Le roman publié par les remarquables Editions de l’Herne,

en 1978, n’a pas dû être réédité depuis, ce qui est

tout à fait incredible pour une œuvre aussi importante.

 

 

Jeudi  7 mai 2009 – 22h47

 

Goinfre

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Luikse Wafel

 

On train.

 

 

Encore une semaine qui s’en va

 

et un mois qui finit.

 

 

Le froid est revenu

 

mais c’est pour mieux repartir.

 

 

Mon régime marche bien.

 

J’ai perdu deux kilos

 

en deux semaines.

 

 

C’est vrai que les premiers

 

sont les plus faciles à perdre.

 

 

Bon, je suis content

 

car cette fois, j’ai eu beaucoup

 

de mal à m’y mettre.

 

 

Il faut dire que ces temps ci

 

j’étais du genre goinfre obsessionnel,

 

j’avais tout le temps faim,

 

comme la chatte

 

qui devient à moitié tapée…

 

 

 

 

 

Jeudi 26 février 2009 – 13h25

 

Gris passé

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Denise Milani : Enfin du soleil

 

 

Le temps est gris, humide,

 

ma belle lumière de printemps

 

a reculé devant un soubresaut

 

de l’hiver, mais c’est

 

pour mieux sauter,

 

pour revenir encore plus fort

 

dans nos cœurs incertains.

 

 

Des trains à l’arrêt,

 

une bande de quatre,

 

endormis, j’ai l’impression.

 

 

J’ai entendu le président de la Sorbonne

 

qui m’a fait l’effet d’un pauvre con.

 

 

Comment un individu qui a une vie entière

 

de fonctionnaire, derrière lui,

 

peut comprendre quelque chose

 

au monde d’aujourd’hui ?

 

 

Impossible.

 

 

Mercredi 18 février 2009 – 14h49

 

 

23.06.2009

Lointain

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Ombres

 

On the platform.

 

Le train est parti,

 

en direction du lointain.

 

 

Je reste sur le quai, seul

 

avec le soleil et le ciel bleu.

 

 

C’est comme si le printemps

 

ne s’était jamais arrêté.

 

 

Les avions uniformément blancs

 

se croisent dans le bleu du ciel,

 

promeneurs éclatants.

 

 

Les ombres sont nettes et tranchantes

 

sur le bitume gris fatigué

 

de l’embarcadère déserté.

 

 

Derrière moi,

 

une bête à ailes.

 

 

Je reconnais le discours de la pie

 

avec ses enfants.

 

 

Pour une fois,

 

son cri n’est pas agressif.

 

 

 

 

Mercredi 18 mars 2009 – 14h15

 

 

Paradis for ever

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Sophie Ellis-Bextor

 

 

 

Une belle journée,

 

avec de bonnes nouvelles

 

de mes deux employeurs

 

au Paradis…

 

 

Des soucis d’horaires en moins,

 

des cours en plus, que demande

 

le peuple ? Du pain et des jeux !

 

 

Tiens en parlant de pain, l’autre jour,

 

j’ai mangé un cheeseburger de Quick,

 

le pain a toujours un gout de carton…

 

Yes, cela fait plus de vingt ans que cela dure

 

maintenant, je suis persuadé qu’ils font exprès.

 

 

Et puis aujourd’hui, j’ai entendu,

 

pour la première fois, ta voix de Reine,

 

je confirme que dans la famille des femmes,

 

tu es une Reine, beauté altière

 

qui règne sur l’infini.

 

 

Comme j’étais en forme et que je cherchais

 

un petit cadeau, je suis allé chez le Saint Gib.

 

Pas trouvé d’œuvre poétique ou artistique qui me plaise

 

par contre, deux trouvailles au rayon des policiers :

 

 

 L’Immensissime Joyce Carol Oates,

 

avec « Double Diabolique » publié sous son

 

pseudonyme de Rosamond Smith, paru en 2000

 

et édité en France en 2005 aux éditions de l’Archipel.

 

 

 

 et puis une autre très grande dame, l’Anglaise

 

Patricia Highsmith avec un très joli petit recueil

 

de trois nouvelles, intitulé « Des chats et des hommes »

 

paru en 2005 à Zurich et publié en France par les éditions

 

Calmann-Lévy, en 2007.

 

 

Le weekend dernier, j’étais à Dijon et je ne suis

 

pas revenu bredouille. A défaut de moutarde,

 

j’ai trouvé au relais de la gare  « Lettre d’une inconnue »

 

de Stefan Zweig, dans la très belle collection

 

La Cosmopolite de Stock, à dix euros, impossible de résister.

 

 

Juste avant j’avais réceptionné un bouquin très sympa

« La grammaire, c’est pas de la tarte » par Olivier

Houdart et Sylvie Prioul, publié aux Editions du Seuil,

en mars 2009.

 

 

Et j’ai également reçu, comme cadeau du Club Histoire,

 

un très intéressant, « L’actualité expliquée par l’histoire »,

 

un recueil d’articles édité par Perrin, en  2006.

 

 

Quoi d’autre ?

 

Je vous aime.

 

 

mardi 16 juin 2009 – 23h58

 

La crise

La crise Bruges Aout 2007.jpg

Lapin et ours de Bruges

 

Prendre le train et écrire,

 

quoi de plus naturel, en somme ?

 

 

Le froid et le soleil.

 

Une belle journée qui s’annonce.

 

 

Pas trop le moral, en ce moment.

 

Est-ce la crise, docteur ?

 

 

Yes, la crise des Celtes,

 

avec la Reine qui s’éloigne

 

de plus en plus.

 

 

Confronté à la lourdeur

 

d’une procédure

 

qui met la vie en équations.

 

 

Tout ça pour préparer le vide

 

de demain, avec uniquement

 

des problèmes et des manques.

 

 

Manque d’enthousiasme.

 

Yes, indeed.

 

 

 

Mardi 17 mars 2009 – 8h17

 

 

Reality show

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Denise Milani

 

 

On Tchou-tchou train.

 

 

Tract.

 

Après l’économie réelle,

 

la grève réelle ?

 

Et la connerie réelle, non ?

 

 

Ce qui est bien avec la crise,

 

c’est que plus personne

 

ne comprend rien (ça ne change

 

pas beaucoup) mais aujourd’hui,

 

nos élites médiatiques ne font

 

même plus semblant de comprendre.

 

 

Donc dans nos médias qui atteignent

 

le pire degré de la stupidité,

 

tout le monde se déchaîne, c’est à qui

 

sortira la plus invraisemblable énormité.

 

 

Alors que tous ces simplets bavards

 

oublient (ou ignorent) que creuser

 

les déficits aujourd’hui, c’est creuser

 

la tombe de l’économie de demain.

 

 

Vive les corporatismes !

 

 

 

Lundi 16 mars 2009 – 8h17

 

 

21.06.2009

Chaussures cirées

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Vision de Bruges

 

 

On train again

 

En route pour de nouvelles aventures.

 

 

Les chaussures cirées,

 

le pantalon trop grand,

 

le pull neuf trop serré,

 

le cou découvert,

 

je suis sûr que je vais

 

attraper mal à la gorge.

 

 

Tout ça pour un rendez-vous

 

indéfinissable avec une femme

 

qui a just une tête marrante.

 

 

Ma récompense après,

 

sera d’aller me promener seul,

 

la tête dans les nuages.

 

 

Je survolerai la Seine,

 

atterrirai sur un quai ou l’autre

 

et puis je picorerai quelques images

 

chez les bouquinistes,

 

avant de finir chez Gibert,

 

mon vrai rendez-vous de la journée,

 

avec les livres.

 

 

 

Mercredi 18 février 2009 – 14h42

 

 

 

18.06.2009

Samedi dernier

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Fragment

 

 

C’était samedi dernier,

 

le dernier samedi d’avril.

 

Comme dab’ je suis sorti de chez moi,

 

j’ai marché tout droit, jusqu’à la gare.

 

Il faisait beau, mi-froid.

 

 

J’étais équipé avec le coupe-vent

 

et le carnet pour écrire dans le train.

 

Gare, quai, banc, soleil et vent,

 

quelques lignes, le carnet ouvert,

 

le train arrive, repart, voyage, s’arrête

 

et repart en douceur, jusqu’à Saint Lazare.

 

 

Ligne 14, Chatelet, couloirs, escaliers, couloirs,

 

ruban d’acier, couloirs escaliers.

 

La place du Chatelet, le Zimmer, le théâtre,

 

le pont, le Palais de justice, encore un pont,

 

la place Saint Michel, le kiosque à journaux,

 

et on plonge sur la gauche, chez Gibert.

 

 

Bien sûr quand on est là, obligé de faire

 

affaire, de flairer l’odeur des livres qui

 

parlent et qui m’appellent, les acheter,

 

c’est comme les délivrer, une bonne action,

 

Anne comprendra, les autres me pardonneront.

 

 

donc, j’ai ramené quelques orphelins :

 

« Gloire » de Daniel Kehlmann, un roman

en neuf histoires, traduit de l’allemand par

Juliette Aubert, publié par Actes Sud en 2009.

 

Ensuite « Demain », édité par Gallimard en 2008

est le neuvième roman de Graham Swift,

un écrivain anglais qui truste les récompenses

littéraires les plus prestigieuses.

 

« Ceux qui ne dormaient pas » est le journal

de la période 1944 -1946 de Jacqueline

Mesnil-Amar, réédité en 2009 par Stock,

c’est l’inoubliable récit d’une séparation.

 

Roman d’une époque moins sombre :

« Sorbonne Confidential » a été publié par Fayard,

en 2007. C’est le récit ubuesque de l’apprentissage

en France de la langue anglaise, par la Française

d’origine américaine, Laurel Zuckerman qui d’ailleurs

écrit toujours en anglais

 

Un autre livre traduit de l’américain, c’est :

« Autres électricités » par Ander Monson.

Un livre original, noir et sophistiqué qui fait l’objet

d’une édition très soignée par Le Cherche Midi, en 2009.

 

Et puis après, l’Espagnole Almudena Grandes

qui d’après Mario Vargas Llosa est un des plus grands

écrivains de notre temps. « Le Cœur glacé » son dernier

chef d’œuvre, publié en 2008, en France,  par les éditions

Jean Claude Lattès lui a demandé plus de quatre années

de travail et de recherches.

 

Enfin un livre rare, une monographie ancienne

consacrée à Gustave Moreau, dans la collection

« L’art de notre temps » éditée par La Librairie Centrale

des Beaux-arts. La préface est de Léon Deshairs

et les 48 magnifiques planches hors texte sont accompagnées

d’autant de notices rédigées par Jean Laran.

 

 

Dimanche 3 mai 2009 – 0h34

 

14.06.2009

Le reader digeste

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Défilé Ralph Lauren, collection Printemps-Eté


L’autre jour, j’étais content.

Amoureux sûrement et puis

le soleil, le ciel bleu et tout.

Je passe devant chez

mon soldeur-libraire.


Machinalement, je m’arrête,

regarde dans les casiers,

aperçois quelques nouveautés.


Machinalement, je prends trois livres,

intéressants, anglo-saxons, pas chers.

A la caisse, le patron me fait remarquer

que pour un euro de plus, je peux en prendre

encore deux…


Je ne suis pas contrariant, vous me connaissez.

donc je suis encore rentré, chargé, du boulot,

j’ai ramené avec moi :


Le tome 2 des « Chroniques de San Francisco »

d’Armistead Maupin, le surdoué américain.

C’est un très beau gros livre de 873 pages,

publié par les Editions de l’Olivier en 2006.


Ensuite deux Américaines :

Kathryn Davis, avec « A la lisière du monde »

son sixième roman paru en 2007, en France,

dans la très belle collection La Cosmopolite,

chez Stock.


Kaye Gibbons est née en Caroline du Nord en 1960,

elle a déjà écrit une dizaine de romans.

Elle vit à Raleigh avec son mari et leurs cinq enfants.

« La vie qui m’entoure par Ellen Foster » fait l’objet

d’une édition soignée par Christian Bourgois, en 2006.


Et puis après, une grande de la littérature anglaise :

Elisabeth Taylor avec « Une partie de cache-cache »

un roman de 1951 qui a attendu 1996 pour sa publication

en France aux éditions Rivages.


Enfin Margaret Atwood, la Canadienne

qui vient de s’illustrer avec « La femme comestible »

avait publié « Lady Oracle » en 1976 à Montréal.

La très belle édition française chez Autrement

date de 1997 et est illustrée par le célèbre tableau de

William Strang, « Femme au chapeau rouge » qui me

fait furieusement penser à Vita Sackville-West.


Samedi 25 avril 2009 – 23h43

10.06.2009

Toujours des books

Un jour à Londres.JPG


Un jour à Londres


Ecrire si tôt le matin,

la tête dans les livres,

les pieds dans les nuages,

c’est plutôt agréable.


Après les Puces, je me suis

tourné vers Internet pour

me procurer quelques friandises,

des livres neufs vendus à l’état

d’occasions (comme chez Gib-Gib).


« Les Rêves Barbares du Professeur Collie »

le 2ème roman de Laurel Zuckerman, une

talentueuse et caustique écrivaine américaine

qui semble bien connaitre la France.


Ensuite une autre femme (toujours des femmes :

c’est bien la vie, il y a des femmes partout…)

Une Chicagolienne, Deborah Eisenberg

qui comme Paula Fox et Alice Munro excelle

dans l’art de la nouvelle. Son dernier recueil :

« Le crépuscule des superhéros » vient d’être

joliment publié par les Editions de l’Olivier.


Et puis un essai « Bisexualité et littérature »

écrit par Frédéric Monneyron, Autour de

D. H. Lawrence et Virginia Woolf.


Le parallèle entre mes deux monstres préférés

de la littérature anglaise me semble un sujet d’étude

plutôt prometteur.


Rapidement, pour parler du plaisir infini des livres,

je viens de lire deux œuvres magistrales :


« La saison des pluies » un roman très puissant

de Graham Greene, publié pour la première fois en 1960


et le prodigieux « Sur la plage de Chesil »

de Ian McEwan, publié en 2007, en Angleterre.


Par contre, et pour rester dans la littérature anglaise,

vous pouvez vous abstenir de lire « La compagnie

des loups » d’Angela Carter, c’est décevant, sans plus.


Virginia, je t’aime.

Yes,

la folie, c’est la vie.


Jeudi 23 avril 2009 – 10h41

07.06.2009

Un jour de pluie

Un jour de pluie.jpg


Diane Lane


Un nouveau départ ?


Un jour de pluie

après une nuit de neige.


La Reine des Celtes

en vadrouille à La Rochelle.


Et puis toi qui es là,

avec ton sourire timide

mais décidé.


Tu me tends la main.

J’adore ta douceur

et la tendresse que tu me révèles

un peu plus chaque jour.


Yes, il me reste du temps

avant de te rencontrer,

le temps de parfaire ma ligne

qui en a grand besoin.


Tu es le soleil de mes journées.

Je pense à toi.


Vendredi 13 février 2009 – 8h18

04.06.2009

The common lecteur

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Virginia Woolf by Gisèle Freund


Un reader qui lit,

quoi de plus banal

ma chère Watsone.


J’avais commencé un texte

pour Béatrice et puis elle m’a

négligé, alors j’ai laissé tomber.

ça commençait comme ça :


C’est une femme.

Elle marche, elle part, elle revient.

De loin, je me dis qu’elle est pressée.

J’attends mon café. Le soleil et la foule.

J’ai presque faim.

Nous sommes peu nombreux à la Terrasse

de l’hôtel restaurant du Débarcadère.

En avril, la Bretagne est calme, surtout ici,

à Languenec. C’est simple, il n’y a rien.

Le vent, la houle et des moutons blancs,

la mer commence à se former, on doit être en

attente d’une grande marée…



Pour revenir à des valeurs plus sûres,

je vais parler des mes derniers amis

ramenés des puces de Saint Ouen.


« Le message à la planète » est ma connaissance

le dernier ouvrage publié par Iris Murdoch, en 1989.

J’ai trouvé l’édition publié par la nrf en 1992,

qui est un gros pavé de près de 700 pages (pour 7 €).


Ensuite, j’ai eu de la chance, car si je n’ai pas trouvée

d’œuvre Woolfinienne, j’ai quand même déniché

dans le rayon histoire une jolie édition de « La reine Victoria »

qui est le grand roman historique de Lytton Strachey,

le seul homme (avec Keynes peut être) qui éblouissait

Virginia de son génial talent.


C’est une belle édition de 1952 de la Bibliothèque historique

des éditions Payot. Les pages sont naturellement jaunies,

mais les huit gravures hors texte, sont remarquables.


Lytton Strachey voulait l’épouser.

Je suis fou d’elle.

Virginia mérite qu’on vive pour elle.




Samedi 18 avril 2009 – 23h25

01.06.2009

Other books

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Diane Lane


Une vie emplie de livres,

c’est comme l’écriture d’une vie

C’est franchement beau.


Il y a une nouvelle Diva dans ma vie.

Après Ava Gardner, Jennifer Connelly

et Penelope Cruz, je suis tombé raide

dingue de Diane Lane, pour la transcendance

de sa féminité et pour ses pieds, peut être

les plus beaux d’Hollywood…


Pour revenir à mes Puces de l’autre jour,

j’avais ramenés d’autres trésors :


« Marya » de Joyce Carol Oates, dans la belle

édition rose de 1988 du Nouveau Cabinet

Cosmopolite, chez Stock. Le titre original

« Marya : a life » est plus explicite car pour

la première fois la romancière la plus célèbre

des Etats-Unis parle d’elle.

La traduction d’Anne Rabinovitch qui est également

une grande spécialiste de Virginia Woolf,

est comme d’habitude un régal.


J’ai également eu la chance de trouver une très belle

réédition par la nrf de la traduction de 1954

du « Crépuscule sur l’Italie » un recueil d’essais

écrits par D. H. Lawrence sur le thème de la

transformation de l’Italie, de l’harmonie

du classicisme à l’avènement du machinisme

et de l’égalitarisme. Pour moi, tout ce qu’écrit

Lawrence, c’est comme du miel pour le cerveau…



Et puis un très joli bouquin, d’un format un peu

curieux, un peu carré, avec un superbe dessin

ornant la couverture de « Mrs Moggs va voir la

mer
et autres contes de la colline de Madder»

de Theodore Francis Powys, le frère du célèbre

John Cowper Powys, peut être encore plus déjanté !


Ces contes publiés en 1923 en Angleterre ont attendus

jusqu’en 1990 pour être traduits en français et édités

par Hatier dans la très belle collection Terre Etrangère.



Demain sera bien,

aujourd’hui est mieux…



Mercredi 15 avril 2009 – 23h26

29.05.2009

Books and other pieces

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The Shrine by John William Waterhouse


Hier, un jour d’Avril.

Pâques, j’ai oublié les chocolats.

C’était un beau dimanche de printemps.


Avec Oriane nous sommes partis,

la traversée de la banlieue Nord Ouest,

en bus, c’est exotique. C’était l’heure

des marchés, une chose très sérieuse.


Arrivés aux Puces de Saint Ouen,

nous avons eu l’intuition de la chance.


Droit sur le marché des Rosiers,

après juste une hésitation,

une demande de précision,

nous avons retrouvé la grande Librairie.


Nous sommes repartis chargés.

Bien sûr il n’y avait plus aucun livre

de la Woolfette car j’avais tout pris

la dernière fois, mais quand même,

j’ai trouvé mon bonheur :


« Essais, discours et lettres ouvertes »

ce sont les derniers textes écrits par

William Faulkner, entre 1950 et 1960.

Ce recueil publié par la Random House

en 1965 a été édité par Gallimard en 1969.


J’ai également trouvées deux éditions

intéressantes de Georges Simenon,

« Le coup de lune » un de ses premiers

romans qui parut pour la première fois

en 1933, dans une très belle édition

de 1955 du Club Français du Livre,

préfacée par Gilbert Sigaux.


Et puis « Feux rouges » un grand roman

de la période américaine de Simenon,

édité en 1955 et réédité en 2004 par les

Presses de la Cité avec la très belle

couverture de l’édition originale.


Le bonheur à portée des yeux…



Lundi 13 avril 2009 – 10h49

26.05.2009

Partis

Diane Lane.jpg


Diane Lane


On train.


Partis, à travers

vent, tempête et bourrasques.


Drôle comme je pense à toi,

à tes petits pieds de fée.


Drôle comme tu es là,

même si tu t’en défends.


Tu es quand même là,

pour moi.


Mardi 10 février 2009 – 8h18

23.05.2009

Why ? Why not ?

Thisbe, 1909, John William Waterhouse.jpg


Thisbe (1909) by John William Waterhouse



On train, at San Lazaro Station.

J’ai faim. Ecrire, dit-il !

Why ? Why not ?

Pour qui ? Pour elles ?

Pour toi ?


Vendredi, le soleil annonçait

le souffle du printemps,

Samedi était couvert de neige.

Dimanche réchauffé de soleil

et de bleus gris lumineux.


Aujourd’hui, le froid revient

avec la tempête, sur l’Ouest,

mais j’habite l’Ouest de Paris.


Le vieux teuf-teuf basique,

sans étage, grince comme

un chien asthmatique.

Il se balance d’un boggie

sur l’autre, même à l’arrêt.


Parfois, un grand soupir aigu,

plaintif, un chien fatigué.

La porte est fermée,

encore des gémissements grincés

et des bruits comme des portes

qui claquent.


Nous sommes partis,

quelle aventure !


Pas beaucoup dormi,

j’irai bien me coucher,

là-bas, dans tes bras.

J’aime trop quand tu es jalouse,

comme un hommage.



Lundi 9 février 2009 – 13h06

22.05.2009

Bonne nouvelle

Bonne nouvelle Penelope Cruz.jpg



Entendu Sarko hier soir,

de bonnes idées et de belles paroles,

mais comme d’habitude,

l’action est reportée à plus tard.


La bonne nouvelle de la journée,

c’était toi, bien sûr.

Tes mots emplis de douceur,

ton attente, tes yeux concentrés sur l’écran

et tes jolies mains qui dessinent

le début d’arabesques nouvelles.


Je me tue à le dire depuis quelques jours,

mais le printemps est presque là.

Hier soir, quand je rentrais à la maison,

le ciel ne trompait pas,

malgré le jour qui déclinait,

il y avait une sorte de béatitude

parmi les nuages,

une intensité lumineuse,

imparablement printanière.

Yes, it is.


Pour une fois que je trouve une femme

sincère et non pas une qui ment comme

elle respire, c’est toujours étonnant

la rectitude et la simplicité de la vérité,

cela donne comme une impression de fragilité.


Le besoin de douceur, ça c’est une grande chose,

un vrai manque spirituel, le truc qui fait qu’on

tend les bras, qu’on cherche avec les yeux

celle qui déjà nous enveloppe de son inimitable

tendresse de femme.

Really incomparable.



Vendredi 6 février 2009 – 8h16

20.05.2009

Exigences

Le Titien Venus d'Urbino 1538.jpg


La Venus d'Urbino par Le Titien en 1538


On board, at 13h25.

Le train, la pluie,

le ciel qui s’éclaire.


J’aperçois l’ombre du printemps.

Ce n’est pas l’heure, je sais,

mais le principal est d’y croire.


Bon,

beaucoup de travail en ce moment,

c’est bien,

pendant que la Reine

des Celtes s’éloigne,

cela me lave la tête.


Les sapins sont grands,

le long des voies,

à la gare d’Asnières.


Ce sont des thuyas, mais quand même

cela a un petit air de forêt noire,

le pays de là-bas,

où règne une Française

au nom Scandinave.


La mer, la Seine se baigne,

couleur de fin d’hiver,

un vent qui tourne au gris.


Des immeubles et des trains.

Beaucoup de bleus, quelques rouges

et des verts qui vont plus loin,

jusqu’à la mer, en Normandie.


Dans ma boite à lettres,

beaucoup de messages sans réponse,

des mammifères supérieurs femelles

qui attendent sans attendre.


Derrière la douceur des mots

se cachent de terribles exigences.


Il n’y a pas à dire,

elles sont trop femmes

ces femmes-là.


Une seule rayonne,

pourvu que ça dure !



Jeudi 5 février 2009

17.05.2009

Gabriella

gabriellecilmi.jpg




Gabriella Cilmi, c’est le sourire entre les mots.

Un coup de soleil italien qui s’est posé en Australie.

Une voix aussi chaude et aussi puissante,

c’est du miel à sentiments.


Je ne me lasse pas d’écouter Sweet about me,

Nothing sweet about me,

qu’elle a enregistré à 17 ans et qui est sorti

il y a tout juste un an, en Australie et en Angleterre

où elle habite maintenant.


Une voix pour le blues comme quand elle chante

« Sit in the blues »

The way I feel

And what I know

Cause I can’t explain

What’s going down



What I can’t let go.


Une voix,

un rayon de soleil.


C’est quoi le bonheur ?


Mardi 3 mars 2009

14.05.2009

C’était hier

Poucette attend.JPG


Poucette


On train.


Je vais t’écrire, c’est sûr.

Un truc du genre :

Surpris de recevoir un message de toi,

je croyais que tu étais restée bloquée

sur une planète lointaine,


sans possibilité d’envoyer

un signe de vie, par internet

ou par téléphone, une barrière

terrible t’empêchait même

de répondre à mes SMS.


J’ai du mal à comprendre ton attitude.

J’ai beau être habitué

à la dureté des femmes,

je me suis retrouvé devant un grand

point d’interrogation.


La seule explication à l’absolu silence

est que tu as passé ces quatre jours

avec un homme dont tu es amoureuse.


Dans ces situations là,

les femmes oublient tout.


Certaines arrivent même

à oublier leurs enfants,

alors une vague connaissance Internetaire,

tu penses, quelle importance !


Enfin, ce n’est pas grave,

juste des rêves égarés

et des pensées perdues.


Le principal c’est que tu aies

bien profité de ces journées poitevines

où tu as côtoyé les sommets de la félicité.


La chatte me regarde.

Elle connaît le mystère

de l’insondable profondeur

de l’âme féminine.


Mais, rassure-toi,

elle ne dira rien.


Pensées en pointillés.



Mercredi 4 février 2009 - 13h55